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Revolutiontimes : nouveau site international pour la révolution

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Fév 092026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Présentation du site revolutiontimes.world, un site d’élaboration collective pour la revolution

Nous sommes pour la révolution sans frontières, par une insurrection généralisée contre tous les États, contre le capital et la propriété, par l’abolition de la marchandise, de l’argent, du travail, de la famille… La création d’un monde nouveau libéré de l’exploitation et de l’oppression n’est pas séparable de la destruction de la société existante.

Au sein des soulèvements à travers le monde, des dynamiques autonomes posent concrètement dans leur pratiques la question de la révolution. Nous nous inscrivons dans cette visée. Nous sommes liés à une histoire, celle de la lutte de classe révolutionnaire.

Dans la période actuelle, notre classe lutte et se bat. Comment allez jusqu’à la révolution mondiale ?

Ce site est un outil pour tisser des liens, se rencontrer et participer, avec d’autres, à cet effort collectif mondial pour percer le brouillard du présent.

  • Pour cela, nous voulons :
  • Rendre compte des soulèvements en cours.
  • Œuvrer à un imaginaire collectif autour de la révolution et sa victoire.
  • Promouvoir les luttes réelles de notre classe dans la vie quotidienne.

Vous y trouverez des textes écrits collectivement par l’équipe éditoriale. Un petit texte intitulé « que voulons nous » présente un certain nombre de tâches que le collectif de ce site souhaite porter, bien au-delà de lui-même.

Vous trouverez egalement ce qui constitue le socle commun de nos positions politiques, notre rapport aux luttes et leurs dynamiques, une analyse de la période ainsi qu’une tentative de carte mondiale des soulèvements et une liste de questions que nous souhaitons partager avec les camarades en lutte à travers le monde. D’autres textes suivront.

Nous avons fait le choix d’un processus d’écriture collectif, ce qui prend du temps. Nous ferons un effort particulier pour traduire les textes dans le plus de langues possibles, cela nous semble indispensable dans une démarche internationaliste. Toute aide à ce propos sera d’ailleurs la bienvenue.

Bonne lecture !

https://revolutiontimes.world/

Pour nous contacter et contribuer à cet effort collectif : revolutiontimes@riseup.net

[Vidéo] À bas les caméras : CAMOVER 2026

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Fév 032026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Cet hiver à Montréal, plusieurs équipes se sont réunies pour amorcer la nouvelle saison du jeu Camover. Certaines ont choisi de filmer quelques-uns de leurs exploits.

Le SPVM vient de mettre en place un logiciel de surveillance IA qui pourrait intégrer des milliers de caméras publics et privés. Vive l’action directe contre les infrastructures de la techno-dystopie ! Crevons les yeux qui nous espionnent !

2e ronde : À partir de la Saint-Valentin jusqu’au 15 mars.

*Réfléchissez toujours avant de vous filmer pendant une action.

Publication de la Base de données d’infiltré·e·s

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Jan 172026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Le No Trace Project a publié un nouvel outil : la Base de données d’infiltré·e·s, une base de données de cas d’infiltré·e·s à long terme employé·e·s par les autorités au 21ème siècle. Elle couvre actuellement 74 cas dans 12 pays, dont 5 cas au Canada. Le but de la base de données est d’aider anarchistes et autres rebelles à mieux comprendre comment les infiltré·e·s opèrent. Pour chaque cas nous fournissons une rapide description, des sources pour en apprendre plus, ainsi que le nom et des photos de l’infiltré·e, si disponibles. Accédez à la base de données :

https://notrace.how/infiltrators

Nous comptons mettre à jour la base de données à l’avenir. Si vous connaissez un cas qui manque et qui remplit nos critères d’inclusion, n’hésitez pas à nous prévenir. Nos critères d’inclusion sont ici :

https://notrace.how/infiltrators/about.html

Pour plus d’informations sur les infiltré·e·s et comment s’en protéger, nous conseillons notre base de données de ressources :

https://notrace.how/resources/fr/#topic=infiltrators-and-informants

Des psychiatres patrouillent

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Jan 122026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Les liens entre la psychiatrie et la police ne datent pas d’hier. Que des étudiant.es en psychiatrie embarquent avec des patrouilles du SPVM fait sens puisque la prison, les universités et les hôpitaux sont réfléchis de la même façon et servent les mêmes objectifs – de contenir la marginalité et de contrôler celleux qui n’entrent pas dans les codes de conduite imposés et produits par ces mêmes institutions (Surveiller et punir, Foucault 1975).

