Montréal Contre-information
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Une lettre d’amour pour le Camp Sacred Stone

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Oct 012016
 

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De It’s Going Down

Une lettre d’amour pour le Camp Sacred Stone
[de Hamilton, ON]

Depuis des semaines, nos coeurs se gonflent avec vos nombres. À l’unisson.
Le monde vous observe alors que vous allumez les feux de la révolte
Nous désirons tous.tes vous rejoindre, mais nous réalisons qu’il nous est possible de vous aider d’ici même
Nous avons du travail à faire ici
Et alors nous offrons un petit acte de résistance. De défi.
Le rejet de leur narratif.

Endbridge finance l’oléoduc Dakota Acces, tout comme ici elle finance la Ligne 9.
Il y a une semaine, une fusion a fait d’elle la plus large compagnie de transport d’énergie de l’île Tortue.

Mais l’ère des serpents de pétrole est terminée
Finis sont les jours où les compagnies pouvaient profiter de la mort et de la destruction sans opposition.

Endbridge a du sang sur les mains
Et nous avons clarifié cela en couvrant leurs bureaux d’Hamilton des empreintes rouges de nos mains.
Un message a été laissé sur leurs fenêtres pour faire connaître notre cri de solidarité
Il y a ceuzes qui vont confondre ceci avec un geste de violence
Alors que nous restons silencieux.ses lorsque les corporations utilisent les mâchoires de leurs chiens comme des armes contre les femmes et les enfants
Ce sont là des personnes qui placent la valeur de la propriété au-dessus de celle des gens.
Des choses au-dessus des êtres.

Certain.es d’entre nous avons, avec le sang dans nos veines, une responsabilité de protéger l’eau et la terre
Le reste d’entre nous portent la responsabilité de supporter ces protecteurs.trices
Nous nous battons pour l’eau et la terre. Pour la vie.
Et pour un monde où nous n’avons pas besoin de le faire.

Nous sommes avec vous. Nous vous voyons.
Nous sommes debout aux côtés de Standing Rock.

Une émeute pour chaque meurtre policier

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Avr 222016
 

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Soumission anonyme à MTL Counter-info

Dans la nuit du lundi 11 avril, une manifestation à Montréal a attaqué la police en réponse à un second meurtre commis par la police en moins de deux semaines.

Sandy Tarzan Michel, un homme Anishinabe, a été assassiné par la police sur la réserve anishnabeg de Lac Simon, Québec, mercredi dernier le 6 avril. La police lui a tiré dessus à de multiples reprises après lui avoir roulé dessus avec une voiture de police. Le frère de Sandy a aussi été assassiné par la police à lac Simon en 2009 alors qu’il était âgé de 19 ans.

Après que Sandy ait été assassiné, d’autres personnes qui vivent sur la réserve ont confronté la police locale et tenté de blocker l’entrée sur la réserve à la police provinciale (la Sûreté du Québec) qui avait été appelée pour assister les forces policières locales. Cela a mené à trois arrestations. Lorsque quelqu’un est tué par la police au Québec, une agence de police différente est appelée pour investiguer l’affaire, c’est donc le SPVM qui a reçu l’ordre d’investiguer le meurtre de Lac Simon.

Autour de 100 personnes se sont rassemblées à l’extérieur du métro St-Laurent et ont écouté les discours des organisateurs Anishinabe. Alors que la manif a pris la rue, on a pu voir des participant-es distribuer des masques aux gens dans la manif. La manif a pris Ste-Catherine en direction est alors que des policiers à vélo suivaient la manif à la hauteur où étaient massées le plus de gens masqués. Durant les quarante-cinq minutes qui ont suivi, la manif a marché dans un calme relatif, et les gens exprimaient leur douleur, leur tristesse et leur colère de différentes façons, alors que certaines personnes marchianet silencieusement et invitaient les autres à faire de même, et d’autres chantaient des slogans encourageant la violence contre la police.

À l’intersection de Ste-Catherine et de Lorimier, des personnes dans la foule ont lancé des roches sur les policiers à vélo sur le côté tout en lançant des fumigènes sur les trottoirs pour obscurcir la vision des policiers. Les policiers à vélo ont rapidement fui. Comme il n’y avait plus de flics à proximité immédiate de la manif, quelques minutes plus tard, des gens ont attaqué les bureaux du Ministère de la Sûreté du Québec sur Parthenais. Le Ministère de la Sécurité Publique supervise les prisons provinciales au Québec (qui sont peuplées de manière tout à fait disproportionnée par des personnes autochtones) et la Sûreté du Québec – deux institutions participant à maintenir l’occupation coloniale au soi—disant Québec. La police anti-émeute a chargé la manifestation peu de temps après cette attaque contre les bureaux du ministère, et a réussi à disperser la manifestation malgré les tentatives de riposte avec des volées de roches. Aucune arrestation n’a été faite.

