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Incendie de 2 chars de luxe dans St-Henri

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Sep 082017
 


Soumission anonyme à MTL Counter-info

Dans la nuit du 13 juillet, inspiré.es par les émeutes de Hambourg, nous avons brûlé 2 chars de luxe, juste à côté d’un condo de St-Henri. Dans un quartier où les gens doivent choisir entre acheter de la bouffe ou payer le loyer, ne soyez pas surpris qu’on mette le feu à vos démonstrations de privilège éhontées.

On a utilisé une méthode assez simple : des bâtonnets allume-feu demi-couvert d’une pâte allume-feu. Tout le matériel a pu être trouvé dans un magasin de camping. Nous avons enflammé l’extrémité du bâtonnet couvert de la pâte et ensuite nous l’avons placé dans le coin de la grille de la voiture, entre les deux lumières. Nous avons utilisé deux bâtonnets par véhicule. Le feu commence seulement à être visible quand le plastique ou l’huile à moteur commence à brûler, ce qui laisse assez de temps pour partir sans être remarqué. Il faut faire attention : le feu peut facilement s’étendre aux chars stationnées à côté de la cible.

La police, qui participe violemment au processus de gentrification, a tenu ces propos d’encouragement :
“[Montreal police Cmdr. Sylvain Parent] said police have increased their visibility in the neighbourhood in response to the attacks, but it’s hard to stop people who want to commit crimes. “If there’s someone who wants to do something and they see a police officer pass, they’ll wait until we pass by,” he said. “If they really want to do something, they’ll do it anyway.”

À la prochaine,
Black Masked Winners (BMW) / Anarchistes Uni.es Dans l’Insurrection (AUDI)

Déploiement de bannière : Junex Decâlisse

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Sep 082017
 

Soumission anonyme à MTL Counter-info

Un petit geste de solidarité au Cégep du Vieux Montréal.

Comment fabriquer des cocktails molotovs

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Sep 072017
 

Soumission anonyme à MTL Counter-info
Avertissement : Ce vidéo a uniquement des visées informatives et n’encourage ni ne condamne de nulle façon toute activité illégale.
Cliquez sur CC sur l’application vidéo à Archive.org pour voir les sous-titres en français

Nous croyons qu’il est important que des connaissances liées à des tactiques de confrontation se diffusent largement pour les temps de révolte à venir.

Des tactiques confrontationnelles peuvent augmenter notre sécurité puisqu’elles permettent de faire peur à la police.

Nous devons demeurer prudent-es en jouant avec le feu, mais en étant prudent-es, les molotovs peuvent significativement augmenter notre pouvoir dans les rues.

Ingrédients:

– Bouteilles de bière vides de 500ml
– Gants
– Essence
– Huile à moteur
– Entonnoir
– Gaze ou lanières de t-shirt
– Duct-tape

Ne touchez jamais vos matériaux sans les gants pour éviter d’y laisser des empreintes.

Premièrement, remplissez à moitié les bouteilles de bière avec une mixture composée de 2/3 d’essence et de 1/3 d’huile à moteur. Ajouter de l’huile à moteur permet de nourrir un feu plus grand et qui dure plus longtemps. Laisser un espace vide dans la bouteille fait en sorte qu’elle se remplit de vapeurs d’essence, et ce qui rend les molotovs plus explosifs.

Pour la mèche (t-shirt ou gaze), faites un noeud qui pourra tenir à l’entrée de la bouteille, à 1 pouce du haut. La mèche devrait être assez longue pour toucher à l’essence. Si vous retournez la bouteille à l’envers, le noeud devrait tenir. Puisque l’essence s’évapore, utilisez du duck-tape pour rendre le goulot plus hermétique.

Pour faire des plus gros cocktails molotovs, vous pouvez utiliser une bouteille de vin avec un bouchon qui se visse, que vous n’aurez qu’à revisser. Les bouteilles de Perrier fonctionnent aussi.

