Bristol (UK) : Des nouvelles de la situation du compagnon Toby Shone

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Oct 122021
 

De Dark Nights (traduit par Attaque)

Le procès contre Toby a commencé le 6 octobre, à la Bristol Crown Court. Les accusations d’être l’administrateur du site 325.nostate.net, de financement du terrorisme par le biais de ce site internet et de collecte et diffusion de matériel utilisable à des fins terroristes ont été abandonnées, à cause du manque de preuves.

Il reste toujours inculpé pour les autres accusations, c’est-à-dire possession de drogues de classe A et de classe B avec l’intention de les dealer, production d’une drogue de classe B, ainsi que pour un autre chef d’accusation : possession de drogue de classe AA. À l’heure actuelle, nous savons que cela pourrait donner une peine d’emprisonnement allant de 3 à 6 ans.

L’opération Adream, déclenchée par l’État britannique, est une tentative de détruire 325 et ses publications, une attaque contre la contre-information, liée à la répression qui s’est intensifiée sur cette île depuis la pandémie et les confinements qui ont suivi, une répression qui a toujours existé, une attaque contre toute forme de révolte active dans ces lieux.

Nous ne croyons pas à la culpabilité et à l’innocence, nous ne croyons pas à la passivité, seulement à la solidarité qui contribue à la continuation du conflit contre l’existant.

Force et solidarité pour le compagnon anarchiste Toby Shone !

Rien n’est fini, le conflit continue !

Le collective Dark Nights

Yannick Vézina : un leader du groupe néofasciste Atalante chez Desgagnés

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Oct 062021
 

De Montréal Antifasciste

[Collaboration spéciale Montréal Antifasciste et Québec Antifasciste]

Depuis 2018 Montréal Antifasciste documente les activités du groupe néofasciste Atalante, essentiellement implanté dans la ville de Québec et ses environs. Depuis la fermeture de sa page Facebook en août dernier, Atalante a perdu beaucoup de visibilité, et l’organisation semble s’être recroquevillée sur son noyau dur. Cependant, ses membres et ses sympathisant·e·s sont toujours présent·e·s et actif·ve·s dans la collectivité, et la possible implication de nouvelles recrues nous pousse à maintenir la vigilance et la pression. C’est dans cette optique que nous croyons nécessaire de continuer à exposer les principaux membres d’Atalante, dont ceux qui sont connus pour avoir participé à des actes de violence.

Cet article mettra en lumière l’implication de Yannick « Sailor » Vézina, l’un des membres fondateurs d’Atalante encore actif aujourd’hui, qui n’avait pas encore fait l’objet d’un examen plus détaillé.

Yannick Vézina participait à la plus récente action de visibilité d’Atalante à Québec, le weekend du 25-26 septembre 2021. Photo extraite du compte Telegram d’Atalante Québec.

 

 Yannick Vézina et le Québec Stomper Crew

Yannick Vézina est depuis longtemps proche du Québec Stomper Crew (le gang de rue à l’origine d’Atalante Québec). C’est Antoine Mailhot-Bruneau, un camarade de classe à l’Institut Maritime de Rimouski dans la première moitié des années 2010, qui l’a introduit dans l’entourage des Stompers. Montréal Antifasciste a déjà révélé qu’Antoine « Tony » Mailhot-Bruneau est le leader idéologique d’Atalante et l’auteur du manifeste du groupe, Saisir la Foudre. À partir de cette rencontre, nous savons que Vézina s’est rapidement radicalisé et a multiplié les frasques pour mieux s’intégrer au crew. Nous savons aussi qu’il est devenu membre en règle suite à sa participation à l’agression d’un militant antifasciste.

Yannick Vézina (à droite) avec Antoine Mailhot-Bruneau, leader d’Atalante Québec.

 

Québec Stomper Crew et entourage.

 

Une partie du Québec Stomper Crew.

 

Yannick Vézina lors d’un spectacle de Légitime Violence. On reconnaît à ses côtés Steve Lavallée, un membre de l’entourage du Québec Stomper Crew qui avait été reconnu coupable d’une série d’agressions armées à Montréal à la fin des années 1990.

 

Yannick Vézina, full patch.

 

Avec l’entourage de Légitime Violence et du groupe américain Offensive Weapon.

Vézina semble d’ailleurs avoir un goût prononcé pour la violence, puisqu’il s’en est pris il y a quelques années à un jeune qui arrachait des affiches d’Atalante en plein jour, en le poursuivant armé d’une batte de baseball. Il utilise aussi ouvertement des hashtags comme #quebecfascistcrew sur son compte Instagram personnel. Ça donne une bonne idée du personnage…

Vézina et Atalante

En plus de faire partie du Québec Stomper Crew, Yannick Vézina est aussi un membre important et actif d’Atalante. Il a entre autres participé à au moins un « pèlerinage » en Italie et participe à toutes les actions d’Atalante depuis le début lorsque son emploi du temps le lui permet. Il faisait d’ailleurs partie du petit groupe de militants qui ont fait irruption dans les bureaux de Vice Québec en 2018 pour en intimider les employé·e·s.

On reconnaît facilement la montre et le tatouage sur l’avant-bras gauche.

