Mar 232018
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

À 6 h le 20 mars, l’Agence des Services Frontaliers du Canada (ASFC) est rentrée chez Lucy Francineth Granados, une membre du Collectif des femmes sans statut de Montréal et de l’ATTAP (Association de travailleurs et travailleuses temporaires). L’ASFC a procédé à une arrestation violente, blessant Lucy au bras, et l’ont emmenée avant que des militantes pour la justice migrante puissent arriver sur les lieux.

Le 22 mars le CISR a refusé libéré Lucy. Elle reste au Centre de détention de Laval et fait face à une déportation vers le Guatemala le 27 mars. Nous devons redoubler nos efforts!

Manif vendredi 23 mars à l’Hotel de ville: Plante il faut parler!
https://www.facebook.com/events/349480625555973/

LE CONTEXTE

Lucy est le seul soutien financier pour ses trois enfants, qui vivent au Guatemala avec leur grand-mère. Ils vivent au Guatemala avec leur grand-mère et ils dépendent entièrement des revenus que leur mère envoie pour tous leurs besoins de base (nourriture, logement, frais d’éducation, etc.). Si Lucy était expulsée, ses enfants perdraient immédiatement leur seule ressource financière de subsistance.

Menacée par les Maras, Lucy a traversé le Mexique seule par le tristement fameux train La Bestia jusqu’aux États-Unis, puis jusqu’au Canada, son mari étant mort. Sa demande de statut de réfugié a été refusée, mais elle est restée au Canada, sans papiers, afin de pouvoir continuer à soutenir ses enfants. Elle a vécu à Montréal pendant 9 ans.

L’été dernier, Lucy a déposé une demande de résidence permanente pour motifs humanitaires dans le but de régulariser son statut. En janvier, un agent de l’ASFC a appelé son avocate et l’a menacée de ne pas étudier son dossier à moins qu’elle ne se présente pour être déportée. Mais, la Loi canadienne sur l’immigration stipule que le ministre doit étudier toutes demandes humanitaires au Canada; cette déclaration de l’agent de l’AFSC était donc fausse et illégale (1). Ni Immigration Canada, ni l’ASFC n’ont répondu à la demande de son avocate d’obtenir des clarifications quant à sa situation.

Selon Immigration Canada le dossier de Lucy serait en cours d’évaluation et une réponse devrait être normalement attendue bientôt, si elle est autorisée à rester au Canada. A moins que le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale intervienne pour suspendre l’expulsion, que le ministre de l’Immigration Ahmed Hussen accélère le traitement de son dossier, ou que la Ville de Montréal prenne sérieusement ses responsabilités, Lucy sera probablement déportée avant même que son dossier ne soit évalué.

Source: Solidarité sans frontière et le Centre des travailleurs et travailleuses immigrant.e.s

Contact: solidaritesansfrontieres -at- gmail com

Background: www.solidarityacrossborders.org