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Déni de justice et grave atteinte au droit de manifester à Rimouski

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Mai 132026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Le 22 avril 2023 à Rimouski, trois personnes reçoivent des contraventions pour avoir “continué leur route face à un feu rouge” pendant une manifestation à vélo pour souligner le Jour de la Terre et réclamer des meilleures infrastructures cyclables. Oui, vous avez bien lu : une contravention pour avoir passé sur un feu rouge pendant une manifestation.

Face à cette absurde restriction au droit de manifester (avez-vous déjà vu des manifestations se faire couper en deux sous prétexte que le derrière de la manif doit attendre un feu vert pour rejoindre le devant ?), les cyclistes ont entamé un processus d’auto-défense juridique. Des heures (beaucoup, beaucoup d’heures) de lectures pour comprendre un jargon hermétique, des heures et des heures pour parler à des juristes, demander conseil auprès d’autres groupes judiciarisés et encore des heures à se rencontrer, se préparer… pour enfin se présenter devant la cour municipale.

Le juge Dave Boulianne

Après trois séances de cour et presque trois ans depuis la remise des contraventions, le juge Dave Boulianne de la cour municipale de Rimouski rend son verdict : il s’agissait bel et bien d’une manifestation, elle était bel et bien protégée par la Charte canadienne des droits et libertés… MAIS l’infraction en cause, soit d’avoir continué sa route face à un feu rouge, elle, demeure illégale.

Faque on a le droit de manifester, mais on doit s’arrêter aux feux rouges. On repose la question : Vous avez déjà vu ça, une manifestation coupée en deux parce que la lumière a viré au rouge et que le peloton de fin attend que la lumière revire au vert (on va attendre longtemps d’ailleurs, si on attend un virage au «vert»…) ? ou une manifestation de dizaines de milliers de personnes coupée en plein de petits pelotons, traversée par des chars qui circulent dans les rues perpendiculaires ?

On entend déjà les petits avocats du diable qui disent : oui, mais c’est pas parce que les gens le font que c’est légal. D’accord. Sauf que les Tribunaux ont maintes fois affirmé que la manifestation était perturbatrice en soit, que c’était même sa raison d’être et qu’elle ne devait pas pour autant être vue comme une nuisance à contenir mais bien comme une saine expression de la dissidence, nécessaire à une société libre et démocratique. La Cour Supérieure du Québec a même reconnu que c’était légal d’entraver la circulation des automobiles pendant une manifestation, jugeant inconstitutionnel l’article du Code de la sécurité routière qui restreignait ce droit.

On reprend donc : face à cette absurde restriction au droit de manifester, le groupe d’auto-défense juridique décide de porter le dossier en appel. Faut savoir que pour porter un dossier en appel, la demande doit être déposée dans les 30 jours suivant le jugement et être accompagnée d’un chèque de 400$ en partant, parce que la justice, ben ça se paye. On doit aussi prévoir des frais de sténographie une fois que notre dossier sera déposé, pour faire mettre à l’écrit tout ce qui a été dit pendant le procès. Donc on se retrousse les manches pour lever des fonds et trouver rapidement un-e avocat-e prêt-e à prendre le dossier.

Sauf que le jugement a été rendu un 16 décembre pis que c’est compliqué d’avoir du soutien juridique à ce temps-là de l’année, et de toute façon le greffe de la cour municipale tombe en congé le lendemain ou à peu près et on aura pas accès aux enregistrements audios du procès avant le 8 janvier. Mais le décompte de la justice, lui, ne prend pas congé. On doit quand même déposer notre demande d’appel avant le 16 janvier. On a donc 8 jours pour faire entendre les enregistrements à un-e avocat-e qui pourrait nous aider et que cet-te avocat-e prépare la demande d’appel. Résultat : la demande d’appel est déposée une journée trop tard. Et les procureurs de la Ville de Rimouski s’objectent alors catégoriquement à la demande d’appel.

