«Osha, une identité» Les promoteurs d’OSHA condos ont annoncé vendredi dernier qu’ils allaient modifier leur campagne publicitaire qui fait l’objet de multiples dénonciations depuis plus d’une semaine. La polémique rapidement soulevée par les panneaux géants qui ont envahi le quartier ne saurait être à la mesure de la condescendance témoignée par les développeurs de ce projet. Les promoteurs misent sur le mythe colonialiste de la rencontre pacifique entre les colons et les autochtones en présentant Jacques Cartier leur tendant la main, métaphore grotesque pour caricaturer la venue de nouveaux arrivants dans un quartier défavorisé. De plus, l’ image d’origine utilisée par OSHA montrait plutôt Jacques Cartier offrir une croix qui a été effacée par leur graphiste pour servir plus adéquatement leur stratégie publicitaire. Niant le racisme colonial qui imprègne cette campagne, le responsable marketing d’OSHA affirme qu’il ne s’agit que d’une simple référence à l’histoire du quartier: «Rappeler les racines du nom d’Hochelaga, ce n’est que ça. Et l’image qu’on voit, c’est une image historique de Jacques Cartier qui tend la main. Avec le propos, ça marche». Or, cette référence réitère le mythe de la colonisation comme vecteur de progrès civilisationnel, tout en crachant sur l’histoire, ancienne et récente, du quartier. Au-delà de ce choix marketing révisionniste et violent, les raisons pour s’opposer à ce projet sont innombrables et nous sommes exaspéré.e.s de voir se produire ce quartier-marchandise. ...
Cette nuit et lors de celle qui précèdent, différentes bandes ont bombardé de peinture les publicités à thématique coloniale du nouveau projet de condo OSHA Le projet d’OSHA Condo est simple : la destruction d’Hochelaga. Comment? Avec l’implantation de plus de 200 unités de condo (valant entre 200 000$ pour un 2 et demi et plus de 500 000$ pour un 4 et demi). C’est-à-dire 300 à 500 petit.es parvenu.es de plus dans notre quartier, dans un coin particulièrement sensible où se cotoient toutes ceux et celles qui ont été mis de côté dans les dernières décennies par les différents projets immobiliers. Implanter l’opulence, là ou la misère règne. Augmenter le nombre de flics et de patrouilles, de magasins écolo-éthico-responsable-biodégradable cher, de restos chics qui osent se nommer «Les AffamÉes» dans un des plus gros désert alimentaires de Montréal. Une nettoyage sociale en bonne et du forme. ...
Quand vous entendez “Westmount”, la première chose qui vous vient à l’esprit ce n’est certainement pas zone autonome temporaire, ou barricade de poubelles ou effigies de Trudeau en feu. On imagine souvent ce quartier en surplomb de St-Henri comme un purgatoire où les plus ridiculement riches vivent sans heurt entre un mariage sans amour, des enfants pleins de ressentiment et un emploi qui ronge l’âme… Mais ce n’est plus le cas! ...
Des dépliants anti-embourgeoisement suggèrent aux propriétaires de voitures de luxe du quartier Saint-Henri, à Montréal, de déménager dans des lieux plus «accueillants envers les gens aisés» afin d’éviter que leur véhicule ne soit abimé. Les pamphlets frauduleux ont été déposés sur des pare-brise dans les derniers jours. Ils prennent la forme d’un avis public intitulé «Risque d’incendie de voiture de luxe dans ce secteur» qui aurait été émis par l’arrondissement du Sud-Ouest. ...
Plus de 60 personnes se sont rassemblées en face du métro Parc hier après-midi pour une manif-action contre la spéculation immobilière et la gentrification. L’action avait pour but de rassembler des membres de Parc-Ex contre la gentrification, du POPIR, du Comité B.A.I.L.S., du Comité d’Action de Parc-Extension, du Comité Logement de Rosemont et du Comité logement du Plateau Mont-Royal pour maintenir la pression sur les développeurs immobiliers et envoyer un message clair que le développement de condos et d’appartements luxueux ne passeront pas dans nos quartiers. ...