Les molotovs faits avec des bouteilles de bière peuvent être transportés dans leur boîte. Scellez-les dans un sac poubelle afin de réduire l’odeur de gasolinne, et pour éviter d’y mettre des empreintes digitales.

Il est plus sécuritaire d’attendre un maximum de 30 secondes avant de lancer un molotov une fois qu’il est allumé.

Restez safe! Restez féroces!

Déploiement de bannière : Junex Decâlisse

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Sep 062017
 

Déploiement de bannière et tractage à l’UQAM pour souligner la rentrée et commencer la semaine d’action ! On nous informe qu’un des militants y a fait connaissance avec une membre de la famille Lavoie, famille des président et vice-président de Junex. Nous sommes ravis de savoir que le message leur sera directement acheminé.

C’est pas juste McGregor qui s’est fait taper samedi passé

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Sep 062017
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

La semaine dernière un nouveau groupe aux tendances racistes tentait de s’organiser publiquement pour la première fois. Leur nom de groupe est Wolves of Odin[1. Editor’s note: From the Wolves of Odin facebook page – “FOUNDED IN THE WINTER OF 2016, WE ARE AN ORGANIZATION DEDICATED TO THE DEFENSE OF OUR CITIZENS AND WAY OF LIFE. ORIGINALLY ESTABLISHED AS A LOCAL GROUP OF CONCERNED CITIZENS HERE IN MONTREAL, OUR MEMBERSHIP HAS GROWN INTERNATIONALLY, WITH REQUESTS FOR SATELLITE GROUPS OUTSIDE CANADA. THE W.O.O. WAS ORIGINALLY FOUNDED IN RESPONSE TO THE GROWING IMMIGRATION CRISIS THAT IS BURNING OUT OF CONTROL IN MANY PARTS OF EUROPE. WE HERE AT W.O.O. UNDERSTAND THAT IN THE BEGINNING, IT WAS SEEN AS A NECESSITY TO AID OUR FELLOW HUMAN BEINGS THAT HAVE FLED THEIR WAR TORN COUNTRIES. MANY WERE WELCOMED AND PROVIDED FOR, YET MANY HAVE FORCED THEIR WAY IN UNDER THE GUISE OF REFUGEE STATUS, AND MANY MORE HAVE OVERWELMED THE UNDERSTAFFED BORDER CROSSINGS IN MANY COUNTRIES. CRIME RATES HAVE SKYROCKETED UNDER WAVES OF FOREIGN IMMIGRATION, AND THE FACE OF EUROPE HAS BEEN TRANSFORMED FOREVER. IN MANY PLACES OF EUROPE, IT HAS BECOME EXTREMELY UNSAFE FOR THE LOCAL, ORIGINAL INHABITANTS. REPORTS OF THEFTS, ASSAULTS, VANDALISM, RAPE, AND CHILD ABUSE, HAVE BEEN ACREDITED TO IMMIGRATION, IN WHAT WERE ONCE PEACEFUL COMMUNITIES, ATTEMPTING TO DO THEIR PART TO ALEVIATE HUMAN SUFFERING. WE REMAIN STEADFAST IN OUR BELIEF THAT THERE ARE MANY LEGITIMATE REFUGEES FLEEING THE ATROCITIES THAT THEY HAVE FACED IN THEIR OWN COUNTRIES, YET WITH THESE LEGITIMATE REFUGEES, COME MANY THAT WISH TO IMPOSE THEIR LAWS AND IDEOLOGY UPON US AS CANADIANS, AND OTHER CITIZENS OF GREAT COUNTRIES FROM AROUND THE WORLD. WE HAVE OUR OWN LAWS AND SOCIETIES. WE ARE PROUD OF OUR OWN RICH AND NOBLE HISTORIES. OUR ANCESTORS FOUGHT FOR OUR WAY OF LIFE, AND MANY GAVE THEIR LIVES SO THAT WE MAY LIVE FREE, SO THAT OUR FAMILIES AND FUTURE GENERATIONS MAY LIVE FREE. BY REFUSING TO YIELD, WE ARE ANSWERING THE CALL TO HELP KEEP THE LIGHT OF THE WEST BURNING BRIGHTLY. WE ARE THE WOLVES OF ODIN, AND WE WILL HOLD THE LINE”], à ne pas confondre avec les Soldiers of Odin. Ils ont organisé un petit bbq dans un parc de l’ouest de la ville. Puis après avoir mangé et bu, ils ont décidés d’aller voir le match de boxe tant attendu.