Donc, pour une journée de retard, alors que les démarches devaient être faites en plein dans le temps des Fêtes, quand tous les greffes de cours sont fermés… la demande d’appel est refusée (et 400$ s’envolent…). Déni de justice, qu’on nous apprend 3 mois plus tard, au début du mois de mai. La Cour Supérieure refuse d’entendre nos arguments en faveur du droit de manifester et selon lesquels il y a eu une mauvaise interprétation de la Loi par le juge de première instance. La “première instance”, c’est la cour qui a jugé le dossier en premier, soit la cour municipale de Rimouski dans le dossier qu’on décrit ici.

On rappelle que TOUS les jugements en faveur du droit de manifester ont été obtenus en Cour Supérieure ou en Cour d’appel, voire en Cour Suprême.

La Cour municipale de Québec jugeait légitime que la Ville exige un itinéraire pour toute manifestation et même la Cour Supérieure était de son avis, avant que finalement cette obligation soit jugée inconstitutionnelle devant la Cour d’appel. Après 6 ans de démarches.

C’est la Cour Supérieure qui a confirmé que la Ville de Montréal ne pouvait pas interdire le port de masques, puis la Cour d’appel qui a ajouté que le partage d’un itinéraire ne pouvait pas être obligatoire, même si la Cour Supérieure avait jugé cette obligation légitime.

C’est un recours en Cour Supérieure qui a invalidé l’article 500.1 du Code de la sécurité routière, celui qui empêchait “d’entraver la circulation” et qui a servi de prétexte à de nombreuses arrestations arbitraires. Après combien de contraventions validées par combien de cours municipales ?

Dans ce contexte, refuser l’accès aux instances supérieures de justice, c’est refuser la possiblité de faire reconnaître nos droits quand ils sont bafoués en première instance …et dans la rue.

Bien sûr, on parle ici de contraventions; on ne parle pas d’emprisonnement et encore moins de torture. Mais on considère que cette histoire s’inscrit dans un contexte plus large de répression accélérée des mouvements sociaux et des expressions de la dissidence (vous avez entendu parler de marionnettes du 1er mai jugées “trop violentes” vous aussi?). Avec un cadre législatif qui vire à droite plus vite qu’on arrive à le comprendre, les policiers ont un éventail de plus en plus large d’excuses pour justifier des fouilles et des arrestations arbitraires. Et on remarquait déjà une augmentation des contraventions distribuées lors de manifestations dans les dernières années, à Rimouski du moins. Récemment, des personnes ont même reçu la visite de policiers et des contraventions pour des manifestations auxquelles elles n’avaient même pas participé. Profilage vous dites ?

Historiquement, les Tribunaux sont sensés être garants de la protection de nos droits fondamentaux face aux dérives politiques… Pourtant, on en touche rapidement les limites quand on essaie d’y recourir, que ce soit des limites économiques, de connaissance des procédures ou encore simplement de vocabulaire (… en résumé, des limites de classes sociales). Ça nous étonne d’un jeu écrit par des hommes blancs en situation de pouvoir ? Pas tant.

Mais bon, on ne baisse pas les bras pour autant, et surtout, on n’arrêtera pas de lever nos voix et nos corps pour plus de justice sociale ou encore pour la protection du territoire… pis de contester tous les tickets en chemin, peu importe ce que les Tribunaux en diront !

— soumission de l’Association Contre les Abus Bureaucratiques judiciaires

Le flic, le néo-nazi et l’éléphant

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Avr 292026
 

De Projet Evasions

En 2022 nous avons publié 2000 exemplaires de notre première version du livre «Comment la police interroge et comment s’en défendre». Depuis, le contenu de notre livre-outil continue à se diffuser, décliné sous de nombreuses formes : Il y a bien sûr l’excellente réédition des Éditions du Commun sous le titre de «Petit manuel d’autodéfense en interrogatoire», mais aussi une version livre-audio, une capsule audio pour les radios, une version brochure sur infokiosques.net, des affiches présentant la stratégie du disque rayé, un supplément «interrogatoire» pour le jeu de rôle Blade in the Dark, des versions pirates auto-édités ça et là, les ateliers que l’on donne, les traductions vers l’allemand, l’anglais et l’espagnole. Bref, on a pris à cœur de diffuser au mieux nos conseils d’autodéfense pour que les anarchistes et autres rebelles puissent se protéger contre la répression. Et ce n’est pas fini puisque des traductions vers l’arabe, l’italien et le danois sont en cours et que notre porte est toujours ouverte pour qui a envie de venir nous aider à atteindre d’autres formats et zones linguistiques-géographiques.

