Montréal Contre-information
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Quelque chose sent mauvais à la Ligue 33

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Avr 152026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Nous avons été mis au courant récemment qu’une membre de Ligue 33 étale publiquement ses idées pro-nazies nauséabondes sur les réseaux sociaux. Et il ne s’agit pas que d’une simple participante perdue, mais plutôt d’une membre de leur Conseil d’Administration, à savoir Carolyne.

Sur Facebook, elle y allait récemment de ce genre de commentaires :

« Le national-socialisme est très défendable. »

« J’pense qu’il y a eu des progrès de masse au début de l’Allemagne nazie!!! Même pour les femmes!! Et les jeunes!! » (sic) Gros progrès effectivement les ratonnades, le racisme virulent et les jeunesses hitlériennes.

« Faudrait se pencher sur les fortunes juives aussi (avec un smiley face, génial) »

Et le plus décâlissant, c’est qu’elle interagie littéralement avec d’autres membres de Ligue 33 qui ne la reprennent pas plus que ça.

On a ben d’la misère à comprendre comment une organisation qui dit lutter pour « une meilleure qualité de vie et une meilleure démocratie » peut avoir dans son CA une telle personne. Et on ne vous a pas encore dit qu’elle suivait sur Facebook au moins deux pages qui publient du contenu négationniste et antisémite !

On sait que leurs camarades d’Alliance Ouvrière ont été plus ou moins rapides pour expulser une de leur membre qui faisait de l’affichage à la sauce suprémaciste blanc à l’automne passé. Dans le cas de la Ligue 33, nous les avons prévenu il y a un mois, et ils n’ont rien fait pour crisser dehors cette raclure raciste de leur organisation.

Aujourd’hui, nous rendons donc cette situation bien visible pour que le monde sache le genre d’individus tolérés par cette organisation.

Les manifs, on s’en câlisse ?

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Avr 132026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Un discours qui prend racine dans un affect lié aux manifestations s’est répandu en marge de nos milieux. On peut entendre « Les manifs ne m’intéressent pas en ce moment » ou encore « Les manifs nous limitent ».

La tendance de la gauche d’appeler d’emblée à une manif en réponse aux problèmes sociaux mérite d’être critiquée, mais ces critiques servent aujourd’hui à masquer une position tout à fait différente, selon laquelle aucune manif n’en vaut la peine. Je suis confiant·e qu’une approche aussi manichéenne envers toute une panoplie de possibilités tactiques est rarement utile pour développer une projectualité cohérente.

Je trouve facile de tomber dans une approche militaire face aux manifs combatives. Est-ce que les polices vont nous flanker? Est-ce que j’ai bien scouté le terrain? Aurons-nous une équipe de bannière renforcée? Toutes ces questions peuvent masquer le fait que la force primaire d’une manif est son aspect social. Croyons-nous en ce que nous faisons ensemble et en pourquoi nous le faisons? Est-ce notre combat? Sommes-nous déterminé·es à nous convaincre, ainsi qu’à convaincre les autres, que ce ne l’est pas? Avec qui serai-je capable de prendre des décisions? Avons-nous pris le temps de reconnaître nos peurs? Croyons-nous réellement que nous pouvons gagner? Les réponses à ces questions ont possiblement une plus grande influence sur la capacité d’une centaine de gens à outrepasser une vingtaine d’anti-émeutes.

Les critiques des manifs prennent la peine de différencier manifestations et émeutes. Évidemment on aime les émeutes. Mais iels ne précisent pas que dans notre contexte local, les émeutes éclatent le plus souvent à partir de manifs. Au lieu d’explorer les conditions selon lesquelles les manifestations virent en émeutes et comment les anarchistes pourraient faire en sorte qu’elles se produisent plus souvent, iels opposent les deux formes, une étant réformiste et l’autre étant radicale. Ainsi, iels ignorent le fait que les habiletés nécessaires à l’émeute se développent dans les manifs. Surtout dans notre contexte où on observe souvent des moments de casse et de confrontation avec la police. Communiquer efficacement dans une foule, évaluer précisément les menaces et les opportunités dans un environnement chaotique, garder son sang froid lors de batailles de rue et se disperser sécuritairement, tout cela s’avère beaucoup plus facile au moment crucial si vous vous êtes déjà entraîné·es dans des situations un peu moins exigeantes.

Ne le prenez pas personnel – je veux plus d’émeutes pour tout le monde – mais je soupçonne que plusieurs des camarades relativement nouvelleaux à des modes d’organisation combatifs chez qui les généralisations contre les manifs font écho n’ont jamais été dans une réelle émeute. Je parle d’une soirée où vous pouvez vous balader jusqu’à la bijouterie en plein centre-ville pour la piller, en allumant des feux sur votre passage, aucune police en vue, tout en sachant que trois autres groupes d’une centaine ou d’un millier de personnes sont aussi en train de foutre la pagaille ailleurs. Suis-je en train de m’accrocher à un résultat qui soit de l’ordre de l’exception dans le but de romantiser une manière de faire passée date? Une révolution sociale verra des exceptions du genre bondir dans la vie quotidienne de millions de personnes. Quelle combinaison d’efforts combatifs seront sur notre chemin d’ici-là? Seule la psychorigidité des plus dogmatiques répond d’avance et au singulier, ou encore en excluant de vastes spectres d’action autonome. Iels disent vouloir une révolution sociale.

