Tisseur se tourne vers les tribunaux pour museler l’opposition à la nouvelle prison pour migrant.e.s
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Le 24 août 2019 a eu lieu au poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle une petite manifestation anti-immigration coordonnée par le Groupe de sécurité patriotique (GSP) et soutenue par un assortiment d’énergumènes sortis tout droit de la fachosphère, dont un néonazi bien connu ayant fait le voyage depuis l’Ontario avec d’autres ultranationalistes canadiens pour s’acoquiner avec nos « patriotes » locaux! Ces manifestant-e-s, qui adhèrent à une version alternative de la réalité ancrée dans diverses théories complotistes (dont le prétendu « grand remplacement » de la population québécois/canadienne/occidentale/blanche au moyen d’une « immigration de masse » qui serait orchestrée par « l’élite globaliste » et l’ONU; il s’agit précisément de la théorie raciste qui a inspiré les tueurs de Christchurch et d’El Paso…), s’étaient donné rendez-vous à Saint-Bernard-de-Lacolle pour dénoncer l’accueil au Canada d’immigrant-e-s et de réfugié-e-s « illégaux »[i]. ...
Rejoignez-nous pour la première d’une série d’actions publiques en opposition à la nouvelle prison pour migrant.e.s à Laval ! Ces actions se dérouleront tous les jeudis à midi à divers endroits et se termineront le 3 octobre avec une journée d’action dans plusieurs villes. La nouvelle prison pour migrant.e.s à Laval fait partie d’un investissement de 138 millions de dollars dans le système de détention des migrant.e.s en vertu du Cadre national en matière de détention liée à l’immigration (CNDI), une nouvelle politique annoncée en 2016. Dans le cadre du CNDI, le Canada finance la construction de deux nouvelles prisons pour migrant.e.s ainsi que des nouvelles technologies carcérales pour surveiller et contrôler les migrant.e.s en dehors de ces établissements. ...
« Le nom scientifique de la Wawa est le Capybar et il est le plus grand rongeur au monde. Les communautés afro-colombiennes du Choco en Colombie appellent ‘Wawa’ un animal de la forêt tropicale qu’elles chassent à l’aide de chiens pour se nourrir. Au Chili, on appelle les bébés des ‘Wawa’. À Cuba, la ‘Wawa’ est un autobus populaire où les gens s’entassent tous les jours pour se déplacer. On dit à Cuba que le meilleur journal populaire est la ‘Wawa’ parce que c’est là qu’on apprend les nouvelles du peuple… ‘Le cri de la Wawa’ c’est le mélange de toutes ces voix qui s’expriment… le bébé qui essaie de se faire comprendre, l’animal qui crie dans la forêt, le peuple qui veut se faire entendre et qui crie justice… » ...
La brochure qui suit a été initialement publiée en anglais sur le site North Shore Counter Info Je suis tombé dessus par hasard en me promenant sur les internets. Assez vite j’ai été frappé de voir à quel point l’auteur·e pointait du doigt les mêmes problèmes auxquels j’ai pu être confronté avec Signal – pour celleux qui l’ignorent encore Signal est une messagerie chiffrée utilisable depuis un smartphone ou un ordinateur, la première partie de la brochure revient plus longuement sur son origine et son usage. Ces derniers mois, la majorité de mon entourage s’est mis à utiliser Signal. L’existence de cette application m’a pas mal convaincu de posséder un smartphone, et je ne crois pas être le seul. ...