Nous accompagnons des personnes marginalisées au quotidien. Nous écoutons leurs vécus et leurs expériences. Nous savons que pour les personnes marginalisées, la police n’est pas un synonyme de protection. Elle incarne le contrôle, l’intimidation et la violence. Des images, comme celle qu’on a vue circuler le 8 janvier dernier, à Berri-UQAM, ne sont pas ce qu’on devrait qualifier de « dérapage » ou « d’exception ». Ce n’est pas non plus une question de « quelques pommes pourries » ou de « patrouilleurs qui manquent de formation ». Ces événements relèvent d’un problème beaucoup plus profond : un système qui existe pour opprimer.

Ces « agents de la paix » arrivent la plupart du temps déjà convaincus de leur supériorité morale et puis traitent ces personnes comme une nuisance à la loi et l’ordre. Mais comment peut-on adhérer à la loi et l’ordre alors qu’on vit dehors et qu’il n’y a pas d’issue à notre situation? La rue devient donc la seule option pour continuer d’exister et exister dans l’espace public c’est être dans un état de surveillance constante qui mène à être systématiquement chassé.

On parle ici de personnes pauvres, itinérantes, racisées, en détresse psychologique, 2SLGBTQIA+, en crise, vieilles, jeunes, diplômées ou pas. Des personnes qui devraient être soutenues, accompagnées et protégées. Leur existence est perçue comme étant un problème à gérer plutôt qu’une réalité à comprendre.

Et maintenant, on voudrait nous faire croire que d’envoyer de futurs psychiatres patrouiller dans les rues avec la police est une bonne idée.

Selon l’article de La Presse de Katia Gagnon, on décrit une autre tentative d’équipes mixtes du SPVM, c’est à dire qu’une profession en relation d’aide s’ajoute à une équipe de patrouille du corps policier afin d’accroître leur compréhension de la détresse des gens en grande précarité.

Les personnes en situation d’itinérance ne sont pas des terrains de stage. Elles ne sont pas là pour « susciter des vocations », pour former la relève médicale ou pour servir de laboratoire humain à des initiatives mal pensées. Y aura-t-il un espace dans les universités, dans le corps policier pour agir sur ces liens de causalité entre la criminalisation et la pauvreté? Que se passe-t-il après les observations? Des remises en question sur nos pratiques et sur nos services? Bien sûr que non.

Ce genre de projet renforce une idée dangereuse : que la police doit rester au centre des crises humaines et qu’elle a un rôle à jouer dans la résolution de celles-ci. Qu’on doit continuer d’appeler des gens armés pour répondre à la détresse et à la pauvreté alors que tout ce qu’on sait et qui est répété par les personnes premières concernées depuis toujours c’est que la police traumatise et aggrave leur situation.

Qu’est-ce que des psychiatres peuvent offrir dans des situations où l’État, en toute impunité, crée des scènes de violence et n’arrive pas à désamorcer une situation de détresse ? Vers qui ira notre solidarité lorsque les rapports académiques nous diront encore à quel point le travail policier est difficile et que les pauvres sont fous et font peur ? C’est ce discours qui doit changer et ce ne sont pas les universités ou la police qui produiront l’alternative.

Soyons clairs : on ne soigne pas la détresse sous escorte policière. On ne crée pas de lien de confiance quand la première chose que les gens voient est un uniforme, une arme et une autorité qui les a déjà traumatisés.

