Montréal Contre-information
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Montréal Contre-information
Jan 112014
 

repris de anarchistnews
traduit de l’anglais par sabotagemedia

Le 9 Janvier, nous avons répondu à un appel à la solidarité avec les camarades anarchistes volés à Mexico, Fallon Poisson, Amélie Pelletier et Carlos López Mart. Nous nous sommes glissés jusqu’à une banque HSBC sur East Hastings, en territoire occupé de la Côte Salish (Vancouver, CB), et allumé un engin incendiaire à l’emplacement du guichet automatique causant une énorme boule de feu. HSBC est un symbole du capitalisme, de l’oppression et de la domination. C’est donc une cible parfaite pour notre rage.

Cela vient aussi à un moment où le ministre de la Justice du Canada, Peter Mackay, met en garde les militants à ne pas commettre des actions illégales envers les pipelines. Mackay tu peux te l’enfoncer dans le cul ton avertissement. Les rêves de l’État et des entreprises d’une extraction massive des ressources vont flamber par la révolte dans la rue et le sabotage et la destruction dans la nuit. Le besoin de liberté, d’anarchie et de libération détruira Cet État colonial. Nos actions de sabotage sont incontrôlables, stratégique et réussie. Cette attaque sur HSBC n’est que le début de la volonté et de sabotage qui sera et est en cours. Nous sommes aussi en solidarité avec les warriors Miq’maq et les autres manifestants qui font encore face aux accusations et à l’harcèlement des porcs de la GRC et de l’État canadien pour les manifestations contre le gaz de schiste à Elsipogtog.

SOLIDARITÉ AVEC LES CAMARADES QUI FONT FACE À L’EMPRISONNEMENT À MEXICO !
SOLIDARITÉ AVEC TOU.TES LES DEFENSEUR.ES DES TERRES ET CAMARADES ANARCHISTES !
SABOTONS LES SYSTÈMES DE CONTRÔLE SOCIAL, DE DOMINATION, DE PATRIARCHAT ET D’OPPRESSION !
VIVE L’ANARCHIE !

Déc 052013
 

repris d’Catharsis

Sous le ciel de Bordeaux

Il existe plusieurs règles en prison. Elles se résument la plupart du temps à une question de respect – valeur sacrée entre toutes ici chez les prisonniers. La plus nébuleuse d’entre elles est sans doute l’interdiction formelle de siffler. D’ailleurs, un avertissement suffit à vous couper le sifflet. Les raisons à cette censure diffère à chaque prison : tandis qu’à Maplehurst, en Ontario, on nous expliquais que seuls les êtres libres que sont les oiseaux peuvent laisser entendre leurs chants jusqu’au delà des murs barbelés, à Bordeaux il s’agit plutôt d’un hommage silencieux aux pendus d’autrefois qui ponctuaient de leurs sifflements leurs dernières marches vers l’échafaud qui trône encore dans l’enceinte.

Ici, tous s’improvisent apprentis-bureaucrates, à décortiquer les calculs de leurs peines : nos vies se fractionnent en sixième, tiers et deux-tiers. Ils y vont de leur propre pronostic sur l’admissibilité d’untel à l’égard de critères qui ne sont jamais au fond que relatifs et arbitraires. C’est la coutume de blaguer quand l’un d’entre nous «passe date» avant la péremption des berlingots de lait que l’on reçoit gracieusement au repas – et tant pis pour les vegans. Il faut les voir, les derniers jours, à marcher de long en large dans notre petite wing – capacité de 16, nous sommes 26 avec les détenus temporaires – pour pleinement saisir la fébrilité douloureuse d’un homme encagé.

