#ShutDownCanada : Perturbations ferroviaires nocturnes

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Nov 302021
 

De Seeds of Resistance

Ce guide est une version améliorée de la section pratique du texte Un appel d’allochtones à allochtones à perturber les voies ferrées en solidarité avec les Wet’suwet’en que nous avons récemment re-publié. Merci à qui l’a porté à notre attention.


L’objectif des informations présentées ici est de perturber les flux ferroviaires, et non de provoquer un déraillement ou un accident qui risquerait de blesser encore plus de personnes ou de souiller davantage la terre.

Comme toujours, nous vous encourageons à penser à vos cœurs, ainsi qu’à la pérennité de ces actions et de la lutte en général ; un simple rappel de faire attention à vous, à vos empreintes digitales et à votre ADN – pour la sécurité de toutes et de tous – et que la répression suit souvent l’action.

Empreintes

Les empreintes digitales peuvent être effacées des surfaces dures avec de l’alcool isopropylique. Essuyez soigneusement chaque objet au cas où quelque chose serait accidentellement oublié ou découvert – mais visez à ne rien laisser derrière vous. Dans la mesure du possible, il peut être utile de confier à une seule personne le soin de retrouver et d’enlever tout le matériel et les débris. Rangez et emballez votre équipement dans un sac neuf et propre et ne le retirez que si vous portez des gants. Certaines personnes portent deux paires de gants pour s’assurer que la paire extérieure n’a aucune chance de laisser des résidus d’empreinte, tandis que d’autres se lavent à l’isopropyle.

ADN

L’ADN peut être transféré de plusieurs façons. Soyez vigilant.e ; ne vous touchez pas le visage et ne toussez pas entre vos mains en portant des gants. Vous devriez de toute façon porter un masque, mais envisagez de porter un masque médical pour réduire la transmission des gouttelettes. Brossez vos cheveux (pour éliminer ceux qui sont tombés) et attachez-les bien serrés en arrière, voire même couvrez-les. Ne fumez pas, ne crachez pas et ne jetez pas de déchets à proximité de votre zone cible le jour de l’action ou pendant le repérage. Ne laissez rien derrière vous. Veillez à ne pas vous blesser sur les clôtures ou les angles pointus. Débarrassez-vous correctement des masques, chapeaux, équipements ou vêtements en les brûlant loin du site.  Les jours pluvieux peuvent être pénibles mais pratiques ; la pluie contribue à effacer, déplacer et contaminer tous les éléments de preuve, y compris les fibres et l’ADN. Si vous brûlez vos vêtements ou les éléments de preuve après coup, ne comptez pas sur le fait que les matériaux servant à allumer le feu seront brûlés si complètement qu’il sera impossible d’obtenir de l’ADN. En d’autres termes, n’utilisez pas un vieux chiffon ou un t-shirt qui traîne chez vous en guise d’allume-feu en pensant qu’il sera brûlé et ne laissera donc pas de traces d’ADN. Vous ne savez jamais si le feu finira de brûler le matériau. Plusieurs personnes se sont fait prendre à cause de cette erreur. L’hydroxyde de sodium (soude caustique), que l’on trouve dans certains nettoyeurs de canalisations ou qui est utilisé dans la fabrication du savon, dissout les protéines cellulaires et détruit les preuves génétiques. Cependant, la meilleure défense consiste à éviter toute contamination en se préparant comme il faut.

Une remarque sur l’eau de Javel : L’eau de Javel commerciale peut détruire suffisamment l’ADN pour l’empêcher d’être répliqué et testé en laboratoire pour analyse, mais elle est plus fiable sur les surfaces dures et ce n’est pas toujours une valeur sûre. Elle n’empêche pas de détecter l’hémoglobine. L’eau de Javel oxydée (comme l’eau de Javel au peroxyde d’hydrogène) peut empêcher l’hémoglobine d’être détectée et donc testée, mais elle ne détruit pas non plus l’ADN de manière fiable dans un délai approprié.

En résumé : en cas de doute, faites deux fois plus attention.

Méthode du fil de cuivre

– N’ESSAYEZ PAS DE LE FAIRE SUR LES LIGNES DE DE MÉTRO ; elles sont électrifiées.- Vous pouvez utiliser cette méthode lors d’une action de désobéissance civile en groupe pour envoyer immédiatement un signal d’arrêt de la circulation des trains.

Les rails en acier des voies ferrées font partie du circuit d’un dispositif nommé “système de bloc automatique” (ABS). Un faible voltage traverse les rails entre des capteurs pour créer des cercles divisés en blocs géographiques. Lorsqu’un train traverse un bloc, les essieux du train interrompent ou raccourcissent le circuit, les capteurs remarquent que le bloc est occupé et arrêtent de manière automatique la circulation des trains dans cette zone.

Avec un fil en cuivre qu’on passe autour et puis entre les rails, il est possible de tromper les capteurs et de les déclencher. 

1) Pour une conductivité maximale, utilisez un fil de cuivre de gros calibre et enroulez-le autour d’un rail, puis de l’autre. Vous pouvez l’attacher aux rails en enlevant un peu de roches près d’une traverse en bois, ou à des boulons sur les rails si vous utilisez une brosse métallique pour enlever la rouille. Les câbles de démarrage fonctionnent pour une action rapide – assurez-vous simplement qu’ils sont assez longs. Mais ça coûte plus cher qu’un rouleau de fil de cuivre.

une éclisse de chemin de fer

2) Raccordez deux éclisses opposées. Ce sont les panneaux plats en acier boulonnés sur le côté des rails, à l’endroit où chaque section de rail en rejoint une autre. Les éclisses sont munies d’un fil recouvert de plastique/caoutchouc qui sort d’un côté. Vous pouvez dénuder ou enlever une partie de ce plastique et attacher un fil de cuivre directement à celui-ci, puis attacher l’autre extrémité au rail opposé, au boulon du rail ou à un autre fil d’éclisse (pour une meilleure connexion). L’avantage de cette méthode est qu’un fil de cuivre de petit calibre sera suffisamment conducteur pour déclencher le signal, et que les petits fils coûtent moins chers. L’inconvénient est que les éclisses ne sont pas toujours placées l’une en face de l’autre – il faut donc bien repérer l’emplacement pour s’assurer que ça fonctionnera.

CONSEILS : il faut que le fil en cuivre soit en contact avec des sections des deux rails SANS rouille ni oxydation et qui sont toujours conductrices. Un fil de cuivre de gros calibre est nécessaire si vos seuls points de connexion sont légèrement rouillés/oxydés. Soyez attentif aux trains et aux patrouilles de sécurité. Ayez un plan avant de commencer à passer le fil ou de déclencher potentiellement des capteurs. Vous aurez peut-être besoin d’un petit outil pour dégager un peu de roche concassée sous les rails avant d’enrouler le fil. Trouvez un bon endroit, creusez sous les deux rails et enroulez d’abord un rail. N’oubliez pas que dès que vous attachez le fil au deuxième rail, l’ABS se déclenche, indiquant que quelque chose ne va pas sur la voie. Disparaissez dès que possible. Si vous enterrez le câble avec de la roche concassée, de la neige ou de la terre, il sera plus difficile de le trouver ou de le repérer dans le bloc.

