Mar 062019
 

Du Collectif opposé à la brutalité policière

Comme à chaque année, le COBP organise une semaine contre la police et sa brutalité débutant le 8 mars jusqu’au 16 mars 2019.

La dénonciation de la brutalité étatique doit se poursuivre, que cette brutalité soit policière, judiciaire ou politique. Surtout que la dernière année a encore été marquée par la même répression.

  • Y a-t-il eu une justice pour Nicholas Gibbs, assassiné en pleine rue à Montréal par des soi-disant “gardiens de la paix” ?
  • Y a-t-il eu une justice pour les personnes migrantes à qui on refuse de donner le niveau de vie que les compagnies canadiennes leur ont volé dans leur pays d’origine ?
  • Y a-t-il eu une justice pour les peuples d’Unist’ot’en et de Wet’suwet’en, arrachés à leurs terres une énième fois de suite ?
  • Y a-t-il une justice pour les écologistes d’ici et d’ailleurs, emprisonnés pour avoir bloqué des projets qui mènent à notre propre destruction ?
  • Y a-t-il une justice pour toutes les minorités, qu’elle soit racisée, religieuse, queer et/ou autochtone, alors qui ces personnes sont constamment profilées, judiciarisées et emprisonnées par un système qui cherche à effacer leur existence ?

Une lutte active contre la police est d’abord une lutte anticoloniale, antiraciste, féministe, queer, et inter sectionnelle.

Parce que le système judiciaire, le système politique et ses chiens que sont la GRC, la SQ et le SPVM n’ont rien à faire des minorités. Ils n’existent que pour satisfaire aux besoins des mieux nantis. Leur rôle n’a rien à voir avec la justice, et tout avec la défense de la forteresse des privilégiéEs. Une forteresse qui, à chaque jour, est de plus en plus insoutenable, de plus en plus inacceptable.

Il ne peut y avoir de paix dans un système qui accumule les actes injustes et refuse de l’admettre. C’est un instantané de l’injustice construite en système. Et une société injuste est une société qui ne peut pas être paisible.

C’est pourquoi, nous vous invitons aux activités de la semaine contre la brutalité policière ainsi que celle de la journée du 15 mars débutant à 18h avec bouffe organisé par Bouffe contre le fascisme / Food Against Fascism – Montréal et prises de parole au Carré Normand-Bethune, suivi à 19h de la manifestation annuelle contre la brutalité policière et sa police au même endroit.

PAS DE JUSTICE ? PAS DE PAIX !

*En tant qu’organisation nous reconnaissons que tout les événements de la Semaine contre la brutalité policière ont lieu sur le territoire Kanien’kehá:ka non cédé Tio’tia:ke, ici sur l’île de la Tortue. En tant qu’organisation, nous exprimons notre solidarité envers les communautés autochtones locales et mondiales qui luttent pour leurs droits et nous honorons les gardien.ne.s de ce territoire.

**Les agresseurs-es sexuels-elles ne sont pas les bienvenus-es aux activités*