Des anti-fascistes les ont reconnus et sont venus en grand nombre pour les confronter. C’est alors qu’ils sont venu dehors en tentant d’expliquer qu’ils n’étaient pas racistes. Après cinq secondes, une bouteille de bière était déjà cassé sur la tête de l’un d’entre eux et les autres étaient pris en charge. L’un d’eux à fini par terre en train de se faire tabasser à coup de pied. Disons qu’ils étaient tous en sang et pas mal amoché, trois d’entre eux ont été hospitalisé gravement.

Bien que ces groupes soient encore petit, nous voulons absolument les empêcher de grossir rapidement. Nous attendrons chacune de leur initiative avec une brique et un fanal.

Les fachos watchez-vous.

La justice et Jean-Pierre Lizotte, poète de la Prison de Bordeaux

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Sep 062017
 

Il y a dix-huit ans, le 5 septembre 1999, Jean-Pierre Lizotte tombait sous les coups d’un agent du Service de police de la Ville de Montréal. Je partage aujourd’hui un article que j’ai écrit en 2008 (publié en anglais dans la Gazette de Montréal, mais également distribué en français) concernant la « Poète de la Prison de Bordeaux ». RIP Jean-Pierre Lizotte!

C’est dans les pages d’opinions du journal La Presse que s’exprimait récemment Micheal Stober, avocat de l’agent de police Giovanni Stante, impliqué dans la mort de Jean-Pierre Lizotte en 1999. Monsieur Stober y faisait état de son indignation face à la lettre d’opinion de Serge Lareault, éditeur et directeur général du journal « L’itinéraire », publiée dans son édition du 21 août, 2008. Il affirme que le commentaire de M. Lareault donne aux lecteurs et aux lectrices «l’impression fausse que M. Lizotte a été victime de brutalité policière. »

M. Stober répète qu’en 2002, l’officier Stante a été acquitté par jury de l’accusation d’avoir utilisé une force inappropriée, puis innocenté par le Comité de déontologie policière au mois d’août dernier.

Que Giovanni Stante ait été acquitté, voilà qui est un fait que personne ne conteste. Il demeure cependant pertinent, voire nécessaire, de remettre en question le comportement de la police de Montréal, de même que ses méthodes qui semblent permettre des choses comme de frapper un homme non-armé pendant que quelqu’un le retient. Un autre fait incontestable qu’on aurait pu porter à l’attention des lecteurs et des lectrices est que la police a attendu 53 jours avant de révéler publiquement la mort de Jean-Pierre Lizotte.

De tous les témoins des événements survenus au petit matin du 5 septembre, 1999, le seul qui ne pourra jamais donner sa version des faits est Jean-Pierre Lizotte lui-même ; il a perdu la vie suite aux blessures graves qui lui ont été infligées ce matin-là.

Près d’une décennie après l’incident, et prenant toujours vigoureusement la défense de l’agent Stante, M. Stober mentionne le long dossier criminel de Jean-Pierre Lizotte. Les absents ont toujours tort, ne dit-on pas ?

Malgré deux décennies d’allers-retours entre la rue et la prison, Jean-Pierre Lizotte, aujourd’hui absent, en avait long à dire. Heureusement pour lui, il en a dit beaucoup et de manière émouvante et perspicace. Il mérite d’être représenté dans ces pages, au moins autant que l’agent Stante par l’entremise de son éloquent et talentueux avocat.

Grâce aux Souverains anonymes, une émission de radio remarquable qui encourage la créativité des prisonniers de Bordeaux, les paroles de Jean-Pierre Lizotte ont pu être conservées.