J’ai récemment entendu un·e camarade dire qu’iel fut capable de recommencer à apprécier les manifs après avoir arrêté de les prendre trop au sérieux. Ce n’est peut-être pas possible pour tout le monde, mais je pense qu’il y a une part de sagesse derrière l’idée. Y’a-t-il quelque chose qui pourrait créer des affects plus positifs (joie, curiosité et envie d’exploration) au-delà des pratiques et croyances qu’on amène avec nous? Quand des camarades se réunissent afin de se préparer aux manifs, est-ce que ça pourrait plutôt être dans la vibe d’élaborer un gros prank sur les flics?

Certain·es argumentent que les manifs sont réformistes. En effet, même les marches combatives sont souvent organisées implicitement autour de demandes aux autorités. Que pourrait faire un groupe de compagnon·nes résolu·es dans de telles situations ? Pas grand chose, s’il n’a pas déjà pensé (par exemple) à comment distribuer un tract, peindre une bannière ou bien abandonner le MC et le camion de son au point de départ et partir en manif sauvage. La banalité de leur cause immédiate, on le sait, est la carte de visite des révoltes au cours de l’histoire.

Le poids des blessures physiques infligées par la police pèse sur certain·es camarades. Mais il est erroné d’en conclure que les anarchistes devraient se limiter à mener des attaques clandestines en petits groupes, car celles-ci comportent un risque différent, mais tout aussi grave. On peut respecter parfaitement la sécurité opérationnelle à chaque fois, jusqu’à ce qu’une série de petites erreurs nous envoie en prison pour des années. Dans notre contexte, comme beaucoup plus de gens participent de manière combative à des manifestations qu’à des actions clandestines percutantes, nous avons moins d’expérience face à ce risque et nous y pensons moins, mais cela ne le rend pas moins réel. Le coût psychique et physique de la prison, de l’État qui tente de nous couper de la communauté, signifie-t-il qu’on ne devrait pas mener d’attaques clandestines? Non, il s’agit plutôt de reconnaitre que la répression sous une forme ou une autre s’abat sur tous celleux qui choisissent de lutter de manière conséquente contre la domination, quelles que soient les tactiques, c’est pourquoi les anarchistes ont une longue histoire de préparation et de réponse à celle-ci par des pratiques de soin et de solidarité combative.

Lorsque l’attitude qui consiste à considérer le fait de distribuer le numéro d’une avocat·e lors d’une manifestation comme un supposé soutien au système judiciaire en vient à traiter avec le même mépris la capacité à nourrir les gens lors d’un blocage (les blocages aussi, il faut s’en passer), il est difficile de ne pas y voir un machisme à peine voilé. Cette dynamique nous affaiblit face à la répression, d’une part en rejetant le fait de donner aux gens un outil qui pourrait leur être d’une aide immédiate dans leurs interactions avec l’État, et d’une autre part en dévalorisant de manière générale ce qui constitue une part disproportionnée du travail de soutien aux prisonnier·ères et aux accusé·es.

Les groupes radicaux sont connus pour leur habitude de mépriser les autres. Bien qu’il avance des arguments plus nuancés que le discours général auquel il participe, le récent texte hors ligne « L’obsession de la manifestation » s’ouvre littéralement sur l’image de son ou ses auteur·ices intrépides regardant de haut depuis un sentier de montagne. La plupart du temps, je trouve qu’une attitude méprisante et condescendante envers les autres ne découle pas d’une relation confiante avec ses propres idées, ce qui constitue un point de départ important pour l’affinité.

Est-ce gênant de défendre (certaines) manifestations dans un contexte où la culture de la manif qui prend le plus de place semble perdre ses repères ? Un 15 mars qui n’ose plus se nommer « manifestation ». Un Premier mai qui n’ose plus se dire anticapitaliste. Si quelqu’un ose faire l’annonce sur le groupchat d’un autre événement la même journée que la Sainte Manif, on va bien rire d’elleux.

En tant qu’extrémistes prenant le parti d’un désordre contagieux balayant les certitudes et les rituels de l’autorité, nous nous mettons en position de faiblesse si nous oublions nos victoires plus vite que l’ennemi oublie ses défaites. Il y a à peine un peu plus d’un an, le 22 novembre 2024, quelques dizaines de militant·es seulement ont forcé plusieurs unités de la brigade anti-émeute du SPVM à battre en retraite dans une ruelle, avant d’attaquer le site d’un sommet international. Malgré la réaction excessive de nos milieux face à la campagne de représailles prévisible du SPVM au cours des mois suivants, les manifestations et la relation des anarchistes à celles-ci ne constituent pas un problème insoluble.

Certaines voies à suivre méritent d’être débattues. Comment donner différentes formes à l’effet de surprise? Où et quand est-il judicieux de frapper fort? Est-il possible de faire le pont entre certaines des significations plus larges que nous donnons à ces moments?

