Réponse à l'invitation à réinvestir le Centre Social Anarchiste l’Achoppe, à Hochelaga
J’ai répondu à l’un de ces appels à réinvestir le CSA il y a environ 2 ans. Les anarchistes n’ont rien à faire là tant que le bâtiment est habité. On sait, L’Achoppe est le lieu d’habitation, de fréquentation, de “squat” d’un groupe plus ou moins homogène, en tout cas assez soudé, on le verra, qu’on tend à appeler “les punks”, du fait qu’iels se rejoignent entre autres par amour de la vie d’une certaine scène. Ces gens, en tant que locataires, en transit ou visiteur-euses, n’ont pas l’obligation d’entretenir le Centre Social Anarchiste (rez-de-chaussée et sous-sol) en participant aux instances décisionnelles ou en prenant des tâches. Ça va de soi: on n’a pas le réflexe, en tant qu’anarchistes, de forcer les gens à faire ce qui ne les passionne pas; on pense généralement que chacun-e a quelque chose qui lui tient à cœur et que la place de chacun-e dans la chaîne de (re)production devrait être désignée en fonction de cela. En d’autres mots, on pense que l’on a intérêt, toustes, à ce que les tâches soient menées par passion plus que par obligation. C’est cela, selon les anarchistes, qui pousse à avoir du cœur à l’ouvrage. Or il est pour le moins curieux, en dépit de cette raison, de voir des anarchistes dans une telle situation, qui en est une d’inégalités. ...