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Vandalisme sur le magasin de Robert Proulx, membre de La Meute

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Oct 092017
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Le petit matin du 30 septembre, à l’aide d’un extincteur rempli de peinture, nous avons repeint en brun la façade du magasin JS RP Tech Informatique, appartenant à Robert Proulx, situe au 6117 Bélanger. Robert Proulx est un membre actif de La Meute, impliqué dans la sécurité.

Contrairement à ce qu’ils scandent dans les medias, La Meute est un groupe raciste et islamophobe, utilisant une strategie médiatique afin de propager des ideologies de droite, anti-immigration, conservatrices et qui promouvoient la suprémacie blanche. La quasi-totalité des personalités publiques de droite au Québec en sont membre. Ayant pour idoles des politicien.ne.s telles que Marine Le Pen ou Donald Trump, La Meute réussi par des discours populistes revendicants démocratiquement la « liberté d’expression », à raviver les courants d’extrême-droite de façon apeurante. Certains membres s’inspirent de figures prônant le meurtre raciste et le retour de l’esclavage telles le KKK ou Adolf Hitler.

Contre la réémergeance de l’extrême-droite, il n’y a aucune pitié. Nous ferons tout pour les décourager. Nous sommes extrêmements conscient.e.s que ces idées peuvent faire des ravages, surtout dans le contexte actuelle, alors qu’à tous les jours, les médias font de la propagande anti-islam, éveille le patriotisme occidentale qui justifie la guerre contre l’État Islamique et l’occupation militaire du moyen-orient. La propagation d’idées racistes contribue à renforcer l’identité nationale et à maintenir une classe d’exploités blancs fiers.

Nous avons choisi de vandaliser ce commerce à la veille d’une manifestation de droite anti-immigration au poste frontalier de Lacolle, organisée par Storm Aliance, un autre groupe d’extrême-droite. Comme de fait, Robert Proulx y était présent. Paraîterait-il que sur Facebook, il accuse Jaggi Singh d’être l’auteur de ces méfaits. Et bien, nous ne connaissons pas Jaggi Singh. Nous nous organisons de façon autonome et informelle. Tout le monde déteste les racistes et Robert Proulx.

Nous ne laisserons pas les discours racistes prendrent plus d’espace. Nous esperons que le message est assez clair.

Bienvenus à tous les immigrant.e.s, réfugié.e.s, sans papiers. Fuck les frontières. Fuck Québec, Fuck Canada, Fuck la suprématie blanche. Solidarité avec les peuples autochtones en lutte pour leur autonomie et leur dignité.

Voici une affiche a poser sur les murs.

Des anarchistes

Solidarité avec les réfugié-e-s, les migrant-e-s et les militant-e-s antifascistes

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Oct 092017
 

De Montreal-Antifasciste

Montréal, 30 septembre 2017 — Depuis plusieurs mois déjà, nous assistons dangereusement à la montée des idées et des groupes d’extrême droite au Québec. En parallèle, plusieurs groupes antiracistes et antifascistes émergent afin de combattre les idées des xénophobes et des rétrogrades. Ils se rencontrent, se mobilisent et s’entrainent afin de résister aux discours haineux de l’extrême droite. En ce sens, nous vous encourageons à joindre ces groupes, à en créer de nouveaux et à multiplier les actions, bref, à vous mobiliser.

Le 30 septembre se tenaient deux rassemblements à Saint-Bernard-de-Lacolle, d’un côté les racistes et xénophobes, de l’autre les antifascistes et antiracistes. Une bannière a été installée à Montréal en solidarité avec les migrant-e-s et réfugié-e-s, mais aussi avec les militant-e-s antifascistes. De plus, nous avons choisi l’entrée du quartier Hochelaga-Maisonneuve pour  riposter aux collants réactionnaires qui ont été apposés la semaine dernière sur les portes du métro Joliette.

