Entretien avec un militant du Réseau libertaire Brume Noire en Gaspésie

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Juil 042022
 

Du Collectif Emma Goldman

Ce printemps, le Réseau libertaire Brume Noire a gentiment accepté notre invitation pour un entretien au sujet du militantisme anarchiste dans les territoires Mi’kmaw non cédé de la soi-disant Gaspésie. Notre intérêt à jaser avec eux et elles vient de certaines similitudes quant à notre situation géographique (isolement et région périphérique notamment), mais également des luttes en cours contre l’extractivisme et en solidarité avec les Premiers Peuples de part et d’autre. Un militant du Réseau, Nokturn, a été délégué pour cet entretien.

BCEG : Salut Nokturn! Le Réseau libertaire Brume Noire (RLBN) aura quatre ans cet automne, comment décrirais-tu le fonctionnement du réseau et à quel endroit est-il actif?

Nokturn : Le Réseau Libertaire Brume Noire est actif sur la pointe Gaspésienne. Nous nommons le secteur ainsi pour reconnaitre qu’il s’agit, pour nous et d’autres personnes, d’un territoire (celui du Gespe’gewa’gi) non cédé Mi’kmaw et parce que nous couvrons plusieurs villages qui sont agglomérés aux villes depuis les expropriations à cause de l’industrialisation. Le Réseau a un objectif simple, celui de ‘réseauter’. C’est-à-dire, relier les initiatives libertaires, qu’elles soient déjà en place ou pas encore nées, afin de démocratiser les points de vue révolutionnaires dans la sphère publique et populaire. En d’autres termes, créer une éducation populaire locale digne de ce nom avec les acteurs de cette localité et créer les rencontres nécessaires pour un avancement des idées conjointes. Nous tentons de nous rappeler le plus souvent possible certains principes qui semblent échapper parfois même aux plus libertaires d’entre nous, tel la diversité des tactiques (apprendre son rôle dans des perspectives inconnues ou incomprises) ou encore la camaraderie en dehors des médias sociaux et des univers dominants. Le Réseau n’est pas initiateur d’alternative directement, mais il met en place les opportunités pour que les personnes désireuses de changement puissent trouver des outils ou des rencontres dans leur communauté et déployer des moyens pour accentuer la révolution.

BCEG : La Gaspésie a un passé assez riche en expériences libertaires. Sur une base philosophique, on pourrait remonter à l’organisation politique égalitaire des Miꞌkmaq et à la révolte des pêcheurs de Rivière-au-Renard (1909), que Mathieu Houle-Courcelles mentionne dans « Sur les traces de l’anarchisme au Québec (1860-1960) ». Dans les dernières décennies, le territoire a notamment vu arriver une multitude d’expériences contre-culturelles et alternatives, ainsi que des communautés intentionnelles libertaires et écologistes. Dans cette histoire assez morcelée, qui a sans doute parfois manqué de cohésion, quels sont les éléments que l’animation d’un réseau politique explicitement libertaire peut apporter de nouveau à votre avis?

Nokturn : Premièrement, le Réseau tente d’apporter, en plus de luttes et inspirations internationales, une reconnaissance des mouvements locaux que vous avez mentionnés. Il est important de comprendre le contexte géopolitique et notre passé en lutte afin de mieux cerner les enjeux actuels qui y sont fort probablement reliés. Il devient important de faire valoir les pensées révolutionnaires gaspésiennes, qu’elles soient autochtones ou allochtones.

Ensuite, en organisant une culture militante populaire, ces mouvements deviennent ancrés dans notre imaginaire et notre identité collective. Un des éléments des luttes dans les exemples que vous mentionnez est la spontanéité. Autant pour réagir lorsqu’une situation opprimante se présente, mais également pour construire et démontrer que d’autres options sont possibles et tout autant valables. Il faut être prêt à s’adapter et changer de méthodes.