Quand appeler le 911, aller à l’urgence ou au CLSC devient un risque de se faire tabasser, insulter, traumatiser ou institutionnaliser, ce n’est pas un échec individuel, c’est un échec collectif. Quand quelqu’un préfère endurer une crise, une agression ou une urgence médicale plutôt que de croiser la police, c’est que les services d’urgence ont cessé d’être des services. Ils sont devenus des armes de répression contre les plus vulnérables.

Ce système ne dysfonctionne pas : il fonctionne exactement comme prévu. Il protège l’ordre, pas les personnes. Il défend la propriété, pas la dignité humaine. Il criminalise la pauvreté, la détresse et la survie.

Envoyer des psychiatres dans la rue avec des policiers ne fait pas partie de la solution. C’est une façon de se donner bonne conscience sans remettre en question la violence institutionnelle, le sous-financement chronique du communautaire, l’absence de logements sociaux et abordables et le choix politique clair de gérer la misère par la coercition.

Assez du silence. Assez de la complaisance, des enquêtes corrompues, des excuses vides et des réformes sans changements réels. Tant que la violence policière sera tolérée, minimisée ou justifiée, les services d’urgence continueront d’être une source de traumatismes qui ne fait qu’empirer la situation de plusieurs et d’accroître la précarité. Les équipes mixtes n’ont rien de révolutionnaire et n’ont rien à offrir quant aux réels besoins des personnes en détresse.

CAMOVER jeux d’hiver : pour votre boîte à outils

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Nov 192025
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Ce fichier PDF peut être imprimé avec une attention aux protocoles de sécurité. Montrez-le aux caméras pour qu’il soit clair qu’elles ne devraient pas exister. Exprimez clairement nos intentions et nos raisons d’agir. Assurez-vous que les caméras ne seront pas remplacées par de nouvelles.

Pliez-le deux fois afin que l’image soit visible des deux côtés de la feuille pliée.

Quelques tuyaux pour la sécurité opérationnelle lors d’une activité de type Camover

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Nov 082025
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Nous sommes simplement quelques personnes vétéranes des Camovers passés qui ont décidé de prendre un instant de pause dans la planification de nos sorties de ce mois-ci pour partager quelques conseils avec d’autres équipes. Nous préférons gagner parce qu’on accumule plus de points que vous sur un mois complet d’efforts, pas parce que plusieurs d’entre vous se seraient fait pogner.

Tout d’abord, considérons l’état actuel de la technologie des caméras grand public qui a pas mal progressé au cours de la dernière décennie depuis l’avènement de la tradition Camover. Ces informations sont facilement trouvables en parcourant les listes de produits sur Amazon. Il est donc facile de supposer que les caméras de sécurité que nous rencontrons sur les maisons et les entreprises, y compris les caméras de sonnette, ont certaines capacités :

  • Enregistrement vidéo haute définition, y compris la vision nocturne avec un angle de vue assez large;
  • Microphones pour enregistrer l’audio;
  • Analyse vidéo incluant la détection des individus s’approchant de la caméra ou la manipulant;
  • Alertes d’activité suspecte qui peuvent être envoyées en temps réel à une application sur le téléphone du propriétaire ou à un centre de surveillance;
  • Alimentation par batterie et transmission de données via WiFi, ce qui signifie qu’une caméra peut continuer à capturer de l’audio/vidéo après avoir été détachée d’un mur.

Ces capacités rendent encore plus important de se masquer, d’agir rapidement et silencieusement, et d’utiliser des scouts. Développons chacun de ces points.

Se masquer : Cela va sans dire. Des lunettes de soleil pour quiconque s’approche d’une caméra, tout comme un bon winter bloc pour tout le monde, car les nuits se font de plus en plus froides.

Furtivité : Si vous jouez avec un ami, évitez de vous parler n’importe où une caméra pourrait capter l’audio. Développez des signaux manuels si nécessaire. Près des maisons, le niveau de bruit est également essentiel pour ne pas alerter les résidents. Pour un dormeur léger sur son canapé à quelques mètres à l’intérieur, le bruit que vous faites devant sa porte peut ressembler à une tentative d’effraction. Ils pourraient appeler la police sans que vous le sachiez, et les temps de réponse pour les cambriolages sont rapides. Retirer l’appareil avec un pied-de-biche peut être plus silencieux que de le casser avec un marteau. Élaborez un plan à l’avance afin de pouvoir agir et vous enfuir rapidement, en étant hors de vue avant toute réponse à une alerte automatisée.