Nous voulons rappeler aux « stormers » et leurs sympathisants ainsi qu’à tous les groupes s’opposant de quelque façon que ce soit à l’immigration qu’ils se trompent. Ils se trompent lorsqu’ils pensent que l’immigration est la source des maux de notre société. Le problème est systémique, il vient du capitalisme et des frontières elles-mêmes. L’ennemi n’est pas l’autre, l’immigrante ou le réfugié. Les ennemis sont les Bouchard, Beaudoin et Desmarais de ce monde (Couche-Tard, Bombardier, Power Corp.). Eux qui nous plongent dans la précarité, qui veulent nous faire croire que notre intérêt est le leur. Eux qui pointent d’une main et tiennent le bâton dans l’autre. Ils sont l’incarnation de tout ce qui nous pourrit la vie, car, eux, ils ont les privilèges que nous n’avons pas contrairement aux réfugié-e-s et migrant-e-s.

Si l’ONU ne croit pas qu’il y ait de « crises des migrants » au Québec, nous non plus. Il n’y a pas d’invasion, mais il y a certainement du racisme. Nos frontières deviennent des passoires pour la circulation du capital, alors qu’elles se resserrent pour les migrant-e-s.Notre ennemi n’est pas l’être humain qui tente de se déplacer. Notre ennemi est l’élite qui voit ses pouvoirs s’accroître sans cesse par une économie frauduleuse et déterminée d’avance, une élite qui n’a d’intérêt que la défense de ses propres privilèges.

Nous voulons rappeler à l’extrême droite, qui cherche elle aussi à conserver ses privilèges, qu’elle n’est pas la bienvenue dans nos rues ni nos villes, elle y est en danger. À l’inverse, nous souhaitons la bienvenue aux réfugié-e-s et aux migrant-e-s, que nous considérons comme nos égaux.

Organisons-nous, combattons le racisme et combattons l’extrême droite!

L’antifascisme vaincra!

Des Anti-fascistes Bloquent L’Extrême Droite À La Frontière

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Oct 092017
 

De Sub.media

Le 30 septembre 2017, des anti-fascistes ont convergé vers Lacolle à la frontière canado-américaine pour montrer leur support aux migrants et faire face au groupe d’extrême droite Storm Alliance. Alors que le groupe dit qu’il n’est pas raciste, plusieurs individus dans ses rangs sont des nationalistes blancs et néo-nazis connus.

Soutien à la grève générale : non à la répression politique en Catalogne

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Oct 092017
 

De IWW-Montreal

Les IWW Montréal est en solidarité aujourd’hui avec la population de la Catalogne, nos camarades de la CNT, mais aussi avec les syndicalistes catalans qui se mobilisent et appellent à la grève générale pour faire valoir le droit à l’autodétermination de la population catalane et dénoncer la violence de l’État espagnol.

Depuis l’annonce d’un référendum pour l’indépendance de la Catalogne, l’État espagnol a utilisé autant les tribunaux que la force pour empêcher la tenue du scrutin. Que ce soit les menaces d’emprisonnement, l’annonce du blocage des bureaux de scrutin, la mobilisation de milliers de policiers, l’arrestation de poseurs d’affiches, les perquisitions, une présence armée dans les rues, l’État espagnol a usé de la force pour nier un droit fondamental : le droit à l’autodétermination.

Nous sommes donc devant le consulat espagnol aujourd’hui pour dénoncer la violence et le mépris de l’État espagnol à l’égard de la Catalogne. Nous sommes également ici pour apporter notre soutien et notre solidarité au peuple catalan et témoigner du courage de nos camarades de la CNT et des syndicats alliés, qui se mobilisent, appellent à la grève générale et font des actions pour faire respecter le droit en Catalogne et dénoncer la répression de l’État.

Nous demandons donc à l’État espagnol de cesser cette campagne violente, ce bris des droits collectifs, la répression politique et l’usage de la force à l’endroit de la population catalane.

Toute notre solidarité avec les travailleuses et les travailleurs, les syndicalistes catalans ainsi que la population de la Catalogne, votre voix sera entendue!

Les IWW Montréal

Panorama des luttes passées et à venir en Gaspésie

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Sep 232017
 

De IWW-Montreal

1909- Partout en Gaspésie, la pêche est menée par des compagnies étrangères de l’île de Jersey, avec en tête la Charles Robin, Collas and Co. Charles Robin est de loin, le pire des employeurs ; il met en effet sur pied le «système Robin» : celui-ci assure une loyauté obligée du pêcheur envers le commerçant. Pour ce faire , s’il veut acquitter sa dette accumulée durant l’hiver dans le magasin général tenu par le même commerçant, le pêcheur ne peut voir qu’une solution : accroître la quantité de morues pêchées la saison suivante. Cependant, comme c’est Robin qui décide le prix des produits et des prises, le remboursement est, à chaque saison, loin d’être complet.