Aussi, le réseau permet de relier les alternatives libertaires sur la Pointe afin qu’elles puissent créer un tissu social en marge et créer une véritable économie locale visant une certaine souveraineté. En menant ensemble les luttes, il est possible d’apporter un meilleur soutien sur le territoire qui est assez vaste. Depuis l’urbanisation au Québec, les territoires éloignés subissent un contre poids des gens qui quittent la ville pour se réinstaller dans les régions et il se crée un combat de la ‘ruralité versus la banlieue’. Les gens qui s’installent dans les régions éloignées ne sont pas nécessairement des gens qui veulent délaisser leurs privilèges et plutôt même rester dans le confort qu’ils connaissent. Pour que ces personnes fassent partie de la lutte, il est de notre devoir de les inclure dans les alternatives pour créer le changement nécessaire dans leurs habitudes et la compréhension des fonctionnements en communauté.

BCEG : Outre le RLBN, peux-tu nous faire un petit portrait des différents groupes ou initiatives militants qui luttent dans la région et les idées qu’ils et elles portent?

Nokturn : Nous avions créé un petit dépliant sur les alternatives libertaires en Gaspésie autour de la Pointe. Probablement que ce serait bien de le mettre à jour! Il y a des écovillages et hameaux intéressants, des projets de communautés comme des coops d’habitation ou de solidarité, de plus en plus d’alternatives maraîchères en permaculture (paniers bio, souveraineté alimentaire, projets municipaux comme Nourrir notre monde), des groupes citoyens ou militants tel La planète s’invite au parlement ou Solidarité Gaspésie, le comité ZEN, des lieux autogérés comme le Loco local… quelques alternatives médiatiques comme le journal La grève également ou encore les archives révolutionnaires de la Bardane à St-Louis. Le désir et la volonté de construire en marge sont bien présents, même dans les sphères publiques comme avec les soins de sages-femmes ou les centres de petite enfance en constant combat. Des valeurs importantes sont celles qui se lient au communautaire. Ici, les centres communautaires et les groupes de discussion et d’entraide sur les médias sociaux sont chose régulière afin de pallier le manque de services, la distance ou d’autres problématiques qui sont liés au capitalisme, à l’isolement et à l’exode rural. Il y a aussi bien sur nos amis Miꞌkmaq qui sont présents pour défendre les mouvements et enjeux autochtones et avec qui nous sommes très prêts pour aider notre décolonisation.

BCEG : Au cours des dernières décennies, avec la vigueur des mouvements contre-culturels et l’opposition à la tenue des grands sommets portant sur les traités de libre-échange, la représentation de l’anarchisme a beaucoup été associée aux grands centres urbains et à l’organisation de la jeunesse et des groupes marginalisés qui y habitent. Comment perçois-tu les possibilités révolutionnaires et l’implantation sociale des idées libertaires en milieu rural?

Nokturn : Personnellement, je ne crois pas que ce soit une possibilité, mais une nécessité. Le capitalisme se base sur la privatisation et la surproduction, donc les centres urbains. En Gaspésie, il est facile de voir dans l’histoire ouvrière les exemples de dépossessions du gouvernement lors de la centralisation d’Après-guerre et de l’exode rural. Les communautés se sont vues privées de leurs services et une pauvreté intellectuelle a été exploitée. Pire, des villages expropriés. Donc, le retour en région fait partie d’un mouvement anticapitaliste, quand il vient avec un changement de mode de vie également (parce que beaucoup de gens veulent conserver leurs privilèges de banlieue ou métropoles en revenant en région). Les idées libertaires ont une place de choix dans les régions puisque les militants peuvent se concentrer sur la construction d’alternatives et pas seulement sur la réaction (défensive), étant souvent sur des combats urbains comme la gentrification ou les constants problèmes créés par les grands centres. Les mouvements libertaires doivent prendre place sur les territoires non cédés des Premières Nations également dans une perspective anticoloniale, beaucoup de ces espaces faisant partie des régions.

BCEG : Qu’est-ce que tu vois comme les plus gros défis qui peuvent se poser à la persistance dans le temps (et peut-être aussi la croissance) des groupes militants dans votre coin?