Durant cette aventure de diffusion, nous avons récolté trois anecdotes insolites qu’on avait envie de partager avec le grand public – en profitant de l’occasion pour rappeler une fois encore : protégez-vous de la police ; lisez notre livre.

1 – le flic

Durant l’automne 2024, lors de l’occupation de l’université de Neuchâtel (Suisse) en soutien à la Palestine, des personnes sont prises de doute concernant le comportement étrange d’une personne présente. Confronté, l’homme reconnaît être un policier en civil.

Plusieurs personnes sur place reconnaissent alors la personne en question. Quelques semaines plus tôt, il s’était rendu à un lieu anarchiste – la Bibliothèque Libre – pour emprunter un livre. Pas n’importe quel livre, mais bel et bien notre « Petit Manuel d’autodéfense en Interrogatoire« .

Lorsque le policier, toujours en civil, est venu rendre le livre, il aurait déclaré le trouver « intéressant, mais pas vraiment utile et trop long ». On se doute effectivement que depuis la perspective d’un policier il ne soit pas particulièrement utile d’apprendre à se défendre contre les manipulations policières utilisées en interrogatoire.

Voilà voilà. Qui sait, notre prochain livre traitera peut-être des tentatives d’infiltration policière de nos mouvements sociaux. Promis on le fera aussi court que possible. On sait que les policiers et policières n’aiment pas lire.

2 – le néonazi

Mars 2026 en France. Les services de renseignements découvrent que plusieurs néo-nazis projettent d’assassiner un autre néo-nazi. L’info est donné à la police qui se précipite pour intervenir. Dommage diront certain.x.es, alors que d’autres compteront les cas où la police n’a pas pris au sérieux ou a tout bonnement ignoré des alertes reçues concernant des planifications d’agressions ou de meurtres à l’encontre de personnes racisées ou queers.

Quoi qu’il en soit, ce qui nous intéresse dans cette histoire, c’est ce que la police a trouvé lors de la perquisition de l’appartement d’un des apprentis meurtrier : Un manuel du comportement à adopter face à la police et notamment en garde à vue1.

Que les fachos lisent notre livre n’est malheureusement pas un scoop. Le PDF du livre était déjà archivé sous la rubrique «ressources» d’un site de la fachosphère une semaine après que nous l’ayons publié en ligne. On leur souhaite beaucoup d’indigestion sur tous les passages où sont mis en avant des perspectives anarchistes, décoloniales et queer-féministes.

Suivant le déroulement de l’enquête, on verra bien si la lecture du livre leur aura été utile ou non. De toute façon, s’ils ne fissent pas en prison, ils se feront peut-être assassiner par leur camarades. Qui sème une culture machiste d’ultraviolence récolte des coups de couteaux dans le dos, c’est bien connu.

3 – l’éléphant

On pourrait définir la guerre comme le moment où des rois, empereurs, gouvernements et autres puissants envoient des pauvres se massacrer entre elleux. Mais ce serait oublier le nombre gigantesque d’animaux non-humains qui se font enrôler de force par les humains. Notamment les éléphants de guerre. Ces derniers – qui, tenez-vous bien, sont des éléphants de non-guerre avant leur capture – se dressent d’une manière qui vous évoquera sûrement des similitude avec certaines des stratégies d’interrogatoires décrites dans notre livre.

Toutes les possibilités qu’offrent les conditions de détention vont être utilisées pour briser mentalement l’éléphant. Perturbation du sommeil, de la nourriture, perte de la capacité de décision sur le quotidien, violence physique et psychique, incertitude quant à son avenir et à la durée de ce traitement, isolation sociale et bris de liens avec les siens. Quand l’éléphant est estimé entièrement brisé, apparaît ensuite le dresseur, appelé Cornac. Ce dernier amènera avec lui une forte amélioration de traitement et créera ainsi un lien empathique qui permettra petit à petit de créer une emprise sur le pachyderme prisonnier et l’amener à se soumettre à la volonté du dresseur.