Septembre 1909, les pêcheurs apprennent que les marchands fixent le prix du quintal de morue à 3,50$ alors qu’ils s’attendaient à 5 piastres. La situation est claire : on doit agir collectivement dans l’intérêt de tous et toutes. C’est donc avec la peur au ventre, mais le poing levé, que les pêcheurs entament leurs revendications le quatrième jour de septembre. Partant de petits villages près de Rivière-au-Renard, la population entame une marche qui la mène jusqu’au lieu où se trouve les commerçants ,avec la ferme intention de mettre fin à plus d’un siècle d’exploitation.

La suite de l’histoire est prévisible, les marchands font appel aux forces armées pour assurer leur sécurité, la répression est mise en place, il y aura mort, blessés, emprisonnement chez les pêcheurs et les revendications seront refusées. Cependant, quelques années plus tard, les pêcheurs s’organiseront en coopératives pour battre le monopole en place et se libéreront ainsi de l’emprise directe des commerçants. La révolte des pêcheurs fut le premier pas vers leur émancipation face à des employeurs sans scrupules. À travers ce mouvement collectif, les pêcheurs n’apprirent non pas qu’à revendiquer de meilleurs conditions de la part de leurs patrons, mais surtout, ils comprirent qu’ils devaient s’organiser de manière à pouvoir se passer d’eux.

1957- Plus connue et récemment soulignée dû à son 60ème anniversaire : la grève des mineurs de Murdochville en Gaspésie . La principale cause de cette grève fut le refus patronal de l’affiliation des ouvriers et ourières à un syndicat plus combatif versus le syndicat de boutique et catholique auquel il-les était affilié-es. Cette grève fut aussi fortement réprimée et aucun gain direct ne fut obtenu par les grévistes. Deux d’entre eux moururent durant le conflit, environ 500 furent congédiés pour être remplacés par les scabs. Cependant, on reconnaît aujourd’hui que ce soulèvement, en plein règne Duplessiste, fut le déclenchement de nombreux autres mouvements sociaux. Il força la mise en place de quelques réformes allant vers l’amélioration partielle des conditions de travail et surtout, vers le droit pour les travailleurs et travailleuses de choisir le syndicat de leur choix au lieu d’un système de représentation des ouvriers et ouvrières. Ce système de représentation, souvent mis en place par le patronat, favorisait en effet une paix permanente entre les deux parties. Malgré cette victoire, cette culture syndicale héritée des syndicats catholique perdure toujours.

Ainsi, derrière une image de destination vacances, la Gaspésie, à travers son histoire depuis la colonisation, est le théâtre d’importantes batailles entre forces productives vs les détenteurs de capitaux et leurs moyens de productions. Bien entendu, ce rapport de domination des seconds sur les premiers est toujours d’actualité.

Parlant de destination vacances, le travail saisonnier lié à l’industrie du tourisme est ici un secteur économique de premier ordre. Les petits commerçants, dans le domaine de la restauration par exemple, doivent profiter de de la manne estivale pour accumuler le capital nécessaire pour maintenir à flots leur entreprise et leur rythme de consommation à l’année, tandis que l’employé-e espère accumuler suffisamment d’heures pour pouvoir collecter son chômage en vue de sa mise à pied une fois la saison terminée ou, s’il ou elle est étudiant-e, pour tenter d’accumuler le nécessaire pour survivre à une année scolaire. Donc, les employé-es saisonnier-ères doivent produire de manière intensive durant la saison estivale et ce, malgré la faiblesse du salaire reçu. Le petit commerçant dira alors devoir offrir des petits salaires durant l’été pour engranger des économies suffisantes et des petits salaires le reste l’année, pour tenir jusqu’à la saison suivante.

