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Contre le virus, contre la peur. Solidarité et entraide.

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Mar 182020
 

De Information Anti Autoritaire Toulouse et Alentours

Pour soi. Pour les autres. Parce que la lutte doit continuer, maintenant et après. Pour foutre en l’air ce monde, mais sans précipiter la catastrophe.

Pour les personnel·le·s des hôpitaux qui depuis des nombreuses années déjà bossent dans des conditions dégradées et vont prendre des risques énormes avec des moyens dérisoires [1].
Pour toutes celles et tous ceux privé·e·s de leurs libertés parce que n’ayant pas les bons papiers [2] ou ayant enfreint les lois faites d’abord pour réprimer les classes populaires [3].
Pour celles et ceux qui n’ont ni toit,ni travail, ni revenu et risquent de plonger encore plus dans la misère et l’isolement.
Pour celles et ceux qui n’ont pas de contrat de travail et se retrouve du jour au lendemain sans revenu.
Pour celles et ceux qui continuent de bosser à l’usine comme ailleurs parce que le télétravail n’existe pas. Il leur est demandé de poursuivre la production de bien et services inutiles mais ensuite de renoncer à leurs sociabilités [4].
Pour nos ami·e·s et proches n’ayant pas des systèmes immunitaires aussi solides que les nôtres.
Pour les gosses de pauvres dont les parents ne peuvent payer un soutien scolaire personnalités ni même un ordinateur pour recevoir les cours à distances le temps que les écoles fermeront. [5]
Pour celleux qui vont se retrouver confiner avec des personnes qui les mettent en danger.

La situation actuelle montre que les systèmes économiques et politiques sont faillibles parce qu’ils reposent sur l’individualisme, l’avidité et la recherche du profit maximum. L’État ne pense qu’à se sauver lui-même alors il fait tout pour ne pas briser l’économie dont il dépend et a maintenu des élections malgré les promesses d’une abstention record.
Nous entrons dans l’inconnu. À mon sens une telle situation n’offre que deux alternatives. La panique matée par l’autoritarisme de l’État, soit notre défaite. Ou bien la responsabilité collective et individuelle, la solidarité ce qui permet d’entrevoir un jour notre victoire.

Entre temps les hôpitaux de nombreuses régions arrivent à saturation, et l’on est probablement sur le point de connaître une situation identique à l’Italie du Nord où les médecins choisissent qui va (peut être) vivre et qui va à coup sûr mourir. Dès lors refuser les appels gouvernementaux à l’auto-discipline, voir l’épidémie uniquement par le spectre de la liberté, c’est peut être un beau pied de nez à un État qui tente de sauver la face, mais c’est se tirer une balle dans le pied (ou dans celui de son/sa voisin·e). Aussi désagréable que soit l’idée se suivre l’incitation à la discipline de l’État, l’auto confinement devrait à mon sens être une pratique généralisée, y compris dans nos groupes anarchistes/anti-autoritaire. Pour toutes les personnes citées plus haut, et encore plus. Il ne s’agit pas de faire une croix sur la liberté, sur nos idées, mais de temporairement en mettre d’autres en avant. Quel sens à la liberté si il n’y a plus collectif ? A quoi bon être libre sans solidarité ?

Voir les fascistes, complotistes et les consommateurs et consommatrices hyper-individualistes (ça fait pas mal de monde malheureusement) fascinés par les courbes de morbidité et exercés un repli sur elleux drastique suffit à se convaincre qu’on ne peut pas prendre la situation à la légère. Même si la maladie ne se diffuse pas autant qu’estimé, les idéologies éco-fascistes, néo-maltusienne ou survivalistes auront progressé [6]. Je ne me leurre pas l’État imposera tôt ou tard des règles très autoritaires si l’épidémie s’amplifie, comme en Espagne ou en Italie. Évidemment cela peut opportunément lui servir d’entraînement à la mise en place de règles similaires dans d’autres circonstances [7]. Mais est-ce l’unique manière dont il faut entrevoir cette crise ?

Faisons un peu de fiction. Imaginons qu’avec la crise sanitaire, les crises économique et politique qui l’accompagnent, nous sommes aux prémices d’une crise du capitalisme hors norme, faut-il vraiment s’en réjouir ? Qui d’entre nous pourrait souhaiter que l’État s’effondre non parce que nos mots et nos actes l’auraient abattu mais parce qu’il a été balayé par une crise sanitaire ?