Scouts/guets (ou peu importe comment t’appelle ça) : Avoir un.e ou plusieurs camarades en rôle de scouts n’est pas facultatif. Si les flics sont appelés, les scouts doivent être capables de les repérer et d’alerter celleux qui sont en action avant que les flics n’arrivent sur le lieu de l’action. Le nombre et le placement de celleux-ci doivent être décidés en fonction de la géographie et du niveau d’activité de la zone d’action. Un long pâté de maisons d’une rue résidentielle à sens unique peut ne nécessiter qu’une seule personne, mais rappelons-nous que les flics peuvent rouler à contresens dans une rue à sens unique (surtout la nuit). Sur des blocs plus courts d’une rue commerciale, bien éclairée et plus fréquentée, vous pouvez vouloir deux, trois ou plusieurs personnes qui font cette tâche. Considérez toujours la ou les directions les plus probables d’arrivée des policiers, y compris la route la plus directe depuis le poste du territoire sur lequel vous vous situez. Les intersections sont souvent de bons endroits pour se placer, car elles permettent une visibilité dans plusieurs directions. Les guets surveillent également les véhicules civils, les taxis, les cyclistes et les piétons afin que vous puissiez agir sans témoins. Pensez à décider de trois signaux: un pour un civil qui approche, un autre pour la police qui patrouille simplement, et un troisième pour la police qui semble répondre à un appel ou se dirige vers le lieu de l’action. Les signaux peuvent être donnés en criant quelque chose d’anodin, comme un nom au hasard, ou en utilisant des talkies-walkies. La façon dont vous réagirez à chaque signal de votre scout variera, la décision de prendre une pause et chiller ou encore de partir en courant dépendra beaucoup des circonstances; parlez des différents scénarios à l’avance avec votre équipe. Gardez à l’esprit que les policiers peuvent travailler en civil et dans des voitures banalisées lorsqu’ils sont en état d’alerte renforcée dans une zone donnée.

D’autres éléments qui augmenteront le plaisir :

  • Bien que nous aimions les vidéos de caméras smashées autant que n’importe quel.le autre anarchiste, pensez à ne pas filmer vos actions tant que vous ne serez pas rendues super à l’aise avec les différentes tactiques et la dynamique de votre équipe. Filmer ajoute une autre chose à penser et crée des preuves qui pourraient être nuisibles en cas d’arrestation.
  • Pensez à comment réduire le risque que les propriétaires de maisons et de commerces installent de nouvelles caméras après que vous ayez détruit les leurs. Ils pourraient être plus enclins à le faire s’ils considèrent tout ça comme une attaque ciblée envers eux ou leur propriété, alors envisagez des moyens de communiquer que cela fait plutôt partie d’une campagne générale contre la surveillance dans le quartier, comme laisser des dépliants ou des affiches dans la zone.
  • Apprenez à repérer les fausses caméras de surveillance. Elles peuvent avoir un faux fil qui ne mène à aucune source d’alimentation, ou pas de fil et pas d’espace pour les piles. Laissez-les tranquilles ou démolissez-les parce qu’elles contribuent toujours à un climat de surveillance généralisée, mais méfiez-vous du propriétaire d’entreprise choqué qui les remplacera peut-être par des vraies.

Au final, vos efforts seront égaux à votre maillon le plus faible, alors assurez-vous que toute votre équipe est prête à agir avec prudence, discrétion et finesse. Avec le bon équilibre entre vitesse, habileté et confidentialité, votre équipe pourra vaincre les systèmes de surveillance les plus sophistiqués et ainsi continuer à déranger cette culture de la surveillance et ses effets pervers partout où vous irez.