Voilà ce qui m’amène à parler d’une première difficulté dans le domaine de l’organisation et de la revendication. C’est qu’il semble difficile, dans ce contexte, de revendiquer de meilleures conditions de travail sans se faire reprocher de s’en prendre «aux petits commerces qui font vivre l’économie locale». Le prétexte de la «précarité économique» des petits commerces gaspésiens semble justifier, aux yeux de plusieurs, la précarité des travailleurs, travailleuses et étudiant-es gaspésien-nes. Ainsi, les personnes travaillant d’arrache-pied dans les cuisines, les salles à manger, les cafés, les boutiques diverses pour que les touristes se sentent reçu-es comme roi et reine, jouent éternellement le rôle de support économique jetable et bon marché au service des patrons et des touristes.

Une autre difficulté d’ici dans le même domaine semble provenir du fait que dans ce milieu où tout le monde se connaît, les situations conflictuelles semblent devoir être évitées à tout prix, de peur qu’elles n’affectent les relations sociales hors travail et que les noms des personnes concernées ne deviennent synonymes de «trouble maker» et ainsi entraîner pour elles une certaine exclusion du marché du travail, problème moins présent dans l’anonymat des grands centres urbains.

Une troisième difficulté est le caractère de courte durée de la saison durant laquelle ce type d’emplois abondent. Un changement de culture est long à effectuer et demande une implication constante de nombreuses personnes. Bon nombre de ces travailleurs et travailleuses n’étant que de passage, ils et elles laissent derrière eux et elles les même conditions de travail qu’à leur arrivée, se disant que de toute façon ce n’est que temporaire. La saison hivernale serait donc le bon moment pour s’organiser avec celles et ceux qui héritent de cette situation de précarité à l’année.

Outre cela, on nous chante ici souvent la promesse de jours meilleur grâce à l’arrivée de la grande industrie : pâte et papier (la Gaspésia), ciment (ciment McInnis à Port-Daniel), pétrole (Pétrolia), industrie de l’éolienne (LM windpower)etc. Ces géants industriels, en collaboration avec l’État qui les finance, se présentent comme les sauveurs de la région. «Ils apporteraient emplois et prospérité», alors qu’à de nombreuses reprises, ce type de modèle économique n’engendre que chômage et dévitalisation. En effet, sauf dans le cas de LmWindpower qui engage plusieurs centaines de travailleurs et de travailleuses, ces industries préconisent l’achat d’équipement automatisé et n’apporte ainsi que quelques emplois qui disparaîtront aussitôt que l’entreprise subira les soubresauts d’une quelconque crise économique à Wall Street ou d’une décisions administrative prise très loin d’ici. Ainsi, elles laisseront derrière des personnes sans revenu et des ruines polluantes. Bref, il me semble qu’une organisation du travail fait par et pour les travailleurs et travailleuses dans l’optique d’une amélioration de la qualité de vie de tous et toutes serait sans doute supérieure à une distribution du travail par des dirigeants d’entreprises et d’état, décidant de produire tout et n’importe quoi, pourvu qu’il y ait un profit à en tirer pour les uns et pour les autres que leurs promesses électorales de création d’emplois semblent être tenues, au risque d’ajouter d’autres cicatrices sociales et environnementales dans la région.

Pour conclure, tout au long de leur histoire, les gens d’ici ont supporté d’intolérables traitements de la part d’élites économiques et politiques, autant sur la mer qu’au fond de la mine en passant par l’usine. Par contre, l’histoire populaire nous montre aussi que quand il est temps de se serrer les coudes entre camarades pour améliorer nos conditions, la passion, l’organisation et l’action sont au rendez-vous. Un long travail reste à faire pour déconstruire les préjugés qui divisent la population ouvrière, surtout ceux visant les personnes sans emplois, ou entre travailleurs et travailleuses permanent-es et saisonniers (chômeurs et chômeuseuses saisonnier-es). Aussi, avec un nouveau «chapitre» du groupe d’extrême droite La Meute en Gaspésie, la question du racisme et du fascisme devient prioritaire, sans oublier les luttes contre le sexisme, l’homophobie, luttes autochtone etc. Le SITT-IWW compte ici très peu de membres actuellement, mais son développement dans la région me semble fort pertinent et même urgent. Sur ce, s’il y a des personnes intéressées à venir «salter» dans le coin, gênez-vous pas!