La dernière forêt vierge au sud du 49e parallèle se situe à la tête des rivières Batiscan, Saint-Maurice et Métabetchouane. Dans les dernières années, les coupes se sont intensifiées dans la forêt ainsi qu’autour de celle-ci, menaçant ce dernier joyau de biodiversité. Malgré plusieurs oppositions et démarches de protection de la part des Premiers Peuples et d’experts, des coupes sont prévues en 2019. En effet, des dizaines de kilomètres carrés de la forêt du lac à Moïse ont été rendus disponibles à l’industrie forestière dans le plan opérationnel 2018-2023 du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. C’est donc un autre lieu de rencontre des Premières nations et un territoire de chasse ancestral qui est dévasté par l’industrie « forestière ». Depuis des millénaires, la Nation huronne-wendat occupe ce territoire. Dernièrement, le chef du conseil de bande de Wendake, Konrad Siouï, a déclaré qu’il est prêt à tout pour protéger cette forêt, envisageant même l’occupation du territoire. La résistance s’organise. Le 12 juillet, des personnes ont organisé une rencontre à Wendake pour discuter de l’avenir de cette forêt. D’autres actions sont à prévoir. ...
Tôt ce matin vers 4 heures, notre ami et camarade Will Van Spronsen a été tué par balle par la police de Tacoma. Tout ce que nous savons sur le déroulement des évènements vient des flics, qui sont des sources notoirement corrompues et peu fiables pour un tel récit. Ce que nous savons c’est que Will a tenté de mettre le feu à plusieurs véhicules, dépendances et un réservoir de propane à l’extérieur du centre de détention Nord-Ouest de Tacoma, qui abrite des centaines d’immigrés en attente d’audience ou de déportation. Il a réussi à mettre le feu à un véhicule, puis à échanger des coups de feu avec des policiers de Tacoma qui l’ont abattu. Il a été déclaré mort sur les lieux. Nous trouvons ses actions inspirantes. Les véhicules situés à l’extérieur du centre de détention sont utilisés pour évacuer de force des personnes de chez elles et les déporter, souvent dans des situations où elles risquent de subir un danger grave ou la mort. Ces véhicules détruits ne sont que le début de ce qui est nécessaire. Nous aurions souhaité que les incendies débutés par Will aient libéré tous les détenus et rasé tout le centre de détention du Nord-Ouest. Notre ami nous manque et nous souhaitons du fond du cœur que son action ne s’arrête pas avec sa mort. ...
Discours prononcé à la_M__anif e__n__solidarité__avec Cedar et pour l’abandon__de toutes les accusations__contre les défenseur.ses de Pride_, tenue à Montréal le 28 juin. Bonsoir tout le monde, Merci d’être venu.es! Il est un grand plaisir de vous voir en grand nombre pour prendre la rue ensemble. Pour démontrer notre solidarité avec les accusées de Fierté Hamilton et notre amie Cedar qui reste en prison. On est ici aujourd’hui, sur la terre ancestrale des peuples autochtones Anishnabeg et Haudonousanee, plus précisement la terre qui n’a jamais été cédée de la nation Kanien’kehà:ka pour manifester notre rage queer et trans suite aux événements de la semaine passée. Le mécanisme colonial qui a volé cette terre pour construire le ‘Montreal’ a aussi ciblé le terrain culturel du genre et de sexualité pendant des centaines d’années. Même si toutes nos identités sont différentes, les notions ou concepts de queer ou gai ou trans que les personnes non autochtones utilisent sont construites en réaction aux et à partir des cultures blanches, chrétiennes, coloniales et capitalistes. Que le tissu et la fibre de ces mots, certes imparfaits, ne sont pas nouveaux, et ils rendent hommage aux personnes qui, grâce à leur existence naturelle, ont toujours mis en question le projet hetérocolonial. On reconnait que de nombreuses cultures autochtones respectaient plus que deux genres et sexualités, souvent célébrant leurs membres de communauté qui étaient de deux-esprits. Il y a 500 ans que le projet colonial de l’État continue d’attaquer ces personnes, de les éteindre ou de les assimiler. La souveraineté autochtone de la terre est inespérable de la souveraineté autochtone corporelle, sexuelle et de genre. Nous honorons les combattants qui se luttent pour le rétablissement de diversité sexuelle et la fluidité de genre dans leurs cultures et notre lutte queer est aussi une lutte anticoloniale. ...