La même base donc que ce qui est utilisé par les flics dans la stratégie de la bouée de sauvetage. Dans cette dernière, tout est mis en place, à travers les conditions de détention, pour fragiliser et briser au maximum l’individu.e.x emprisonné.e.x avant son interrogatoire. Le même arsenal de moyens offert par la détention, adapté aux humains. Puis, arrive le ou la flic amenant un verre d’eau avec un sourire, offrant avec bienveillance de pouvoir faire un appel téléphonique vers l’extérieur, créant une emprise émotionnelle sur la personne détenue, la poussant à se sentir redevable et ainsi abaisser ses défenses. La stratégie de la bouée de sauvetage commence.

Au sein du Projet-Evasions, on défend une analyse anarchiste des dynamiques d’oppressions. On pense qu’elles se construisent les unes sur les autres et se renforcent mutuellement. L’autorité déployé contre tel groupe social fortifiera de fait, la domination que subira tel autre groupe social. D’où la nécessité de les combattre sur la même base : une haine envers toute les formes d’autorités et de domination, peu importe contre qui elles se dirigent – humains ou non.


1Le guet-apens de néonazis ciblait un militant… d’extrême droite radicale, Mediapart, 22 mars 2026

Les nanas ne veulent pas de vos droits, elles veulent la liberté ! Attaques coordonnées contre GardaWorld: 3 lieux vandalisés

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Mar 112026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

À l’occasion de la Journée internationale des femmes (8 mars) et de la Journée internationale contre les violences policières (15 mars), le groupe Witches Against Power (WAP) a attaqué simultanément les façades de trois bâtiments liés à l’entreprise GardaWorld. Cette action est une réponse à l’appel lancé par les Soulèvements du fleuve à s’en prendre aux architectes de la fin du monde, à interrompre le bon train de la domination.

Le premier lieu, situé au centre-ville (1390 rue Barré), est un des quartiers généraux de l’entreprise, où sont entreposés plusieurs véhicules blindés dédiés au transport de l’argent liquide. Les vitres ont été enduites de décapant et les murs, aspergés de peinture. Des caméras ont été détruites et la serrure de la porte déborde désormais de crazy glue. Les deux autres lieux sont les résidences personnelles de deux administrateurs de l’entreprise : François Plamondon (résidant au 4450 rue Sherbrooke Ouest) et Jean-Luc Landry (résidant au 90 avenue Willowdale). Leurs devantures ont été recouvertes de peinture et de messages sur toute leur longueur. Les administrateurs de GardaWorld ne sont pas simplement complices, mais propagateurs des horreurs dont nous sommes témoins. Les façades de ces bâtiments seront plus faciles à nettoyer que leurs consciences. La peinture sur leurs fenêtres partira ; le sang sur leurs mains, lui, restera à jamais.

GardaWorld est une entreprise québécoise jouant un rôle toujours plus grand et toujours plus controversé dans le secteur de la sécurité privée à l’international. Depuis 2022, l’entreprise a reçu plus de 300 millions de dollars du gouvernement québécois et 26 millions du gouvernement canadien (Observatoire pour la justice migrante, 2025). Cette « entreprise d’ici » fournit du personnel de sécurité à la prison d’Everglades en Floride – surnommée Alligator Alcatraz – un centre de détention pour personnes migrantes, où sont notamment envoyées les personnes kidnappées par ICE aux États-Unis. L’entreprise assure également la surveillance de personnes migrantes dites « à haut risque » au Centre de surveillance de l’immigration de Laval. Ici comme à l’international, l’entreprise GardaWorld est implantée depuis des années dans le système de détention migratoire. Elle surveille, contrôle et emprisonne les corps. Elle renforce, durcit et militarise les frontières. Mais notre sororité, elle, n’en connaît aucune.