Il s’agit aujourd’hui de penser à demain. Bien que le propos de ce texte soit de demander à chacun·e de se confiner volontairement pendant un certains temps, je pense que nous n’avons pas non plus intérêt à tout arrêter et à nous isoler. Il faut encore lutter. Il s’agit d’imaginer, pour un temps, faire différemment. En créant des réseaux de solidarités dans nos immeubles et nos quartiers (courses, garderies, prise de nouvelles des vieux, etc), en affichant l’exigence d’une amnistie des personnes en taules et en CRA [8], en réclamant ou en appliquant par nous-mêmes les seules mesures économiques nécessaires pour éviter que les plus précaires se retrouvent la corde au cou dans les prochaines semaines (à minima la suspension des loyers et factures d’énergies et d’eau, bouffe et transports gratuits [9]. Nous pouvons continuer à discuter avec les personnes vivantes près de nous, nous pouvons continuer à tagger et afficher des slogans dans les rues, à accrocher des banderoles là où elles seront visibles, à diffuser sur internet l’idée que la solidarité doit vaincre la peur [10].

Pourquoi pas aussi appeler à des manifestations pour porter ces idées. Mais en réfléchissant sérieusement à leur pertinence et la manière de faire. Une proposition : faire des manifs en vélo pour couvrir de plus grande distance, aller dans les quartiers où l’on ne va jamais, ne pas être invisible dans des villes désertes, le tout en évitant des contacts physiques trop rapprochés.

Une fois la tempête passée, nous devrons être présent·e·s pour que ne subsiste de cette période que ses aspects les plus autoritaires et hygiénistes. Que ce ne soit pas une simple étape du renouvellement du capitalisme. Nous devrons être vigilantes pour la potentielle crise économique qui suivra ne soit pas l’occasion pour l’État et le capital d’avancer plus loin dans l’ordre néolibérale et sécuritaire en restreignant par exemple la liberté de circuler, en mettant en place des formes de surveillances technologiques plus poussées (la Chine est devenue un exemple) en faisant de la technologie et de la science l’unique réponse à nos problèmes. Chaque petit gain issu de cette période devra ouvrir la possibilité de se transformer en acquis durable.

Notes

[1Les hôpitaux manquent de gel hydroalcoolique, de masques et de gants alors que des stocks ont été utilisé pour assurer le premier tour des municipales…

[2Les prisonnières et prisonniers du CRA de Lesquin dans le Nord sont en grève de la faim depuis le 12 mars. Un cas de coronavirus a été diagnostiqué, aucune mesure de protection n’est prise. Mais les parloirs sont suspendus. Leur communiqué

[3En Italie des mutineries généralisées ont lieu suite à la fermeture des parloirs. Des mesures de restrictions sont déjà en place en France

[4En Italie des grèves ont surgi dans les usines qui ne fermaient pas comme celles de Fiat alors que des employés étaient diagnostiqués positifs.

[5À bas l’école cependant.

[6Ces derniers sont obsédées par la fermeture immédiate des frontières et le déploiement de l’armée dans les rues, ou une disparition massive de l’humanité pour « sauver la nature ». Ou ne pense qu’à leur survie à cellles de leur famille.

[7Voir l’article publié sur IAATA : Morbihan. Le COVID-19, le réseau de pouvoir et l’Etat d’exception, trop de virus !

[8Ce dimanche 15 mars le ministère de la Justice annonce la suspension des jugements, sauf les « contentieux essentiels ». Les audiences en comparution immédiate sont maintenues…

[9Ce n’est pas impossible d’obtenir tout ça. Même dans la dystopie capitaliste américaine des décisions similaires ont été prises

[10Des groupes Télégram et Facebook locaux et nationaux existent avec des ébauches de tracts d’entraide préremplies, de cartographie, de tuto divers, de manière de mettre en place concrètement la solidarité

Communiqué post-manifestation – 15 mars 2020

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Mar 182020
 

Du Collectif opposé à la brutalité policière (COBP)

Environ 150 personnes ont marché aujourd’hui au centre-ville de Montréal dans le cadre de la 24e journée contre la brutalité policière. En cette période trouble, il est facile de se replier sur soi-même, d’oublier le reste du monde. Nous sommes peut-être en quarantaine, mais les flics ne le sont pas, partout sur la planète.

Sans vouloir diminuer la crise sanitaire actuelle, il ne faut pas que celle-ci serve de prétexte pour oublier et étouffer la dissidence qui a lieu partout dans le monde. Que ce soit au Chili, en Bolivie, en Colombie, en France, à Hong Kong, ou même ici dans les territoires non-cédés des Wet’suwet’en, des Mohawk ou des Mi’kmaq.