Maxime Morin (DMS/DaMcLuv) et son programme raciste

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Sep 232017
 

De Montreal-Antifasciste

Récemment, une vidéo intitulée « La vérité sur les Antifas, Jaggi Singh et la Corruption de l’Université Concordia #StopQPIRG » a été diffusée sur Facebook et sur YouTube. Elle a initialement été partagée à partir de la page Facebook de « DMSQ », pour ensuite être retirée. Cependant, elle est encore sur YouTube, ici : www.youtube.com/watch?v=P8JDmapM6uc

Normalement, une telle vidéo ne mériterait pas qu’on s’y attarde. Néanmoins, elle a été relayée par des sites Internet de type « clickbait » comme « La Clique du Plateau » et « Thug Life Quebec », ce qui lui a permis de rejoindre un public plus vaste que des interventions similaires dans les médias sociaux.

En ce qui concerne son contenu, cette vidéo est un exemple médiocre d’attaque contre des groupes de gauche —dans ce cas-ci, en développant un récit conspirationniste qui inclut un groupe étudiant en faveur de la justice sociale, l’Université Concordia, un militant bien connu de Montréal et les fameux « antifas »— tout en dénonçant l’influence excessive sur les campus des féministes ainsi que des personnes qui « croient en plus que deux genres ».

Derrière la vidéo

L’individu responsable de ce vidéo, qui en est également le narrateur, est connu sous le nom de « DMS » sur YouTube et Facebook et comme « DaMcLuv » sur Twitter (https://twitter.com/DaMcLuv). Son vrai nom est Maxime Morin; il a 22 ans et a récemment mené des  études à l’Université Concordia.


Morin est quelqu’un qui, dans le passé, n’a eu aucun scrupule à faire la promotion des idées de l’ancien Grand Wizard du KKK, David Duke (un antisémite et raciste notoire), du suprémaciste blanc Richard Spencer et du négationniste David Irving. Morin utilise lui-même la « triple parenthèse » (aussi appelé « l’écho »), un des trucs de l’extrême-droite pour blâmer les personnes juives de tous les maux (pour plus d’info, voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Triple_parenthèse ou www.adl.org/education/references/hate-symbols/echo). Morin a également retweeté des tweets du groupe islamophobe Pegida Québec.

Morin n’aime clairement pas Jaggi Singh (et est en quelque sorte obsédé par lui depuis la manifestation anti-Trump de janvier 2017, à Montréal, où il s’est fait expulser du cortège après avoir bousculé des manifestant-e-s tout en portant des pancartes de « Infowars », le site web d’extrême-droite, pro-Trump et conspirationniste géré par Alex Jones). De manière plus générale, Morin fait preuve d’une aversion envers les féministes, les personnes trans, et d’autres catégories souvent visées par l’extrême-droite, comme les personnes immigrantes et musulmanes. Il a aussi l’habitude de cibler des individus ; avant Jaggi Singh, il s’est attaqué à Dalila Awada et à Lili Boisvert de façon clairement sexiste. Sur Internet, il est mis de l’avant par André Pitre (aka « Stu Pitt »), un individu qui travaille étroitement avec La Meute et diffuse diverses théories du complot islamophobes et racistes ainsi qu’un discours antiféministe ignoble.

On peut nettement voir l’antisémitisme et le racisme de Morin sur son fil Twitter (https://twitter.com/DaMcLuv). Voir l’exemple ci-dessous, l’un de nombreux retweet de l’ancien Grand Wizard du KKK et pourriture über raciste David Duke. (Une sélection de ces re-tweets est reproduite à la fin de cet article.)


De plus, Morin, qui est à l’évidence un fan de théories conspirationnistes, pense que le massacre perpétré par Alexandre Bissonnette au Centre culturel islamique de Québec le 29 janvier 2017, qui s’est soldé par la mort de six musulmans et plus de vingt blessés, était une « fausse bannière » orchestrée par une soi-disant « gauche radicale ».

