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Aimez vos voisins, pas vos caméras !

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Fév 192026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Camarades, l’heure est venue ! Le SPVM a annoncé un registre des caméras, avec une IA malveillante pour suivre chacun de nos mouvements ! Nous ne céderons pas à leur surveillance ! Prenez ces affiches (FR/EN), ces tracts et ces collants, et diffusez-les partout pour allumer la flamme de la résistance ! Vite, camarades, frappons cet œil toujours vigilant !

Le deuxième tour se termine le 15 mars.

Revolutiontimes : nouveau site international pour la révolution

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Fév 092026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Présentation du site revolutiontimes.world, un site d’élaboration collective pour la revolution

Nous sommes pour la révolution sans frontières, par une insurrection généralisée contre tous les États, contre le capital et la propriété, par l’abolition de la marchandise, de l’argent, du travail, de la famille… La création d’un monde nouveau libéré de l’exploitation et de l’oppression n’est pas séparable de la destruction de la société existante.

Au sein des soulèvements à travers le monde, des dynamiques autonomes posent concrètement dans leur pratiques la question de la révolution. Nous nous inscrivons dans cette visée. Nous sommes liés à une histoire, celle de la lutte de classe révolutionnaire.

Dans la période actuelle, notre classe lutte et se bat. Comment allez jusqu’à la révolution mondiale ?

Ce site est un outil pour tisser des liens, se rencontrer et participer, avec d’autres, à cet effort collectif mondial pour percer le brouillard du présent.

  • Pour cela, nous voulons :
  • Rendre compte des soulèvements en cours.
  • Œuvrer à un imaginaire collectif autour de la révolution et sa victoire.
  • Promouvoir les luttes réelles de notre classe dans la vie quotidienne.

Vous y trouverez des textes écrits collectivement par l’équipe éditoriale. Un petit texte intitulé « que voulons nous » présente un certain nombre de tâches que le collectif de ce site souhaite porter, bien au-delà de lui-même.

Vous trouverez egalement ce qui constitue le socle commun de nos positions politiques, notre rapport aux luttes et leurs dynamiques, une analyse de la période ainsi qu’une tentative de carte mondiale des soulèvements et une liste de questions que nous souhaitons partager avec les camarades en lutte à travers le monde. D’autres textes suivront.

Nous avons fait le choix d’un processus d’écriture collectif, ce qui prend du temps. Nous ferons un effort particulier pour traduire les textes dans le plus de langues possibles, cela nous semble indispensable dans une démarche internationaliste. Toute aide à ce propos sera d’ailleurs la bienvenue.

Bonne lecture !

https://revolutiontimes.world/

Pour nous contacter et contribuer à cet effort collectif : revolutiontimes@riseup.net

[Vidéo] À bas les caméras : CAMOVER 2026

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Fév 032026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Cet hiver à Montréal, plusieurs équipes se sont réunies pour amorcer la nouvelle saison du jeu Camover. Certaines ont choisi de filmer quelques-uns de leurs exploits.

Le SPVM vient de mettre en place un logiciel de surveillance IA qui pourrait intégrer des milliers de caméras publics et privés. Vive l’action directe contre les infrastructures de la techno-dystopie ! Crevons les yeux qui nous espionnent !

2e ronde : À partir de la Saint-Valentin jusqu’au 15 mars.

*Réfléchissez toujours avant de vous filmer pendant une action.

Protection de la forêt Grandbois

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Jan 262026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Lundi 26 janvier en Mauricie (territoire de la nation Atikamekw). La forêt de Mékinac qui s’étend au nord de la municipalité de Sainte-Thècle, autour des lacs du Missionnaire, Mékinac et Jésuite, a été visitée par un groupe anonyme. Afin d’intervenir sur des chantiers de coupe forestière controversés dans ce secteur, le groupe a introduit une grande quantité de morceaux de métal dans les arbres de la forêt. Certains des arbres qui ont été défendus ont été identifiés avec de la peinture, et plusieurs affiches ont été installées dans la forêt comme à titre d’avertissement, et pour la sécurité des travailleurs forestiers.