En apprenant son décès, les producteurs des Souverains anonymes se sont souvenu d’une note que Lizotte avait écrite à Abla Farhoud, québécoise originaire du Liban, auteure et comédienne de théâtre, qui avait participé à l’une des émissions diffusées depuis la prison de Bordeaux. Lizotte réagissait aux mots d’un des personnages principaux du roman de Farhoud, Le bonheur a la queue glissante, qui remarque que «Mon pays, c’est là où mes enfants sont heureux.»

En tant qu’activiste impliqué dans la défense des droits des immigrants, plongé constamment dans les luttes de justice pour les personnes migrantes et indélébilement marqué par l’expérience d’immigration de ma propre mère, la réaction de Lizotte me touche, surtout lorsqu’il cherche un terrain commun tout en faisant le lien avec sa propre vie. Ses phrases valent d’être citées dans leur intégralité :

“Salut Abla, je m’appelle JP Lizotte. Depuis 21 ans que je reviens en dedans, la prison est devenue mon pays. Quand je la quitte je deviens immigrant ! Je ressens tout ce qu’un immigrant peut ressentir lorsqu’il s’ennuie de son pays d’origine. Quand je suis en dedans, je veux sortir dehors. Et quand je suis dehors, je m’ennuie du dedans. Parfois je me dis ” si j’avais eu une grand-mère ou un grand-père, les choses seraient peut-être différentes pour moi “. Mais comment avoir une grand-mère alors que je n’ai presque pas eu de mère ni de père. Les souvenirs que j’en garde font pleurer. Alors, je ne te les raconterai pas. Mais une grand-mère comme celle de ton roman, ce n’est pas donné à tout le monde. Alors, je dis à ceux qui ont une grand-mère ou un grand-père, profitez-en. Merci.”

Ses amis en prison l’avaient surnommé ‘le poète de Bordeaux’ ; Jean-Pierre était un écrivain prolifique. Le style de ses poèmes en rimes, souvent empreint d’humour, met en vers des thématiques profondes et intimes : son enfance difficile, le manque d’affection de la part de sa mère, l’alcoolisme de son père, la dépression, son diagnostic de VIH, les problèmes liés aux drogues, et des sujets comme la musique, la prison et la révolte. Il a même rédigé ses mémoires d’itinérance, une œuvre encore inédite intitulée Voler par amour, pleurer en silence.

Il y a évidemment des raisons sous-jacentes, mais compréhensibles, qui expliquent les nombreux allers-retours de Lizotte en prison pendant près de 20 ans. Celles-ci remontent bien plus loin que la liste des offenses criminelles mentionnées, hors contexte, par l’avocat de Stante.

Jean-Pierre Lizotte vient d’une réalité difficile, qui remonte à son enfance et qu’il décrit avec candeur dans ses poèmes et ses autres écrits. Tard dans la nuit du 5 septembre 1999, sur un tronçon huppé et branché du Boulevard St-Laurent, la réalité de Jean-Pierre Lizotte s’est heurtée à celle, contrastante, de la clientèle des restaurants, des portiers et des agents de police. Lizotte, parait-il, était la cause d’une perturbation telle qu’il a dû être immobilisé, retenu fermement et frappé à au moins deux reprises, selon le témoignage de l’agent Stante lui-même (des témoins ont rapporté que Lizotte a été frappé ‘à plusieurs reprises’ et avec excès). Des témoins oculaires disent avoir vu une flaque de sang au sol ; un autre raconte que Lizotte a été jeté ‘comme un sac de patates’ dans une fourgonnette de police.

L’officier Stante a été dûment acquitté par un jury en 2002, comme l’ont été les policiers impliqués dans l’agression de Rodney King ou, plus récemment, ceux qui ont mortellement tiré sur Sean Bell, un homme non-armé, le jour de son mariage. Il n’est pas étonnant que des policiers soient innocentés (si même ils sont accusés !) dans un système de justice qui demande une preuve « hors de tout doute » pour les inculper.