Si la soi-disant Vague bleue entretenait à ses débuts l’idée d’un nouveau souffle pour le mouvement nationaliste à tendance identitaire, il semble que ses organisateurs n’aient pas appris des leçons des dernières années et soient en train de répéter les mêmes erreurs… Suite à la première édition la Vague bleue (VB1) à Montréal, le 4 mai 2019 , de nombreuses voix se sont fait entendre à l’extrême droite (dont Alexis Cossette-Trudel, de Citoyens au Pouvoir, et Donald Proulx, du Parti patriote) pour critiquer la présence de milices aux allures paramilitaires dans un rassemblement qui se voulait au départ familial et ouvert, et dont la seule présence a motivé les forces antifascistes de Montréal à se mobiliser en bloc contre l’événement. Ce désaccord en particulier a fait apparaître des fissures dans l’unité apparente du nouveau regroupement identitaire. ...
Depuis maintenant deux semaines, la communauté LGBTQ2 de Hamilton, en Ontario, est la cible d’attaques sans précédent provenant d’une coalition d’individus issus de groupes chrétiens intégristes et de groupuscules d’extrême droite dans la veine des Wolves of Odin, des « Yellow Vests » et du Canadian Nationalist Party. De plus, la relation tendue de la communauté queer et trans radicale d’Hamilton avec les services de police de cette collectivité a été exacerbée au cours de la dernière semaine par la complaisance manifeste de la police avec les trolls d’extrême droite, préférant réprimer les personnes queers et trans qui se défendent contre les agressions… que les agresseurs eux-mêmes! ...
Depuis plusieurs années, nous entendons parler de projets industriels qui sont prévus au Saguenay-Lac-St-Jean sur le Nitassinan : Arianne Phosphate, Métaux BlackRock et GNL Québec. Mais voilà que depuis quelques temps, tous ces projets avancent à vitesse grand V, dû moins, c’est ce que l’industrie veut laisser croire. Entre la difficulté de boucler leur financement malgré l’aide-sociale apportée par le gouvernement (les multinationales sont les véritables assistées sociaux, financées à coups de millions par les fonds publics, donc nos poches), le manque d’investisseurs ou encore les prix du marché qui ne favorisent pas l’industrie, tous ces projets sont loin d’être aboutis. Et bien sûr, il faut ajouter à tout cela la résistance de groupes diverses qui luttent pour préserver la vie et empêcher la destruction des territoires. Cette résistance amène bien évidemment de nombreux débats et une bonne partie de la population à son « opinion » sur la venue des projets industriels dans la région. ...
Dans les années 1960, aux États-Unis tout comme au Canada, l’homosexualité est toujours interdite ; au niveau légal, on la considère comme un crime. Les personnes homosexuelles sont donc fichées, pourchassées et fréquemment emprisonnées. En plus d’être interdite au niveau légal, l’homosexualité est aussi réprimée au niveau moral. Considérée comme une déviance, elle est pathologisée comme une fonction anormale de l’individu. Avec l’essor de la psychologie au XIXe siècle, l’homosexualité en était venue à être considérée, en Occident, non plus comme un pêché commis délibérément, mais plutôt comme une maladie à guérir. C’est sur cette vision de l’homosexualité comme pathologie, à la jonction entre l’hétéronormativité et la hiérarchie patriarcale, que se fondent la majorité des lois homophobes des états occidentaux au XXe siècle. Bien qu’en Occident, les personnes homosexuelles aient lutté pour leur droit à l’existence depuis le XIXe siècle, cent ans plus tard, bien peu de choses avaient changé. Au tournant des années 1960, on pouvait toujours être licencié pour ses orientations sexuelles ou encore arrêté dans sa chambre à coucher. Les lois régissant l’homosexualité s’étendaient par ailleurs à tout comportement susceptible de remettre en cause les normes de genre. ...