Notre conception de l’organisation autonome ne devrait pas tourner autour des manifestations. Si vous ne souhaitez personnellement pas consacrer votre énergie à une manifestation, c’est tout à fait correct. Mais si votre affirmation implicite derrière est que personne ne devrait jamais participer à des manifestations combatives, et que celle-ci ne résiste même pas aux contre-arguments du membre le plus occasionnel du club de lecture insu, vous devriez peut-être vous poser quelques questions. Il est malheureux le point auquel nous sommes enclins à élaborer des thèses politiques et stratégiques en fonction des limites de ce que nous nous sentons personnellement prêts et capables de faire. Dans un mouvement décentralisé qui valorise l’autonomie, les erreurs stratégiques sont normales. Le rejet en bloc des manifestations en tant que tactique en est une.

Appel à résistance créative anti néo-nazis : La Saint-Con 2026

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Mar 282026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Camarades de Montréal, nous vous relayons cet appel depuis la Zone en France. La peste brune ne connaît pas de frontières, et les trolls néo-nazis qui nous harcèlent — nous pilonnant de textes ouvertement racistes ou transpirant le « dog whistle » pour diffuser leurs idéologies nauséabondes — utilisent les mêmes codes que l’extrême-droite nord-américaine. Cette résistance créative est un écho à vos propres luttes : l’underground est un archipel, et chaque île doit répondre.

Depuis 2001, laZone.org est un site de littérature underground avec une ligne éditoriale résolument antiraciste et antifasciste. On ne prétend pas être ou devenir une maison d’édition et d’ailleurs on ne vend absolument rien. Le site est gratuit et ne contient pas de publicité.

Chaque année, nous organisons la Saint-Con : un appel à textes dont le principe est simple : « Le 10 avril, pour la Saint-Con, je brûle un con ». Cette année, dans nos trailers, on a très clairement fait comprendre ce qu’étaient des cons pour nous alors on s’est pris un retour de flammes et des tas de trolls néo-nazis nous pilonnent de textes médiocres avec leurs idées nauséabondes exprimées soit frontalement soit de manière plus insidieuse. Mais nos admins veillent au grain.

Nous appelons toutes celles et ceux qui manient la plume comme un projectile à rejoindre cette offensive. Que vous choisissiez une approche frontale, sombre, absurde ou métaphorique, l’objectif est de répondre massivement par la qualité littéraire au harcèlement de l’extrême-droite.

Pourriez-vous aussi, s’il vous plait, sensibiliser les gens qui aiment écrire autour de vous, via vos réseaux et newsletter, à notre appel à textes afin qu’on ait des contributions sérieuses sur le sujet ?

RÈGLEMENT DE LA SAINT-CON 2026

  • Date limite : Les publications débutent le 10 avril 2026. L’appel reste ouvert tant qu’il y a des textes à publier. Vous pouvez donc continuer à nous arroser même durant le concours.
  • Format : Nouvelles, récits sombres, violents ou absurdes (1 000 à 20 000 mots). La poésie doit être exceptionnelle pour être retenue. Les contributions seront retenues pour l’événement ou non selon l’avis des administrateurs du site.
  • Pseudonymat : Fortement conseillé pour votre sécurité. Cependant tout participant peut, s’il le souhaite, mettre en avant des liens vers ses pages web et réseaux sociaux.
  • Envoi : Via le formulaire dédié du site (utilisez le hashtag #SaintCon2026 dans votre titre).
  • Ligne rouge : Les propos à caractère fasciste ou raciste seront supprimés sans préavis.

Retrouvez-nous et suivez l’offensive sur Mastodon : @lazone@piaille.fr

⚠ ET VOICI LES TRAILERS QUI ONT EXCITÉ LA FACHOSPHÈRE ⚠
(Cliquer sur l’image ou le lien pour voir/télécharger)

Note : Les liens Disroot sont chiffrés. Patientez durant la barre de progression pour que votre navigateur déchiffre le média.


D’ordinaire, on brûle sérieusement de vrais cons de manière assez explicite parce qu’on n’en a rien à foutre et ce qu’on entend par sérieusement est de façon sombre et/ou violente et/ou absurde mais si vous voulez « brûler métaphoriquement un type spécifique de connerie », faites comme vous le voulez. L’objectif étant de répondre massivement à l’intérêt que, subitement, l’extrême-droite semble porter à la considération de notre existence, pourtant anecdotique, sans qu’on passe pour des neuneus, en proposant des textes qualitatifs (tout du moins pour certains d’entre eux).

⚠ Nos admins ont une liberté totale, suivant notre ligne éditoriale, de présenter les textes retenus comme ils les ressentent. ⚠

⚠ Les commentaires des textes sont exclusivement réservés aux auteurs de la Zone et ils sont francs et sans détour, sans la moindre complaisance, quelque soit l’auteur. ⚠
(qui peut défendre son bébé, s’il le souhaite, cela dit)

On ne modère que les propos racistes et fascistes et ceux des participants aux idées obsessionnelles et compulsives abjectes comme le masculinisme, antisémitisme, climatoscepticisme, obsession anti-woke, anti-humanisme, anti idées progressistes, anti-régulation, homophobie, transphobie, sécuritarisme, glorification des traditions, obsessions nationalistes, rejet du multiculturalisme et du métissage, théorie du Grand Remplacement, complotisme, haine de l’assistanat, anti-intellectualisme mais la liste n’est pas exhaustive et peut se résumer à « rejet total de l’altérité considérée comme un ennemi responsable de tous les maux de la Terre », et ce parce qu’on ne souhaite leur offrir aucune tribune et que débattre avec eux pour les faire revenir à la raison est épuisant et ne mène à rien.