Nokturn : La rétention dans la région est un défi de taille qui laisse des marques. Le manque de logement et les personnes qui restent ici seulement l’été, en plus du cégep, font en sorte qu’une dynamique particulière s’installe et il devient difficile de créer une certaine constance dans les alternatives. C’est d’ailleurs l’une des raisons de la création du réseau, afin de pouvoir lier les gens par un tissu social autonome au travers des projets. La constance c’est une vertu qui est difficile dans plusieurs spectres, mais tellement importante pour la création d’alternatives concrètes. Sinon, bien entendu, l’étau toujours plus serré du capitalisme qui vient poser des barrières à la collectivisation et décentralisation de nos espaces et territoires, mais ça, c’est la raison pour laquelle nous sommes libertaires et solidaires.

BCEG : La question que je vais te poser apparaîtra peut-être curieuse, elle fait néanmoins appel à votre interprétation de la conjoncture régionale et des rapports de pouvoir, des entreprises, des personnalités influentes et des institutions qui y tirent les ficelles. Dans votre analyse, qui domine la soi-disant Gaspésie (en territoire Miꞌkmaw non cédé)?

Nokturn : D’un point de vue spirituel, c’est la nature qui dirige la Gaspésie. Comme partout ailleurs. Nous ne sommes qu’un passage sur cette planète et elle s’en tirera bien avec ou sans nous. Mais dans un contexte géopolitique, c’est bien évidemment les gouvernements provinciaux et fédéraux qui ont le plus de pouvoir sur les municipalités. Selon nous, les théories de Bookchin pourraient inspirer les mouvements municipaux à gagner en décentralisation. Beaucoup de municipalités en parlent, mais peu en font une pratique ou forment des actions pour gagner en autonomie. Les MRC ont des pouvoirs particuliers également sur les municipalités qui limitent les prisent de décision de manière étrange. Avec la victoire récente sur Galt, il fait bien de nous rappeler que le pouvoir appartient à qui veut le prendre, et surtout dépend de la manière qu’il est utilisé.

BCEG : Merci de nous avoir accordé cet entretien et au plaisir de vous rencontrer!

Nous ne vous avons pas oublié RBC

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Juil 012022
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Nous ne sommes pas en vacances! Toujours prêts pour une petite visite chez RBC.

Calgary : sabotage d’un fournisseur du gazoduc Coastal GasLink

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Juin 272022
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info, traduction de Sans nom

Nous sommes des anarchistes engagés dans les luttes anticolonialistes et anti-extractivistes à travers l’île de la Tortue. Nous avons suivi la lutte des défenseurs des terres Wet’suwet’en contre le gazoduc Coastal Gaslink et la répression subséquente de la GRC [gendarmerie du Canada] sur leur territoire. Nous voulons faire savoir aux entrepreneurs et aux bienfaiteurs de ce projet que nous les tenons pour complices de la violence colonisatrice de ce projet de pipeline. Ils ne sont pas à l’abri de nous, que ce soit sur le territoire ou en dehors.

Au cours du mois dernier, nous avons visité le dépôt de la société Bothar à Calgary. Après quelques recherches, nous avons découvert que Bothar est l’entreprise chargée d’exécuter le processus de microtunnelage (alias forage) sous la rivière Wedzin Kwa, la dernière des neuf traversées de rivières majeures à réaliser dans le cadre du gazoduc Coastal GasLink.

D’après notre reconnaissance, nous savions que cette entreprise possédait dans sa cour de Calgary au moins 3 têtes de forage, 2 mélangeurs de boue (pour le processus de bentonite), 2 ensembles de propulseurs de tuyaux et 2 stations de contrôle pour diriger le forage pendant le microtunnelage.

Avec un peu de pratique et quelques recherches sur Internet, nous avons facilement appris à utiliser un chalumeau oxy-acétylène portable. Nous avons pénétré par effraction dans le terrain où est stocké leur équipement. Malgré des patrouilles de police plus nombreuses et un terrain voisin très fréquenté, nous avons pu saboter plusieurs pièces d’équipement, notamment les pousse-tubes utilisés pour placer les canalisations sous le lit des rivières. L’opération a duré moins d’une heure, et nous avons laissé des dégâts importants dans notre sillage. Maintenant, ils savent que nous pouvons les atteindre partout et à tout moment.

Une grande partie des équipements clés de Bothar est fournie par les sociétés allemandes Herrenkencht + Bauer. Si vous vous trouvez en Allemagne, n’hésitez pas à leur rendre visite. Ils sont complices de la violation de la souveraineté indigène et de la destruction des territoires héréditaires des peuples Wet’suwet’en.