Les extincteurs de feu remplis de peinture ont été utiles aux anarchistes de Montréal dans leurs luttes contre la gentrification, la surveillance et, plus récemment, les symboles coloniaux. 1. Voler l’extincteur Trouvez un extincteur à pression hydraulique. Ils sont en métal argenté et existent en deux formats différents. ...
Ça fait maintenant 9 ans que j’habite le quartier St-Henri. Un quartier que j’adorais, jusqu’à ce que Corey Shapiro pis sa gang s’installent dans le hood v’là 4 ans de ça et se mettent à gentrifier la place! La construction de centaines de condos et de l’hôpital (CUSM) n’a pas aidé du tout non plus. Le nombre de restos de bobos s’est multiplié à une vitesse incroyable dans les dernières années. Aujourd’hui, j’ai décidé de faire le tour des restos qui se situent sur la rue Notre-Dame, entre les Fattals (Rue Saint-Rémi) et le IGA (Rue Du Couvent) – distance 1km – et de prendre en photo les menus pour démontrer le ridicule de ce que le quartier vit comme gentrification depuis une couple d’années. Certains restos étaient fermés, d’autres où j’voulais juste pas mettre les pieds là-dedans, du coup j’ai pris leurs infos sur leurs sites internes. ...
Le 13 mars dernier, nous sommes allé.es au conseil d’arrondissement de Villeray-St-Michel-Parc-Extension pour empêcher les élu.es d’octroyer à Ron Basal son permis pour le projet d’appartements luxueux dans la Plaza Hutchison. Après que le conseil ait refusé l’appel des résident.es de Villeray, dans le cas du projet de Taxi Diamond, que nous appuyons dans leur cause, nous avons décidé de perturber le conseil pour que l’assemblée soit levée et que Ron Basal n’obtienne pas son permis. Nous avons été sorti.es brutalement de la salle par les policiers, deux personnes ont été arrêté.es et ont reçu des charges. Le permis a par la suite été accordé pour la Plaza Hutchison, dans une salle vide, avec Basal assis en première rangée. ...
Ces bums-là ne sont pas mieux que les anarchistes. Est-ce qu’ils ne sont pas au courant du fardeau financier que leur vandalisme va occasionner au propriétaire de The Tower ? Est-ce qu’ils ne comprennent pas que les fenêtres placardées vont faire chuter la valeur des propriétés dans le quartier autour de The Tower ? ...
[Voici deux textes au sujet de la nuit émeutière du 3 mars dernier dans un quartier riche d’Hamilton .] Hamilton : Ingouvernables et pleurs de bobos : un samedi soir à Locke Street. Chaque jour, que ce soit les propriétaires qui touchent de plus en plus de loyers pour des apparts toujours plus merdiques, des patrons qui vous poussent à travailler toujours plus ardemment, des associations de commerçants qui militent pour davantage de flics, ou juste l’Audi qui vous coupe aux heures de pointe… Les riches nous pourrissent la vie. Chaque jour, nous devons faire face à leurs attaques mais de temps en temps, nous pouvons trouver un moyen pour rendre les coups. ...
Dans la nuit du 13 juillet, inspiré.es par les émeutes de Hambourg, nous avons brûlé 2 chars de luxe, juste à côté d’un condo de St-Henri. Dans un quartier où les gens doivent choisir entre acheter de la bouffe ou payer le loyer, ne soyez pas surpris qu’on mette le feu à vos démonstrations de privilège éhontées. On a utilisé une méthode assez simple : des bâtonnets allume-feu demi-couvert d’une pâte allume-feu. Tout le matériel a pu être trouvé dans un magasin de camping. Nous avons enflammé l’extrémité du bâtonnet couvert de la pâte et ensuite nous l’avons placé dans le coin de la grille de la voiture, entre les deux lumières. Nous avons utilisé deux bâtonnets par véhicule. Le feu commence seulement à être visible quand le plastique ou l’huile à moteur commence à brûler, ce qui laisse assez de temps pour partir sans être remarqué. Il faut faire attention : le feu peut facilement s’étendre aux chars stationnées à côté de la cible. ...