ALORS à VOUS de JOUER !

Pour plus d’informations, c’est ici.

L’ICE et l’ASFC: Deux côtés du même mal

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Mar 202026
 

De Solidarité sans frontières

Alors que nos camarades aux États-Unis reçoivent une reconnaissance bien méritée pour leur résistance contre l’ICE, Solidarité sans frontières (SSF) souhaite mettre en lumière les atrocités commises par l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

Le contrôle violent des frontières est inhérent aux colonies de peuplement génocidaires telles que les États-Unis et le Canada. Même s’il peut être tentant de se convaincre que le Canada fait exception à la brutalité étatique à l’encontre des migrant·es, rien n’est plus loin de la vérité.

Notre propre Agence des services frontaliers « canadien » emprisonne des enfants avec leurs familles, arrête des personnes devant leurs enfants, entre violemment dans leurs maisons pendant la nuit, les blesse lors des arrestations et refuse de leur fournir des soins médicaux, pénètre dans les hôpitaux pour effectuer des arrestations en menottant les migrant·es aux lits et les brutalise en toute impunité. Pourtant, le mythe de l’exceptionnalisme canadien dépeint le Canada comme un pays tolérant et accueillant.

Si Garda est ciblée par l’indignation générale (bien méritée) pour sa collaboration avec l’ICE dans les centres de détention états-uniens, il convient de noter que des gardes de Garda opèrent au Centre de surveillance d’immigration de Laval et oppriment nos camarades détenu·es depuis plusieurs années maintenant. Les gardes de Garda ont systématiquement refusé aux membres de SSF la livraison des articles essentiels tels que des brosses à dents et du shampoing à nos camarades détenu·es et ont fièrement arboré sur leurs gilets des épingles de « thin red line » (la version de l’ASFC de « thin blue line » pour Blue Lives Matter).

Il serait hypocrite de pointer du doigt le traitement cruel réservé aux migrant·es par les États-Unis tout en nous laissant séduire par l’illusion que le Canada lui est moralement supérieur.

Peu importe qui gère les centres de détention et peu importe dans quel pays ils se trouvent, les frontières et le système de détention migratoire ont toujours été meurtriers. Garda n’est qu’un symptôme du problème ; le vrai problème, c’est l’existence même des frontières.

Tandis que nous nous mobilisons en solidarité avec nos voisins, nous ne devons pas oublier que la résistance ici est également cruciale. En vertu de l’Accord sur les tiers pays sûrs, le Canada a refusé l’entrée à des milliers de personnes et a expulsé des milliers d’autres vers les pays qu’elles avaient fui, tout en sachant pertinemment que leur vie était en danger. Le projet de loi C-12, actuellement devant le Sénat, ne fera que fermer davantage la frontière, de sorte que pratiquement personne venant des États-Unis ne pourra présenter une demande d’asile.

Il est urgent que nous comprenions notre propre régime brutal de contrôle des frontières afin de pouvoir nous mobiliser en solidarité avec TOUS·TES les migrant·es sans statut et les migrant·es ayant un statut temporaire et précaire au Canada.

Membre clé du Frontenac Active Club identifié : Giulio Zardo

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Mar 052026
 

De Montréal Antifasciste

Le 3 mars, The Tyee, un média indépendant basé en Colombie-Britannique, publiait un article de la journaliste Rachel Gilmore démontrant que les activistes du Frontenac Active Club (FAC) se sont régulièrement entraînés dans un gym de Saint-Léonard, Alpha Athletika, à l’invitation d’un ex-olympien, Giulio Zardo, qui y était employé comme coach.

Nous nous réjouissons de la parution de cet article et remercions Rachel pour son travail, en espérant que d’autres journalistes prennent enfin ces sujets au sérieux.

Les administrateurs du gym ont assuré Rachel Gilmore qu’ils n’étaient pas du tout au courant de cette situation, que les séances d’entraînement du FAC (documentés sur la chaîne Telegram du groupuscule) se sont déroulées en dehors des heures régulières d’ouverture, et qu’ils ont congédié Giulio Zardo sur-le-champ lorsqu’ils en ont été informés. Nous n’avons aucune raison de douter de leur bonne foi.

L’article démontre de manière convaincante que Zardo lui-même a participé à ces entraînements et posé pour les photos de propagande du groupe suprémaciste blanc. Nous avions déjà mentionné Giulio Zardo dans un article de 2021 sur les révélations que nous avait faites un sketchbag de l’entourage d’Atalante Québec, mais n’avions jamais trouvé de preuves concluantes de sa participation active au milieu néofasciste québécois. C’est maintenant chose faite.