Le backlash sur les campus mis en contexte

La droite et l’extrême-droite ont toujours attaqué la gauche. Partout au Canada, des campagnes visant à couper le financement de divers GRIP (Groupe de recherche d’intérêt public), qui servent souvent de plaque tournante pour les groupes de gauche sur les campus, ont rassemblé des étudiants de droite et conservateurs de diverses tendances. En 2016, une telle campagne a réussi à faire couper le financement du GRIP de l’Université de Waterloo, en Ontario. De même, le GRIP de l’Université Queen’s a perdu son financement en 2011 (mais a ensuite réussi à le récupérer). Tandis qu’en Ontario de telles campagnes sont menées par des activistes du Parti conservateur de concert avec d’autres personnes de droite (voir l’article détaillé de Briarpatch « Defunding the public interest »: https://briarpatchmagazine.com/articles/view/defunding-the-public-interest), l’obsession maladive de l’extrême-droite québécoise à l’égard de Jaggi Singh (qui travaille au GRIP de l’Université Concordia et qui est régulièrement désigné par les médias comme le chef de la gauche radicale montréalaise) laisse entendre que d’autres forces sont entrées dans la mêlée.

Bien que la lutte contre le financement des GRIP n’ait pas généralement été un point central des mobilisations d’extrême-droite jusqu’à maintenant, l’importance que l’Alt-Right américaine accorde au recrutement et à l’organisation sur les campus ainsi que l’apparition d’affiches faisant la promotion d’organisations racistes et fascistes sur les campus canadiens suggèrent que cela pourrait être en train de changer. En effet, le cas de Maxime Morin semble indiquer que des liens sont déjà faits.

Ce que vous pouvez faire

– Signaler sur les médias sociaux et ailleurs que DMS/DaMcLuv est en fait Maxime Morin, un antisémite, transphobe, antiféministe et raciste.

– Formuler une plainte à l’encontre des vidéos diffusés par DMS/DaMcLuv/Morin sur YouTube.

– Contacter les sites web de La Clique du Plateau and Thug Life Quebec pour leur faire remarquer qu’ils font la promotion d’un vidéo réalisé par un individu ouvertement antisémite et raciste.

 


 

Déploiement de bannière : Non au saccage pétrolier

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Sep 182017
 

De Camp de la riviere

Des amiEs de Sherbrooke ont produit et déployé hier matin une bannière sur le pont Terrill, à proximité du Cégep et du centre-ville de Sherbrooke, en solidarité avec le Camp de la rivière et contre le saccage pétrolier. Cette petite action de visibilité s’inscrivait dans le cadre de la semaine d’actions appelée par le Camp!

Putsch au national et La Meute-02 perd la moitié de ses membres

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Sep 182017
 

De UCL-Saguenay
 

Au niveau national, rien ne va plus pour La Meute alors que l’un de ses membres fondateurs, Patrick Beaudry, vient d’être mis à l’écart par un triumvirat formé de Sylvain Brouillette (Maikan), Éric Proulx et Stéphane Roch.
Voici un message écrit par Patrick Beaudry qui explique la situation au sein des décideurs de La Meute.
Au Saguenay, l’hémorragie se  poursuit  au sein du clan 02 de La Meute. Depuis  les incidents à caractère raciste dans la région, le groupe a perdu plus de la moitié de son membariat en raison de la dérive sectaire du chef du clan et des membres de groupuscules violents qui l’ont infiltré. Le compte à rebours est  maintenant déclenché. La question n’est plus de savoir si d’autres gestes haineux seront commis, mais où, quand et qu’elles seront les victimes. C’est à nous étudiantEs, travailleurs-travailleuses, sans emploi, à qui il revient de lutter contre la montée de l’intolérance en commençant par rétablir les faits. Car on ne peut attendre après les policiers, les politiciens et certains médias pour lutter contre un phénomène qu’ils contribuent à nourrir.
Loup cherche bouc (émissaire)

 

On a tous et toutes joué, un jour ou l’autre à un jeu que l’on appelle dans la francophonie le téléphone sans fil, sans doute mieux connu sous son nom au relent colonialiste, le  « téléphone arabe » (1). Tout l’intérêt du jeu est de comparer la version finale de la phrase à sa version initiale. Les médias sociaux, c’est parfois un immense jeu de téléphone sans fil où des personnes rapportent ou repartagent une nouvelle, dont souvent l’unique critère c’est qu’elle vient confirmer leurs appréhensions initiales. Bien sûr, il faut ajouter à tout cela des personnes et des groupes qui, pour faire avancer leur agenda  politique, n’hésitent pas à générer de toutes pièces de fausses nouvelles, de tronquer la réalité ou encore de  manipuler les chiffres  pour leur faire dire ce qu’ils et elles en veulent.
L’arrivée de demandeurs d’asile à la frontière canado-américaine est le plus récent exemple de la propagation de demi-vérité ou simplement de fausses informations. Prenons cette publication dûment approuvée par les administrateurs de la page privée de La Meute.