En tant qu’anarchistes, nous avons initié les attaques dans cette manifestation car nous ne combattons pas pour une police moins meurtrière, mais pour la destruction de toute forme de police. Lorsque la police assassine, agresse sexuellement ou emprisonne quelqu’un-e, nous croyons en la vengeance, mais nous ne désirons pas en rester là. En ouvrant du temps et de l’espace dans les rues en attaquant la police, les gens créent les conditions qui permettent de détruire des aspects de l’infrastructure matérielle de la société coloniale. Nous croyons que c’est une étape importante pour nourrir des relations de care, de confiance et de réciprocité qui sont nécessaires à toute rupture avec le contrôle colonial, capitaliste et patriarcal de la vie. Dans les conditions particulières de la manifestation de lundi, nous avons agi afin d’ouvrir la possibilité d’une complicité avec des personnes autochtones qui voient les institutions policières Canadiennes, coloniales de manière inhérente, comme des ennemies. Bien que nous soyions conscient-es que certain.es participant.es Anishnabes à la manif demandaient une manif pacifiste, nous espérons que d’autres reconnaîtrons en nous de futurs complices possibles.

Après la soirée de lundi, nous avons constaté que certains allié.es colons/blancs autoproclamé.es ont régit durement envers les actions directes qui ont été menées contres les institutions auxquelles elles et ils s’opposent apparemment. La manière dont les appels d’une ou deux personnes individuelles pour une manif pacifiste sont prises comme représentant les intérêts de toute une communauté marque bien l’échec d’une politique d’alliance. L’idée qu’être un.e bon.ne allié.e est possible en suivant les instructions d’un groupe opprimé nous mène inévitablement à confronter le problème des contradictions entre les gens qui partagent une même catégorie identitaire. Dans le soi-disant Canada, on ne manque pas d’exemple de résistance anti-coloniale combative de laquelle on peut s’inspirer; que ça soit des personnes qui ont confronté la police sur la réserve anishnabeg mercredi dernier, les luttes contre la dévastation écologique à Elsipogtog et à Lelu Island, la lutte mené derrière les barricades il y a plus de deux décennies lors de la ‘Crise d’Oka’, ou la guerre en continu contre le colonialisme qui a été menée sur de multiples fronts depuis le début de la colonisation.

Il y a une multiplicité de façons dont les personnes combattent les systèmes qui leur font du mal à eux et à leur environnement. Alors que certaines personnes Anishinabe et d’autres personnes autochtones désirent confronter violemment les institutions qui les dominent, d’autres placent leurs espoirs de changement dans des canaux présentés par ces mêmes institutions – comme des manifestations symboliques. Les gens qui souhaitent alors être des ‘allié.es’ se doivent de reconnaître cette réalité, et trouver nos propres chemins dans la lutte contre la domination plutôt que de suivre un.e représentant.e sur la base d’un sentiment de culpabilité ou d’une quelconque moralité.

Nos désirons encourager des relations de complicité plutôt que d’alliance, avec tous.tes ceuzes qui luttent contre la violence systémique. Fuck la police, fuck le québec, fuck le canada.

Solidarité avec la lutte à l’île Lelu

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Nov 162015
 

Depuis la fin d’août 2015, Sm’yooget Yahaan (le chef héréditaire Gitwilgyoots de Lax U’u’la et des eaux avoisinantes) et ses supportaires ont mis en place un camp d’occupation sur ses terres traditionnelles de chasse et de pêche sur Lax U’u’la (île Lelu). Ce camp a été établi pour affirmer son titre sur le territoire traditionnel, pendant que Petronas et Pacific Northwest LNG planifient de bâtir une usine de gaz naturel liquéfié (GNL, en anglais LNG) de 11 billions de dollards sur le territoire des Gitwilgyoots, à l’embouchure de la rivière Skeena près de Prince Rupert, en «Colombie-Britannique». Cette usine sera alimentée par 3 pipelines de GNL, incluant le PRGT récemment approuvé par le gouvernement provincial, qui traverse le territoire Gitxsan, projet qui fait présentement face à la résistance des personnes Gitxsan grâce à leur campement Madii Lii.

Qui est impliqué?

Le consortium Petronas/Pacific Nortwest LNG qui a proposé l’usine de transformation de GNL à l’île Lelu ont confié leurs évaluations environnementales et d’ingénierie à Stantec, Inc.

Ressources naturelles Canada a récemment statué que les évaluations environnementales performées par Stantec sur l’île ont “probablement sous-estimé” l’impact environnemental que l’usine de GNL aurait sur la flore des rives. Stantec essaie présentement de continuer les différentes évaluations, malgré une claire opposition de la part du chef héréditaire Gitwilgyoots et du village des Lax Kw’alaams.