Et cette situation actuelle s’inscrit dans une crise écologique plus large. Et qui dit crise, dit aussi répression. Car les États peuvent couper dans tous les services sociaux, ils ne couperont jamais dans la police, au contraire elle se militarise davantage.

On peut le voir partout dans le monde où la résistance se multiplie. Plus le peuple refuse le statu quo et plus l’État déverse des fortunes pour le maintenir. Et cette résistance va se multiplier ici aussi. La résistance ne peut que grandir quand les plus vulnérables continuent de perdre leur emploi et que les associations de propriétaires continuent de les expulser.
La résistance ne peut que grandir quand autochtones et allochtones continuent de bloquer les multinationales et que les grands actionnaires continuent de diffuser leurs propagandes haineuses. La résistance ne peut que grandir ici, en Amérique du Sud, en Asie, en Afrique et en Europe.

L’État peut financer ce mur de flics entre nous et les plus riches mais il nous trouvera sur son chemin. Et nous serons là : pour Pierre Coriolan, pour Bony Jean-Pierre, pour Fredy Villanueva, pour Sandra Bland, pour Tamir Rice … et pour toutes les personnes vulnérables qui sont toujours les premières victimes du système raciste.

Ça ne pourra pas durer encore longtemps. Ce mensonge qui maintient ce système colonial n’a jamais été aussi près de se briser. Et sa mort nous apporte notre libération collective à touTEs, un espace pour construire un nouvel environnement, environnement où nous pourrons toutes et tous vivre dans la paix, le respect et la dignité.

Ensemble, il n’y a rien que nous ne puissions réaliser.

Ensemble, uniEs, nous construirons ce nouveau monde.

Solidarité internationale.

Pour terminer, nous avons été informé que 3 personnes arrêtées ont été libérées avec des contraventions du code de sécurité routière.

Nous faisons un appel à témoins; si vous avez été arrêté-e, brutalisé-e ou si vous êtes un-e témoin d’une arrestation ou d’un cas de brutalité policière, svp communiquez avec le COBP à cobp@riseup.net

Nous vous rappelons également de faire attention à ce que vous publierez comme photos et vidéos sur les médias sociaux.

LE COBP

COVID-19 – Avis à la communauté de Solidarité Sans Frontières

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Mar 182020
 

De Solidarité sans frontières

Español

Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, un virus similaire à la grippe s’attaquant au système respiratoire qui se propage rapidement, les autorités de santé publique invitent de plus en plus les gens à travailler de la maison, à se mettre en quarantaine volontaire, et à maintenir des mesures d’éloignement social (en gardant une distance entre les individus et en prenant des mesures collectives, en annulant les grands rassemblements et en fermant les lieux publics achalandés). Nous trouvions important de prendre l’opportunité de parler à nos ami-e-s, nos familles et nos voisin-e-s avec un statut d’immigration précaire: ceux qui ne peuvent s’absenter du travail; celles qui n’ont pas de jours de maladie payés ou qui travaillent dans des milieux sans précautions pour la santé et la sécurité; les personnes dont le statut d’immigration complique l’accès à des soins de santé; celles qui travaillent souvent dans des postes d’entretien et de ménage qui sont si importants en ce moment de crise; et celleux enfermés dans des cages au centre de détention en immigration. Nous pensons également aux membres des communautés autochtones, qui font face à des couches de discrimination similaires, tant dans le système de santé que dans la vie de tous les jours.

Nous pensons à la santé et au bien-être de vous tout-e-s, vous comptez pour nous, et nous écrivons ces quelques mots pour combattre la peur et appeler à l’amour et la solidarité en ce moment qui peut définitivement empirer les sentiments de stress, d’isolement et de peur déjà présents. Aujourd’hui nous partageons quelques informations pratiques pour se faire tester et traiter si vous êtes sans statut. Nous voulons aussi suggérer quelques manières simples de prendre soins les un-e-s des autres. Dans les jours à venir, après avoir discuté avec nos allié-e-s ailleurs au pays, nous enverrons un communiqué concernant nos revendications politiques. Nous allons continuer de vous mettre à jour le plus possible, selon l’évolution de la situation.

Accès aux soins de santé (Est-ce que je peux faire un test de dépistage? Comment je peux être soigné-e?) 