On peut aussi l’apercevoir sur plusieurs photos de distributions de sandwichs et de collages de banderoles. Par ailleurs des révélations de la taupe Quentin Pallavicini nous laissent croire que Vézina agirait à titre de trésorier d’Atalante.

Yannick Vézina (rangée avant, à droite) avec le noyau dur d’Atalante Québec.

 

Une partie des membres d’Atalante Québec, en janvier 2019, sur le toit du quartier général de CasaPound à Rome.

 

Avec d’autres membres d’Atalante Québec, à Rome, en janvier 2019. On reconnaît à droite Sébastien Magnificat, le responsable des relations internationales de CasaPound.

 

Le Québec Stomper Crew et Légitime Violence, avec des camarades américains, entourent Steven Bissuel, l’ex-leader de Bastion Social et du Groupement Union Défense – Lyon (GUD). Yannick Vézina est au centre, à gauche de Bissuel.

  

Yannick Vézina s’adresse aux militants et militantes d’Atalante Québec, le 1er mai 2016.

 

À gauche, Yannick Vézina porte fièrement le drapeau d’Atalante Québec à l’occasion d’une marche au flambeau organisée peu après la création de l’organisation en 2016.

 

Yannick Vézina a participé à d’innombrables actions de visibilité d’Atalante, comme cette distribution de tracts à Québec, en 2019.

Yannick « Sailor » Vézina

Yannick Vézina, s’est choisi le surnom de « Sailor » et semble prendre très à cœur sa profession de marin. Fait cocasse, le logo d’Atalante semble être calqué sur l’illustration d’un manuel d’étude de l’Institut Maritime du Québec, rappelant quelque peu le symbole fasciste « flash and circle », adopté une décennie plus tôt par le Blocco Studentesco, l’aile jeunesse/étudiante de l’organisation néofasciste italienne Casapound, qui a directement inspiré la création d’Atalante.

Le logo d’Atalante Québec…

 

… est visiblement calqué d’un manuel de formation de l’Institut Maritime du Québec.

Le motif « flash and circle », utilisé par plusieurs organisations fascistes, est notamment le logo du Blocco Studentesco, l’aile jeunesse de l’organisation néofasciste italienne CasaPound.

Yannick Vézina est présentement employé par la compagnie maritime québécoise Desgagnés, et il navigue régulièrement sur le « Zélada », un navire qui ravitaille les communautés du nord du Québec et du Canada.

    

Yannick Vézina est employé à bord du Zélada, un navire de la flotte du Groupe Desgagné.

Il serait intéressant de savoir comment cette compagnie réagit au fait qu’elle emploie un membre en règle d’une organisation néofasciste, un membre qui est aussi lié à plusieurs agressions violentes motivées par une idéologie haineuse. Surtout qu’on a de bonnes raisons de croire qu’il traîne des autocollants d’Atalante pour en coller lors de ses escales à Rimouski.

Si vous souhaitez les interroger à ce sujet :

Téléphone : (418) 692-1000

Courriel : info@desgagnes.com – info@transarctik.desgagnes.com

Depuis quelque temps, les choses semblent aller plutôt bien dans la vie personnelle de Vézina, il a récemment acheté une maison dans le secteur Charlesbourg/Lac-Beauport en banlieue de Québec avec sa compagne, qu’il a récemment demandée en mariage! Il serait peut-être temps de lui rappeler que les actes de violence et les idées haineuses qu’il défend ont des conséquences…

On salue ici la note supplémentaire de romantisme que confère le bol de croquettes.

 Conclusion

Dans le contexte où les néofascistes d’Atalante ont perdu leur page Facebook et leur site Web, il serait facile de ne plus les considérer comme une menace sérieuse. Nous croyons cependant que ce serait une erreur, et que nous devons plus que jamais maintenir la pression sur les militant·e·s actuel·e·s et réaffirmer que ces idées haineuses ne sont pas les bienvenues au Québec.

Que ce soit sur terre ou en mer, nous continuerons de traquer les néofascistes partout et tant qu’il le faudra.

Si vous avez d’autres renseignements à nous communiquer au sujet de Yannick Vézina, d’Atalante et de ses sympathisant·e·s, n’hésitez pas à nous écrire à alerta-mtl@riseup.net ou au qcantifasciste@riseup.net.

Appel à un contingent anticapitaliste lors de la manif pour le climat du 24 septembre

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Sep 162021
 

De la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC)

Une autre grosse manif pour le climat, pourquoi faire ?

C’est sûr que ça serait bien qu’il y ait autant de monde qu’en 2019, mais au final, même Greta a pas pu faire changer les politiques de nos gouvernements. Bon, ok, ça tombe quelques jours après les élections, donc on peut espérer que ça mette un peu de pression sur les éluEs … Sauf que nous on sait que ça ne changera rien : Peu importe qui sera au pouvoir après les élections, rien de significatif ne sera fait, rien de significatif n’a jamais été fait au soit-disant Canada. Depuis le début de la colonisation, on vole, on exploite et on détruit le territoire sur lequel on se trouve, celui qui, ironiquement, assure notre survie.