Stantec est aussi impliqué dans plusieurs projets d’extraction des ressources ciblés par Le Nord Pour Tous/Plan Nord. Ceux-ci incluent l’installation portuaire de la baie de Deception qui sert la mine Raglan de Xstrata et aussi les développements ferroviaires pour la mine de fer Kamistiatusset.

Fuck ’em

Bureaux à Montréal:

300-1080 Beaver Hall Hill
Montreal, Quebec H2Z 1S8
isabelle.jodoin@stantec.com
T: (514) 281-1010

600-1060 Robert-Bourassa Boulevard
Montreal, Quebec H3B 4V3

300-1200 Saint-Martin Boulevard West
Laval, Quebec H7S 2E4
martin.thibault@stantec.com
T: (514) 281-1010

Pour plus d’informations et pour vous mettre à jour:

www.laxuula.com

https://www.facebook.com/Stop-Pacific-NorthWest-LNGPetronas-on-Lelu-Island-949045868451061/

www.flora-lelu.tumblr.com

handout-lelufr8.5″ x 14″ | PDF

Blocage et bannières contre le déversement dans le St-Laurent

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Nov 032015
 

Soumission anonyme à Montréal Contre-Information

Lundi matin, pendant l’heure de pointe du trafic, nous avons bloqué l’autoroute Notre-Dame à l’aide de débris et de matériaux de construction. Nous avons suspendu deux bannières sur lesquelles on pouvait lire « CONTRE LE DÉVERSEMENT DANS LE ST-LAURENT » et « SOLIDARITY WITH ALL LAND DEFENDERS » (Solidarité avec tous.tes celles et ceux qui défendent le territoire).

Le 3 novembre, la ville de Montréal planifie déverser 8 milliards de litres d’eaux usées non-traitées (et de déchets médicaux industriels) directement dans le fleuve St-Laurent. Ces eaux usées ne pollueront pas seulement le fleuve, mais affecteront toutes les communautés en aval. Des résident.es de Kahnawake ont déjà démontré leur colère envers le manque total de considération du maire Coderre pour le fleuve à travers de nombreuses manifestations, incluant un blocage ferroviaire.

L’interruption du trafic matinal n’est qu’un petit geste qui exprime la nécessité d’interrompre cette ville, cette économie, cette civilisation entière, dont le bon fonctionnement repose sur le déplacement ou carrément l’attaque de tous les êtres vivants.

– Des anarchistes

Contre-info en solidarité avec le camp Unist’ot’en

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Oct 142015
 

Au cours du dernier mois, plusieurs initiatives de contre-information ont frappé les rues de Montréal, inspirées par la lutte du camp Unist’ot’en.

Affiches et graffitis dans le quartier d’Hochelaga.

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Sur panneau publicitaire du Mile-end, on peut maintenant lire «OKA 25 YEARS, THE RESISTANCE CONTINUES, NI PATRIE, NI ÉTAT, NI QUÉBEC NI CANADA»
(Oka, 25 ans, la résistance continue)

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Dans les quartiers de Saint-Henri, Parc-Extension et Hochelaga, plusieurs moments de la résistance autochtone à l’État Canadien furent rapportés par des affiches et des graffitis. Kanehsatake, Gustafen Lake ’95, Ipperwash ’95, Kanehstaton ’06, Sharbot Lake ’07, Akwesasne ’09, Tyendinaga ’08, Elsipogtog, Unist’ot’en.

Avr 212014
 

SabotageMedia

Tôt le matin du 8 avril à Montréal, huit chemins de fer ont été bloqués avec une ingérence des signaux électriques de CN.

Cet action fait partie d‘une réponse à la répression et à la colonisation de la part de l’état, qui cible des communautés autochtones à travers Turtle Island. C‘est grâce à la colonisation et cette société raciste et impérialiste que les femmes autochtones assassinées et disparues ont perdu leurs vies.

En tant qu’anarchistes, nous sentons la solidarité avec une lutte pour l’autonomie qui dure depuis le début de processus colonialistes. Des rebels/rebelles, autochtones et travailleur/travailleuses ont souvent ciblé les chemins de fer comme moyen de perturber les efforts du capital et ces systèmes de domination.

Nous avons choisi les chemins de fer de CN parce que pour toute sa vie, CN a choisi de construire son infrastructure sur les terres autochtones volées.
Nous, des anarchistes, voudrions perturber les chemins de domination et pouvoir de l’état.

On voudrait envoyer l’amour et la force envers ceux celles qui confrontent la répression pour leurs actions, et aussi pour ceux celles qui ont perdu des amie(e)s et des membres de famille pendant cette guerre.

Des anarchistes