Destruction des postes d’aiguillage

Les postes d’aiguillage font partie des circuits ferroviaires. Si vous vous baladez le long des voies ferrées, vous les avez probablement vus : ce sont de grandes structures grises ressemblant à des hangars, ou de petites boîtes grises fixées à des poteaux. Ces boîtes reçoivent et interprètent les signaux du circuit ABS, des aiguillages, etc. Les boîtiers sont en métal et généralement scellés. Les petits boîtiers sur les poteaux ont des câbles qui en sortent, vont jusqu’au sol et jusqu’aux voies. Étant donné que ces câbles ont des composants électriques, nous vous déconseillons de simplement les couper, à moins que vous n’ayez une bonne connaissance de l’électricité et de la mise à la terre.

On peut aussi se servir d’un feu brûlant pour abîmer les cordes et les circuits électriques. Il ne faut pas se contenter de les tremper d’essence et s’en aller — il faut partir un feu plus chaud et le faire durer longtemps. La bonne technique pour allonger le temps de combustion d’un liant fibreux (nous, on aime bien les balles de tissu ou de coton), c’est d’ajouter de la vaseline et de bien imbiber le tissu. Vous pourrez juste l’allumer, ça fonctionnera comme une mèche. Pour augmenter la chaleur, on peut ajouter du caoutchouc de pneu ou de chambre à air de vélo. Avec un petit feu comme ça dans les boîtes du circuit ou bien à l’endroit où le câble entre dans le sol, on devrait endommager le circuit et empêcher la circulation ferroviaire en activant durablement le système de blocage automatique.

Remarques : pratiquez-vous à faire ce type de feu pour voir ce qui est possible. La combustion du caoutchouc crée des fumées toxiques. N’oubliez pas qu’il s’agit d’un incendie criminel – les autorités enquêteront plus sérieusement qu’avec la méthode du fil de cuivre. Soyez prudent : trouvez un bon endroit, ayez des guetteur.eus.es en place et un plan d’arrivée et de fuite où vous ne croiserez pas du monde, faites attention aux empreintes digitales et à l’ADN, éliminez correctement tout équipement utilisé, ayez une EXCELLENTE culture de sécurité avec votre bande et des pratiques cohérentes.

Destruction des rails d’acier

Comment détruire des rails en acier sur lesquels passent des milliers de tonnes tous les jours? De la même manière qu’ils ont été assemblés : grâce à la soudure.

Si vous ne disposez pas d’un équipement de plusieurs centaines de dollars et d’une torche oxyacétylénique, vous pouvez toujours détruire efficacement l’acier avec de la thermite.

La thermite est un mélange de carburant et d’oxydant dont on peut modifier les proportions pour qu’il dégage une chaleur suffisante pour brûler le bloc moteur d’une voiture. Ce n’est pas dangereux à produire, mais ça dégage énormément de chaleur et de luminosité en brûlant, alors faites attention. Cette méthode exige très peu de temps sur place, juste un moment pour l’allumer et partir. Cela produit un maximum de dégâts matériels, car il faudra remplacer le rail ou le poste d’aiguillage.

Le combustible le plus simple à utiliser est la poudre d’aluminium. On peut en trouver dans des vieux etch-a-sketch ou la produire à base de (vrai) papier d’aluminium dans un moulin à café ou un mixeur que vous ne voudrez plus jamais utiliser pour ce à quoi il est destiné. C’est aussi un composant de certains feux d’artifice (généralement les argentés) et de la plupart des cibles de fusils explosifs (le petit paquet de papier d’aluminium ou la poussière grise que vous êtes censé mélanger). Plus le combustible sera fin, plus l’allumage sera facile et la combustion rapide. Il vous faudra une poudre assez fine.

Attention : la poussière d’aluminium très fine est explosive. Cependant, il est peu probable que vous puissiez l’obtenir avec un mixeur ménager ordinaire. Au cas où, n’ouvrez pas le mixeur à proximité d’une flamme nue. La poudre d’aluminium très fine est également difficile à éliminer des vêtements, des équipements, des plans de travail, de la peau, etc. Soyez prêt à passer un certain temps à nettoyer. Portez un masque pour éviter toute inhalation.

L’oxydant le plus simple, avec la poudre d’aluminium, c’est l’oxyde ferrique : la rouille rouge sur le fer. Là encore, vous pouvez en récupérer des morceaux sur de vieux objets et le réduire en poudre fine, ou bien en fabriquer facilement à base de laine d’acier à grain 0000 trempée dans un mélange 1:1 d’eau de Javel et de vinaigre dans un endroit EXTÉRIEUR. Laissez reposer pendant une journée pour créer une pâte, qu’on peut faire sécher et utiliser ainsi.

Attention : le mélange de l’eau de Javel et du vinaigre produit un gaz qu’il ne faut pas inhaler. Bien que cette méthode soit la plus rapide pour produire de la rouille, vous devez pouvoir le faire dans un endroit extérieur et ventilé. Sinon, utilisez un seul liquide et donnez-lui plus de temps.

Vous aurez également besoin d’une mèche d’allumage. Pour mettre feu à un carburant métallique, il faut une flamme vraiment chaude, alors un briquet ou même la mèche d’un feu d’artifice ne marchera pas. Utilisez un cierge magique, ou bien une mèche faite maison avec des têtes d’allumettes enroulées dans du papier d’aluminium. Nous avons eu plus de chance avec cette dernière méthode.  

Attention : le cierge magique risque d’allumer la thermite avec ses étincelles si elles la touchent avant le moment voulu.

Thermite en poudre : 
Mélanger trois parts (en poids) d’oxyde ferrique à deux parts (en poids) de poudre d’aluminium. Découpez ou percez un petit trou dans un récipient (une boîte de conserve, par exemple). Insérez quelques pouces de votre mèche dans le trou pour qu’elle soit en contact avec le mélange dans la boîte, puis remplissez le récipient de poudre. Placez-le et allumez-le à l’endroit voulu.

CONSEILS : si le mélange de poudre n’est pas fin et compacté, la combustion sera moins efficace et produira moins de chaleur !

Thermite dure :
Trois parts (en poids) d’oxyde ferrique, deux parts (en poids) de poudre d’aluminium, deux parts (en poids) de plâtre de Paris. Versez le mélange dans un moule (boîte de conserve, etc…), insérez quelques pouces de mèche en biais. Laissez sécher puis démoulez.

Thermite moulable :
Huit parts de poudre d’aluminium (en poids), trois parts d’oxyde de fer (en poids), quatre parts d’argile (en poids). Mélangez bien les poudres puis ajoutez-les à l’argile. Insérez la mèche à quelques pouces. Placez le mélange à l’endroit souhaité et allumez-le.