Parce qu’il est important de noter que plusieurs partis ont mis leurs cartes clairement sur la table : ces partis vont continuer à investir dans des pipelines et d’autres projets écocidaires, et ce jusqu’à ce que mort s’ensuive. Et ces partis qui veulent notre mort devraient obtenir la majorité, la très grande majorité des votes. Au Québec, à la date de l’écriture de ce texte, plus de 80% des intentions de vote vont vers des partis ayant une feuille de route désastreuse en environnement.

On peut chialer envers les politicailleries inutiles du parlement, mais on voit que le problème va plus loin que ça. La majorité de la population ne veut pas changer, et veut perpétuer un style de vie insoutenable pour la planète.

Et pourquoi les blâmer ? Le capitalisme continue de vendre ce style de vie, à travers ses pubs de marde qui pousse l’achat de cochonneries dont on n’a pas besoin, son cinéma répétitif qui glorifie constamment les riches et les puissantEs, son système d’éducation mercantiliste qui vend des formations sur la base du salaire attendu … Et l’État suit la cadence, promettant par exemple aux jeunes qu’ielles pourront s’acheter une maison. On sait pourtant très bien que les jeunes ne pourront jamais s’acheter une maison ! Et honnêtement, faudrait pas que ça arrive si on veut avoir une chance de limiter l’étalement urbain et la culture du char …

Mais bon, c’est le style de vie qu’on nous martèle constamment dans notre vie quotidienne, le rêve américain que le système essaie de nous entrer dans la gorge. Sauf que ce style de vie vendu par le Capital, c’est la mort de la Terre, et donc éventuellement notre mort à touTEs. Et donc, si le Capital veut continuer à nous emmerder avec ce style de vie insoutenable, et bien tant pis, nous nous passerons du Capital !

Et tant pis si nous ne sommes qu’une petite minorité qui s’inquiète encore de son avenir. Tant pis si la majorité du monde rêve toujours de gros ostie de chars, de grosses osties de maisons, pis de grosses osties de vacances toutes payées dans le sud. Nous n’allons pas rester assis sur notre cul alors que le monde brûle ! Nous n’allons pas rester les bras croisés alors que le capitalisme achève de vendre les derniers morceaux du monde !

LE CAPITAL DÉTRUIT LA TERRE ? GUERRE AU CAPITAL !

On se voit dans le contingent anticapitaliste !

Vendredi 24 septembre, 13h, en face de la statue de George-Étienne-Cartier.

Affiche

Une santé à l’échelle humaine : un.e anarchiste vacciné.e opposé.e au passeport vaccinal

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Août 232021
 

Soumission anonyme à North Shore Counter-info

Traduction de Attaque

Le Québec est en train de mettre en place, pour les prochains jours, un système de passeport vaccinal et l’Ontario va probablement faire de même. Le pass est un document confirmant votre identité et votre statut vaccinal, qu’il faudra présenter pour accéder à de nombreux endroits. Pas un jour ne passe ici sans qu’il y ait une avalanche de lettres ouvertes et de messages sur les réseaux sociaux demandant l’obligation de montrer un pass pour se déplacer en la ville, avec chaque travailleur.euse qui se verrait donc attribuer une fonction de flic.

J’ai été entièrement vacciné.e dès que ça a été possible pour moi et tou.te.s mes proches ont fait pareil. Cependant, je pense que le pass vaccinal est quelque chose d’abject et que ceux/celles qui le recommandent commettent une grave erreur.

Le choix de ma bande de se faire vacciner n’était qu’un des résultats des discussions en cours sur la façon de se rapporter à la santé collective pendant la pandémie. Nous n’avons pas obéi aux mesures de confinement ou aux règles relatives aux rassemblements – nous avons établi nos propres lignes de conduite, sur la base de nos propres considérations éthiques, politiques et pratiques. Nous avons posé une question différente. Parfois, cela nous a conduit.e.s à être plus prudent.e.s que ce que la loi permettait, parfois cela a signifié enfreindre les règles. Nous étions loin d’être les seul.e.s dans ce cas et je sais que mon cercle de proches a bénéficié des discussions d’autres personnes.

La pandémie a été quelque chose d’unique dans notre vie, mais ses défis éthiques ne le sont pas : le contrôle du comportement des autres est un élément central dans la politique démocratique. Le gouvernement nous considère comme une masse de personnes à gérer, en vue de différents objectifs, en particulier le profit et la paix sociale. Ils regardent le monde d’en haut, à travers un prisme de domination et de contrôle – c’est autant le cas pour la pandémie que pour le changement climatique et la pauvreté. Des politiciens et des partis différents auront des priorités différentes et notre possibilité d’agir est réduite à préconiser la façon dont nous voulons être géré.e.s – ou la façon dont nous voulons être géré.e.s par ces autres personnes.