Giulio Zardo s’entraîne au Alpha Athletika de Saint-Léonard, où il était embauché comme coach jusqu’au 3 mars 2026. Dans la photo de droite, on aperçoit Shawn Beauvais MacDonald, le leader de facto du Frontenac Active Club. Photo tirée de l’article du Tyee.
Rachel Gilmore et Elizabeth Simons (Canadian Anti-Hate Network) ont identifié Giulio Zardo sur les photos de propagande publiées sur la chaîne Telegram du Frontenac Active Club. Photo tirée de l’article du Tyee.
Giulio Zardo identifié sur les photos de propagande publiées sur la chaîne Telegram du Frontenac Active Club. Photo tirée de l’article du Tyee.

L’article du Tyee omet cependant un certain nombre d’éléments d’information que nous jugeons bon de mentionner.

D’abord, il faut relever qu’en plus de Shawn Beauvais MacDonald, qui remplit maintenant le rôle de leader du groupe, un autre membre du FAC s’est affiché à visage découvert au cours de la dernière année (aussi récemment qu’en décembre 2025), soit Raphaël Dinucci. On a pu croire qu’il s’était un peu retiré de ce petit milieu, puisque sa blonde attendait un bébé et a vraisemblablement accouché en décembre dernier, mais il semblerait qu’il a la tête vraiment dure et n’apprend pas sa leçon.

Photo de groupe du Frontenac Active Club avec des complices et sympathisants de l’extérieur, prise au gym Alpha Athletika de Saint-Léonard, et affichée sur la chaîne Telegram du groupuscule le 31 décembre 2025. À gauche, à visage découvert, Raphaël Dinucci, de Laval.
Photo affichée sur la chaîne Telegram du Frontenac Active club le 22 août 2025. Raphaël Dinucci est debout à gauche, derrière, à visage découvert. Notez le salut nazi à droite.

Dans le même ordre d’idée, on a reconnu sur d’autres photos du groupe Martin Brouillette, que nous nommions déjà dans notre article d’août 2024 sur le FAC. Le jour même de la parution de cet article, Brouillette nous avait écrit pour nous demander d’en retirer son adresse civique « pour la sécurité de [ses] jeunes enfants », et « Que voudriez-vous pour? ».

Courriel reçu de Martin Brouillette le 19 août 2024, le jour même de la parution de l'article de Montréal Antifasciste sur le Frontenac Active Club.

Premièrement, ses enfants n’ont rien à craindre, mais surtout, la sécurité de ses enfants ne lui tient visiblement pas assez à cœur pour qu’il rompe ses liens définitivement avec les néonazis, puisqu’il s’affiche ouvertement encore à ce jour comme sympathisant des Active Clubs sur sa page Facebook, et posait encore (à visage brouillé) sur les photos de propagande du FAC en octobre 2024 (deux mois après la publication de notre article).

À ce jour, l’illustration de couverture de la page Facebook de Martin Brouillette représente une mêlée, avec le nom Active Club.
Photo de groupe du Frontenac Active Club prise au gym Alpha Athletika de Saint-Léonard et affichée sur la chaîne Telegram du groupuscule en octobre 2024. Martin Brouillette est encadré.
Martin Brouillette se fait des moues dans la glace. Notez qu’il porte le même t-shirt que sur la photo précédente.
Martin Brouillette, encadré, est reconnaissable à sa manche de tatouage charactéristique. Ici lors d’une séance d’entraînement avec les membres et complices du Frontenac Active Club (dont Alex Vriend, chauve) au gym Alpha Athletika de Saint-Léonard, probablement sous la supervision de Giulio Zardo (hors cadre).

Quant à Shawn Beauvais MacDonald, nous ne savons toujours pas si l’administration des gyms Nautilus Plus de LaSalle et du Plateau Mont-Royal ont finalement pris la décision de le bannir de leurs installations…

Le leader du Frontenac Active Club, Shawn Beauvais MacDonald se prend en photo au Nautilus Plus de LaSalle aroborant un t-shirt à l’effigie d’Adolf Hitler, à l’occasion de l’anniversaire de celui-ci,
De nombreuses démarches ont été entreprises auprès de l’administraion des gyms Nautilus Plus pour l’alerter du fait qu’un néonazi notoire se sert de ses installations et ose même s’y afficher avec des symboles nazis.

Finalement, pour ceux qui douteraient encore du caractère néonazi de ce projet, nous reproduisons ci-dessous deux exemples de publications sur la chaîne Telegram du FAC, manifestement administrée par Beauvais MacDonald. Nous pourrions en montrer des douzaines du même genre, relayées de chaînes aux noms aussi explicites que « Waffen SS Québec »…

Publication affichée sur la chaîne Telegram du Frontenac Active Club en septembre 2025; il s’agit d’une photo et d’une citation de Joseph Goebbels, le ministre de la Propagande du parti nazi.

Publication de la chaîne Waffen SS Québec sur Telegram, relayée par le Frontenac Active Club.