Tous les ans en Occident, le 8 mars se transforme en journée de célébration des femmes, voire de festivités ! On nous offre des fleurs, on nous dédie des publications Facebook, on souligne les avancées des entreprises en matière « d’équité, diversité, inclusion ». Des slogans ridicules comme « derrière chaque grand homme, il y a une femme » apparaissent dans l’espace public. On salue « la courageuse résilience des femmes en zone de guerre ». Mais nous n’avons que faire de vos fleurs ou de vos compliments. Nous ne voulons pas de ces droits qui nous sont « accordés », ni d’aucune autre fausse forme de reconnaissance. Ni flic, ni patronne, ni politicienne, nous ne voyons pas notre intégration au « monde des hommes » comme les fruits de nos luttes, mais comme les barreaux d’une cage dorée qui nous tiennent à l’écart de ce qui compte réellement.

Loin d’être des victimes passives de l’Histoire, les femmes ont été et continueront d’être des piliers de la résistance partout dans le monde. Nous tenons les camps et les positions de repli, comme nous tenons les barricades et les lignes de front. Nous sommes des sujets politiques capables d’offensive, et ce que nous visons n’est autre que la liberté. Voyez cette action comme gage de cette dernière affirmation.

Fuck GardaWorld. Fuck la police. Fuck ICE. Fuck les frontières.

Fuck le contrôle et la surveillance des corps : les nôtres et ceux de toutes nos soeurs.

Witches Against Power (WAP)

ARA Robotique

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Fév 252026
 

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Le week-end dernier, à Hochelaga, une fourgonnette utilitaire appartenant à ARA Robotique a été incendiée.

Les drones d’ARA sont équipés de capteurs avancés et d’intelligence artificielle pour l’analyse des données en temps réel. L’année dernière, le gouvernement du Québec a accordé une subvention de 8,8 millions de dollars à ARA et à Laflamme Aero. Ces deux entreprises fabriquent des drones et des hélicoptères télécommandés destinés à améliorer la surveillance des frontières.

Cette subvention du Québec s’inscrit dans le cadre d’une législation fédérale en attente, visant à renforcer la surveillance des frontières canadiennes, ainsi que dans les demandes de l’administration Trump pour que le Canada renforce sa sécurité frontalière.

Avec les raids de l’ICE en cours aux États-Unis et l’expansion des réseaux de réponse rapide pour protéger les personnes ciblées par l’ICE, il existe une opportunité de viser toutes les entreprises et individus qui développent activement des technologies destinées à contrôler les déplacements des personnes à travers les frontières.

Aimez vos voisins, pas vos caméras !

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Fév 192026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Camarades, l’heure est venue ! Le SPVM a annoncé un registre des caméras, avec une IA malveillante pour suivre chacun de nos mouvements ! Nous ne céderons pas à leur surveillance ! Prenez ces affiches (FR/EN), ces tracts et ces collants, et diffusez-les partout pour allumer la flamme de la résistance ! Vite, camarades, frappons cet œil toujours vigilant !

Le deuxième tour se termine le 15 mars.

Revolutiontimes : nouveau site international pour la révolution

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Fév 092026
 

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Présentation du site revolutiontimes.world, un site d’élaboration collective pour la revolution

Nous sommes pour la révolution sans frontières, par une insurrection généralisée contre tous les États, contre le capital et la propriété, par l’abolition de la marchandise, de l’argent, du travail, de la famille… La création d’un monde nouveau libéré de l’exploitation et de l’oppression n’est pas séparable de la destruction de la société existante.

Au sein des soulèvements à travers le monde, des dynamiques autonomes posent concrètement dans leur pratiques la question de la révolution. Nous nous inscrivons dans cette visée. Nous sommes liés à une histoire, celle de la lutte de classe révolutionnaire.

Dans la période actuelle, notre classe lutte et se bat. Comment allez jusqu’à la révolution mondiale ?

Ce site est un outil pour tisser des liens, se rencontrer et participer, avec d’autres, à cet effort collectif mondial pour percer le brouillard du présent.

  • Pour cela, nous voulons :
  • Rendre compte des soulèvements en cours.
  • Œuvrer à un imaginaire collectif autour de la révolution et sa victoire.
  • Promouvoir les luttes réelles de notre classe dans la vie quotidienne.

Vous y trouverez des textes écrits collectivement par l’équipe éditoriale. Un petit texte intitulé « que voulons nous » présente un certain nombre de tâches que le collectif de ce site souhaite porter, bien au-delà de lui-même.