Les autorités de santé publique ont annoncé que tout le monde aurait accès gratuitement au test pour le COVID-19, peu importe la couverture d’assurance maladie et peu importe le statut. En ce moment, pour avoir accès gratuitement au test,

  1. Il faut d’abord appeler le 1-877-644-4545. Si on vous demande votre numéro de carte d’assurance-maladie et que vous n’en avez pas, dites simplement que vous n’en avez pas, et l’évaluation devrait continuer. L’infirmière qui fait l’évaluation au téléphone va évaluer s’il y a un risque significatif que ce soit le coronavirus. Si elle croit qu’il y a un risque, vous serez référé à une clinique spéciale.
  2. Si vous avez été réferré-e après une évaluation téléphonique, vous pouvez aller à la clinique spéciale. Ici aussi, si une personne à la clinique spéciale vous demande votre carte d’assurance-maladie, dites simplement que vous n’en avez pas. Les gens sans couverture de soins de santé devraient être acceptés à la clinique spéciale pour tout ce qui touche à la COVID-19, peu importe leur statut. SI vous aimeriez être accompagné-e, svp laissez-le nous savoir et nous allons organiser un accompagnement. Nous allons continuer d’envoyer des mises à jour avec l’évolution de la situation.

Voici quelques conseils additionnels restez en sécurité, et prendre soin de votre communauté et de vos êtres chers

  • Si vous n’avez pas de statut et que vous avez des symptômes comme la fièvre, de la toux, ou de la difficulté à respirer, s’il vous plaît contactez-nous immédiatement en écrivant à solidaritesansfrontieres@gmail.com pour que nous puissions vous aider de toute manière possible. Nous sommes en train de nous organiser pour accompagner les gens pour avoir accès aux soins de santé et nous allons aussi organiser une levée de fonds publique pour les membres de la communauté sans-statut qui sont malades et qui risquent de perdre leur emploi sans compensations.
  • Prenez soin de vos ami-e-s et de vos proches. Prenons soin les un-e-s des autres et restons en contact.
  • Lavez vos mains régulièrement avec du savon et de l’eau pour au moins 20 secondes. Si vous n’avez pas accès à du savon et de l’eau, utilisez une solution nettoyante pour les mains qui contient au moins 60% d’alcool.
  • Si vous utilisez les transports en commun, assurez-vous de vous laver les mains avant et après.
  • Quand vous toussez ou éternuez, couvrez votre bouche et votre nez avec votre coude ou un mouchoir.
  • Évitez de toucher votre visage, nez, yeux, etc.
  • Lorsque c’est possible, essayer de garder une distance sociale (en gardant 2 mètres (six pieds) de distance entre vous et une personne qui tousse ou éternue). Essayez d’utiliser des moyens alternatifs de vous saluer (un signe de la main ou un signe de la tête, par exemple)
  • Finalement, s’il-vous-plaît, prenez encore plus de précautions si vous êtes plus âgé-e ou si vous avez des maladies chroniques, comme vous êtes particulièrement à risque.
  • Surveillez les avis de santé publique et les autres moyens de réduire les risques ici: https://www.quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/coronavirus-2019/

Que faire si je commence à me sentir malade?

  • Isolez-vous. Ça veut dire rester dans une pièce à part des autres personnes, et éviter les contacts directs avec les autres, le plus possible.
  • Si vous restez avec d’autres personnes, désinfectez votre salle de bain avec un produit nettoyant à base d’eau de javel tous les jours.
  • Si vos symptômes deviennent plus sérieux, ou se vous commencez à avoir de la difficulté à respirer, appelez le 1-877-644-4545.

Quelles seront les répercussions sur les évènements de Solidarité Sans Frontières? 

Nous avons commencé à avoir des conservations à propos de comment la COVID-19 va toucher notre organisation. Ce email est une première étape vers une plus grande prise de conscience dans le réseau de Solidarité Sans Frontières. Nous allons nous assurer de communiquer tous les changements à nos événements réguliers lorsque nous commencerons à avoir plus de conversations sur la COVID-19 à l’interne.

Voici quelques ressources si vous voulez lire davantage sur la COVID-19:
Avis au public de l’OMS
https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/advice-for-public

Un tract utile pour partager à vos voisin-e-s sur la COVID-19 si vous voulez créer des liens et que vous voulez encourager l’entraide durant la quarantaine
https://drive.google.com/file/d/1kMQP8CvkAxSwYrxOdB1wzipEqEf9yWhr/view?usp=sharing

Voici quelques actions de solidarité qui sont réalisées par la communauté. Écrivez-nous au solidaritesansfrontieres@gmail.com, si vous pouvez aider pour l’une des tâches inscrites plus bas. Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi vous inscrire en suivant ce lien (lien). 