Mark Carney: d’architecte du capitalisme vert à amiral de l’économie de guerre

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Mar 052026
 

Du Cercle des ami.e.s de l’A.I.T. de Montréal

par Jaouad Laaroussi

La bourgeoisie libérale a ce don de voir les « opportunités d’affaires » dans toutes les crises. Les gouvernements Trudeau et Legault l’avaient bien compris à la suite des grandes manifestations pour la justice climatique de 2019. Dans ce contexte de prise de conscience générale face à la crise climatique, la « transition verte » était au cœur de la stratégie économique et de la « réindustrialisation » du Canada. La superpuissance énergétique et minière qu’est le Canada a décidé d’investir des milliards dans la transition énergétique et notamment dans la filière batterie. Celle-ci allait permettre à la fois un boom minier autour des minéraux critiques et stratégiques, mais aussi un essor industriel majeur dans les industries aérospatiale et automobile. Pour la bourgeoisie:

« Y’avait de l’avenir dans la crise climatique ! »

La réélection de Trump et son arrivée au pouvoir en 2025 ont changé les plans de la bourgeoisie canadienne. La guerre commerciale entamée par Trump a fragilisé l’économie du pays. Toutefois, deux de ses décisions ont complètement chamboulé la stratégie économique du Canada. L’abrogation de l’Inflation Reduction Act dès son arrivée au pouvoir, puis l’adoption du « One Big Beautiful Bill Act (OBBBA) » en juillet 2025, ont massivement coupé les subventions pour la transition énergétique et mis un frein à la filière batterie. Au cours de la même période, les annonces de faillite dans le secteur de la filière batterie se sont multipliées au Canada et l’industrie automobile a délaissé la transition vers l’électrique dans ses usines. En parallèle de ces changements, le sommet de l’OTAN qui s’est tenu à La Haye en juillet 2025 a rehaussé les objectifs de financement de la défense des membres de l’OTAN de 2 % à 5 %. C’est donc dans ce contexte de hausse des budgets militaires et de multiplication des guerres impérialistes et inter-impérialistes (Ukraine, Venezuela, Afghanistan, Iran, etc.) que le réalignement industriel et économique du Canada se fait. La bourgeoisie canadienne doit désormais se dire :

« Y’a de l’avenir dans la guerre ! »

L’arrivée au pouvoir de Carney au printemps 2025 et les différentes politiques de Trump citées plus tôt ont participé à une rupture dans la stratégie industrielle et économique du Canada. La présentation de la Stratégie industrielle de défense en février 2026 est la pierre angulaire de cette rupture avec pour mot d’ordre : la prospérité par la guerre. En effet, la Stratégie industrielle de défense vise à constituer d’ici 2035 un complexe militaro-industriel canadien dont la chaîne d’approvisionnement irait de l’extraction de ressources (minéraux critiques et stratégiques notamment) à la production industrielle d’armement, de véhicules militaires, de drones et de munitions, en passant par la recherche et le développement en IA et en sécurité numérique. La stratégie vise ainsi à aligner une grande partie des secteurs primaires et secondaires de l’économie canadienne vers la production pour le complexe militaro-industriel.

Cet alignement va être possible par un investissement majeur de 150 milliards $ par année dans le secteur de la défense d’ici 2035, investissement qui va doubler le pourcentage du budget de la défense dans le budget global du Canada et en faire la dépense la plus importante de l’État canadien, dépassant la santé et les pensions de vieillesse. Concrètement, ces investissements dans l’industrie de la mort vont entraîner un important mouvement d’austérité qui risque de fragiliser, au cours des dix prochaines années, ce qu’il reste de l’État social canadien. Déjà, dans le budget de l’automne dernier, d’importantes coupures ont été confirmées dans la fonction publique, dans les budgets ministériels, dans les programmes sociaux et les transferts aux provinces. Outre ces coupures systémiques, il est bon de noter que depuis son arrivée au pouvoir, les leviers du gouvernement fédéral pour soutenir la transition énergétique et le capitalisme vert (celui qui devait être l’eldorado de la bourgeoisie canadienne et dont Carney lui-même a été un architecte) ont été sabrés : que ce soit le financement pour les autos électriques ou la taxe carbone.

Pour ceux et celles qui sont inquiets de voir le gouvernement désinvestir dans la transition socio-écologique, ne vous en faites pas, Carney a déjà pensé au greenwashing du complexe militaro-industriel. En effet, les nouvelles bases construites dans le cadre de cette stratégie viseront la carboneutralité et le gouvernement va aussi investir pour développer des « carburants durables » pour l’aviation militaire canadienne. La tragique ironie dans ce discours est que la stratégie de défense, qui entraîne des reculs dans la lutte contre le changement climatique, est le produit des changements climatiques en Arctique, qui devient un territoire stratégique à défendre pour le Canada avec la fonte des glaces.

Il y a encore beaucoup à dire et nous allons parler longtemps de ce tournant dans l’économie et dans la politique canadienne. Les mouvements sociaux vont devoir, au-delà des appels à « l’union sacrée » et de la sidération produite par Trump, prendre acte du « nouveau monde » dans lequel on est entré. Il est essentiel de mettre en dialogue les luttes pour la justice climatique, pour la justice sociale et contre l’empire afin de développer une compréhension commune de l’État extractiviste, capitaliste et impérialiste canadien. Une nouvelle période s’ouvre au Canada pour la lutte contre l’extractivisme, l’empire et le capital. Nous devrons être à la hauteur de celle-ci et ne pas succomber aux sirènes de l’Union sacrée.