Vous trouverez egalement ce qui constitue le socle commun de nos positions politiques, notre rapport aux luttes et leurs dynamiques, une analyse de la période ainsi qu’une tentative de carte mondiale des soulèvements et une liste de questions que nous souhaitons partager avec les camarades en lutte à travers le monde. D’autres textes suivront.

Nous avons fait le choix d’un processus d’écriture collectif, ce qui prend du temps. Nous ferons un effort particulier pour traduire les textes dans le plus de langues possibles, cela nous semble indispensable dans une démarche internationaliste. Toute aide à ce propos sera d’ailleurs la bienvenue.

Bonne lecture !

https://revolutiontimes.world/

Pour nous contacter et contribuer à cet effort collectif : revolutiontimes@riseup.net

[Vidéo] À bas les caméras : CAMOVER 2026

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Fév 032026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Cet hiver à Montréal, plusieurs équipes se sont réunies pour amorcer la nouvelle saison du jeu Camover. Certaines ont choisi de filmer quelques-uns de leurs exploits.

Le SPVM vient de mettre en place un logiciel de surveillance IA qui pourrait intégrer des milliers de caméras publics et privés. Vive l’action directe contre les infrastructures de la techno-dystopie ! Crevons les yeux qui nous espionnent !

2e ronde : À partir de la Saint-Valentin jusqu’au 15 mars.

*Réfléchissez toujours avant de vous filmer pendant une action.

Publication de la Base de données d’infiltré·e·s

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Jan 172026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Le No Trace Project a publié un nouvel outil : la Base de données d’infiltré·e·s, une base de données de cas d’infiltré·e·s à long terme employé·e·s par les autorités au 21ème siècle. Elle couvre actuellement 74 cas dans 12 pays, dont 5 cas au Canada. Le but de la base de données est d’aider anarchistes et autres rebelles à mieux comprendre comment les infiltré·e·s opèrent. Pour chaque cas nous fournissons une rapide description, des sources pour en apprendre plus, ainsi que le nom et des photos de l’infiltré·e, si disponibles. Accédez à la base de données :

https://notrace.how/infiltrators

Nous comptons mettre à jour la base de données à l’avenir. Si vous connaissez un cas qui manque et qui remplit nos critères d’inclusion, n’hésitez pas à nous prévenir. Nos critères d’inclusion sont ici :

https://notrace.how/infiltrators/about.html

Pour plus d’informations sur les infiltré·e·s et comment s’en protéger, nous conseillons notre base de données de ressources :

https://notrace.how/resources/fr/#topic=infiltrators-and-informants

Des psychiatres patrouillent

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Jan 122026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Les liens entre la psychiatrie et la police ne datent pas d’hier. Que des étudiant.es en psychiatrie embarquent avec des patrouilles du SPVM fait sens puisque la prison, les universités et les hôpitaux sont réfléchis de la même façon et servent les mêmes objectifs – de contenir la marginalité et de contrôler celleux qui n’entrent pas dans les codes de conduite imposés et produits par ces mêmes institutions (Surveiller et punir, Foucault 1975).

Nous accompagnons des personnes marginalisées au quotidien. Nous écoutons leurs vécus et leurs expériences. Nous savons que pour les personnes marginalisées, la police n’est pas un synonyme de protection. Elle incarne le contrôle, l’intimidation et la violence. Des images, comme celle qu’on a vue circuler le 8 janvier dernier, à Berri-UQAM, ne sont pas ce qu’on devrait qualifier de « dérapage » ou « d’exception ». Ce n’est pas non plus une question de « quelques pommes pourries » ou de « patrouilleurs qui manquent de formation ». Ces événements relèvent d’un problème beaucoup plus profond : un système qui existe pour opprimer.

Ces « agents de la paix » arrivent la plupart du temps déjà convaincus de leur supériorité morale et puis traitent ces personnes comme une nuisance à la loi et l’ordre. Mais comment peut-on adhérer à la loi et l’ordre alors qu’on vit dehors et qu’il n’y a pas d’issue à notre situation? La rue devient donc la seule option pour continuer d’exister et exister dans l’espace public c’est être dans un état de surveillance constante qui mène à être systématiquement chassé.

