Le 27 septembre, nous étions plus de 3000 étudiant.e.s, retraité.e.s, enfants, travailleurs et travailleuses à marcher dans les rues du centre-ville de Chicoutimi pour dénoncer l’inaction environnementale des gouvernements et le projet destructeur de GNL Québec (Énergie Saguenay). Ce dernier consiste en la construction d’un complexe de liquéfaction de gaz naturel à Grande-Anse et d’un gazoduc de 750 km. Parallèlement dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, 3000 personnes ont pris part à la manifestation à Alma et des centaines d’individus ont marché à Saint-Félicien ainsi que dans le quartier Saint-Coeur-de-Marie (Alma). À Québec, c’est 25 000 personnes qui ont pris part à la manifestation et à Montréal une mobilisation d’une ampleur historique au Canada a réuni près d’un demi-million de personnes. Sentant la pression, le premier sinistre du Québec, François Legault, a cru bon de tendre la main aux jeunes, pendant que sa vice-sinistre fait des appels au calme et agite des hommes de paille. Le sinistre de l’environnement parle d’un troisième lien-pont-tunnel « vert » pour la ville de Québec et du préjugé favorable de son gouvernement au projet de gazoduc et d’usine de liquéfaction de gaz naturel. Dans ce dossier, le gouvernement affairiste de François Legault reprend les demi-vérités et les omissions volontaires du promoteur. Il affirme qu’hypothétiquement (en effet rien garantie que des usines au charbon vont fermer en Chine comme le laisse croire Énergie Saguenay) le projet de gazoduc réduira les gaz à effet de serre (GES) ailleurs dans le monde… Mais tout comme les promoteurs, François Legault omet de dire que ce projet produira des GES ici et ailleurs au Canada. Il faut aussi prendre en compte le péril mortel que la réalisation de ce projet fait peser sur la population menacée de bélugas. ...