-Livraisons de nourriture;
-Faire des commissions;
-Accompagner à un rendez-vous médical;
-Promener un chien;
-Amener un enfant à un rendez-vous;
-Offrir du support moral et social (parler au téléphone à quelqu’un en isolement)

Comme nous le mentionnons précédemment, si vous n’avez pas de statut et que vous avez des symptômes comme la fièvre, de la toux, ou de la difficulté à respirer, ou avez besoin de l’aide de la communauté, s’il vous plaît contactez-nous immédiatement en écrivant à solidaritesansfrontieres@gmail.com pour que nous puissions vous aider de toute manière possible. 

Nous communiquerons avec vous bientôt. Nous envoyons de l’amour et de la solidarité à tout le monde.

 

From Embers : Réflexions sur Kanonhstaton

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Mar 132020
 

De From Embers

Entretien [en anglais] avec un anarchiste non autochtone qui a passé du temps à Kanonhstaton en 2006, un projet de revendication territoriale mené par des membres des Six Nations bloquant le développement d’un lotissement privé sur leur territoire.

Nous discutons de son expérience à Six, de la dynamique sur le terrain avant et après la descente policière, et des possibilités et complexités de la solidarité anarchiste-autochtone avec la vague actuelle de solidarité Wet’suwet’en à l’esprit.

Avec la musique de Tru Rez Crew et Lee Reed.

 

Journal “ÉTAT POLICIER” 2020

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Mar 122020
 

Du Collectif opposé à la brutalité policière (COBP)

Voici le journal “ÉTAT POLICIER” en document PDF

Aussi en pièce-jointe les solutions aux mots croisés du journal

Vous pouvez l’imprimer et diffuser largement

Note: le journal n’est pas au format 8,5×11 ordinaire et lorsque vous l’imprimerez, le résultat ne sera pas parfait.

Ontario : Trois sabotages de chemins de fer, en solidarité avec les défenseur.euse.s de la terre

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Mar 092020
 

Soumission anonyme à North Shore Counter-Info

Il nous semble intéressant de partager le fait que nous avons réussi à arrêter (ne serait-ce que pour quelques heures) plusieurs lignes de chemin de fer dans le sud de l’Ontario, en utilisant la vieille technique du câble en cuivre. Nous l’avons fait à trois reprises, en ciblant une jonction à Milton, puis sur les lignes qui relient Kitchener-Waterloo à Toronto et à Burlington. En utilisant des cartes pour suivre le trajet des lignes, nous nous sommes amusé.e.s à trouver les endroits où agir avec le plus d’impact. Nous avons appris davantage sur la façon de procéder en suivant certains des autres post d’information et riches en inspiration, ici sur North-Shore.

Ce sont été des moyens rapides, efficaces et joyeux de contribuer aux efforts de la campagne Shut Down Canada. Les sabotages clandestins sont des tactiques importantes à populariser et à rendre courantes, pour de nombreuses raisons :

– la répression prend facilement le dessus sur la protestation publique ;

– il faut très peu de temps pour saboter une ligne avec un câble en cuivre (une fois sur place, peut-être 15 minutes, ou un peu plus si la connexion n’est pas idéale au début) ;

– on peut le faire seul.e ou avec une seule autre personne de confiance. Ce fait à lui seul rend le risque vraiment très faible ;

– les posts sur les réseaux sociaux et le remplissage d’une carte Google maps [des actions] ne sont pas le but final de la solidarité des personnes issues de la colonisation européenne. L’objectif est de s’aligner sur les défenseur.euse.s de la terre, dans des actions stratégiques et qui ramènent la peur dans les cœurs d’industries immensément puissantes auxquelles elles/ils sont confronté.e.s ;

– riposter de cette façon nous fait bien au cœur.

Vers des belles et nombreuses possibilités !

Une perturbation des bureaux de Lemay inaugure le Printemps contre la prison !

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Mar 082020
 

De Solidarité sans frontières

Vendredi, quelques membres de la communauté sont entrés dans les bureaux de Lemay, un cabinet d’architectes qui font la conception de la nouvelle prison pour migrant-e-s à Laval. Portant des silhouettes représentant des ami-e-s et voisin-e-s de Montréal qui ont été emprisonné-es et expulsé-es, distribuant des tracts aux employé-e-s, et scandant les slogans, illes ont perturbé le travail quotidien.