On parle ici de personnes pauvres, itinérantes, racisées, en détresse psychologique, 2SLGBTQIA+, en crise, vieilles, jeunes, diplômées ou pas. Des personnes qui devraient être soutenues, accompagnées et protégées. Leur existence est perçue comme étant un problème à gérer plutôt qu’une réalité à comprendre.

Et maintenant, on voudrait nous faire croire que d’envoyer de futurs psychiatres patrouiller dans les rues avec la police est une bonne idée.

Selon l’article de La Presse de Katia Gagnon, on décrit une autre tentative d’équipes mixtes du SPVM, c’est à dire qu’une profession en relation d’aide s’ajoute à une équipe de patrouille du corps policier afin d’accroître leur compréhension de la détresse des gens en grande précarité.

Les personnes en situation d’itinérance ne sont pas des terrains de stage. Elles ne sont pas là pour « susciter des vocations », pour former la relève médicale ou pour servir de laboratoire humain à des initiatives mal pensées. Y aura-t-il un espace dans les universités, dans le corps policier pour agir sur ces liens de causalité entre la criminalisation et la pauvreté? Que se passe-t-il après les observations? Des remises en question sur nos pratiques et sur nos services? Bien sûr que non.

Ce genre de projet renforce une idée dangereuse : que la police doit rester au centre des crises humaines et qu’elle a un rôle à jouer dans la résolution de celles-ci. Qu’on doit continuer d’appeler des gens armés pour répondre à la détresse et à la pauvreté alors que tout ce qu’on sait et qui est répété par les personnes premières concernées depuis toujours c’est que la police traumatise et aggrave leur situation.

Qu’est-ce que des psychiatres peuvent offrir dans des situations où l’État, en toute impunité, crée des scènes de violence et n’arrive pas à désamorcer une situation de détresse ? Vers qui ira notre solidarité lorsque les rapports académiques nous diront encore à quel point le travail policier est difficile et que les pauvres sont fous et font peur ? C’est ce discours qui doit changer et ce ne sont pas les universités ou la police qui produiront l’alternative.

Soyons clairs : on ne soigne pas la détresse sous escorte policière. On ne crée pas de lien de confiance quand la première chose que les gens voient est un uniforme, une arme et une autorité qui les a déjà traumatisés.

Quand appeler le 911, aller à l’urgence ou au CLSC devient un risque de se faire tabasser, insulter, traumatiser ou institutionnaliser, ce n’est pas un échec individuel, c’est un échec collectif. Quand quelqu’un préfère endurer une crise, une agression ou une urgence médicale plutôt que de croiser la police, c’est que les services d’urgence ont cessé d’être des services. Ils sont devenus des armes de répression contre les plus vulnérables.

Ce système ne dysfonctionne pas : il fonctionne exactement comme prévu. Il protège l’ordre, pas les personnes. Il défend la propriété, pas la dignité humaine. Il criminalise la pauvreté, la détresse et la survie.

Envoyer des psychiatres dans la rue avec des policiers ne fait pas partie de la solution. C’est une façon de se donner bonne conscience sans remettre en question la violence institutionnelle, le sous-financement chronique du communautaire, l’absence de logements sociaux et abordables et le choix politique clair de gérer la misère par la coercition.

Assez du silence. Assez de la complaisance, des enquêtes corrompues, des excuses vides et des réformes sans changements réels. Tant que la violence policière sera tolérée, minimisée ou justifiée, les services d’urgence continueront d’être une source de traumatismes qui ne fait qu’empirer la situation de plusieurs et d’accroître la précarité. Les équipes mixtes n’ont rien de révolutionnaire et n’ont rien à offrir quant aux réels besoins des personnes en détresse.

CAMOVER jeux d’hiver : pour votre boîte à outils

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Nov 192025
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Ce fichier PDF peut être imprimé avec une attention aux protocoles de sécurité. Montrez-le aux caméras pour qu’il soit clair qu’elles ne devraient pas exister. Exprimez clairement nos intentions et nos raisons d’agir. Assurez-vous que les caméras ne seront pas remplacées par de nouvelles.

Pliez-le deux fois afin que l’image soit visible des deux côtés de la feuille pliée.