Dernières mises en garde : comme la méthode de la thermite s’attaque directement aux rails, elle comporte un risque de déraillement. Pour éviter ça, vous pouvez déclencher le circuit ABS en attachant également un fil de cuivre sur les rails (méthode 1). Là encore, il s’agit d’une méthode que la police est susceptible d’investiguer de manière approfondie. Assurez-vous que tous les items que vous laissez sur place sont exempts d’empreintes digitales et d’ADN. Prévoyez des guetteur.euse.s et choisissez des chemins d’approche prudente hors caméra.  Débarrassez-vous des vêtements et des bottes ou détruisez-les. La thermite brûle à très haute température en produisant une lumière vive – ne fixez pas la flamme des yeux après l’allumage. La poudre d’aluminium très fine est réactive à l’oxygène et peut s’enflammer facilement. Si de l’eau (pluie, neige, flaques d’eau) touche la thermite en feu, l’explosion résultante va projeter du fer fondu dans tous les sens. N’essayez PAS d’éteindre un feu de thermite avec de l’eau.

Manifestation en solidarité avec les Wet’suwet’en : les manifestant·e·s déjouent la police

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Nov 282021
 

De la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC)

Ce 27 novembre 2021, la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) a appelé à une manifestation devant les bureaux de la GRC près du métro Atwater en solidarité avec le peuple Wet’suwet’en. Cet appel a été appuyée par plus de vingt organisations montréalaises. Ainsi, malgré le froid et l’énorme présence policière, où plus de 750 manifestant·e·s ont répondu à l’appel avec une énergie époustouflante, permettant de défendre le droit de manifester face à un appareil policier hors de proportion.

Marlene Hale et Eve Saint, deux militantes Wet’suwet’en ont tenu des discours en début de manifestation, soulignant toutes les deux la violence des interventions de la GRC dont elles ont été témoins depuis des années sur leur Yintah. Le frère de Marlene Hale ainsi que la conjointe de celui-ci, deux ainé·e·s Wet’suwet’en, ont été arrêtés le 18 novembre dernier lors d’un raid de la GRC au Yintah. Les deux ainé·e·s ont dû être envoyé·e·s à l’hopital parce que la GRC avait confisqué leurs médicaments. Eve Saint, qui avait pour sa part été arrêtée en 2020 lors du raid policier qui avait déclenché le blocage de l’économie canadienne pendant plusieurs semaines, a vu plus tôt cette semaine sa soeur être victime des mêmes violences policières et être elle aussi criminalisée pour avoir défendu son territoire. La criminalisation des personnes autochtones revendiquant leur souveraineté territoriale doit cesser. On ne peut s’attendre à rien d’autre d’un état colonial qui ne vit que de l’extraction minière, ici comme ailleurs.

Comme d’habitude, la CLAC déplore la brutalité du SPVM qui, une fois de plus, a battu des manifestant·e·s, fait usage de poivre de cayenne et mené des arrestations sans fondement. Le SPVM a aussi bloqué systématiquement les rues menant au quartier ultra-riche de Westmount, nous forçant à modifier plusieurs fois notre itinéraire. Le slogan “La police, au service des riches et des fascistes”, scandé à multiple reprises, prenait tout son sens. Le message du SPVM est clair : si on veut défendre la terre et en finir avec les pipelines coloniaux, la police fera tout pour nous en empêcher. Une raison de plus pour en finir avec la police ! À bas le SPVM ! Heureusement, malgré toute les tentatives de la police de nous empêcher d’aller au nord, puis au sud, puis à l’est, les manifestant·e·s ont déjoué l’encadrement policier à plusieurs reprises. Comme d’habitude sans les efforts de chacun·e·s d’entre vous, la police aurait pu garder un contrôle politique sur les manifestations autorisées, et nous vous en remercions chaleureusement.

L’appel à prendre la rue le 27 novembre lancé par la CLAC répondait aux nombreux appels en provenance des différents clans Wet’suwet’en—notamment le clan Gidimt’en—, demandant à toute personne ne pouvant venir appuyer localement les Wet’suwet’en à organiser des actions de solidarité d’un océan à l’autre.

Depuis les arrestations violentes ayant eu lieu au Yintah, de nombreuses communautés autochtones et allochtones ont organisé des manifestations, des blocages de chemins de fer, de ponts et de ports pour revendiquer le retrait de la GRC et de Coastal GasLink du territoire des Wet’suwet’en. Aujourd’hui, la CLAC ainsi que toutes les organisations endossant la manifestation avons joint nos voix à la leur. Des actions de solidarité continueront d’avoir lieu tant et aussi longtemps que la GRC et CGL continueront d’occuper illégalement le territoire des Wet’suwet’en.

Solidarité avec les peuples qui résistent ! À bas l’État colonial ! La lutte ne fait que commencer! Les pipelines ne passeront pas!

PS: Un message qui nous été envoyé de @landbackskyler qui s’adresse à toutes les personnes qui s’organisent actuellement en solidarité avec les Wet’suwet’en. À écouter jusqu’à la fin!

La lutte continue

Vu les efforts que les médias mettent à ignorer les actions en solidarité avec la communauté Wet’suwet’en, il est important de rappeler que la résistance s’active partout au Québec contre Coastal GasLink depuis plusieurs mois!

2 octobre: Attaque contre une succursale RBC : https://mtlcontreinfo.org/rbc-prise-pour-cible-en-solidarite-avec-les-defenseur-e-s-de-la-terre-wetsuweten/

3 octobre : Drop de bannière en solidarité au clan Gidimt’en : https://mtlcontreinfo.org/deploiement-de-banniere-en-solidarite-avec-unistoten/

8 octobre : Appel aux actions provenant du campement des Gidimt’en : https://mtlcounterinfo.org/alloutforwedzinkwa-call-for-a-week-of-action-october-9th-15th/

9 octobre : Blocaque ferroviaire dans Pointe Saint-Charles : https://mtlcontreinfo.org/blocage-des-rails-en-solidarite-avec-la-semaine-daction-gidimten/

15 octobre : Blocage ferroviaire à St-Édouard-de-Maskinongé : https://ucl-saguenay.blogspot.com/2021/10/st-edouard-de-maskinonge-blocage-de.html

26 octobre : Attaque nocturne contre 5 succursales RBC : https://mtlcontreinfo.org/rbc-fucks-around-rbc-finds-out/

29 octobre : Action créative en solidarité avec la nation Wet’suwet’en : https://www.facebook.com/events/597222391408154/

29 octobre, 10AM : Rassemblement et manifestation à Rimouski : https://www.facebook.com/events/959337418324282/?ref=newsfeed

16 novembre : Blocage de la rue Notre-Dame à l’heure de pointe : https://mtlcontreinfo.org/blocage-sur-la-rue-notre-dame-a-montreal-en-solidarite-avec-gidimten-et-likhtsamisyu/