Que serait-il arrivé si une caméra avait filmé les événements devant le Shed Café cette nuit de 1999, au lieu qu’on doive se fier aux récits imparfaits et contradictoires des témoins de la scène, à 2h30 le matin ? Comment tout cela aurait-il tourné si Jean-Pierre Lizotte s’était présenté à la salle d’audience et devant le jury, paralysé et dans un fauteuil roulant ?

Au procès de Stante, comme récemment dans ces pages, l’avocat Stober fait le procès d’un homme mort qui ne peut plus se défendre. Jean-Pierre Lizotte assumait ouvertement qui il était. Il est simplement minable de tenter encore de réduire Jean-Pierre Lizotte, le résumant à un ‘criminel’ sans-abri ; au chapitre de la dignité humaine, il affichait pourtant une remarquable opulence.

– Jaggi Singh (septembre 2008), membre de la Coalition Justice pour les victimes de bavures policières (Justice for Victims of Police Killings) et Solidarité sans frontières (Cité sans frontières / Solidarity City / Ciudad Solidaria (Montréal))

Ville de Québec : Si tu n’est pas anti-fasciste, t’es quoi alors ?

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Sep 062017
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Québec, 5 septembre 2017 — Tôt ce matin, un groupe de militant(e)s anti-racistes et anti-fascistes ont affiché des bannières dans le contexte d’une lutte continue et décentralisée contre les extrémistes de droite et nationalistes blancs de Québec qui avancent un discours xénophobe, raciste et anti-immigrant. Visibles des artères principales de Québec, les bannières portent un message clair: « Si tu n’est pas anti-fasciste, t’es quoi alors? »

L’anti-fascisme est une action anti-raciste.

Nous dénonçons la stigmatisation des musulman(e)s et d’autres groupes immigrants racisés et leur traitement comme boucs émissaires pour les conséquences du capitalisme néolibéral.

Nous dénonçons aussi la détention étatique d’Haïtien(ne)s et d’autres migrant(e)s pour avoir traversé des frontières arbitraires sans la permission de l’état colonial. Finalement, nous dénonçons la récente poursuite excessivement médiatisée d’un homme racisé pour ses actions politiques.

Ceci n’est pas le moment d’ouvrir un débat ou de faire des fausses équivalences : les groupes d’extrême droite jouissent présentement d’une visibilité et d’une influence croissante au Québec, où ils défendent et répandent la suprématie blanche et la continuation du colonialisme, souvent avec l’appui tacite des forces de l’ordre. Ces nationalistes blancs ont tracé les lignes de bataille en démontrant leur haine et leur mépris pour les immigrant(e)s, les personnes racisées, les peuples autochtones, les personnes d’origines et de confessions non-chrétiennes et toute autre personne qui n’est pas d’accord avec leur vision politique. Dans ce contexte on ne peut être neutre . Nous lançons un appel aux gens de partout à se joindre à nous en entreprenant eux aussi des actions anti-fascistes.

Pas de Frontières : Personne N’est Illégal

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Sep 062017
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Le week-end dernier, un groupe d’organisateurs-trices anti-racistes ont collaboré avec des artistes graffeurs pour s’efforcer de rappeler aux gens de Montréal et à travers le Québec que personne n’est illégal, qu’il n’y a pas d’immigration illégale.. L’oeuvre a été réalisée sous le viaduc Sherbrooke entre le Stade Olympique et le Parc Maisonneuve.

Montréal se situe sur Kanien’kehà:ka, territoire non-cédé ayant longtemps servi de lieu de rassemblement pour plusieurs Premières Nations. L’État canadien a été fondé sur la dépossession et le déplacement des peuples autochtones hors de leur territoires, cultures et langues, et c’est sur cela qu’il continue de s’appuyer pour exister. Les frontières sont des dispositifs illégitimes imposés par l’État pour diviser et déplacer les gens et les communautés et pour donner une apparence naturelle à ces divisions.

Le frontières font la promotion du nationalisme colonial, renforcent le pouvoir et le contrôle étatique et protègent les intérêts politiques et économiques de l’élite capitaliste. Il ne peut y avoir de canadiens légitimes entre des frontières qui ont été établies grâce au vol et au génocide.