Revolutiontimes : nouveau site international pour la révolution

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Fév 092026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Présentation du site revolutiontimes.world, un site d’élaboration collective pour la revolution

Nous sommes pour la révolution sans frontières, par une insurrection généralisée contre tous les États, contre le capital et la propriété, par l’abolition de la marchandise, de l’argent, du travail, de la famille… La création d’un monde nouveau libéré de l’exploitation et de l’oppression n’est pas séparable de la destruction de la société existante.

Au sein des soulèvements à travers le monde, des dynamiques autonomes posent concrètement dans leur pratiques la question de la révolution. Nous nous inscrivons dans cette visée. Nous sommes liés à une histoire, celle de la lutte de classe révolutionnaire.

Dans la période actuelle, notre classe lutte et se bat. Comment allez jusqu’à la révolution mondiale ?

Ce site est un outil pour tisser des liens, se rencontrer et participer, avec d’autres, à cet effort collectif mondial pour percer le brouillard du présent.

  • Pour cela, nous voulons :
  • Rendre compte des soulèvements en cours.
  • Œuvrer à un imaginaire collectif autour de la révolution et sa victoire.
  • Promouvoir les luttes réelles de notre classe dans la vie quotidienne.

Vous y trouverez des textes écrits collectivement par l’équipe éditoriale. Un petit texte intitulé « que voulons nous » présente un certain nombre de tâches que le collectif de ce site souhaite porter, bien au-delà de lui-même.

Vous trouverez egalement ce qui constitue le socle commun de nos positions politiques, notre rapport aux luttes et leurs dynamiques, une analyse de la période ainsi qu’une tentative de carte mondiale des soulèvements et une liste de questions que nous souhaitons partager avec les camarades en lutte à travers le monde. D’autres textes suivront.

Nous avons fait le choix d’un processus d’écriture collectif, ce qui prend du temps. Nous ferons un effort particulier pour traduire les textes dans le plus de langues possibles, cela nous semble indispensable dans une démarche internationaliste. Toute aide à ce propos sera d’ailleurs la bienvenue.

Bonne lecture !

https://revolutiontimes.world/

Pour nous contacter et contribuer à cet effort collectif : revolutiontimes@riseup.net

Publication de la Base de données d’infiltré·e·s

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Jan 172026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Le No Trace Project a publié un nouvel outil : la Base de données d’infiltré·e·s, une base de données de cas d’infiltré·e·s à long terme employé·e·s par les autorités au 21ème siècle. Elle couvre actuellement 74 cas dans 12 pays, dont 5 cas au Canada. Le but de la base de données est d’aider anarchistes et autres rebelles à mieux comprendre comment les infiltré·e·s opèrent. Pour chaque cas nous fournissons une rapide description, des sources pour en apprendre plus, ainsi que le nom et des photos de l’infiltré·e, si disponibles. Accédez à la base de données :

https://notrace.how/infiltrators

Nous comptons mettre à jour la base de données à l’avenir. Si vous connaissez un cas qui manque et qui remplit nos critères d’inclusion, n’hésitez pas à nous prévenir. Nos critères d’inclusion sont ici :

https://notrace.how/infiltrators/about.html

Pour plus d’informations sur les infiltré·e·s et comment s’en protéger, nous conseillons notre base de données de ressources :

https://notrace.how/resources/fr/#topic=infiltrators-and-informants

Annonce de Constellation 2026

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Jan 142026
 

De Constellation

Partout où l’on pose le regard, les forces de la domination tentent ardemment de maintenir nos mondes sous l’Étoile de la mort autoritaire. En cette nouvelle ère de nationalismes concurrents, l’état canadien réorganise sa guerre contre la terre et ceux qui vivent en relation avec elle, menaçant d’imposer encore plus de mines et de pipelines d’un océan à l’autre. Ses plans convergent vers une expansion agressive du secteur militaire. Les technologies de surveillance massive par l’intelligence artificielle augmentent la puissance policière qui s’abat déjà en toute impunité. Grands patrons et politiciens — partenaires volontaires du génocide — s’attendent à nous voir baisser les yeux, tandis qu’ils se promènent tranquillement dans la rue, celleux qui agissent étant battu.es ou emprisonné.es pour leur affront. Les frontières se durcissent et le fascisme rampant avance.

L’escalade de leurs efforts est nécessaire afin de réprimer l’idée d’une vie totalement différente, qui revêt une infinité de formes à travers les mondes que l’on habite et qui résiste à l’emprise du pouvoir. On préssent son éclat dans le refus et la résistance comme dans les moments où l’on crée et prend soin. Elle propulse d’innombrables formations brillantes et florissantes, jamais contraintes à l’orbite d’une seule étoile. Cette idée nait et vit par nos rassemblements, est aiguisée par les propositions débattues au-delà des dogmes, partagée à travers nos récits et partages de savoir-faire, exaltée dans l’espace et le temps volés à ceux qui détruisent nos mondes, ravivée par nos rencontres et conspirations.

Et donc, nous vous invitons cher.es voyageur.euses de la galaxie anarchiste à nous rejoindre pour la 3e édition de Constellation. Le festival montréalais de l’anarchie sera de retour du 14 au 20 mai 2026, pour une semaine entière d’extravagance partout en ville, de livres, de zines, de savoir-faire, d’art, de musique et bien plus encore! Venez prendre part à notre expérience décentralisée durant laquelle les participant.es aident à donner le ton, créer le contenu et à lier ensemble théorie et pratique à travers divers espaces et par mille et une formules.