Indonésie : Urgent : Les inculpé.es dans l’affaire du réseau « Chaos Star » risquent jusqu’à vingt ans de prison

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Nov 032025
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info, traduction de Attaque

À la suite des révoltes de masse d’août 2025, quand une grande partie de la population s’est soulevée et a attaqué la corruption et l’inégalité fondamentales de l’État, 44 compas anarchistes sont emprisonné.es dans la caserne de la police paramilitaire de Java occidental, à Bandung. Il n’y a d’accès aux visites pour personne d’autre que leurs familles et même cela est réduit minimum. Les détenu.es ont été isolé.es et ils/elles sont utilisésDe dans une campagne de manipulation menée par l’État indonésien par le biais des médias grand public. Beaucoup de nos compas emprisonné.es sont très jeunes. Elles/ils sont tou.tes accusé.es de faire partie du réseau individualiste-nihiliste « Chaos Star » , une invention crée par la police dans le but de les poursuivre. La police affirme que les compas emprisonné.es ont été radicalisé.es par de « leaders » et financé.es par des organisations anarchistes étrangères. Les flics indiquent que l’existence de bannières, de drapeaux, de livres, de brochures et de musique, qui étaient en possession des détenu.es, montreraient leur appartenance à l’organisation « Chaos Star ».

Certain.es compas sont accusé.es d’actions directes graves, telles que des attaques au cocktail Molotov, des incendies, des émeutes, la destruction de biens, etc. Enfin, certain.es des compas sont accusé.es de provocation aux crimes et délits, soit en ligne, pour leurs blogs ou médias sociaux, soit pour leur rôle « proéminent ». Ils/elles sont isolé.es dans la caserne de la police paramilitaire et le Legal Aid Institute (LBH) de Bandung a été empêché de les représenter. Une option serait d’embaucher un avocat privé, mais cela coûterait des dizaines de millions de rupiah. Nous demandons une attention accrue sur cette situation dangereuse. La torture et les mauvais traitements sont largement utilisés sur les détenu.es, ce que les familles ont confirmé. Les jeunes compas ont été blessé.es et tabassé.es jusqu’à ce qu’elles/ils fassent de faux aveux, disant qu’ils/elles ont participé aux manifestations et/ou font partie d’organisations précises, car elles/ils ont été soumis.es à la brutalité de la police paramilitaire. C’est un fait connu et une réalité que nous devons affronter. À la suite de l’insurrection, dans toute l’Indonésie, contre l’ex-militaire de droite Prabowo Subianto, les jeunes et le mouvement anarchiste ont été sévèrement réprimé.es par le régime. Beaucoup de jeunes ont été capturé.es lors des assauts de la police et, peu importe leur « culpabilité » ou « innocence » supposées, nous sommes solidaires avec elles/eux et avec tou.tes ceux/celles qui luttent contre l’oppression sociale, les prisons, la police et l’État.

Nous publions les noms de nos compas emprisonné.es et l’adresse de la prison de la caserne de la police paramilitaire de Java occidental, où nos ami.es sont détenu.es. Ne laissons pas ces compas seul.es et envoyons leur des lettres de solidarité, des cartes postales et notre message de feu. Même si le courrier solidaire est volé et bloqué par ceux qui leurs administrent ces abus, ceux-ci sauront que nous les tiendrons tous responsables de ce qui se passe à Bandung. Allumons les lumières sur ce que les tortionnaires détestés de la police et le régime de Prabowo Subianto font à nos jeunes compas, où cela se passe et par qui et ripostons contre la police et toutes les prisons, partout.