19 novembre : Feux allumés sur des chemins de fer dans Pointe Saint-Charles : https://mtlcounterinfo.org/shutdowncanada-tire-fires-on-tracks/

19 novembre : Blocages ferroviaires dans Lanaudière : https://ucl-saguenay.blogspot.com/2021/11/communique-dans-launaudiere-des.html

22 novembre : Blocage ferroviaire dans le Mile-End : https://mtlcontreinfo.org/blocage-des-voies-ferrees-en-solidarite-avec-les-defenseurs-des-terres-wetsuweten/

Nuit du 22 au 23 novembre : Sabotage ferroviaire au port de Matane : https://contrepoints.media/fr/posts/sabotage-ferroviaire-au-port-de-matane

24 novembre : Blocages durant l’après-midi à Kahnawake : https://beta.ctvnews.ca/local/montreal/2021/11/24/1_5680145.html

24 novembre, 11AM, Rimouski : Rassemblement en support aux Wetsuwet’en devant le bureau du député fédérale de Rimouski : https://www.facebook.com/events/429317545519501

27 novembre, midi, Gaspé : Rassemblement de solidarité – Des Wet’suwet’en jusqu’aux Kurdes, Berceau du Canada (179 Montée Wakeham) : https://www.facebook.com/events/440130890857892

27 novembre, 1PM, Rimouski: Manifestation en support aux Wetsuwet’en à Rimouski, Cégep de Rimouski : https://www.facebook.com/events/999156030631342

27 novembre, 1PM, La Pocatière : Rassemblement de solidarité avec Wet’suwet’en, Cégep de Lapocatière : https://www.facebook.com/events/233884522179279

1er décembre, midi, Québec : Rassemblement de solidarité avec la nation Wet’suwet’en, Place Limouloise, Limoilou, québec : https://www.facebook.com/events/260558849433179

#ShutDownCanada : Bannière sur la 720 direction ouest à Tiohtià:ke

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Nov 262021
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Ce matin à Tiohtia:ke, une grande bannière sur laquelle on pouvait lire “ALL OUT FOR WET’SUWET’EN” a été installée sur la 720 en direction ouest. Il a été assuré que la bannière soit fixée avec une corde et qu’aucun panneau de signalisation ne soit bloqué afin de s’assurer que l’autoroute est sécuritaire pour les conducteurs.

Nous agissons en solidarité avec la nation Wet’suwet’en et le clan Gidimt’en. Le 19 novembre 2021, la GRC a fait une descente violente sur le territoire non cédé des Gidimt’en, expulsant sous la menace d’une arme des femmes autochtones non armées de leurs terres, au nom du projet de gazoduc Coastal GasLink de TC Energy. Parmi les autres défenseurs de la terre, la porte-parole Sleydo’, Corey Joyahcee Jocko et Jocey Alec (la fille du chef Woos) ont été illégalement expulsés de leur propre yintah Cas Yah, où ils protègent les eaux sacrées de la Wedzin Kwa. Ils ont été détenus illégalement et brutalement pendant quatre nuits et cinq jours, où l’accès à l’eau et à la nourriture leur a été refusé.

Ces actions illégales et brutales prouvent encore une fois que le C-IRG et la GRC doivent être abolis. L’injonction en vertu de laquelle ils agissent n’a aucune compétence sur les terres non cédées des Wet’suwet’en. Ce n’est rien d’autre qu’un texte de loi inadéquat qui a été utilisé pour violer les droits humains, les droits des autochtones et la loi Wet’suwet’en.

La réconciliation est morte. Time’s up, Canada.

#ShutDownCanada #AllOutforWedzinKwa #WetsuwetenStrong

Les points faibles de l’économie extractiviste canadienne

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Nov 242021
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

“Les personnes attentives peuvent facilement identifier plusieurs de ces goulots d’étranglement critiques à travers le Canada. Ils ont plusieurs caractéristiques communes :

  • ils présentent une valeur immédiate et significative pour les entreprises et les gouvernements ;
  • ils concentrent des ressources précieuses ou des fonctions économiques essentielles ;
  • ils sont situés à l’intersection de systèmes de transport connexes, ce qui permet aux manifestants d’utiliser efficacement leurs maigres ressources ;
  • la plupart sont éloignés des principales ressources et forces de sécurité nationale, ce qui complique le déploiement et le maintien de ces forces ;
  • La plupart sont proches de communautés des Premières Nations qui seraient probablement neutres, sinon des partisans actifs des insurgés, et qui fourniraient des refuges et un soutien logistique aux principaux participants ;
  • tous sont des actifs de premier plan dont l’interruption attirerait (pour les gouvernements) une attention politique et médiatique nationale et internationale gênante ; et
  • tous sont vulnérables (c’est-à-dire que la valeur est multipliée par la facilité de perturbation).”
    Canada and the First Nations: Cooperation or Conflict?

Pour plus d’informations sur les points faibles, consultez :

L’infrastructure de transport au Canada

Goulots d’étranglement des infrastructures vulnérables par province

Les 20 pires bouchons de circulation au Canada

Un appel d’allochtones à allochtones à perturber les voies ferrées en solidarité avec les Wet’suwet’en

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Nov 222021
 

Ce texte a été initialement publié en janvier 2020. Nous le republions aujourd’hui car nous jugeons qu’il est toujours d’actualité.

Passer à la section pratique.


Soyons clair·e·s : ce texte est écrit par des allochtones. Nous n’avons pas le vécu de personnes autochtones, ni donc des Wet’suwet’en. Ces mots nous viennent du cœur et nous nous sentons en affinité avec cette lutte tant au niveau personnel que pour ce qui est des idées et des relations. Nous estimons qu’il est de notre responsabilité d’agir contre les systèmes et les corporations qui nuisent aux gens et à la terre. Nous reconnaissons notre responsabilité et notre complicité en tant qu’allochtones, et nous cherchons des opportunités et des stratégies en accord avec nos idées pour montrer notre solidarité. Pour autant, nous ne parlons pas à la place de personnes autochtones et nous sommes ouvert·e·s à la critique.


Tout d’abord, voyons les raisons pour lesquelles il y a pu avoir parfois un manque de clarté sur ce que veulent les gens dans l’Ouest.

Nous souhaitons simplement rappeler aux ami·e·s qui lisent ces lignes que certaines personnes ont l’interdiction de mettre en œuvre ou d’encourager des actions contre le projet — et même de le critiquer. Ce bâillon prend la forme d’ordonnances judiciaires qui les menacent financièrement, et fait courir le risque à la communauté de perdre un centre de guérison basé sur le territoire. Nous nous rappelons que les gens à qui on aurait pu donner le rôle de “chefs” n’ont pas forcément envie de se retrouver sur un piédestal, ni d’être fétichisés par des allochtones désireux·euses de réponses concrètes — ce qui entraîne des risques considérables pour plusieurs d’entre eux.