Une illusion de protection du territoire…

La forêt ancienne Grandbois en particulier ainsi que plusieurs secteurs autour des lacs Mékinac, Missionnaire et Jésuite sont reconnus comme un écosystème forestier exceptionnel. Dans la forêt ancienne, on retrouve des bouleaux jaunes bicentenaires et plusieurs espèces vulnérables ou menacées. L’ensemble de ce secteur abrite également une riche biodiversité qui est essentielle à la régulation climatique de la basse Mauricie. Présentement, un projet d’aire protégée pour la forêt Grandbois, proposé par des groupes citoyens locaux et couvrant 7km2, est en cours d’évaluation (démarches prévues en 2026). Parallèlement, le projet de réserve de biodiversité de Mékinac, qui lui couvre 200km2 de milieux forestiers et humides est également porté par les groupes citoyens locaux et des organismes. Il n’est cependant pas reconnu par la MRC, malgré l’appui de plusieurs municipalités du secteur.

À la fin de 2025, des coupes ont été empêchées sur le secteur de la forêt Grandbois qui est présentement à l’étude comme future aire protégée (7km2). Les groupes citoyens n’ont eu d’autres choix que de s’insurger et de surveiller les chantiers pour forcer le gouvernement à respecter son propre processus de création d’aires protégées qu’il s’apprêtait à bafouer au profit de l’industrie forestière. Enfin un moratoire de coupe sur ce secteur a été obtenu grâce à la mobilisation citoyenne.

Par contre, dès l’annonce de ce moratoire de coupe sur la forêt Grandbois, nous avons vu se multiplier et s’agrandir les superficies des autres chantiers prévus pour 2026 dans les secteurs au Nord de la forêt Grandbois (les chantiers Butterfly, Pitt, Bibouk, Selka, Inoui, etc.). Ces secteurs sont la porte d’entrée vers les écosystèmes forestiers exceptionnels des lacs Jésuites, Missionnaire et Mékinac avec leur haut potentiel pour la tant espérée réserve de biodiversité Mékinac. En date d’aujourd’hui, plusieurs chantiers de coupe sur ces secteurs qui ceinturent la forêt Grandbois ont déjà débutés, et ce, sans avoir obtenu d’acceptabilité sociale.

… Et un semblant d’harmonisation

Dans ce contexte, il est clair que les coupes sont faites de manière accélérée au plus grand bénéfice de l’industrie forestière et dans le mépris des inquiétudes des citoyens. Au final, l’industrie forestière (ici Forex Langlois inc. et Scierie Dion) a le contrôle quasi total sur la gestion de ce litige entourant la coupe. Bien que hautement responsables de la situation et des tensions sociales qui sont survenues, ces joueurs de l’industrie demeurent muets publiquement, et ne dialoguent qu’avec le ministère des ressources naturelles et des forêts. Bien cachés derrières leurs garanties d’approvisionnement et la “crise du secteur forestier”. Ainsi, c’est encore et toujours l’industrie qui récolte la grosse part, et le reste de la population qui hérite des miettes. Tout cela aux frais des milieux écologiques et du Vivant.

Il est donc possible d’anticiper qu’en échange d’un moratoire sur la coupe dans la forêt Grandbois, l’industrie forestières se voit offerte en compensation les secteurs juste au Nord et ceinturant la forêt Grandbois. Voici une solution à très court terme qui est même dépeinte comme un “compromis” par plusieurs. Toutefois, à long terme, c’est une manière détournée de saper le potentiel de la réserve de biodiversité Mékinac au profit de l’industrie forestière.

Bien que le gouvernement du Québec dise vouloir atteindre 30% d’aire protégée d’ici 2030 sur son territoire, il autorise toujours plus de coupes sur des territoires propices à cette protection, et ce, peu importe la valeur écologique des lieux ou les usages citoyens (ou autochtones) qui en sont faits. Rappelons qu’en Mauricie, uniquement 8% du territoire est actuellement protégé. De plus, le secteur concerné par le projet de réserve de biodiversité représente seulement 0,6% de la possibilité forestière annuelle de la Mauricie. Après un été conflictuel concernant la réforme du régime forestier (PL97) de la CAQ et des coupures importantes dans le secteur forestier, la question de l’harmonisation du territoire demeure brûlante et n’est vraisemblablement pas réglée.