Nulle. Justice. N’est. Possible. Sur. Des. Terres. Volées.

Pas de visage, pas de dossier : une défense des attaques contre les caméras des grands médias

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Sep 062017
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Durant la mobilisation anti-fasciste contre l’extrême-droite raciste à Québec Dimanche, une caméra de Global News a été détruite par des participant.es du black bloc[1. Vous n’êtes pas familier.ères avec la tactique du black bloc? Allez voir ‘What is a black bloc?’.]. Par la suite, un anti-raciste de la foule a été entendu demandant à son ami « Je comprends pourquoi attaquer les fascistes, et même la police qui les protège, mais les journalistes? »

Nous aimerions expliquer ce qui s’est passé, et les raisons qui en rendent la continuité nécessaire durant des manifestations où les gens enfreignent la loi.

Parfois, il est nécessaire d’aller contre ce que les gens « normaux » considèrent « acceptable », de briser la loi pour agir éthiquement. Ceuzes qui se masquent pour combattre la droite ont décidé, en prenant de grands risques personnels, d’utiliser tous les moyens nécessaires pour mettre un terme à l’organisation fasciste. Plusieurs d’entre nous croyons que l’entièreté du système doit être abolit, que les lois sont oppressives, ou que ceuzes qui font les lois sont responsables d’un problème sérieux et urgent, que ça soit la destruction de notre planète, les centaines de milliers de maisons saisies, l’impunité des meurtres commis par la police, etc.

Chaque photo prise de gens qui portent des masques ou qui commettent des gestes illégaux peut devenir une preuve pour la répression. La police utilise quotidiennement les vidéos des manifs trouvés sur les médias indépendants pour accuser des gens et les mettre en cage. Pour rendre les manifs plus sûres pour ceuzes qui se mettent à risque, nous devons faire en sorte que les manifs deviennent des zones sans caméra (au moins dans les sections de la manif où il y a des manifestant.es masqué.es).

D’abord, décourageons les gens de filmer ou de prendre des photos durant une manif, et expliquons pourquoi c’est problématique. Souvent, les gens prennent des photos sans y penser, et plus tard eux-mêmes et leurs ami.es se retrouvent à avoir des problèmes. D’autres gens qui filment sont des journalistes de grands médias ou des « bons citoyens » qui iront donner leur information à la police plus tard.

Le médias appartenant au mouvement sont l’exception de ces « zones sans caméras », puisqu’ils ont construit une relation de confiance avec les participant.es du black bloc en flouant les visages des personnes masquées et en ne filmant aucune action qui puisse être criminalisée.

L’existence des grands médias, elle, vise à de propager et de légitimer la vision du monde capitaliste. Ils donnent régulièrement leurs images à la police sans même attendre un ordre de la cour. Dimanche dernier, à Québec, un journaliste de CTV s’est vu demander de ne pas filmer les gens masqués, ce a quoi il a répondu qu’il avait le droit de le faire (et effectivement, selon les lois de l’État, il a le droit). Lorsqu’il a reçu un avertissement final que s’il continuait sa caméra allait être détruite, il s’est approché de la police pour nous pointer du doigt et a plus tard arraché le masque d’un.e camarade (ce qu’il a payé de quelques douleurs au visage).

Les grands médias ont toujours fait la promotion des intérêts de la classe qui la finance. Quiconque ayant déjà été soumis à leur couverture sait à quel point elle est biaisée. La stratégie qui vise à obtenir une attention positive de la part des médias de masse manque de vision – ces institutions ne seront jamais nos alliées, aussi longtemps que nous aurons le désir de challenger réellement les structures de pouvoir. Tout message que nous essayerons de communiquer à travers les médias de masse seront toujours reformulés pour assurer le maintient du libéralisme.