La nouvelle prison, située au 400 Montée Saint-François à Laval, remplacera la prison actuelle. Comme toutes les prisons au Canada, elle sera remplie de personnes pauvres, noires et brunes, autochtones colonisées par les puissances européennes. Cette prison est une partie essentielle de la stratégie frontalière du Canada, gardant à l’extérieur les pauvres du Sud global et la richesse dans les mains de quelques-uns.

Tisseur, une firme de construction située à Val-David, a travaillé pendant l’hiver, ce qui fait en sorte que la nouvelle prison pour migrant-e-s commence à prendre forme, malgré une large opposition concertée dans la communauté (pour voir une photo récente, cliquez ici).

Ceci est un appel à bloquer toute construction supplémentaire de cette prison. Passez à l’action! Travaillez en collaboration avec d’autres, de manière réfléchie, stratégique, avec amour et détermination. Cette prison ne doit pas être construite!

Contact (pour coordination, tracts, points pour les médias, mises en contextes, pétition, information, toolkit, etc.): solidaritesansfrontieres@gmail.com

Plus d’information sur la détention des migrant-e-s par le Canada et la nouvelle prison pour les migrant-e-s, cliquez ici.

Plus d’information sur les compagnies impliquées dans la construction de la nouvelle prison, cliquez ici.

Endossez la déclaration contre la prison, cliquez ici.

Une action de solidarité avec les protecteurs-trices de la terre Wet’suwet’en a bloqué l’accès au Port de Montréal

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Mar 082020
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Un groupe de près de 100 personnes ont bloqué l’accès à l’entrée Viau du Port de Montréal, samedi après-midi à 14h15. Le groupe a occupé l’entrée pour une demi-heure afin d’ériger des barricades et disposer plusieurs bannières devant l’entrée du port, empêchant l’entrée ou la sortie des marchandises. Le protecteurs-trices de l’eau et de la terre ont ensuite manifesté dans les rues d’Hochelaga-Maisonneuve.

Cette action est organisée en solidarité avec les Wet’suwet’en qui luttent contre l’occupation continue de leurs territoires non-cédés par Coastal GasLink et la GRC. L’action succède aux multiples blocages ferroviaires qui ont pris place au soi-disant Montréal dans les dernières semaines.

Nous sommes ici pour afficher notre solidarité avec les populations autochtones partout au “Canada” qui ont bloqué des ports, des édifices gouvernementaux, des routes et des voies ferrées afin de perturber l’économie et forcer la fin de l’occupation des territoires Wet’suwet’en.

Le 2 mars dernier, le checkpoint Gidimt’en sur le territoire Wet’suwet’en a publié une vidéo appelant à la poursuite des actions de solidarité, demandant à leurs allié-es de garder la pression et rappelant qu’aucun accord n’a été conclu au sujet du pipeline de Coastal GasLink.

Nous sommes ici en support aux Wet’suwet’en, inspirés par les gardiens et gardiennes du feu qui ont tenu un blocage ferroviaire pour plus de trois semaines à Kahnawake. Alors que cette barricade a été démantelée volontairement le 5 mars dernier, les gardiens et gardiennes du feu ont déplacé leur feu sacré et affirmé qu’ils et elles étaient prêt.e.s à effectuer de nouvelles actions si nécessaire, compte tenu de l’occupation continue du territoire par CGL et la GRC.

Ceci est un moment crucial pour agir. Nous sommes ici pour envoyer un message clair, soit que les populations partout au “Canada” continuent de garder leurs yeux rivés sur Wet’suwet’en. Nous savons que la tentative d’accord conclue entre le gouvernement et les chefs héréditaires la semaine dernière n’inclut pas le retrait de CGL de leur terroire, leur principale demande. Tyendinaga, Kahnawake, Listuguj ont tenu des blocages pendant de longues semaines. Nous comprenons qu’il s’agit maintenant d’un moment pour reprendre des forces et préparer les luttes à venir. Aux settlers qui vivent à Tiotià:ke ou ailleurs: c’est un moment où notre solidarité est plus que jamais nécessaire.

