Comme à chaque année, le COBP organise une semaine contre la police et sa brutalité débutant le 8 mars jusqu’au 16 mars 2019. La dénonciation de la brutalité étatique doit se poursuivre, que cette brutalité soit policière, judiciaire ou politique. Surtout que la dernière année a encore été marquée par la même répression. Y a-t-il eu une justice pour Nicholas Gibbs, assassiné en pleine rue à Montréal par des soi-disant “gardiens de la paix” ? Y a-t-il eu une justice pour les personnes migrantes à qui on refuse de donner le niveau de vie que les compagnies canadiennes leur ont volé dans leur pays d’origine ? Y a-t-il eu une justice pour les peuples d’Unist’ot’en et de Wet’suwet’en, arrachés à leurs terres une énième fois de suite ? Y a-t-il une justice pour les écologistes d’ici et d’ailleurs, emprisonnés pour avoir bloqué des projets qui mènent à notre propre destruction ? Y a-t-il une justice pour toutes les minorités, qu’elle soit racisée, religieuse, queer et/ou autochtone, alors qui ces personnes sont constamment profilées, judiciarisées et emprisonnées par un système qui cherche à effacer leur existence ? Une lutte active contre la police est d’abord une lutte anticoloniale, antiraciste, féministe, queer, et inter sectionnelle. ...