Au sein de cette lutte et ailleurs, on encourage souvent les allochtones à s’occuper de leurs semblables, du processus de colonisation en cours et de ses maux. En tant qu’allochtones, nous entendons par cela une exhortation à défier — avec une position offensive — l’État et les industries qui sont prêts à tuer pour le profit tout en prétendant agir dans notre intérêt.

Nous reconnaissons aussi le sentiment de désespoir que beaucoup d’entre nous ont ressenti lorsque, après une décennie de ligne dure, les chefs ont accepté que la barrière d’Unist’ot’en soit ouverte. Vous savez déjà qu’acquiescer sous peine de violences, ce n’est pas du consentement. Mais il y a aussi d’autres faits à considérer, comme la GRC qui venait chez les chefs la nuit pour les menacer de manière plus ou moins explicite. On peut se demander si le désespoir et la déception n’existaient pas dans les deux sens, et jusqu’où le faible nombre de sympathisant·e·s voulant ou pouvant se rendre sur la zone après une décennie de promesses n’a pas influencé l’issue de l’affaire et ses suites. Pour notre part, nous passons à l’action quand nous nous sentons à notre plus fort·e·s — bien reposé·e·s, centré·e·s, encouragé·e·s, appuyé·e·s. En quoi sommes-nous aussi responsables de la décision d’ouvrir cette barrière, nous les allochtones, allié·e·s ou sympathisant·e·s, qui n’avons pas été présent·e·s ou n’avons pas agi de notre côté ?

Malgré tout ça, les Wet’suwet’en n’ont jamais cessé de demander du soutien et des actions de solidarité, et ielles n’ont jamais cessé de défendre leur territoire. Et le 5 janvier, les Wet’suwet’en et leurs sympathisant·e·s ont de nouveau pris physiquement position pour protéger le Yintah et leur mode de vie, pour garantir la survie des générations futures. Contre la violence impérialiste et coloniale de l’État canadien menée au service d’entités privées, c’est leur simple existence qu’ielles défendent, et l’autorité et la juridiction du Canada et de CGL sur leur territoire non cédé qu’ielles rejettent.

Nous luttons à leurs côtés et nous sommes prèt·e·s à exprimer notre solidarité par des actes.

En plus, ami·e·s et camarades, nous voulons vous donner envie de passer à l’action, vous aussi!

Anarchistes, camarades, radicaux·ales, celleux en soi-disant Ontario qui pensent comme nous ont une longue histoire d’actions de solidarité avec, pour et inspirées par les blocages et les projets fonciers indigènes. Ces actions de soutien ont été des moments beaux et courageux, et de là sont nés des relations et des réseaux durables.

Rêvons en grand et faisons en sorte que cela se reproduise!

CGL a coupé à blanc de larges pans de forêt cette année, dispersé la faune, établi un camp pour travailleurs et déplacé ou détruit des lignes de trappe. La GRC est venue établir un “bureau pour la protection de l’industrie”, le tout sur des terres non cédées. Cette année, on a également appris que la GRC, au service des corporations, était prête à tuer des personnes autochtones.

En outre, s’inscrivant dans la lignée des génocides commis contre les peuples autochtones, la juge Marguerite Church vient d’octroyer une injonction interlocutoire contre les Wet’suwet’en, ce qui rend illégal, selon le droit colonial, la défense de leurs terres contre l’industrie ou contre le Canada en tant que nation envahisseuse. Dans cette injonction, il est écrit que “le droit autochtone n’a aucun effet sur le droit canadien”. Ceci permettra la destruction du camp Gidimt’en, ainsi que les cabanes éparpillées sur le territoire, et menace le centre de guérison.

On ne s’étonnera pas de ce ramassis de conneries impérialistes.

Pourquoi chercher d’autres raisons d’agir?

Seule nous reste la question de quoi faire.

En tant qu’allié·e·s lointain·e·s, il faut reconnaître qu’on n’obtiendra peut-être jamais de manière large et explicite la permission d’agir, ni une quelconque autorisation “officielle” (interrogeons-nous d’ailleurs sur notre désir d’obtenir une telle approbation). Mais quelques considérations peuvent nous donner une bonne idée de ce qui est nécessaire et souhaité.

1) L’intensité de la situation actuelle. À l’heure actuelle, les chefs héréditaires Wet’suwet’en se sont réuni·e·s pour une dernière confrontation, et pour chasser l’industrie de leurs territoires afin d’empêcher de nouveaux dommages à la terre et à l’eau, ce qui assure leur sécurité et leur mode de vie. Les actions en justice n’ont pas marché, alors le moment est peut-être venu — la dernière chance de protéger leur Yintah.

2) Ce développement entraînera de nouveaux appels à solidarité, plus intenses et plus enflammés.

3) Parmi les actions qui, par le passé, ont suscité appui et enthousiasme, on trouve des perturbations conflictuelles, telles des blocages de ports ou d’autoroutes, des occupations et tentatives de fermeture d’installations pétrolières et la fermeture d’un terminal Shell. Aucune action n’a encore été dénoncée.

4) Les demandes précédentes conseillaient de respecter les accords et les responsabilités du territoire où on se trouve, de respecter la terre, l’eau et la vie, et d’honorer et de mettre en avant les perspectives autochtones.

Il ne manque pas de possibilités, mais en réfléchissant à ce qu’on a déjà vu marcher par ici, ce qui serait pertinent et stratégique, ce qui peut incorporer différents tons et tactiques, nous sommes arrivé·e·s au sabotage ferroviaire.

La circulation ferroviaire offre une excellente opportunité de perturber l’État et l’économie : l’étalement des infrastructures est tel qu’elles sont quasiment indéfendables, surtout en dehors des villes. Partout sur l’Île de la Tortue, les particularités géographiques créent des milliers de goulots d’étranglement. Ce sont des cibles hyper efficaces et vulnérables à toute une gamme de méthodes. L’histoire nous montre que même des perturbations de courte durée — à cause d’actions ou de grèves — ont un impact économique démesuré. Récemment, après deux jours de grève dans le secteur ferroviaire, le gouvernement fédéral s’est mis à élaborer une législation d’urgence par souci pour l’économie. En 2012, une perturbation de neuf jours a fait chuter le PNB de 6,8%.

Imaginons que des allié.e.s perturbent et détruisent les infrastructures ferroviaires et les goulots d’étranglement au nord du Colombie-Britannique, entre Kitimat-Chetwynd-Houston-Stewart; les sections de d’oléoduc resteraient en rade aux ports, devant l’impossibilité de les cheminer aux chantiers.

Il n’est pas nécessaire de se mettre en première ligne, on peut lutter là où on est.

Le sabotage ferroviaire fonctionne à la fois comme tactique et stratégie, alors nous appelons à des perturbations ferroviaires continues en solidarité avec le peuple Wet’suwet’en qui défend son territoire non cédé contre l’industrie et une invasion policière.

Nous recommandons l’emploi de fil de cuivre pour activer les blocs signaux et détruire les postes d’aiguillage et les rails d’acier — mais même de grands groupes de désobéissance civile peuvent bloquer des voies ferrées essentielles, ce qui est beaucoup mieux que de ne rien faire. Continuez à lire pour avoir les détails, les mises en garde et les liens.