La tactique utilisée ici est l’une des nombreuses tactiques utilisées contre Coastal GasLink (CGL).
Nous avons choisi de cibler directement Bothar pour plusieurs raisons. Tout d’abord, parce qu’attaquer l’équipement des entreprises impliquées dans ces projets les empêche de mener à bien leur travail.

De plus, attaquer des entreprises loin du site de forage répartit les coûts financiers et défensifs. Le coût des équipements endommagés et des retards qui en résultent décourage financièrement la participation au projet CGL, qui dépasse déjà largement le budget. La perte d’équipement et les retards peuvent contribuer à faire pencher la balance en notre faveur. Si tout ce qu’ils défendent, ce sont leurs investissements sur une seule plateforme de forage, ils peuvent s’appuyer sur les essaims de porcs et de gorilles de sécurité qui s’abattent actuellement sur les Wet’suwet’en Yintah. Mais défendre leurs investissements sur toute l’île de la Tortue ? Bonne chance à eux.

Enfin, frapper les entreprises à leur base démontre que ce combat n’est pas localisé au territoire Wet’suwet’en. Plus il y a d’entreprises visées, plus notre message est clair. Les Wet’suwet’en ont appelé à des actions de solidarité et ceci est une réponse.

Que ceci soit un avertissement à toute entreprise qui cherche à causer davantage de dommages à la planète dans le but de faire du profit, et à tous ceux qui violeraient la souveraineté indigène pour favoriser les intérêts capitalistes. Peu importe la surveillance, la sécurité et les patrouilles de police avec lesquelles ils essaient de se protéger, nous trouverons toujours des failles dans leurs systèmes. Nous pouvons les atteindre. Nous entrerons dans leurs cours, nous détruirons leurs équipements, nous pourrons utiliser leurs « avancées » contre eux. Si vous et vos compagnons vous sentez inspirés pour cibler les joueurs industriels sur ce plateau de jeu impérialiste foireux, c’est le moment d’y aller.

Quelques anarchistes

P.S. Vous voulez vous lancer mais ne savez pas comment faire ? Consultez ces guides pour trouver des idées

xxx://warriorup.noblogs.org/post/2017/12/03/a-recipe-for-nocturnal-direct-actions/
xxx://mtlcontreinfo.org/wp-content/uploads/2017/01/recon_skills-read.pdf
xxx://itsgoingdown.org/confidence-courage-robust-security/

Bon lundi matin RBC !

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Mai 312022
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Un petit rappel à RBC que nous ne les avons pas oublié ce lundi matin. Bon début de semaine!

Jeudi pour la justice et la vérité

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Mai 202022
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

La RBC est une sale banque qui finance la crise climatique et l’injustice globale.

Nous avons rendu visite à cette branche de RBC de Westmount comme petit rappel, et en solidarité.

Vendredi malchanceux pour RBC

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Mai 142022
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

À “Montréal” ce vendredi 13 mai. Nous avons décoré la succursale de la RBC du centre-ville, en solidarité avec les défenseur.e.s de la terre des Wet’suwet’en. Nous avons utilisé de la peinture rouge, comme le sang qui tache les mains de cette banque.

Visite nocturne chez un haut dirigeant de la RBC

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Mai 052022
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Tard dans la nuit, le 4 mai, des revenchards sont passé chez Michael Fortier, avenue Chester. M. Fortier était membre du cabinet fédéral sous le premier ministre Stephen Harper. Aujourd’hui, il est le vice-président du conseil des marchés des capitaux chez la Banque Royale du Canada. Retiré dans sa luxueuse demeure de Mont-Royal (un quartier huppé de Montréal séparé des pauvres et des exploités par un long mur), il n’y a aucun doute que M. Fortier se sente bien à l’aise avec la décision de son patron de poursuivre le financement du gazoduc Coastal GasLink (ou de tout autre projet dégueulasse financé par RBC).