Défendre la forêt

C’est pourquoi un groupe anonyme a décidé d’intervenir pour que la forêt puisse se défendre par elle-même face à l’industrie forestière. À quel moment va-t-on mettre un frein vers toujours plus d’exploitation des forêts exceptionnelles ? Il est grand temps d’exiger des solutions durables pour l’harmonisation du territoire et de lutter fermement contre les passes-droits donnés par le ministère des ressources naturelles et des forêts à l’industrie. Démantelons enfin la relation problématique qu’ils entretiennent et qui n’a jamais bénéficié au plus grand nombre!

Il est de notre responsabilité de protéger le territoire : fréquentons le, occupons le, développons y des usages, défendons le! Soyons créatifs, courageux et conséquents. Nous en sommes tous et toutes capables. Pour ce qui est des blessures faites aux arbres, n’en parlons pas. Ces organismes sont beaucoup plus résilients que nous (et notre industrie forestière). Ils sauront guérir et cicatriser avec le métal.

En terminant, cette action ne devrait pas faire peur aux groupes citoyens. Si nous souhaitons vraiment aller de l’avant et venir à bout des problèmes liés au régime forestier et à la protection du territoire, il nous faut miser sur plusieurs stratégies et sur différents rôles: il nous faut bloquer de manière effective les abus de l’industrie, tout en mettant sur pied des alternatives au modèle dominant actuel, et en pratiquant d’autres manières d’habiter le territoire. Nous avons tout à gagner en se considérant comme complémentaires et en combinant nos différentes tactiques. Attention toutefois ! On essaiera certainement de nous diviser et de nous retourner les uns contre les autres en cours de route…

[Brochure] La team PATPAT’ gère ses casseroles : Protocole de gestion des agressions dans nos milieux

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Jan 262026
 

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Issu de la culture fanzine et autonome de fRance, écrit en début 2022 par le Front Révolutionnaire Anti-Patriarcal (FRAP) et le Collectif Rennais Anti-Carcéral (CRAC). Retravaillé et partagé ensuite aux copaines, voici la dernière version sortie en début 2024 (selon les retours qu’on a eu).

La team PATPAT’ se veut être un outil pour apprendre et réflechir à comment mieux gérer les agressions en collectif (militant ou non). Pour faire court, ça parle de nos objectifs dans la justice communautaire : recentrer sur le besoin de reconnaissance, le besoin de protection des autres, le besoin de réparation, alors même que la justice institutionnelle est construite autours d’une idéologie de vengeance. Et ce protocole nous amène donc à une vision politique de leur gestion à travers divers objectifs : donner du « care » à la/les victimes, sortir du call-out systématique, privilégier la médiation, analyser les perspectives de changement, prendre en compte les conditions matérielles d’existence dans les demandes de réparation…

Alors si t’es pas encore convaincu.e que c’est important de prendre en compte qu’on a sans doute toustes déjà commis des (micro) agressions, viens lire ça (pfiou la phrase polémique choc sa mère) !

libre à toi de diffuser, offrir, utiliser pour allumer votre barbecue, réapproprier, vendre à prix libre, critiquer, retravailler, bref tousketuveux.

PDF à retrouver sur frap.noblogs.org

Point important (PS): à la FRAP, on a beaucoup milité contre la culture du call-out systématique, mais on rappellera toujours que la priorité c’est la protection des (futures) victimes, et le respect de leurs demandes, dans la mesure du possible. En ce sens, ce ne sont que des réflexions sur la justice transformatrice et restaurative, en aucun cas on ira chopper par le col des camarades qui font comme iels peuvent, surtout dans des milieux dans lesquels aucune structure de prise en charge des agresseur.euses n’existe, ou même quand le simple fait de demander à être écouté.e dans son témoignage est le parcours du combatant. Ah oui et au cas où, avant tout c’est l’agresseur.euse qui crée de la violence, pas la victime qui se défend comme elle peut. On refuse d’utiliser le rejet du carcéralisme comme token pour les anti-féministes qui se cachent derrière « le call-out en dernier recours » pour commettre des agressions ou perpetuer un système de domination. La non-essentialisation des agresseurs a ses limites, notamment quand iel refuse de reconnaître ses torts ou qu’iel a beaucoup de pouvoir.