Comme à chaque fois, nous vous encourageons à penser à vos cœurs, ainsi qu’à la pérennité de ses actions et de la lutte de manière générale. Un petit rappel de prendre soin de vous, de vos empreintes digitales et de vos traces d’ADN — pour la sécurité de tous·tes — car la répression suit souvent l’action.

Empreintes digitales

On peut enlever les empreintes digitales d’une surface à l’aide d’isopropanol. Bien essuyer chaque objet au cas où quelque chose serait laissé sur les lieux ou se fasse découvrir. Gardez les items dans des sacs propres et neufs et enlevez-les en portant des gants.

ADN

Il y a de nombreuses façons de laisser son ADN. Soyez dilligent·e·s; ne vous touchez pas la figure et ne toussez pas dans vos mains lorsque vous portez des gants. Brossez bien vos cheveux pour enlever les cheveux morts et attachez-les. Ne fumez pas et ne crachez pas aux environs de la cible. Ne laissez derrière vous. Attention de ne pas vous blesser. Débarassez-vous des masques, chapeaux, matériaux ou vêtements comme il faut (eau de Javel, chaleur ou feu). Les jours de pluie sont salissants mais utiles : la pluie va laver, déplacer et contaminer les fibres et l’ADN. L’eau de Javel peut détruire l’ADN en empêchant sa reproduction en laboratoire et donc son analyse. La chaleur et le feu détruisent l’ADN aussi.

Si vous n’êtes pas sûr·e·s, assurez-vous.

Méthode fil en cuivre

– À NE JAMAIS ESSAYER SUR LES VOIES DE METRO, elles sont électrifiées.
– Cette méthode est utile pendant la désobéissance civile en groupe pour envoyer le signal d’arrêter la circulation des trains

Les rails en acier font partie du circuit d’un dispositif nommé le “système de bloc automatique|” (ABS). Un faible voltage traverse les rails entre des capteurs pour créer des cercles divisés en blocs géograhiques. Lorsqu’un train traverse un bloc, les essieux du train interrompent ou raccourcissent le circuit, les capteurs remarquent que le bloc est occupé et arrêtent de manière automatique la circulation des trains dans la zone.

Avec un fil en cuivre à jauge élevée (épaisse!) qu’on passe autour et puis entre les rails, il est possible de tromper les capteurs et de les déclencher. À retenir: il n’est pas nécessaire de trouver les capteurs de blocs eux-mêmes.

Astuce: il faut que le fil en cuivre soit en contact avec des sections des deux rails sans rouille ni oxydation. Du fil en cuivre de jauge élevée est nécessaire. Servez-vous d’un·e guetteur·euse pour vous assurer qu’il n’y ait pas de trains ni de patrouilles de sécurité. Faites un plan avant de commencer à passer le fil. Trouvez un bon endroit, creusez sous les deux rails pour passer le fil autour de l’un puis de l’autre. Souvenez-vous qu’au moment où vous attachez le fil au deuxième rail vous interrompez le circuit, et que les capteurs se déclencheront pour signaler le problème. Disparaissez le plus vite possible. Si vous enterrez la cable avec de la pierre concassée, de la neige ou de la terre, cela rendra sa localisation plus difficile dans le bloc.

Détruire les postes d’aiguillage

Les postes d’aiguillage font partie du circuit des rails. Si vous vous baladez le long des voies ferrées, vous les aurez sans doute vues : ce sont des structures grises, grosses comme un abri, ou de petites boîtes grises attachées à des poteaux. Ces boîtes reçoivent et interprètent les signaux du circuit. Leur revêtement est en métal et leurs portes sont scellées d’une manière ou d’une autre. Les petites boîtes sur les poteaux ont des câbles qui sortent et descendent au sol vers les rails. Comme ces câbles ont des composants électriques, on ne recommande pas de simplement les couper, à moins que vous ne maîtrisiez bien l’électricité. On peut aussi se servir d’un feu brûlant pour abîmer les cordes et les circuits électriques. Il ne faut pas se contenter de les tremper d’essence et s’en aller — il faut partir un feu plus chaud et le faire durer longtemps. La bonne technique pour allonger le temps de combustion d’un liant fibreux (nous, on aime bien les balles de tissu ou de coton), c’est d’ajouter de la gelée de pétrole et bien imbiber le tissu. Vous pourrez juste l’allumer, ça fonctionnera comme mèche. Pour augmenter la chaleur, on peut ajouter du caoutchouc de pneu ou de chambre à air de vélo. Avec un petit feu comme ça dans les boîtes du circuit ou bien à l’endroit où le câble entre dans le sol, on devrait endommager le circuit et empêcher la circulation ferroviaire en activant durablement le système de blocage automatique.

À noter: il faut se pratiquer à faire de tels feux pour voir ce qui est possible. Brûler du caoutchouc provoque des émanations toxiques. Il s’agit ici d’un incendie volontaire, ce que les autorités prendront plus au sérieux que la méthode du fil en cuivre. Faites attention : trouvez un bon endroit, ayez des guetteur.euse.s en place et un plan d’arrivée et de fuite où vous n’aurez pas à croiser du monde. Assurez-vous de ne pas laisser d’empreintes digitales ni d’ADN, débarrassez-vous des équipements comme il faut et mettez en place une excellente culture de sécurité avec votre bande.

Détruire les rails d’acier

Comment détruire des rails en acier sur lesquels passent des milliers de tonnes tous les jours? De la même manière qu’ils sont soudés, à la thermite.

La thermite est un mélange de carburant et d’oxydant dont on peut modifier les proportions pour qu’il dégage une chaleur suffisante pour brûler le bloc moteur d’une voiture. Ce n’est pas dangereux à produire, mais ça dégage énormément de chaleur et de luminosité en brûlant, alors faites attention. Cette méthode exige très peu de temps sur place, juste un moment pour l’allumer et partir. Cela produit un maximum de dégâts matériels, car il faudra remplacer le rail ou le poste d’aiguillage.

Le carburant le plus simple est la poudre d’aluminium. On peut le trouver dans des vieux etch-a-sketch ou le produire à base de (vrai) papier d’aluminium dans un moulin à café. Plus la poudre ou les flocons sont fins, plus rapidement ça brûlera.

L’oxydant le plus simple, avec la poudre d’aluminium, c’est l’oxyde ferrique : la rouille rouge sur le fer. Là encore, vous pouvez le récolter et le réduire en poudre fine, ou bien le fabriquer à base de laine d’acier à grain 0000 trempée dans de l’eau de Javel. Laissez-la reposer pendant une journée pour créer une pâte, qu’on peut laisser sécher et utiliser ainsi.