Pendant que fondent les glaciers, que la sécheresse, le feu et la famine se propagent, M. Fortier pense peut-être que son argent et ses contacts l’épargneront, lui, ses enfants et ses petits enfants. Mais les enragé.e.s connaitront les noms des grands responsables. Il doit comprendre que personne n’est à l’abri dans ce merdier.

Cette nuit là, les flammes d’un engin incendiaire se propageaient vers le bloc moteur de son Jaguar stationné devant chez lui.

Cet acte est en solidarité avec les défenseur.e.s de la terre Wet’suwet’en et avec tou.te.s les combattant.e.s de l’industrie extractive.

Réclamation territoriale à Kanehsatake

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Avr 272022
 

De No Borders Media

Les défenseur.e.s des terres autochtones de la communauté de Kanehsatake ont planté le drapeau de la Confédération Haudenosaunee sur un terrain contesté pour faire savoir au public que la terre sera récupérée.

L’action a été entreprise le matin du 27 avril sur une parcelle de 200 acres au milieu de Kanehsatake, près de Little Tree Gas. Ce terrain fait l’objet d’une controverse depuis six ou sept ans, surtout depuis qu’au moins un acre de broussailles a été coupé.

Le terrain était censé être vendu au Conseil Mohawk de Kanehsatake (MCK), mais cette vente n’a jamais eu lieu, et les membres de la communauté ont appris que le terrain avait été vendu à une entreprise privée : Vegibec Inc.

La pose du drapeau et la présence des membres de la communauté sont un message pour faire savoir au public que les terres seront récupérées. Pour l’instant, les membres de la communauté surveillent la situation, mais un appel à la solidarité extérieure pourrait être lancé dans un avenir proche.

Reportage de @NoBordersMedia, basé sur les informations de première main d’un membre de la communauté locale sur place. Voir le fil Twitter pour plus de photos.

Promenade à Westmount

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Avr 252022
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Depuis environ 2 mois, les personnes qui font vivre la lutte contre CGL sur le Yintah et au camp du km 44 en territoire du Clan Gidimt’en subissent l’harcelement et l’intimidation continue de la GRC. Dans les derniers jours les flics ont décidé d’arreter quelqu’un au camp sous le prétexte minable de « mauvaise identification ».

On pense que la solidarité active est toujours nécessaire et encore plus quand la répression frappe nos camarades. Cette solidarité peut entre autre s’exprimer par des attaques faciles a pratiquer, de façon a briser l’isolement et la peur dans lesquels l’état cherche a nous enfermer. Ce n’est pas toujours simple, mais on pense que certains de nos ennemi.e.s sont bien identifiables. Généralement ils et elles ont des grandes maisons et une petite paix qu’ils et elles cherchent à garder à l’abri de la guerre sociale qui les implique.

C’est avec ça en tête et avec notre rage qu’on a décidé de faire une sortie dans les rues de Westmount dans la nuit de mercredi dernier. A l’aide d’un extincteur plein de peinture, on s’est amusé.e à vandaliser la façade de la maison (situé au 734 avenue Upper Lansdowne) da la présidente de RBC Québec, Nadine Renaud-Tinker.

Solidarité avec les Wet’suwet’en et avec toutes celleux qui défendent le Yintah contre CGL.
Solidarité avec les camarades au KM 44!
FUCK la GRC, RBC et CGL!!

Des anarchistes

Le verger au complet : La police dans les communautés autochtones

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Avr 132022
 

De la Convergence des luttes anticapitalistes

Le Verger au complet lance son troisième épisode de la deuxième saison. Ce mois-ci, le podcast aborde les enjeux qui entourent la police dans les territoires autochtones, qu’elle soit dirigée par des autochtones ou des colons.

Dans cet épisode on discute avec l’une des fondatrices du camp d’apprentissage linguistique de Kanien’kéha à Akwesasne et de la relation de cette communauté avec les forces policières.

Musique
  • Jason camp & The Posers – “Indian Act (Kill the Indian, Save the Child)”, from the album “First Contact”, 2019 https://jasoncampandtheposers.bandcamp.com
  • Q052 – “High Horse”, from the eponymous single album, 2020, https://q052.bandcamp.com
Références

Pour en savoir plus sur le camp: https://newsinteractives.cbc.ca/longform/reclaiming-land-language

Transcription