Ceuzes qui décident que nous devons nous battre le font déjà contre les fascistes et la police armée qui les protège – nous n’avons pas besoin d’un autre ennemi qui nous mets en danger. Même si les médias de masse se font avertir de ne pas filmer les gens masqués, ils continuent souvent à les filmer subtilement à distance, parce qu’ils n’ont aucun respect pour nos luttes. Dimanche dernier, plusieurs anti-fascistes sont venus équipés avec des fusils à eau remplis de peinture noire pour asperger les visages des fascistes. Ça pourrait être utile dans le futur d’utiliser des tactiques similaires pour obscurcir les lentilles des caméras des grands médias, ou même des bonnes vieilles cannettes de peinture.

Les manifs ont besoin d’être participatives. Chaque personne ayant une caméra en main devient un spectateur aliéné. Les gens sortent dans la rue pour changer les monde précisément parce qu’ils sont écoeuré.es de regarder le monde à la TV et de regarder à quel point les gens puissant le changent constamment pour pire.

Les manifestations de rue doivent être des espaces de participation, de création et de destruction, non pas des endroits pour les médias et des pièges à surveillance policière.

Trucs pour des blocs plus sûrs

La police de Québec a annoncé qu’elle fera des arrestations basée sur la vidéo surveillance. Même si nous ne voulons pas renforcer la paranoïa, parce qu’il s’agit peut-être d’une menace vide, on veut tout de même saisir l’opportunité pour rappeler quelques trucs importants lorsqu’on porte des masques.

Pourquoi porter un masque? Pour d’agir sans être immédiatement reconnu. Plus des gens portent des masques, plus il est difficile pour les autorités d’identifier ou d’isoler une partie de la foule. Vous pouvez porter un masque pour protéger votre identité, ou simplement pour protester contre la surveillance constante. Porter un masque lors de manifestations permet d’ouvrir un espace pour que des gens qui ne pourraient pas participer autrement à cause de leur statut légal ou d’immigration ou à cause de leur emploi puissent le faire. Il est mieux d’y aller avec des ami.es qui pourront surveiller vos arrières, être vigileant.es quant au positionnement de la police, et être attentif.ves aux environs pour trouver le meilleur moment pour se masquer et se démasquer.

Ne retirez pas votre masque avec négligence et évitez d’ouvrir partiellement votre déguisement. Assurez-vous de décider du bon moment pour devenir anonyme et quand ce sera le bon moment (et lieu) pour sortir de l’anonymat. Ne faites pas les choses à moitié. Si les flics peuvent trouver une photo de vous avec exactement les mêmes vêtements et souliers, avec un masque et sans masque, votre précieux déguisement n’aura servi à rien.

Même si nous réussissons à nous échapper, la police peut utiliser des photos et des vidéos pour nous poursuivre plus tard. Il est mieux de couvrir vos cheveux, votre visage, vos bras, vos tatous et vos mains. Assurez-vous qu’il n’y ait pas de marques qui permettent d’identifier vos vêtements, vos souliers ou votre sac à dos. C’est une bonne idée de changer plusieurs morceaux de votre couche extérieure ou même vos souliers (par exemple, apportez un chandail léger, des pantalons ou un manteau de pluie que vous pouvez jeter). N’oubliez pas de couvrir, déguiser, ou jeter tout sac à dos ou sac que vous pourriez avoir amené. Les souliers peuvent être recouverts de chaussettes noires. Les gants en tissu sont préférables aux gants en plastique parce qu’ils ne transfèrent pas les empreintes. Si nous amenons tout matériel avec nous, nous le nettoyons à l’avance avec de l’alcool à friction pour enlever les empreintes. Et plus important encore, assurez-vous de ne as être filmé.es lorsque vous vous masquez et démasquez!

Pour lire plus à propos des enjeux de sécurité en manifestation, allez voir la page Guides Pratiques de MTL Contre-information.