Vous aurez également besoin d’une mèche d’allumage. Pour mettre feu à un carburant métallique, il faut une flamme vraiment chaude, alors un briquet ou même la mèche d’un feu d’artifice ne marchera pas. Utilisez un cierge magique, ou bien une mèche faite maison avec des têtes d’allumettes enroulées dans du papier d’aluminium. Le cierge magique risque d’allumer la thermite avec ses étincelles avant le moment voulu.

La thermite en poudre

Mélanger trois doses d’oxyde ferrique à deux doses de poudre d’aluminium. Coupez ou percez un trou dans un réceptacle (une boîte de conserve, par exemple). Insérez quelques pouces de votre mèche dans le trou pour qu’elle soit en contact avec le mélange dans la boîte, puis remplissez-le de poudre. Placez-le et allumez-le à l’endroit voulu.

La thermite dure

Trois doses d’oxyde ferrique, deux doses de poudre d’aluminium, deux doses de plâtre de Paris. Versez le mélange dans un moule (boîte de conserve…), insérez quelques pouces de mèche en angle. Laissez sécher puis enlevez-le du moule.

La thermite moulable

Huit doses de poudre d’aluminium, trois doses d’oxyde ferrique, quatre doses d’argile. Mélangez bien les poudres et ajoutez-les à l’argile. Insérez la mèche de quelques pouces. Placez le mélange où vous voulez et allumez-le.

Notes: Comme ces méthodes s’attaquent directement aux rails, elles comportent un risque de déraillement. Pour éviter ça, vous voudrez peut-être activer le système de bloc automatique en attachant les rails avec du fil de cuivre, comme dans la première méthode. Encore une fois, les flics sont susceptibles de bien fouiller si vous employez de la thermite. Assurez-vous que tous les items que vous laissez sur place n’aient aucune trace d’empreintes digitales ni d’ADN. Employez des guetteur.euse.s et choisissez des chemins d’approche sans caméra. Débarrassez-vous des vêtements et des bottes. La thermite brûle rapidement et en dégageant beaucoup de lumière — ne fixez pas la flamme des yeux après l’allumage. La poudre en aluminium très fine est réactive à l’oxygène et risque de s’allumer facilement. Si de l’eau (pluie, neige, flaques) touche le mélange, l’explosion résultante va projeter du fer fondu dans tous les sens. N’essayez jamais d’éteindre un feu de thermite avec de l’eau.

Blocage des voies ferrées en solidarité avec les défenseurs des terres Wet’suwet’en

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Nov 222021
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Une centaine de supporters des Wet’suwet’en ont bloqué les voies ferrées du CP dans le Mile End à Montréal pendant presque deux heures. L’action fait suite à l’attaque de la GRC du camp Gidimt’en, criminalisant les Wet’suwet’en dans leur longue lutte contre le pipeline Coastal Gaslink. Alors que des inondations apocalyptiques ont dévasté le Lower Mainland, détruisant les autoroutes et les voies ferrées et isolant des villes entières, la GRC a pénétré sur le territoire des Wet’suwet’en, équipée d’unités K9, de bulldozers et de fusils d’assaut, arrêtant au passage des défenseurs du territoire, des aînés, des sympathisants et des journalistes.

Nous répondons à l’appel des défenseurs des terres Wet’suwet’en a faire des actions de solidarité. Nous soutenons leur lutte pour défendre leurs territoires contre les mégaprojets destructeurs de combustibles fossiles, et nous ne resterons pas sans rien faire alors que la GRC criminalise les autochtones qui affirment leur souveraineté territoriale.

Ce n’est qu’un des nombreux blocages solidaires qui ont eu lieu d’un océan à l’autre. La situation à l’ouest est urgente, CGL se prépare à forer sous Wedzin Kwa, la rivière qui fournit de l’eau douce à tout le territoire Wet’suwet’en et bien au-delà. La participation des allochtones aux perturbations économiques est une partie nécessaire de la résistance générale requise pour forcer le gouvernement et la compagnie à faire marche arrière.

Il y a quelques jours à peine, au camp de Gidimt’en, la GRC a arrêté au moins 30 personnes, dont le porte-parole Sleydo’, et a coupé les communications du camp. Sleydo’ a déclaré avant son arrestation : “Le peuple Wet’suwet’en, sous la gouvernance de ses chefs héréditaires, fait obstacle au plus grand projet de fracturation de l’histoire du Canada.”

#ShutDownCanada : Feux de pneus sur les rails

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Nov 192021
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Ce matin, à Montréal, deux feux de pneus ont été allumés sur les voies ferrées du CN dans le quartier de Pointe-St-Charles, au goulot d’étranglement de la sortie de la gare de triage.

On a veillé à ce qu’il n’y ait aucun risque de déraillement. On a choisi un endroit où il y avait une longue ligne droite, et le moment a été choisi en fonction du premier train de passagers VIA de la matinée. À l’approche du train, un individu s’est avancé sur la voie en brandissant deux fusées de détresse. Lorsque le train s’est arrêté, des pneus qui avaient été préalablement remplis de serviettes en coton ont été placés sur les deux voies. Ils ont ensuite été imbibés d’essence, et les fusées de détresse ont été lancées à une distance sûre pour les allumer. Cette action, rapide et facile, n’a nécessité que peu de personnes et a permis au train de s’arrêter sans heurter les objets placés sur les voies. Le service ferroviaire a été interrompu pendant au moins deux heures.

Nous avons agi en solidarité avec le clan Gidimt’en, qui a fait face hier à un raid pour avoir défendu son territoire, son eau et sa souveraineté. Nous ne pouvons pas permettre que cette action de la GRC reste sans réponse. Pour chaque blocage d’autoroute, un poste de signalisation ferroviaire incendié. Pour chaque succursale de la RBC privée de ses fenêtres, un véhicule de la GRC part en fumée. Pour chaque blocage de voie ferrée, un site de vanne de pipeline saboté. Toute notre solidarité avec les défenseurs de la terre et de l’eau sur le yintah, répondons à leurs appels à shut shit down !

– des anarchistes

#AllOutForWedzinKwa #WetsuwetenStrong

Mise à jour urgente : Des dizaines d’agents de la GRC se sont déployés sur le territoire Wet’suwet’en

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Nov 182021
 

Du Point d’accès Gidimt’en

Un avion charter rempli d’agents de la GRC a atterri à l’aéroport de Smithers, avec entre 30 et 50 agents équipés de sacs de sport de camouflage.

La police a embarqué dans deux bus et des camionnettes de location banalisées et s’est dirigée vers le yintah. Un hélicoptère de la GRC se dirigerait vers la région. Tout au long de la journée, des hélicoptères ont tourné au-dessus de nos campements, effectuant des vols bas et délibérés pour la surveillance.

La route menant à notre yintah demeure bloquée par la GRC à 28 km, les chefs héréditaires, la nourriture et les fournitures médicales étant refoulés.

En plein milieu d’une urgence climatique, alors que les autoroutes et les routes sont emportées et des communautés entières sont inondées et évacuées, la province a choisi d’envoyer des bus entiers de policiers pour criminaliser les protecteurs de l’eau Wet’suwet’en et pour travailler comme une force mercenaire pour le pétrole et le gaz.