Nous en venons à intérioriser la logique de la domination et à mettre les besoins de l’ordre et de l’économie avant les nôtres. Nous commençons à regarder le monde d’en haut, nous aussi, loin de nos propres expériences, de nos désirs, nos idées, nos valeurs et relations. « C’est ça la guerre sociale : une lutte contre les structures de pouvoir qui nous colonisent et nous entraînent à regarder le monde du point de vue des besoins du pouvoir lui-même, à travers le prisme métaphysique de la domination. »

Dans le contexte de la pandémie, regarder le monde d’en haut signifie comprendre la situation à travers les médias institutionnels (qu’ils s’agisse des médias traditionnels ou des réseaux sociaux), à travers des cartes avec différents couleurs, à travers des zones désignées comme « rouges », à travers les débats politiques, à travers des règles énoncées par des experts (je veux leur connaissance, pas leur autorité). Cela signifie penser à nos propres décisions en termes de ce que tout le monde devrait faire, agir nous-mêmes de la manière dont nous pensons que tout le monde devrait agir. Nos propres priorités disparaissent et la possibilité d’action des autres est perçue comme une menace.

En tant que mesure étatique contre le Covid-19, le passeport vaccinal ressemble aux couvre-feux et aux confinements, aux amendes majorées et aux pouvoirs coercitifs accordés aux règlements administratifs. Il s’agit d’une mesure d’ordre public. Toutes ces restrictions sont censées empêcher le genre de conversations qui ont fait descendre les gens dans la rue, ces derniers mois, pour défendre des campements, pour démolir des statues et rendre hommage aux victimes des pensionnats.

Je veux m’opposer à la domination, mais aussi à ses faux.sses critiques. Certains anarchistes ont pensé développer une critique des réponses autoritaires à la pandémie, mais elles/ils n’ont réussi qu’à être réactionnaires. Encore une fois, ils/elles regardent le monde d’en haut, d’où la seule action collective concevable est celle de l’État. Elles/ils se rabattent sur le discours des droits individuels, mais il n’y a rien d’anarchiste dans une liberté soit découpée en petits morceaux qui nous sont données à la cuillère. Leur analyse devient complètement dépourvue de principes lorsqu’ils/elles commencent à défendre le droit des conservateurs religieux à continuer à tenir leurs cérémonies. Elles/ils sont impliqué.e.s dans le mouvement anti-masque, qui n’a rien à voir avec un choix éthique individuel, mais plutôt avec la négation de l’épidémie de Covid-19. Ils/elles finissent bras dessus, bras dessous avec ceux qui considèrent tout bien commun comme une attaque contre leurs privilèges.

Pour moi, la liberté signifie aussi la responsabilité. C’est un impératif individuel de faire ses propres choix, mais aussi de comprendre que l’on est engagé.e dans un réseau de relations. Il s’agit d’association volontaire, mais aussi de comprendre que nous sommes également engagé.e.s dans des réseaux de relations avec tout le monde (sans oublier tous les êtres vivants, la terre et l’eau). Nous avons des responsabilités envers ces réseaux. Quand nos choix face à la pandémie partent de nous-mêmes et se développent vers l’extérieur, vers les personnes que nous aimons et plus loin encore vers les sociétés dans lesquelles nous vivons, nous ne regardons plus le monde d’en haut, mais à l’échelle humaine.

Cela s’appelle l’autonomie et c’est en soi une menace pour les puissants. Cela signifie organiser nos vies sur des bases radicalement différentes, qui entrent en conflit avec les tentatives des puissants de maintenir l’ordre et l’obéissance.

Un système de passeport vaccinaux est un moyen de réprimer l’autonomie. Je m’en fiche d’aller au restaurant ou à un concert et mon groupe continue d’éviter les foules dans des lieux fermés, même si l’État dit que nous ne sommes plus obligé.e.s de les éviter. Organisons-nous pour éviter la répression et continuer à agir selon nos propres priorités. On se voit dans les rues.

Brûler des églises, renverser des statues

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Août 092021
 

De Antimídia

Dans différentes parties des territoires colonisés, les statues des esclavagistes, violeurs, colonisateurs et génocidaires ont été arrachées, déboulonnées ou détruites. Pourquoi se défaire de ces symboles ? Que représentent-ils ? Et quelles valeurs les maintiennent debout ?

[La vidéo est sous-titrée en français.]


Small is Beautiful : Organisation anarchiste et implantation sociale locale

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Août 092021
 

Du Collectif Emma Goldman

Ce qui suit est un texte de réflexion personnelle d’un militant du collectif. Il ne reflète pas nécessairement l’opinion de l’ensemble des membres, mais souhaite avancer certaines réflexions.

Il y a près de sept ans, en 2014, était publié le communiqué officiel annonçant la dissolution de l’Union Communiste Libertaire (UCL). Créé en même temps que sa fondation, en 2008, le Collectif Emma Goldman avait, du Saguenay, consacré beaucoup de son temps et son énergie au projet de fédération dans l’idée de faire prendre de l’expansion au mouvement anarchiste dans la province et en faire rayonner les idées et pratiques au plus grand nombre. L’organisation permettait le développement de campagnes d’actions en unité théorique et pratique qui étaient coconstruites et propagées dans les milieux des différents collectifs (l’UCL en a compté jusqu’à six – Drummondville, Montréal, Québec, Saguenay, Saint-Jérôme et Sherbrooke). Du côté des publications et de la diffusion d’informations, nous produisions le journal Cause Commune (plusieurs milliers d’exemplaires sur papier journal à chaque édition), des revues, des affiches et différentes publications avec une certaine rigueur sur le plan du contenu et des idées. Pour tout organiser, nous nous en remettions au principe du fédéralisme libertaire : les prises de décision se faisaient dans les réunions des collectifs locaux, les décisions étaient relayées par des délégué-e-s aux instances fédérales (d’autres réunions) et aux comités. Il s’agissait d’une forme de démocratie directe. Le temps de gestion, voir ici par exemple tous les déplacements pour des réunions, les longues délibérations sur un peu tout et n’importe quoi, jusqu’aux remises en question sur le graphisme et l’implication dans le secrétariat, était du temps de que les militants et militantes avaient en moins dans leur engagement dans les luttes locales (sans oublier que le nombre d’heures pouvait également précipiter l’épuisement militant). Bien sûr, les outils développés au niveau fédéral étaient d’une grande aide dans le travail local. Mais, sans remettre en cause les principes de fédéralisme libertaire et de démocratie directe, il est tout à fait possible de penser qu’un fonctionnement moins « lourd » (moins énergivore) aurait pu être possible – surtout dans une organisation de moins d’une centaine de membres.