 

Donc ici , une   personne commence  par rapporter un commentaire d’une auditrice qu’elle a entendu à la radio.  De quelle station de radio  et de quelle émission s’agit-il? Rien n’est dit  sur ce sujet. De toute façon, l’important c’est de prendre le commentaire, de le généraliser à l’ensemble des écoles du Québec et de  mettre ça sur le dos des « étrangers ». C’est ce que l’on appelle désigner des boucs émissaires. Évidemment, la dame ne nous dira pas que ça fait plus de 20 ans que les conseils d’établissement et les commissions scolaires mettent sur pied des codes vestimentaires, non pas pour se conformer aux préceptes de l’islam, mais pour lutter contre un autre phénomène, celui de  l’hypersexualisation.

 

On replonge ensuite dans les pires moments de la charte des valeurs  de  Bernard Drainville (PQ) et la promotion de la catho-laicité de l’État. Par la suite, elle insinue qu’on donne mer et monde aux « étrangers » pendant qu’on laisse « nos » pauvres et « nos » vieux dans la pire indigence. Évidemment, on cherche toujours la source qui viendrait appuyer ses dires. Pour l’instant, il s’agit d’une aide ponctuelle de 2.5 millions de dollars (aide sociale) pour le mois de septembre et d’un montant de 1.5  million  de dollars pour l’hébergement temporaire au Stade olympique, et ce, sur un budget annuel  de plus de 100 milliards de dollars. D’ailleurs, ces dépenses pourraient rapidement se résorber en accélérant l’octroi de permis de travail. Pour ce qui en est du « gros chèque d’aide sociale soit le max de 1300 $ par mois », c’est de la pure foutaise. Il existe deux catégories de prestataires à l’aide de dernier recours (aide sociale), soit avec contraintes (621$ X mois + 229 $) ou sans contrainte (621$ x mois). Pour un couple avec contraintes, les prestations se chiffrent à 972$ par mois + 229$ et sans contrainte à 972 $. Incontestablement, ce montant est insuffisant pour assurer les besoins de base et la dignité de la personne. Pire encore, avec la réforme du gouvernement, les prestataires risquent des pénalités pouvant aller jusqu’à 224$ par mois s’ils et elles ne réussissent pas le parcours ministériel vers l’emploi. Certaines personnes pourraient donc vivre avec 404$ par mois. Pourtant, les louveteaux et autres groupes xénophobe et islamophobe ne se sont pas levés contre cette réforme. Rien ici pour nous faire tomber en bas de nos chaises. Après tous, hier encore la majorité des louveteaux ne méprisaient-elle  pas ces même pauvres?  Dans ce dossier, il apparaît évident que l’extrême-droite instrumentalise la lutte contre la pauvreté dans le seul but de renforcer l’intolérance et la haine de « l’autre ».

 

Pour terminer, nous devons souligner  que dans une société  qui n’a connu ni guerre, ni cataclysme ou pénurie, qu’aucune raison d’ordre économique ne justifie de choisir entre le fait de donner  deux bains à nos aîné.e.s et de venir en aide aux demandeurs d’asile.

 

Ne nous trompons pas de colère.
1. L’appellation de ce jeu fait référence aux communications orales utilisées comme moyens de communication au sein des colonies  françaises d’Afrique du nord durant le XX e siècle.

Action en direct – Retour de vacances

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Sep 182017
 

De Action en Direct


Émission du 16 septembre 2017

Dans cette émission de rentrée on jase des luttes que nous avons croisé cet été :

Marc-André revient d’une cérémonie en térritoire Atikamekw et nous parle de leur déclaration de souveraineté.

Émilie s’entretient avec un opposant du camp Junexit (blocage de la pétroliere Junex) en Gaspésie.

Adam nous donne quelques idées sur comment soutenir deux gangs de travailleurs et travailleuses en grève dans le Bas-Saint-Laurent

Et Éric pète sa coche sur Éric Duhaime, le mercenaire du capitalisme.