Nous ne reculerons pas. Nous avons besoin de tous les regards tournés vers le yintah Wet’suwet’en. Nous avons besoin de votre présence sur le terrain. Nous avons besoin d’actions de solidarité dans tout le Canada.

#ShutDownCanada

#AllOutForWedzinKwa

Les Gidimt’en expulsent CGL du territoire Wet’suwet’en; le chemin de service forestier Morice est détruit

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Nov 182021
 

Du Point d’accès Gidimt’en

Hier, nous avons repris nos terres. Avec nos alliés Haudenosaunee, nous avons appliqué nos anciennes lois sur l’intrusion et avons fermé définitivement l’accès à notre territoire. Le chemin de service forestier Morice a été détruit et l’accès à Coastal GasLink n’est plus possible.

Nous assumons notre responsabilité de défendre nos sources d’eau sacrées et de mettre fin à la destruction du yintah.

Nous n’abandonnerons jamais. Rejoignez la résistance et venez au yintah.

Plus d’infos sur l’expulsion via le Point d’accès Gidimt’en et It’s Going Down:

Le peuple Wet’suwet’en a de nouveau le contrôle du yintah Wet’suwet’en ! Dinï ze’ Woos affirme sa juridiction en appliquant nos lois avec l’avis d’expulsion de 2021. La FSR de la rivière Morice a été désactivée, bloquant les intrus de notre yintah !

Dimanche matin, des membres du clan Gidimt’en ont expulsé des employés de Coastal GasLink (CGL) du territoire non cédé des Wet’suwet’en, conformément aux anciennes lois sur l’intrusion des Wet’suwet’en et à un avis d’expulsion signifié pour la première fois à CGL en 2020 par les chefs héréditaires Wet’suwet’en.

Les employés ont eu 8 heures pour évacuer pacifiquement la zone, avant que la route principale menant au territoire de Lhudis Bin du clan Gidimt’en ne soit fermée.

Sleydo’, porte-parole des Gidimt’en, a commenté l’application de l’expulsion :

Les chefs héréditaires Wet’suwet’en n’ont jamais cédé, rendu, ou perdu en guerre, le titre de propriété de ce territoire. Cela signifie que ce qu’ils disent est valable. L’ordre d’expulsion du 4 janvier 2020 dit que CGL doit se retirer du territoire et ne pas y revenir. Ils ont violé cette loi pendant trop longtemps.

Hier marquait également le 50e jour de l’établissement du camp Coyote, où les membres Gidimt’en, sous la direction du chef Woos, ont réoccupé le territoire de Cas Yikh et ont réussi à bloquer les efforts de Coastal GasLink pour forer sous le cours supérieur Wet’suwet’en.

Blocage sur la rue Notre-Dame à Montréal en solidarité avec Gidimt’en et Likhts’amisyu

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Nov 162021
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Tôt ce matin, pendant l’heure de pointe, un groupe d’allochtones a bloqué le traffic allant vers l’ouest sur la rue Notre-Dame, avec des piles de pneus et des tables de pic-nique en feu. L’action s’inscrit en solidarité avec les clans Gidimt’en et Likhts’amisyu de la nation Wet’suwet’en. La rue Notre-Dame s’engorge facilement pendant l’heure de pointe. Même des blocages temporaires peuvent nuire à la circulation vers le centre-ville, en plus de ralentir les camions entrant et sortant du Port de Montréal, adjacent à la rue Notre-Dame.

Les Wet’suwet’en luttent contre l’invasion de compagnies pétrolières sur leur Yintah (territoire) depuis plus d’une décenie et résistent au colonialisme et à l’état Canadien depuis bien plus longtemps. En ce moment, un combat fait rage contre le projet de pipeline de Coastal GasLink (CGL), qui, si mené à terme, acheminerait du gaz naturel vers une installation de GNL (gaz naturel liquéfié) à Kitimat, en Colombie-Britannique, traversant ainsi le territoire Wet’suwet’en. En 2020, suite à un raid militarisé contre les défenseur.euses de la terre Wet’suwet’en, une vague massive d’actions de solidarité réunie sous la bannière #ShutDownCanada a déferlé sur le pays, paralysant le traffic ferroviaire pendant des semaines et perturbant les ports et les autoroutes.

Le 25 septembre 2021, les membres du clan Gidimt’en et leurs supporteurs.euses ont occupé le site de forage qui aurait servi à forer pour le pipeline sous la rivière Wedzin Kwa, menançant toute forme de vie dépendant de cette rivière. Cette action a permis l’établissement du Camp Coyote. Depuis, ce camp est resté en place, bloquant l’accès au site de forage. Sleydo’ (Molly Wickham), une chef de Cas Yikh (Grizzly House) du clan Gidimt’en et porte-parole pour le camp Coyote, a depuis lors lancé des appels répétés à des actions de solidarité à travers le pays.

À la fin du mois d’octobre 2021, le Chef Dst’hyl du clan Likhts’amisyu a enlevé les batteries des machines appartenant à CGL se trouvant sur le territoire de son clan. Il affirmait par cet acte qu’il n’y aurait désormais plus de travaux effectués par la compagnie sur son territoire. C’est peu après que Dst’hyl et un autre supporteur Gitxsan ont été arrêtés. En réponse, des membres de Six Nations ont bloqué une autoroute pendant cinq jours dans le sud du soi-disant Ontario.

Le 14 novembre, des membres du clan Gidimt’en et des supporteurs.euses ont rendu effectif un avis d’éviction qui avait initiallement été émis à CGL en 2020 par les chefs hériditaires Wet’suwet’en. Les travailleurs de CGL se sont fait donner huit heures pour évacuer le territoire Cas Yikh avant que la Morice River Forest Service Road, la route forestière offrant le seul accès au territoire, ne soit fermée de façon permanente. Seulement un petit nombre de travailleurs ayant quitté, Gidimt’en a alloué à CGL une extension de deux heures pour se soumettre à l’avis d’éviction. Quand l’heure donné a été atteinte, la route a été condamnée, ce qui a eut pour effet d’empêcher de façon efficace tout travail de se poursuivre sur le territoire Cas Yikh. Peu après, un blocage de rail de chemin de fer a été tenu par la nation voisine Gitxsan.

Le potentiel d’une autre vague d’actions de solidarité est grand.

Bien que la réponse de la GRC reste à suivre, nous voulons qu’il soit clair que nous sommes témoins de ce qui se passe sur le Yintah (territoire) et que nous continuerons d’agir en solidarité avec les défenseurs.euses du territoire Wet’suwet’en. Nous supportons de façon inconditionnelle leur lutte pour leur souveraineté, leur autonomie et pour la protection des terres et de l’eau dont illes dépendent. Nous encourageons tout le monde à répondre aux appels à l’action en s’en prenant aux infrastructures coloniales, où que ce soit.

#AllOutForWedzinKwa