Jan 292019
 

Du Collectif opposé à la brutalité policière

Le 15 mars de cette année aura lieu la 23e manifestation annuelle contre la brutalité policière. La dénonciation de la brutalité étatique doit se poursuivre, que cette brutalité soit policière, judiciaire ou politique. Surtout que la dernière année a encore été marquée par la même répression.

Y a-t-il eu une justice pour Nicholas Gibb, assassiné en pleine rue à Montréal par des soi-disant “gardiens de la paix” ? Y a-t-il eu une justice pour les personnes migrantes à qui on refuse de donner le niveau de vie que les compagnies canadiennes leur ont volé dans leur pays d’origine ? Y a-t-il eu une justice pour les peuples d’Unist’ot’en et de Wet’suwet’en, arrachés à leurs terres une énième fois de suite ? Y a-t-il une justice pour les écologistes d’ici et d’ailleurs, emprisonnés pour avoir bloqué des projets qui mènent à notre propre destruction ? Y a-t-il une justice pour toute les minorité, qu’elle soit racisée, religieuse, queer et/ou autochtone, alors qui ces personnes sont constamment profilées, judiciarisées et emprisonnées par un système qui cherche à effacer leur existence ?

Comme à chaque année, le COBP organise une semaine contre la police, orientée autour d’un thème, cette année, “Pas de justice ? Pas de paix !”. Nous invitons les groupes et les personnes voulant y contribuer à le faire par la co-organisation d’évènements ou par la soumission d’articles, de textes de réflexions, de bandes-dessinées, de dessins et de poèmes qui seront publiés dans l’édition annuelle du journal du collectif, l’État Policier.

Cette année, la semaine d’activités aura lieu entre le dimanche 10 mars au samedi le 16 mars. Vous pouvez nous communiquer vos activités dénonçant la brutalité policière au cobp@riseup.net avant le 22 février 2019.

Les textes devront contenir un maximum de deux pages et peuvent être écrits en français, en anglais ou en espagnol. Les auteurs-E-s qui tiennent à ce que leurs textes soient traduits doivent nous le mentionner dans un délai raisonnable afin qu’on puisse trouver des gens pour la traduction. Aussi, nous vous invitons à nous envoyer des images à jumeler avec votre texte si vous le désirez. Les images feront toutefois partie des deux pages. Si vous avez l’intention de produire un texte ou des images, merci de nous avertir dès que possible. La date de tombée finale pour le contenu du journal est le 15 février 2019.Les envois doivent être faits au cobp@riseup.net

Une lutte active contre la police est d’abord une lutte anticoloniale, antiraciste, féministe, queer, et intersectionnelle. Le choix du matériel pour le journal mettra de l’avant des groupes et des personnes subissant, au quotidien, l’oppression systémique de la police.

Parce que le système judiciaire, le système politique et ses chiens que sont la GRC, la SQ et le SPVM n’ont rien à faire des minorités. Ils n’existent que pour satisfaire aux besoins des mieux nantis. Leur rôle n’a rien à voir avec la justice, et tout avec la défense de la forteresse des privilégiéEs. Une forteresse qui, à chaque jour, est de plus en plus insoutenable, de plus en plus inacceptable.

Une société injuste est une société qui ne peut pas être paisible. Pas de justice ? Pas de paix!

Le Collectif Opposé à la Brutalité Policière