Avec l’expérience acquise au cours des années de l’UCL, le Collectif anarchiste Emma Goldman a continué son chemin en solo à partir de 2014. Bien que nous souhaitions multiplier les collaborations avec d’autres groupes, celles-ci se sont faites plus rares et éphémères – notre condition d’isolement géographique y est sans doute pour beaucoup. En revanche, nous avons pu concentrer l’essentiel de nos efforts et de nos moyens aux luttes sociales du Saguenay-Lac-St-Jean, développer du matériel qui répondait plus directement aux enjeux et cibles de nos milieux et, il faut le dire, passer beaucoup moins de temps en réunion. Travailler en petit groupe a certainement des avantages à ce niveau : la coopération et les décisions se font plus aisément, la recherche de solutions et le règlement des désaccords accaparant moins de temps. Les affiches et journaux que nous avons continué de produire n’ont pas la même qualité que celles de l’UCL, mais elles nous prennent une toute petite fraction du temps qu’elles pouvaient prendre au sein de la fédération.

Tout compte fait, et sans en faire une doctrine, il y a certainement une beauté appréciable dans l’organisation en collectif politique de petite taille. Après tout, il est illusoire de penser que l’implantation sociale de l’anarchisme puisse se réaliser à grande échelle avant qu’elle ne le soit sur le plan local. Les anarchistes ne cherchent pas à prendre le contrôle de mouvements; elles et ils travaillent à la base et leurs pratiques se déploient d’abord à petite échelle avant d’essaimer. Cela n’empêche pas pour autant de développer des liens avec d’autres groupes et de faire appel à eux. Ce modèle d’organisation a, on ne peut le nier, des limites nettes. Il est par exemple beaucoup moins évident qu’un groupe de petite taille isolé reçoive des appuis en cas de répression ou de menaces. Il me semble important de poursuivre les questionnements quant aux formes efficaces que pourraient prendre le développement de liens et d’outils communs avec les camarades de collectifs des autres régions. Comme d’autres, je suis avec attention le travail sur le terrain que font les camarades dans le Kamouraska, sur la Pointe de la Gaspésie, à Sherbrooke, Trois-Pistoles, Gatineau, Hamilton, Québec, Toronto, Montréal, Halifax, etc. et j’y tire, personnellement, l’inspiration pour continuer.

Alan Gilbert

Grèce : Et alors, ces vaccinations ?

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Août 062021
 

De Attaque

athens.indymedia.org / lundi 26 juillet 2021

Alors que l’État grec – comme de nombreux autres États européens – est en train d’augmenter la pression sur sa population pour qu’elle se fasse vacciner contre le Covid-19, des nombreuses personnes semblent avoir cédé à cette imposition de « faire le choix de la responsabilité ». Qu’il soit clair que nous pensons que des individus peuvent avoir des raisons légitimes de se faire vacciner. Nous ne portons pas de jugement moraliste sur le fait de se faire vacciner ou pas. Mais nous continuons à être réticent.e.s. Nous pensons que tout le discours sur le fait d’assumer ses responsabilités vise en fait à donner plus de pouvoirs à l’État, en créant une société à deux vitesses, avec des privilèges pour celles/ceux qui se conforment aux règles et des sanctions pour ceux/celles qui ne veulent ou ne peuvent pas s’y conformer. Cela signifie un renforcement du contrôle et des inégalités.

Crois aux dirigeants

Nous ne pensons pas devoir nous attarder longtemps sur ce point. Nous avons été obligé.e.s de porter des masques lorsque nous marchions seul.e.s dans un parc. Nous avons reçu des amendes parce qu’on était dans la rue la nuit, alors que pendant la journée les métros étaient bondés. Nous avons été insulté.e.s parce qu’on était assis.ses dans des squares, alors que des lieux de travail en intérieur fonctionnaient à plein régime. Et nous les avons vus calculer cyniquement les coûts des lits d’hôpitaux supplémentaires, par rapport à la fermeture de secteurs de l’économie. Nous les avons vus choisir d’enrôler plus de policiers, alors que la santé des gens était en jeu. Nous les avons vus essayer d’étouffer toute forme de protestation, alors qu’ils adoptaient de force des politiques encore plus marquées dans le sens de l’exploitation et de l’oppression. Ils ont perdu toute crédibilité et ils le savent, la seule chose qu’ils puissent encore faire c’est nous forcer et faire du chantage.