Une fois encore, nous accueillons deux évènements au CÉDA (2515 rue Delisle) et espérons en voir de nombreux autres organisés par VOUS! Restez à l’affut du prochain lancement du calendrier en ligne, via lequel vous serez en mesure de soumettre vos propositions d’évènements pour Constellation 2026.

Samedi 16 mai: Salon du livre Anarchiste

Le Salondu livre Anarchiste est de retour avec des tables à l’extérieur et l’intérieur du bâtiment. Vous y trouverez rassemblés : des livres, des zines, des pamphlets, de l’art et du contenu anarchiste sous toutes ses formes. Plusieurs salles du CÉDA et différents espaces du parc Vinet accueilleront des lancements de livres, des groupes de lectures, des projections de films et d’autres activités tout au long de la journée.

Dimanche 17 mai: Skill Faire Anarchiste

Dimanche, le CÉDA se transformera en Skill Faire chaotique et étalé — une sorte de foire des sciences version anarchiste, remplie de grandes affiches informatives ou le “TOUCHEZ SVP” est la norme. Des tables et des stations mettront de l’avant des connaissances pratiques en tout genre, invitant à essayer, à questionner et à repartir mieux outillé.es. Il y aura aussi des salles réservées pour des partages de skills approfondis nécessitant plus de temps, de concentration ou d’équipement spécialisé.

Espace des enfants

Un espace pour les enfants offrira à nouveau un service de garde et des activités pour enfants de façon à rendre le festival plus accessible aux parents, aidant.es et jeunes. Cette année, l’aide est plus que bienvenue afin d’organiser des ateliers et des partages de skills d’avantages orientés vers les participant.es plus jeunes, merci de nous contacter si cette idée vous inspire.

S’impliquer

Nous ouvrirons un portail en ligne pour les soumissions permettant de réserver une table et d’appliquer pour l’organisation d’ateliers. Consultez le site constellationmtl.net ou nos réseaux sociaux pour davantage d’informations à venir bientôt. Pour tout commentaire ou question, rejoignez-nous au info@constellationmtl.net ou sur Signal (@constellation.2026).

Contre l’agression militaire des Yankees en territoire vénézuélien

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Jan 142026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Au nom du Collectif Estamos Aquí, nous dénonçons fermement l’agression militaire perpétrée par le gouvernement des États-Unis contre la souveraineté et l’autodétermination du peuple vénézuélien.
Cette attaque n’est ni une « erreur », ni un « dérapage », ni un acte isolé : elle constitue une expression directe et assumée de l’impérialisme, du fascisme d’État et de la logique de guerre permanente par laquelle les puissances dominantes cherchent à soumettre les peuples qui refusent de se plier à leurs intérêts.

L’État yankee, aujourd’hui dirigé par Donald Trump, agit comme une véritable machine de mort, au service du pillage systématique et du contrôle économique, politique et territorial. Son objectif est limpide : dominer, dépouiller et exploiter, en ciblant particulierement les ressources naturelles — comme le pétrole — sans jamais tenir compte du coût humain, social et écologique. Il ne s’agit ni de défense, ni de liberté, ni de démocratie. Il s’agit de violence organisée, planifiée et légitimée par un discours hypocrite de sécurité et d’ordre international. Comme dans toutes les guerres menées par les États et les empires, ce sont les peuples qui paient le prix le plus lourd.

Les incursions militaires, les menaces armées, le blocus économique et les sanctions constituent des armes de guerre qui aggravent la misère, détruisent les conditions de vie, brisent des communautés entières et renforcent un ordre mondial fondé sur l’oppression, le racisme et le pillage. Cette agression contre le Venezuela s’inscrit dans une longue histoire d’interventions impérialistes en Amérique latine et dans l’hémisphère sud global, une histoire marquée par le sang, l’accaparement des terres et la négation des peuples. Aujourd’hui, le peuple palestinien subit cette même logique coloniale et génocidaire.

Nos peuples mayas, comme tant d’autres peuples autochtones, continuent eux aussi de vivre sous un régime de dépossession continue de militarisation et de spoliation de leurs territoires. Les frontières changent, les discours se renouvellent, mais la violence impériale demeure. Nous rejetons toute forme d’intervention militaire, politique ou économique, quel que soit le gouvernement qui la mène ou le drapeau qu’elle brandit. Nous ne croyons ni aux armées, ni aux frontières imposées, ni aux États qui se maintiennent par la mort, la peur et la domination des peuples. Nous affirmons notre solidarité totale avec le peuple vénézuélien et avec tous les peuples du monde qui résistent à l’impérialisme, au colonialisme et à toutes les formes de domination. Nous ne voulons ni de leur politique de guerre, ni de leur économie de mort.

Dehors l’impérialisme du Venezuela et de tous nos territoires. Ni État ni empire : Nos peuples sont en résistance, organisés et solidaires.

Fuera Yankees de nuestra Abya Yala

Colectivo Estamos Aquí