ABC/Palang Hitam

Adresse de la caserne de la police paramilitaire de Java occidental :

(indiquer le nom de la /du détenu.e)
Jl. Soekarno Hatta No.748,
Cimenerang, Kec. Gedebage,
Kota Bandung,
Jawa Barat 40292,
Indonésie

Première liste
Noms des compas suspecté.es de crimes génériques :

Aditya Dwi Laksana (A.d)
Mochamad Naufal (M.n)
Gregorius Hugo (G.h)
Rizki Mahardika (R.m)
Herdi Supriyadi (H.s)
Rizalussolihin Alias Jalus .(R.s)
Rhexcy Fauzi Kunaidi (R.f.k)
Tubagus Andika Pradita (T.a.p)
Muhamad Jihar Fawak (M.j.f)
Angga Wijaya (A.w)
Muhamad Subhan (M.s)
Eli Yana (E.y)
Muhamad Vansa Alfarisi (M.v.a)
Muhamad Sulaeman (M.s)
Muhamad Rifa Aditya (M.r.a).
Veri Kurniawan Kusuma (V.k.k)
Joy Erlando Pandiangan (J.e.p)
Muhamad Jalaludin Mukhlis (M.j.m).
Jatnika Alang Ramdani Septiawan (J.a.r.s).
Ariel Octa Dwiyan (A.o.d).
Angga Friansyah (A.f).
Putra Riswan Anas (P.r.a).
Zanief Albani Yusuf (Z.a.y).
Wanda Abdurrahman (W.a).
Wawan Hermawan (W.h).
Reyhan Fauzan Akbar (R.f.a)

Deuxième liste
Compas suspecté.es de crimes liée à internet :

Arfa Febrianto Bin Dodo Sujana (A.f)
Rifal Zhafran Bin Rohman Maulanarifal Zhafran Bin Rohman Maulana (R.z)
Muhibuddin Bin Maemun (M.d)
Muhammad Zaki Bin Bambang Priono (M.z)
Arya Yudha. (A.y).
Azriel Agung Maulana Als Gama Bin Jabidin. (A.a)
Rifa Rahnabila Bin M Suparman ( R.r)
Marshall Andy Kaswara Bin Nandang Koeswara (M.a.k)
Yusuf Miraj Bin Tata Rohmana (Y.m)
Moch Sidik Als Acil (M.s)
Deni Ruhiat Als Deni Sumargo Bin Rudik (D.r)
Cheiza Bin Tatang Hernayadi (C.z / Anak)
Rizky Fauzi Als Arab Bin Hasan (R.f)
Muhammad Ainun Komarullah (M.a.k) – Muhammad est accusé d’être un administrateur du compte Instagram @Blackbloczone et du site web https://blackbloczone.noblogs.org.
Andi Muh. Ashabulfirdaus (A.f) – Andi est accusé d’être un administrateur du compte Instagram @Blackbloczone.
Dana Ditya Pratama (D.d) – Dana est accusé d’être un administrateur du compte Instagram @Blackbloczone et le titulaire du compte de son porte-monnaie électronique.

Troisième liste
Compas suspecté.es d’avoir un rôle de leaders :

Reyhard Rumbayan
Eat a été interpellé à Makassar le 23 septembre 2025 [voir ici ; NdAtt.]. Par le passé, Eat avait été en prison pour une attaque de la FAI/FRI contre une banque, en solidarité avec le compagnon anarchiste Luciano Tortuga, blessé au Chili en 2011. Eat a été accusé d’avoir un rôle de leadership au sein du réseau « Chaos Star » et d’être le chef des émeutier.es anarchistes. Il est à l’isolement et n’a le droit de rencontrer personne. Eat a eu une audience préliminaire le 16 octobre et la période d’enquête sur lui s’étend jusqu’au 20 novembre 202[5]. Eat a de graves problèmes de santé et il a un bras paralysé, après un accident de moto, il y a quelques années, quand un.e autre compa est mort.e. Il a besoin de soins médicaux continus.

Bima Satria Putra [Attention, lire la mise à jour ci-dessous ; NdAtt.]
Bima est un anarchiste emprisonné pour la possession de dix kilos de cannabis, connu pour son projet de syndicat des prisonnier.es, ses traductions et ses écrits, depuis son incarcération en 2021. Bima a été transféré du centre de détention de la ville de Palembang à Bandung, où sont détenu.es tou.tes les 43 inculpée.es de l’affaire du réseau « Chaos Star ». En raison du manque général d’informations, il n’est pas clair quelles accusations ont été portées à son encontre. Très probablement, il est accusé de provocation aux crimes et délits et on lui attribue un rôle de leadership, en raison de ses écrits publics. Cependant, Bima ne fait partie d’aucun réseau anarchiste individualiste/nihiliste ni d’aucune cellule égoïste.