La prison est un ensemble complexe de règlements et protocoles qui rapidement, si ignorées ou incomprises, peuvent faire vivre un enfer aux nouveaux venus. Grâce à la surpopulation carcérale, les autorités ont trouvé un mobile à l’institution d’un régime de castes parmi les prisonniers. Au bas de l’échelle se trouvent les «dodos», ceux qui retournent dans une salle-dortoir d’une trentaine de lits superposés, les temporaires qui squattent la wing; plus haut sont les réguliers qui possèdent une cellule et donc des droits que n’ont pas les dodos, invités sinon intrus dans la wing; enfin, parmi les réguliers sont choisis ou imposés les membres du comité, de président au représentant auprès des screws – ce dernier et ses aides sont par ailleurs payés pour les services de repas ainsi que le ménage général du bloc cellulaire, quand ces tâches ne sont pas refilées aux dodos. Les travailleurs, quant à eux, ont une structure semblable mais forment une classe à part. Le salaire de base est de 12$ par semaine, mais certains postes – souvent obtenus par cumul – augmentent le revenu suite au départ à la «retraite» d’autres prisonniers. Bien sûr, certains blocs du secteur peuvent différer dans leurs pratiques : meilleure répartition des droits avec les dodos ou au contraire une vie plus dure pour ceux-ci sous des comités tyranniques et populeux, par exemple dans les blocs contrôlés par les gangs de rue. Dans tous les cas, la position de dodo est particulièrement difficile à vivre. On m’a raconté que le record local s’élevait à pas moins de 27 jours dans cette situation. Quoi qu’il en soit, la réaction naturelle et qu’il m’est difficile à admettre est d’espérer avoir la «belle vie» des réguliers – car c’est bien là un renversement de perspective où avoir une cellule ou le «privilège» de travailler revient à faire du «bon temps». J’ai mal à mon anarchisme.

La prison est véritablement l’antithèse exacte du monde que veulent les anarchistes – un monde de solidarité, d’entraide, de coopération volontaire, d’égalité et de liberté. La prison, c’est aussi l’apothéose de cette société profondément débile et malsaine. «Toronto will never be the same», disait la procureure de la Couronne lors du prononcé de ma sentence. Rien n’aurait pu davantage que la prison me faire réaliser l’ampleur colossale de la tâche qu’il nous reste à abattre. «Une université dans une société capitaliste, c’est comme une bibliothèque en prison», clamait une bannière anarchiste durant la grève étudiante de 2012. Ici, on a 20 minutes pour aller à la bibliothèque et en revenir, une fois par semaine si on nous l’y autorise.

Il y aurait tant de choses à dire encore; tant d’histoires à raconter, mais je dois me trouver une cellule pour le prochain deadlock.

Youri

(un des deux prisonniers québécois du G20 de Toronto)

RÉCEPTION DE LETTRES EN PRISON

Salut,

Voici un le petit moment subversif où je fais une escapade hors-carcérale afin de vous communiquer les infos avec lesquelles vous aller pouvoir m’envoyer des lettres ou bien du matériel de toute sorte (les lectures seront très appréciées dans cet univers lugubre et monotone).

Youri Couture
DRM510047-10, aile GG1
Guillaume Constantineau
PAV078829-13, aile G4

Et voici l’adresse de Bordeaux, la prison dans laquelle nous sommes présentement détenus,

Centre de détention Montréal
800, boul. Gouin Ouest
Montréal, QC
H3L 1K7

Au plaisir de recevoir de vos nouvelles!

Déc 052013
 

SabotageMedia

Nous avons eu vent par les médias que dans la nuit du 26 au 27 novembre, des attaques on eu lieu contre des commerces dans le quartier Hochelaga.

Les vitrines du restaurant Le Chasseur, les bistros Le Valois, In Vivo et Bagatelle ont été fracassées et des graffitis ont été peint.

Voici un tract laissé sur place, repris des médias:

Toi et tes collaborateurs de la gentrification, vous venez ici, dans Hochelaga, pour nous pourrir avec vos tables d’hôte à 25 piasses, vos condos cheaps pis votre idéal hipe de businessman. Il semble que c’est assez clair que vous n’avez pas de place icite. Votre présence nou donne envie de vomir. On connait trop bien la chanson. Sous vos airs de jeunes entrepreneurs joyeux et sans scrupules, votre seul but est de coloniser nos quartiers et de les adapter à vos intérêts. Vous avez du gros cash pis les flics pour vous SÉCURISER et c’est comme ça que vous prévoyez y arriver. Et ben vous êtes mieux de décalisser parce qu’on veut rien savoi de votre monde aseptisé.

Vous êtes pas en sécurité dans notre quartier. Votre union de proprios ne peut rien contre nous.
Face à votre agression nous attaquons. Vous direz à vos amis bourgeois et à vos compagnies d’assurances que Hochelaga est un milieu hostile aux investisseurs et qu’il le restera.

En solidarité avec tout-e-s celles et ceux qui luttent.

Nov 072013
 

SabotageMedia

Par les medias nous apprenons que pendant la nuit du 22-23 octobre l’entrée de l’édifice ou se trouve le local de l’Équipe Denis Coderre dans l’arrondissement de Rosemont-Petite-Patrie a été vandalisée.

Les portes et les vitres de la façade de l’immeuble, situé sur le boulevard Saint-Michel à l’angle du boulevard Rosemont, ont été fracassées.