Crois aux données

On nous dit que les données sont claires, que se faire vacciner est un choix sûr (le plus sûr). Mais même si nous acceptons que les données existantes sur les vaccinations soient correctes, il y a tout un tas de données que nous n’avons pas (encore). La première chose qui saute aux yeux est que tous les vaccins disponibles ont été approuvés de manière temporaire, avec une procédure d’urgence. Aucun des vaccins contre le Covid-19 a été approuvé jusqu’au bout et ils ne peuvent pas l’être, puisque on ne dispose d’aucune donnée sur les effets à long terme. Nous pouvons formuler des hypothèses sur la base d’autres vaccinations similaires effectuées par le passé (même si les vaccins basés sur la nouvelle technologie ARNm n’ont pas une histoire de ce type), mais il n’y a aucune garantie pour le long terme. Chaque personne qui se fait vacciner devrait en être pleinement consciente. Et rien qu’à cause de ce seul fait, toute obligation ou pression pour se faire vacciner est éthiquement injuste.

Les données dont nous disposons sur les vaccins proviennent principalement d’essais en laboratoire et dans des environnements contrôlés. Ces tests doivent être menés dans des conditions strictement contrôlées (même s’ils sont faits sur des personnes qui vivent leur vie de tous les jours), afin de pouvoir tirer des conclusions significatives sur les causes et les effets. Bien sûr, la vie réelle comporte de nombreuses complications, des interférences, des événements imprévus, etc. Par conséquent, ces données peuvent prédire le comportement des vaccins seulement de manière très limitée. En effet, nous avons vu que les recommandations sur les personnes auxquelles certains vaccins ne doivent pas être administrées et les listes des possibles effets secondaires sont mises à jour pendant que les vaccins sont déjà inoculés dans le monde réel et que des problèmes imprévus commencent à se produire. À cette échelle, des effets secondaires qui n’affectent qu’un toute petite pourcentage de personnes vaccinées peuvent représenter en réalité un dommage collatéral qui s’élève à plusieurs milliers de personnes. Même dans les meilleures conditions, la médecine moderne est loin d’avoir un bilan impeccable lorsqu’il s’agit de respecter la vie dans toute sa diversité, ses nuances, ses complexités et sa totalité. Ne vous y trompez pas, ce qui se passe est une expérience à grande échelle.

Crois en la science

On nous dit de faire confiance à la science. Mais même si nous ne regardons que les recommandations scientifiques pendant cette année et demie de pandémie de Covid-19, cette affirmation est naïve ou malhonnête. Au début de la pandémie en Europe, le port du masque était fortement déconseillé. A l’époque la théorie était que le virus se propagerait par contact et que la désinfection était donc la bonne réponse (et il y avait une pénurie de masques, ils étaient donc réservés au personnel hospitalier). Quelques mois plus tard, cette opinion a changé et il y a désormais un consensus sur le fait que le virus se propage à travers l’air et non par contact. Soudain, les masques sont devenus la réponse à tout. Néanmoins, nous continuons aussi à tout désinfecter (au lieu d’aérer – c’est ce qu’on appelle le théâtre sanitaire, où ce qui compte le plus est l’impression de sécurité). Cet exemple montre que la science peut se tromper et que la société au sens large peut mettre encore plus de temps à s’en rendre compte.

Un autre exemple venant de cette pandémie qui montre que nous ne devons pas faire simplement confiance à la science est le flou autour de la théorie de la fuite du virus d’un laboratoire. Dès le début de la pandémie, un article cosigné par de nombreux spécialistes scientifiques de la question affirmait que l’hypothèse que le virus du Covid-19 pourrait provenir d’un laboratoire était complètement absurde. À l’époque, cet article est devenu le fondement sur lequel s’appuyaient les médias grand public, les réseaux sociaux, les politiciens et les spécialistes pour qualifier de théorie du complot toute mention de l’hypothèse d’une fuite d’un laboratoire. Il a fallu une année entière, une époque durant laquelle le virus faisait pourtant quotidiennement la Une des journaux, avant que certains scientifiques et journalistes portent un regard plus critique sur cet article et arrivent à la conclusion que le principal élément de preuve n’était pas pertinent et que certains des auteurs avaient un intérêt direct à préserver la bonne réputation (des méthodes) du laboratoire qui serait le premier suspect dans l’hypothèse d’une fuite du virus d’un laboratoire. Il est maintenant largement admis qu’une fuite d’une laboratoire est possible et que cette piste mérite d’être étudiée (pour être clairs, ni l’hypothèse de la fuite d’un laboratoire ni celle de la zoonose n’ont été prouvées ou réfutées, elles sont toutes deux plus ou moins probables). Ceci est un exemple qui montre que dans la réalité la méthode scientifique n’est pas aussi robuste et infaillible qu’elle le prétend. Un consensus qui change en raison d’arguments non scientifiques (l’opportunisme politique, des intérêts financiers, etc.), un petit cercle de scientifiques hautement spécialisé.e.s qui ne veulent pas ou n’ont pas le temps de se contrôler mutuellement, etc. Depuis la deuxième moitié du XXe siècle (voir par exemple Paul Feyerabend et Pierre Thuillier), la philosophie et la sociologie de la science ont démontré l’écart entre l’idéologie de la science et sa réalité. Pourtant, les gens semblent s’accrocher à une conception très naïve de ce que font les scientifiques.