Les chefs d’accusation portés contre tous les suspect.es comprennent la violation des articles 187 et/ou 170 et/ou 406 du code pénal et/ou de l’article 1(1) de la loi d’urgence n° 12 de 1951, avec une peine maximale de vingt ans de prison.

En plus, elles/ils peuvent être poursuivi.es en vertu de l’article 45a(2), en combinaison avec l’article 28(2) de la loi n° 1 de 2024, qui modifie la loi n° 11 de 2008 sur l’information et les transactions électroniques (ITE) et/ou des article 170 et 406 du code pénal et/ou de l’article 66 de la loi n° 24 de 2009 sur le drapeau national, la langue, les emblèmes et l’hymne national. La peine pourrait aller jusqu’à six ans de prison.

Pour la provocation aux crimes et délits, ils/elles peuvent aussi être poursuivi.es en vertu de l’article 45a(2), en combinaison avec l’article 28(2) de la loi n° 1 de 2024, qui modifie la loi n° 11 de 2008 (ITE), avec une peine maximale de six ans et/ou une amende pouvant aller jusqu’à un milliard de rupiah [quelque chose dans l’ordre des 52 000 euros, au change de fin octobre ; NdAtt.].

*****

Mise à jour du 1er novembre 2025

Selon une information plus récente, Bima Satria Putra n’a pas été transféré à la caserne de la police paramilitaire de Java occidental, à Bandung. Il a été placé à l’isolement, du 18 octobre au 30 novembre (la raison n’est pas connue), mais toujours dans la prison de Merah Mata, à Palembang, où il se trouve depuis décembre 2021, pour purger une condamnation à quinze ans pour possession de marijuana. Il va bien.

L’adresse pour lui écrire est :

Bima Satria Putra
Lembaga Pemasyarakatan Klas l Palembang
Jl. Taqwa Mata Merah, Karya Mulia, Kec. Sematang Borang
Kota Palembang, Sumatera Selatan 30962
Indonésie

À bas les caméras : CamOver 2025

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Oct 242025
 

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Affiches en format PDF : 1, 2

PARTICIPE AU CAMOVER D’OCTOBRE – NOVEMBRE 2025

Il est devenu rare de se déplacer en ville sans être épié par des cameras à chaque coin de rue; l’état policier sévit avec son acquisition de nouveaux logiciels IA comme celui que le SPVM vient d’annoncer, BriefCam. Les fonctionnalités de ce dernier incluent :

-Recherche multi-caméras
-Synopsis vidéo des va-et-vient d’un individu sur une période de temps
-Reconnaissance faciale
-Reconnaissance de plaques d’immatriculation
-Recherche par caractéristique (physique ou description d’un véhicule)
-Envoi d’alertes de détections d’invidivus ou de localisation.

Fuck les yeux de l’état, rejoins cette saison de CamOver! Dans CamOver, tu joues un groupe d’humains confronté avec une invasion de caméras dans leur quartier. La lutte contre les caméras est importante, mais ta survie est essentielle! Afin de gagner, tu dois former une équipe avec des ami.e.s dans ton quartier et détruire le plus de caméras possible. Cette saison de CamOver débute la fin de semaine de la Convergence Tech Anarchiste 2025 et continue jusqu’à la fin du mois de novembre 2025. Sois rapide et déplace-toi à l’insu de l’état de surveillance, que leurs réseaux d’espionnage se rompent sur le trottoir. Le quartier avec le plus de points remporte la partie!

Que le vandalisme démarre!
Que cette saison de récolte soit fructueuse!