Alberta : Rapport sur le sabotage de pipelines derrière les lignes ennemies

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Mar 052020
 

Soumission anonyme à North Shore Counter-Info

avant le lever du soleil, au petit matin du 20/02/2020, nous avons effectué une action directe contre l’infrastructure d’un oléoduc à Acheson, Alberta

scandalisés par l’invasion du territoire Wet’suwet’en par les Reactionary Colonial Mounted Pigs (GRC) et en solidarité avec les Secwepemc nous avons mis hors service un tronçon d’oléoduc que l’État klanadien (financeurs de ce projet) avaient laissé vulnérable

la solidarité signifie l’attaque

“souriez pour la caméra, les gars” a crié le garde de sécurité à nos trousses
même si la caméra n’a pas pu le capturer, nous souriions sous nos masques
“La joie s’arme”

nous espérons dissiper une grande partie de la peur qui entoure actuellement la résistance
cela fait maintenant plusieurs semaines que nous avons attaqué directement une grande entreprise
aucun signe de répression policière
il y a beaucoup d’autres personnes vivant dans cette colonie qui sont prêtes et disposées à agir
ni les porcs ni les groupes réactionnaires ne peuvent arrêter le sabotage
n’attendez pas l’autorisation
frappez fort alors que votre ennemi n’est pas préparé
trouvez vos amis et agissez avec joie !
Kenney a dit que nous sommes dans un état d’anarchie, prouvez-lui qu’il a raison!
des guides en ligne enseignent le sabotage

Agissez spontanément, mais faites vos devoirs
nous avons cassé notre mèche de forage en perçant le tube d’acier
ces entreprises publient des rapports d’ingénierie complets que l’on peut trouver
sur leurs propres sites web
étudiez-les et utilisez les matériaux appropriés
il convient de mentionner l’existence d’une technologie de surveillance du périmètre
il y avait un épais câble noir le long du périmètre clôturé
autour du site de stockage des matériaux
il est également possible que ces câbles de détection se trouvent sous la surface du sol ce capteur de périmètre a peut-être renseigné le garde ou il nous a peut-être trouvé en raison du bruit que nous avons fait ou par hasard mais la réponse fut immédiate et impuissante

Cette action a été menée pour soutenir tous les défendeurs et défendeuses des territoires
Les Mohawks qui affirment constamment leur autonomie
les Zapatistes et autres indigènes dans le sud du Mexique
les forces démocratiques du Rojava
les pirates de Somalie
d’innombrables tribus de l’Amazonie
les Mapuche au Chili
la Nation Sioux de Standing Rock
les Quechua, Guarani, Aymara de Bolivie
les Anishinaabe du Minnesota
les féministes au Mexique
les mineurs de charbon redneck des Appalaches
les rebelles d’Haïti
les agriculteurs de la Z(A)D
aux nombreuses nations qui habitent les lieux de rencontre des collines du castor

Beaucoup ont fait des efforts pour se réconcilier avec le klanada
le colonialisme systématique n’a offert en retour qu’un manque de respect,
la réconciliation est désormais morte
pour #shutdowncanada les revendications territoriales coloniales doivent être contestées partout
à côté des luttes actuelles dans la dite C.-B.
la totalité du klanada est illégitime et l’insurrection devrait avoir lieu partout

Un autre monde est possible !

– vos amis en amiskwaciywaskahikan

Soumettre des communiqués à MTL Contre-info de manière sécuritaire

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Mar 042020
 

Mis à jour mars 2020

Nous avons pensé qu’il serait utile de résumer une technique de base pour soumettre des communiqués de manière anonyme, en utilisant le système d’exploitation Tails.

Tails est un système d’exploitation pour ordinateur conçu avec un souci de sécurité et qui peut être démarrer à partir d’une clé USB ou d’un DVD sur n’importe quel ordinateur. Après avoir éteint Tails et éjecté la clé USB ou le DVD, l’ordinateur peut redémarrer normalement avec son système d’exploitation habituel. Tails est conçu pour ne laisser aucune trace sur l’ordinateur en n’interagissant aucunement avec le disque dur et en utilisant seulement la mémoire vive (qui est automatiquement effacée quand Tails est éteint). De plus, Tails oblige toutes les connexions internet à passer par le réseau Tor [1], ce qui est beaucoup plus sécuritaire que d’utiliser simplement le navigateur Tor sur votre système d’exploitation habituel.

Adresse IP et MAC :
Toute connexion internet a une adresse IP [2] spécifique qui peut être enregistrée par les sites internet qui sont visités et qui révèle la connexion qui a été utilisée. On peut d’ailleurs retracer le lien entre une adresse IP et un.e abonné.e internet, que ce soit un individu ou un commerce comme un café.

Tous les ordinateurs ont une adresse MAC [3] qui peut identifier l’ordinateur spécifique qui s’est connecté à un site internet via l’adresse IP.