Crois à l’immunité collective

On nous dit de nous mobiliser pour atteindre l’immunité collective et « être libres », à nouveau, du virus. Pour ce faire, ils proposent l’objectif de vacciner 70% de la population. Mais en réalité ce nombre date d’avant l’apparition de variants (comme le variant Delta) qui sont plus contagieux et contre lesquels les vaccins sont moins efficaces. Gardons en tête aussi le fait que les vaccins sont conçus pour limiter la gravité de la maladie et que la réduction des contagions n’est qu’un effet secondaire (et la plupart des vaccins qui n’utilisent pas l’ARNm ne semblent pas très efficaces sur ce point). Compte tenu de ces nouveaux variants, de nombreux experts croient aujourd’hui qu’en réalité il faudrait 80 % ou 90 % de la population vaccinée pour arriver à l’immunité collective. Ce nombre signifie que – si nous considérons toujours qu’il n’est pas éthique d’administrer massivement un vaccin nouveau et mal connu à des mineurs et que certaines personnes ne peuvent pas se faire vacciner pour des raisons médicales – tout le reste de la population devrait se faire vacciner. Toute politique publique qui a besoin d’une conformité à 100 % pour réussir est vouée à l’échec.

Un autre facteur est que l’immunité diminue avec le temps. On parle déjà de piqûres de rappel après une période de 6 ou 9 mois (ça sera une seule injection ou elle devra être répétée tous les six mois ou tous les ans ? Pour l’instant, nous ne le savons pas), ce qui augmente encore plus les risques d’échec.

De plus, puisque il s’agit d’une pandémie mondiale d’un virus facilement transmissible, il semble très irréaliste qu’un pays ou une région puisse atteindre l’immunité collective à lui seul. De grandes parties du monde disposent à peine des stocks de vaccins ou de l’infrastructure nécessaires pour vacciner une petite partie de la population, sans parler de sa grande majorité. En outre, ils comptent principalement sur des vaccins qui sont moins efficaces pour stopper les infections. Les chances d’éradiquer ce virus sont inexistantes. À ce point, il a atteint sa phase endémique, ce qui signifie que le Covid-19 va commencer à se comporter comme les autres variétés de coronavirus, avec leurs épidémies saisonnières. L’immunité collective n’est que la dernière carotte que l’on nous agite sous le nez, elle sera tôt ou tard remplacée par quelque chose d’autre, pour nous faire croire que nous pouvons atteindre la « liberté », si seulement nous obéissons.

Sois responsable

Le sujet de l’immunité collective (ou du moins de la vaccination du plus grand nombre de personnes possible) soulève la question de savoir qui reçoit les vaccins. Dans de nombreuses régions, les personnes qui courent le risque d’être gravement affectées par le Covid-19, qui veulent se faire vacciner mais qui n’ont pas accès à des services de santé, ne reçoivent aucun vaccin. Alors qu’en Europe, des personnes qui n’ont même pas un grand risque de développer des symptômes légers et qui ont un risque infiniment faible de développer des formes grave disposent de millions de doses de vaccins qui leur sont réservées. L’accumulation des vaccins va encore augmenter avec le besoin des piqûres de rappel. Le fait que, à ce jour, l’OMS ne veuille pas recommander des piqûres de rappel semble dicté principalement par ce genre de préoccupations. Le choix de la responsabilité ou la reproduction des inégalités mondiales ?

L’établissement d’une immunité collective et la rhétorique de la « guerre contre l’ennemi invisible » vont de pair, en pratique, avec un contrôle strict des accès au territoire et une gestion de la population intensifiée. Il semblerait que nous sommes arrivé.e.s à une situation où la soi-disante partie progressiste de la société est désormais en faveur du contrôle des déplacements et de la fermeture des frontières (bien sûr, elles/ils le remarqueront à peine sur leur peau, puisqu’ils/elles possèdent les documents nécessaires pour se déplacer « librement »). Le choix de la responsabilité ou une intensification de la surveillance et de l’exclusion ?

S’il y a quelque chose que nous avons appris des décennies passées – le 11 septembre et la menace du terrorisme, le crash financier et la menace de la banqueroute, l’austérité et la menace du cannibalisme social, les bateaux de réfugié.e.s et la menace de pogroms racistes, le changement climatique et la menace de catastrophes écologiques, etc. – c’est qu’une position qui ne s’oppose pas radicalement au pouvoir de l’État (peu importe qui le détient), finira simplement par le renforcer et ouvrira ainsi la voie au prochain cycle de crises provoquées par l’État et le capitalisme, ainsi qu’à la gestion de ces crises par l’État et le capitalisme.