Conditions d’engagement (tel que vu lors de la dernière saison de CamOver)

1. Préparation
Parle avec tes ami.e.s et réunisser un groupe affinitaire. Marcher dans le coin et identifier les cibles potentielles. Pendant votre repérage, prenez note des aspects suivants de chaque cible: où mettre vos masques sans être détecté.e.s, où positionner vos points d’observation, et quel sera le chemin de sortie.

Rassembler les items suivants:
masque, gants, vêtements non-identifiables
extincteur / marteau / corde / peinture aérosol / roches

2. Sabotage
La nuit est arrivée. Choississez l’outil approprié et poursuivez votre route. Positionnez vos éclaireurs, mettez vos masques aux points prédeterminés et confirmez que personne ne vous voit. Commettez l’acte de sabotage et quittez les lieux en utilisant le chemin de sortie le plus vite possible.

3. Partagez
Calculez votre score: un point par caméra. Écrivez un text court racontant vos actions et envoyez-le à mtlcontreinfo.org. Vous pouvez aussi joindre une image et-ou une vidéo au texte. Si vous réussissez à quittez avec une ou plusieurs caméra(s), soyez créatif: posez avec, dansez avec, transformez-les en pantins ou en installation artistique.

Pourquoi jouer?

• Pour développer des compétences et des affinités qui peuvent servir dans de multiples situations : l’utilisation de certains outils, la planification d’actions, devenir méconnaissable, s’enfuir de la police, comment communiquer dans de telles instances.
• Pour garder nos rues sans surveillance; pour laisser le SPVM savoir que nous ne tolérons pas cette vague de technologie de surveillance.
• Pour transformer les relations avec nos voisins, pour développer des connaissances intimes avec nos rues, les batiments, les ruelles, etc.
• Pour rendre nos quartiers plus sécuritaires : pour celleux dont les activités quotidiennes sont criminalisées (traffiqueu.se.r.s de drogue, travailleu.se.r.s du sexe, etc.), graffeu.se.r.s et pour celleux qui luttent contre les systèmes de domination.

Pour cartographier les caméras à Montréal:
montreal.sous-surveillance.net

Pour publier des communiqués de vos actions:
mtlcontreinfo.org

Pour plus d’informations:
https://crimethinc.com/zines/blinding-the-cyclops (seulement disponible en anglais)

Utilisation de corde:

• Attache un petit objet, tel qu’un petit bout de bois, à la corde.
• Jette la corde par dessus le bras de la caméra.
• Prend les deux extremités de la corde et tire!

Comment remplir un extincteur de peinture

Affiches en format PDF : 1, 2

Direct Action : Une histoire de résistance armée au Canada

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Oct 202025
 

De Infokiosques

« Au début des années 1980, dans un milieu de squats, de punk, d’activisme et de vol à l’étalage, quelques individus affectés par les conflits en cours – luttes autochtones et écologistes, guérilla et guérilla urbaine – se rencontrent et complotent.

Nous sommes au Canada. Dans un milieu de contestation et de vie collective bien connu, l’objectif de Doug, Anna et Brent : construire un groupe armé de type anarchiste. Poser des actes destructifs qui bloquent le pouvoir dans ses projets nocifs, et ce, toujours en soutien avec les mouvements d’opposition. Ensuite : inspirer et instruire d’autres groupes pour qu’ils passent à l’attaque à leur tour.

L’approfondissement de leur rencontre donnera naissance à une expérience particulière et intéressante à laquelle vont se joindre plus tard Juliet et Gerry. Cette expérience se nommera Direct Action. »

Texte originellement publié dans la revue Takakia, brame de combat contre le Mordor industriel, #3 (automne-hiver 2024).

Fuck la répression, les vitres de Concordia cassées

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Oct 122025
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Deux fenêtres ont été cassées lors de la manifestation du 7 octobre à Concordia en raison de leur suspension et de leur traitement de la grève lundi, car ils ont invité les policiers sur le campus et ont utilisé les services de sécurité pour arrêter deux personnes. Que la sécurité de Concordia suce mes deux roches. Vive la liberté. Vive l’anarchie.