Tails dissimule automatiquement l’adresse IP en utilisant le réseau TOR et donne automatiquement à chaque utilisateur une fausse adresse MAC dès le départ.

1.Télécharger et installer Tails
Tails peut être téléchargé sur https://tails.boum.org. Vous pouvez suivre le guide d’installation sur le site pour savoir comment télécharger et vérifier le fichier, l’installer sur une clé USB ou un DVD et le faire démarrer sur votre ordinateur.

2. Démarrer Tails
Dépendamment d’à quel point vos activités sont risquées, il pourrait être une bonne idée d’utiliser un ordinateur qui n’est pas connecté à votre identité d’aucune manière (au cas où Tails, pour une raison ou une autre, laissait une trace). Ce peut être un ordinateur public hors de la vue des caméras de surveillance, ou un ordinateur utilisé spécifiquement dans ce but.

Si vous démarrer l’ordinateur avec la clé USB branchée et que Tails ne démarre pas automatiquement, il se pourrait que vous ayez besoin d’accéder au « menu de démarrage » de votre ordinateur. Sur la plupart des ordinateurs, vous pouvez appuyer sur une touche du menu pour faire apparaître une liste des différents systèmes sur lesquels il est possible de démarrer (identifier les touches possibles du menu de démarrage pour votre ordinateur selon le manufacturier dans la liste ci-bas). Dans ce menu, choisissez votre clé USB. Pour la résolution de problème, référez-vous à « Démarrer Tails » sur tails.boum.org. Vous pourriez avoir besoin de modifier les paramètres du BIOS.

3. Se connecter à internet
Si vous utilisez un ordinateur portable, vous pouvez accéder à plusieurs réseaux wifi, dont vous connaissez les mots de passe, depuis l’extérieur du bâtiment, et ce même la nuit si le wifi est laissé ouvert. Si le wifi a un « portail captif » (comme dans la plupart des chaînes de cafés), vous devrez utiliser le Unsafe Browser pour accepter les « termes et conditions » du portail et vous connecter. Un wifi sans portail est préférable.

4. Soumettre un Communiqué
Ouvrez le navigateur TOR et vérifier que Tor est fonctionnel en visitant https://check.torproject.org. Allez sur https://mtlcontreinfo.org/publiez/ pour nous envoyer votre communiqué! Si vous souhaitez soumettre des images, vidéos, etc., éliminez les informations d’identification (métadonnées) à l’aide de Metadata Anonymization Toolkit (MAT) sur Tails.

Pour approfondir :
• Autoprotection Digitale Contre la Surveillance: Astuces, Outils et Guides Pratiques pour des Communications En Ligne Plus Sécurisées
• Le Zine « Anonymity/Security »
• Le « Surveillance and Counter-surveillance Guide »


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1. TOR est un réseau de « proxies » géré par des bénévoles dans le but explicite d’assurer l’anonymat en ligne. Avec TOR, votre connexion passe à travers trois proxies. Vous vous connectez à TOR et chacun des trois proxies (« noeuds ») auxquels vous accédez encode vos données. Aucun de ces nœuds, pris individuellement, ne sait à la fois qui vous êtes et ce à quoi vous êtes connecté.es. Le troisième nœud décrypte les données et accède au site internet, renvoyant l’information encodée à travers les autres proxies.

2. Une adresse IP (Internet Protocal address) est une série de chiffres qui vous permet d’envoyer et de récupérer des données à travers une connexion internet (par exemple. 78.125.1.209). Ces chiffres servent à identifier la location physique, le fournisseur de service internet et les détails techniques de votre connexion. C’est comparable à l’adresse d’une maison. Une adresse IP non dissimulée mènera directement des enquêteurs/enquêteuses à votre connexion.

3. L’adresse MAC (Media Access Controller address) identifie spécifiquement votre ordinateur. Si vous vous connectez à internet, le routeur peut se connecter à votre adresse MAC et conserver ces données. Si des enquêteurs/enquêteuses s’attardaient à lire les connexion d’un routeur avec lequel vous avez accédé à internet (disons un wifi public depuis lequel un communiqué a été envoyé), puis comparaient cette adresse avec celle de la carte internet sans-fil de votre ordinateur (disons, confisquée durant une descente), vous seriez connectez aux activités que vous avez effectués en utilisant la connexion de ce routeur. Si l’adresse MAC n’est pas modifiée, il y a une possibilité que vos activités puissent être reliées à vous si les enquêteurs/enquêteuses sont déterminé.es ou suffisamment chanceux.ses.