« P6 » et « A » ont été peints en noir à côté de l’entrée.

Nov 072013
 

depuis anarchistnews

Récemment, nous avons visité le stationnement du ministère de la sécurité publique du Québec situé au 600 rue Fullum. Nous avons versé du décapant à peinture sur leurs véhicules officiels et crevé les pneus.

Le ministère de la sécurité publique du Québec est entre autre responsable de la supervision de la police provinciale, des polices municipales et des prisons provinciales. Ce ministère est responsable de tous les aspects des conditions d’emprisonnement au Québec – du comportement des flics au items disponibles à la cantine.

Au moment de la publication de ce texte, il y a deux démonstrations de résistance au système carcéral au Canada. L’une est une grève de la faim engagée par des immigrant-e-s détenu-e-s en Ontario, accusé-e-s d’aucun crime, en attente de procédure de déportation. Leurs revendications incluent la demande de meilleurs traitements ainsi que la fin des détentions d’immigrant-e-s sans accusation criminelle. La grève de la faim en est présentement à sa cinquième semaine.

La seconde est une grève du travail en cour dans plusieurs prisons fédérales à travers le pays, protestant contre la coupure de salaire de 30% pour tous les détenu-e-s des prisons fédérales. Le gouvernement justifie cette coupure en annonçant que les prisonnier-e-s doivent payer une pension. Non seulement les prisonnier-e-s doivent déjà travailler au maintient de leur propre prison, mais ils devront dorénavant payer pour leur emprisonnement. Cette coupure de salaire fait parti d’une tendance plus large à empirer les conditions d’emprisonnement-sentences plus longues, libérations conditionnelles avec conditions plus strictes, cellules doublement occupées et diminution des programmes en prison.

Solidarité avec les prisonniers en lutte; pour en finir avec la police et toutes les prisons.
Et avec Youri et Guillaume, prisonniers du G20 à la prison provinciale de Bordeaux à Montréal.

Sep 232013
 

depuis anarchistnews

Dans la nuit du 5 septembre, nous avons brisé la fenêtre du bureau de Carole Poirier, député du Partie Québécois dans Hochelaga-Maisonneuve. À l’aide d’un instincteur rempli de peinture (celle-ci a été projetée au travers de la vitre brisée), l’intérieur du bureau de Carole en a été complètement enduit. Mur, tapis, ordinateur, tout. Sur le mur à l’extérieur a été inscrit « FUCK LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE – GRÈVE DES LOYERS ». L’action a été faite en solidarité avec les évincéEs des lofts Moreau et envoit chier les éluEs qui travaillent touTEs main dans la main avec les propriétaires pour rendre le quartier aseptisé et sécuritaire.

Sep 232013
 

Voir la vidéo
vidéo en anglais (avec sous-titres en espagnol)

Le 11 août 2013, environ 100 migrants et leurs soutiens sont descendus dans la rue en direction du centre de rétention pour migrants de Laval juste à l’extérieur de Montréal, pour dénoncer la pratique du gouvernement canadien d’enfermer et d’expulser les personnes sans statut. La manifestation a été organisée en collaboration avec la Journée de la justice pour les prisonniers, qui a lieu chaque année le 10 août pour commémorer les vies de ceux qui luttent et meurent derrière les barreaux, et de réaffirmer l’engagement des personnes pour la suppression des prisons. Des gens sont venus en bus, d’autres à vélo, et quand ils sont arrivés, ils étaient déterminés à faire suffisamment de bruit pour que les migrants à l’intérieur du centre de rétention puissent entendre leur message.

Sur une journée donnée, de 400 à 500 migrants sont enfermés derrière les murs des centres de rétention à travers le pays. La dernière décennie a vu une augmentation significative du nombre de migrants détenus, avec 82.000 détenus sur 2004-2011 et un nombre supplémentaire de 13.000 détenus depuis 2011. Suite à la mise en œuvre des politiques de détention obligatoire par le projet de loi C-31, tous ce.lles.ux qui entrent par de soi-disant «moyens irrégulier» peuvent faire face à un an de détention.

Des silhouettes représentant des proches qui ont été raflés et des banderoles lumineuses ont été accrochés à la clôture. Des messages de solidarité en arabe, hongrois, espagnol, ourdou, anglais et français ont été lus à haute voix, tandis que des restes de vêtements ont été suspendus le long du mur, symbolisant la violence subie aux postes-frontières du monde entier.