Anarchistes
Athènes, mi-juillet 2021

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Annonce du 4e Salon du livre anarchiste annuel de Halifax

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Août 042021
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

4 septembre 2021
Pour les anarchistes, et celleux curieu.ses.x à propos de l’anarchisme
GRATUIT dans Kjipuktuk, territoire Mi’kmaq non-cédé

On ne reviendra pas à la « normale ». La pandémie n’a qu’intensifié le contrôle social et la surveillance, le capitalisme et le colonialisme, avec les personnes au pouvoir s’en mettant plein les poches grâce à l’extractivisme industriel intensifié, le prix toujours grandissant du logement et les conditions de travail intolérables. Alors que les défenseurs de ce système colonial et raciste se préoccupent de leurs propres intérêts, nous savons que nous devons nous protéger et prendre soin les un.e.s des autres. Les racines de la destruction écologique, la pauvreté, la suprémacie blanche, le colonialisme, la violence policière, le patriarcat, et autres, reposent sur le concept d’autorité. L’anarchisme nous aide à comprendre les racines de ces systèmes de pouvoir, à articuler nos désirs d’auto-détermination et à imaginer un monde où tou.te.s sont libres. Il est crucial dans cette époque difficile de créer des espaces pour nous rappeler que la libération est possible, partager nos chagrins et notre rage et cultiver une énergie collective qui alimentera nos luttes.

Le salon du livre est pour les anarchistes, celleux curieu.ses.x à propos de l’anarchisme, les amateurs de livres et toute personne qui remet en question l’autorité. Vous y trouverez des collectifs d’édition et de distribution de livres, des aut.rices.eurs vendant ce qu’iels ont écrit, des artistes, et des présentat.rices.eurs de partout sur l’Île de la Tortue/Amérique du Nord. Le weekend comprendra des ateliers, des discussions, des activités pour les enfants, des expositions artistiques, des partys et bien plus!

Nous acceptons présentement les propositions. N’hésitez pas à nous contacter pour réserver une table ou nous faire part de vos questions, besoins d’accommodements et idées de collaborations à:
halifaxanarchistbookfair@riseup.net

Pour un Halifax plus anarchique, et un monde plus heureux, plus libre (A)

Une bannière suspendue à Saint-Félicien pour dénoncer les déversements dans l’Ashuapmushuan

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Juil 272021
 

Du Collectif Emma Goldman

Des militants et militantes des collectifs Mashk Assi et Emma Goldman ont suspendu durant la nuit d’hier à aujourd’hui une bannière pour dénoncer les déversements d’eaux de traitement dans la rivière Ashuapmushuan par l’usine de pâte Kraft de Résolu à Saint-Félicien (en terres volées du Nitassinan). Portant l’inscription « Ramasse ta marde Résolu », elle a été installée sur la route Saint-Eusèbe, aux abords de l’usine en question, afin de pointer du doigt l’exploitation de la multinationale.

Dans un régime forestier qui s’apparente au Far-West, avec son bar ouvert pour l’industrie, la question de la protection de l’environnement par les entreprises est réduite à de vaniteuses prétentions de conférence de presse. On le voit une fois de plus avec les déversements à répétition réalisés dans l’Ashuapmushuan par l’usine de pâte Kraft de Résolu à Saint-Félicien. La rivière Ashuapmushuan, qui bénéficie pourtant d’un statut de protection pour son patrimoine naturel exceptionnel, a connu 258 jours de déversement d’eaux de traitement industrielles de l’usine entre 2017 et 2020 selon le ministère de l’environnement et la scène s’est reproduite maintes fois depuis le début de l’année 2021. Ces déversements volontaires sont réalisés dans une stratégie de chantage face au gouvernement pour que celui-ci investisse à sa place les dizaines de millions $ nécessaires au remplacement de la conduite d’évacuation. En date d’aujourd’hui, Résolu peut se réjouir d’avoir presque déjà fait plier le gouvernement au grand dam des travailleurs et travailleuses qui financeront la multinationale avec leurs taxes. Pendant ce temps, leurs turpitudes mettent en danger la ouananiche, une espèce de saumon pour laquelle l’Ashuapmushuan est un corridor biologique capital.

Par ses agissements, Résolu affiche son mépris total à l’endroit du territoire ancestral des Pekuakamiulnuatsh et des droits des Premiers Peuples. C’est cela le colonialisme. Face au déni dont fait preuve l’industrie envers l’histoire et les traditions Ilnu, ainsi que le caractère sacré du territoire, il faut résister pour exister! Par cette action, nous souhaitons réitérer que les territoires du Nitassinan n’ont été cédés sous aucun traité. De plus, nous rejetons et dénonçons les Ententes sur les répercussions et les avantages (ERA) signées par les conseils de bande, qui se voient promettent des retombées des grandes entreprises en échange de leur consentement à la destruction rapide du territoire ancestral. Ces ententes sont pour nous bien révélatrices quant au rôle véritable des conseils de bande comme instances issues du colonialisme et sous la mainmise de l’État canadien.

Collectif Mashk Assi et Collectif Emma Goldman

From Embers : Fairy Creek

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Juil 222021
 

De From Embers

Après une interruption, le podcast anarchiste From Embers a été relancé ce mois-ci.

Le premier nouvel épisode est une discussion avec un participant anarchiste aux blocages de Fairy Creek sur la soi-disant île de Vancouver. Écoutez-le ici.

Autres lectures :

Five Months of Direct Action… (No More City)

The Return of the War in the Woods? (BC Blackout)

Desert (The Anarchist Library)