Consignes pour les médias du mouvement

Être en solidarité :

  • ne commencez pas à filmer la manifestation avant qu’elle n’ait commencé à marcher pour au moins 20 minutes, pour laisser à tout le monde la chance de pouvoir se masquer.
  • ne filmez pas des gens qui sont en train de faire des actes criminalisés (comme briser des fenêtres, faire des graffitis, lancer des projectiles, construire des barricades, etc.) Ne filmez pas ceuzes qui attaquent eux-mêmes, mais plutôt leurs cibles.
  • si quelqu’un porte un masque, ne les filmez pas. Ils portent un masque pour une raison et vos films peuvent les identifier grâce aux autres vêtements qu’ils portent ou avec leurs caractéristiques faciales. La seule exception à cela concerne les gens avec qui vous avez construit une relation de confiance et qui vous demandent d’être présent.es parce qu’ils savent que vous êtes à leurs côtés.
  • Avant de publier des vidéos et des photos, flouez les visages. Allez voir ce tutoriel si vous ne savez pas comment faire.
  • Ne faites pas du live-stream. La police est capable d’enregistrer immédiatement votre matériel pour constituer des preuves. Si vous filmez quelque chose d’incriminant, vous ne pourrez pas le retirer au montage.

D’autres lectures à propos des anarchistes et des médias

Caught in the Web of Deception: Anarchists and the Media
“Cops, Pigs, Journalists”: To Inform, To Obey
The Reasons for a Hostility – About the Mass Media

Le camp de la rivière est là pour rester

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Sep 022017
 

De Camp de la Rivière

L’orage torrentiel d’hier soir nous amené à passer une soirée calme, à la lueur des chandelles, bercée par le crépitement des gouttes de pluie sur les toiles : certain.es jouaient au scrabble, d’autre se faisaient la lecture à voix haute. Aujourd’hui, malgré la grisaille qui ne démord pas, l’ambiance est énergique au Camp de la Rivière. Nous avons appris que Junex suspend ses travaux pour quatre mois, le temps que MMS ainsi que les conseils de bande de Gespeg, de Gesgapegiag et de Listuguj mènent des consultations publiques auprès des habitant.es des trois réserves, à propos du développement des hydrocarbures sur le territoire Mi’gmak non-cédé.

Il y a trois semaines, le blocage anonyme de la route d’accès aux sites Galt a considérablement déstabilisé la compagnie pétrolière, qui jusque là menait ses projets d’exploration en se faisant le moins possible remarquer, sans qu’il n’y ait eu de consultation publique préalable. Nous voulons souligner que cette nouvelle étape, annoncée aujourd’hui par les conseils de bande, n’aurait très probablement pas eut lieu sans les énormes efforts d’une multitude de personnes luttant sur le terrain : ceux et celles qui se sont mis en jeu lors du blocage, les autochtones et allochtones qui collaborent autour du camp de la rivière ainsi que les groupes écologistes qui luttent depuis des années en Gaspésie.

Le Camp de la Rivière est effervescent et installé pour rester. La suspension des travaux de Junex n’offre aucune garantie de l’arrêt définitif de ceux-ci, ni de la fin des projets d’exploitation d’hydrocarbures sur le territoire. Nous sommes donc déterminé.es à poursuivre la lutte. Le Camp de la Rivière est un lieu d’organisation, de partage d’informations et d’échange d’idées. La nécessité de ce genre d’espace, qui inspire et fait des vagues bien au-delà du campement en tant que tel, demeure cruciale. Nous désirons un débat public actif, se déroulant de façon horizontale, et c’est ce que nous continuerons à nourrir. La force des relations créées ou maintenues par la vie du campement est significative.

C’est dans cette perspective que nous réitérons l’appel à la semaine d’actions, qui sera lancée par la manifestation à Gaspé lundi le 4 septembre prochain. Venez marcher avec nous à 14h, après s’être régalé.es lors de l’épluchette de maïs ! Rejoignez-nous en tout temps au camp de la rivière, que ce soit pour un bref passage, le temps de discuter autour du feu ou pour un séjour prolongé. Nous vous invitons d’ailleurs à une journée d’ateliers de bannières et de cirque ainsi qu’à une soirée slam, demain, samedi le 2 septembre. Le soleil de fin d’été laisse place aux premières fraîcheurs automnales et nous sommes toujours là, enthousiastes et déterminé.es.