Pendant le pique-nique, quelqu’un de l’intérieur a informé les organisateurs que, en raison de la manifestation, les heures de visite avait été annulées toute la journée, les prisonniers étant punis par l’annulation du temps de prière, tout en étant interdit de fumer et d’être confinés dans leurs chambres.

Exaspéré par ces nouvelles, les gens se sont précipités vers la clôture extérieure du centre de rétention et ont commencé à taper sur ses portes en métal. Peu après, la porte a été démolie et un groupe de manifestants a violé le périmètre et a réussi à exprimer leur rage directement à l’extérieur des bâtiments où les migrants sont en cage.

En fin de compte, aucune arrestation n’a été faite. Alors que l’acte d’abattre le mur était symbolique, c’était encore un pas en avant pour la destruction de tous les murs de prison et les frontières qui séparent les gens à travers le monde.

Source: Coop Média de Montréal, via Sabotagemedia

Août 212013
 

Depuis leurs médias (via SabotageMedia) nous apprenons que, dans la nuit du 7 août dernier, la mascotte de Zone HoMa – un événement culturel yuppie qui s’inscrit dans la gentrification du quartier Hochelaga – a été vandalisée avec de la peinture rouge et “culture de bourge” y a aussi été inscrit.

Mai 212013
 

Pendant que la manifestation anticapitaliste annuelle battait son plein, mercredi soir, dans le Vieux-Montréal, des vandales s’en sont donné à coeur joie dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal.

Dans un premier temps, vers 18h30, des suspects ont tenté d’incendier le commerce de location d’autos et de camions Jean Légaré, situé au 3035, rue Hochelaga.

La police confirme qu’au moins un engin incendiaire a été projeté contre l’une des vitrines du bâtiment, qui ne s’est toutefois pas fracassée.

Aucun suspect n’a été arrêté en lien avec cet événement.

Quelques heures plus tard, en fin de soirée, des suspects ont vandalisé la façade de plusieurs condos et commerces de la place Valois avec de la peinture jaune.

Située à l’angle des rues Valois et Ontario, la place Valois a été inaugurée en 2007 et comprend des commerces au rez-de-chaussée, des habitations aux étages supérieurs et une vaste place publique.

Des commerçants du secteur sont d’avis que ces actes disgracieux sont directement liés à la manifestation anticapitaliste qui a eu lieu quelques heures plus tôt dans la métropole.

«On le sait, les immeubles à condos sont souvent ciblés et certains commerces de la place Valois offrent des produits un peu plus dispendieux, luxueux, a dit une commerçante. Il y en a qui voient l’endroit [la place Valois] comme un symbole capitaliste dans le secteur.»

Des témoins ont affirmé avoir vu trois suspects prendre la fuite en courant après avoir tapissé les murs de peinture.

Là encore, aucune arrestation n’a été effectuée par les policiers.

Leur presse – Journal de Montréal (Maxime Deland/Agence QMI), 02/05/2013 à 21h11

Avr 272013
 

depuis anarchistnews

Pendant la semaine passée, plusieurs d’entre nous ont décidé de s’organiser et de passer à l’attaque.

Parce que le capitalisme est totalitaire.

Parce que les institutions financières, les caisses Desjardins comprises, sont agents et protagonistes de cette domination. Parce qu’elles sont responsables des crises financières, mais en ressortent toujours gagnantes. Parce que la condition de leur existence, c’est la négation de la nôtre.

Parce que les politiciens et politiciennes, peu importe le parti, sont aussi agents de ce système, ils et elles acceptent les regles d’un jeu dont nous sommes les perdants. Parce qu’ils et elles embrassent aveuglément l’idéologie hégémonique du déficit zéro, de la réduction de la taille de l’État, de la croissance et du profit à tout prix.

Parce que les banques sont les piliers sur lesquels reposent cet édifice qui nous réifie, nous échange, nous marchandise.

Nous avons attaqué et vandalisé quatre succursales de diverses banques avec des pavés, de la peinture, des marteaux dans les quartiers Plateau-Mt-Royal et Hochelaga. Nous avons aussi vandalisé les guichets automatiques.

Nous savons que ce ne sont que les symboles de cette domination auxquels nous nous attaquons. Mais le conflit est quotidienne, quand il faut payer pour manger, pour s’instruire. Quand le proprio vient chercher le loyer, quand le huissier frappe à la porte.

Solidarité avec les résistants du Grand Jury du nord-ouest des USA qui, malgré les risques d’emprisonnement, refusent de se plier aux demandes de l’État et du Capital.

-des anarchistes