Publication de la Base de données d’infiltré·e·s

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Jan 172026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Le No Trace Project a publié un nouvel outil : la Base de données d’infiltré·e·s, une base de données de cas d’infiltré·e·s à long terme employé·e·s par les autorités au 21ème siècle. Elle couvre actuellement 74 cas dans 12 pays, dont 5 cas au Canada. Le but de la base de données est d’aider anarchistes et autres rebelles à mieux comprendre comment les infiltré·e·s opèrent. Pour chaque cas nous fournissons une rapide description, des sources pour en apprendre plus, ainsi que le nom et des photos de l’infiltré·e, si disponibles. Accédez à la base de données :

https://notrace.how/infiltrators

Nous comptons mettre à jour la base de données à l’avenir. Si vous connaissez un cas qui manque et qui remplit nos critères d’inclusion, n’hésitez pas à nous prévenir. Nos critères d’inclusion sont ici :

https://notrace.how/infiltrators/about.html

Pour plus d’informations sur les infiltré·e·s et comment s’en protéger, nous conseillons notre base de données de ressources :

https://notrace.how/resources/fr/#topic=infiltrators-and-informants

Annonce de Constellation 2026

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Jan 142026
 

De Constellation

Partout où l’on pose le regard, les forces de la domination tentent ardemment de maintenir nos mondes sous l’Étoile de la mort autoritaire. En cette nouvelle ère de nationalismes concurrents, l’état canadien réorganise sa guerre contre la terre et ceux qui vivent en relation avec elle, menaçant d’imposer encore plus de mines et de pipelines d’un océan à l’autre. Ses plans convergent vers une expansion agressive du secteur militaire. Les technologies de surveillance massive par l’intelligence artificielle augmentent la puissance policière qui s’abat déjà en toute impunité. Grands patrons et politiciens — partenaires volontaires du génocide — s’attendent à nous voir baisser les yeux, tandis qu’ils se promènent tranquillement dans la rue, celleux qui agissent étant battu.es ou emprisonné.es pour leur affront. Les frontières se durcissent et le fascisme rampant avance.

L’escalade de leurs efforts est nécessaire afin de réprimer l’idée d’une vie totalement différente, qui revêt une infinité de formes à travers les mondes que l’on habite et qui résiste à l’emprise du pouvoir. On préssent son éclat dans le refus et la résistance comme dans les moments où l’on crée et prend soin. Elle propulse d’innombrables formations brillantes et florissantes, jamais contraintes à l’orbite d’une seule étoile. Cette idée nait et vit par nos rassemblements, est aiguisée par les propositions débattues au-delà des dogmes, partagée à travers nos récits et partages de savoir-faire, exaltée dans l’espace et le temps volés à ceux qui détruisent nos mondes, ravivée par nos rencontres et conspirations.

Et donc, nous vous invitons cher.es voyageur.euses de la galaxie anarchiste à nous rejoindre pour la 3e édition de Constellation. Le festival montréalais de l’anarchie sera de retour du 14 au 20 mai 2026, pour une semaine entière d’extravagance partout en ville, de livres, de zines, de savoir-faire, d’art, de musique et bien plus encore! Venez prendre part à notre expérience décentralisée durant laquelle les participant.es aident à donner le ton, créer le contenu et à lier ensemble théorie et pratique à travers divers espaces et par mille et une formules.

Une fois encore, nous accueillons deux évènements au CÉDA (2515 rue Delisle) et espérons en voir de nombreux autres organisés par VOUS! Restez à l’affut du prochain lancement du calendrier en ligne, via lequel vous serez en mesure de soumettre vos propositions d’évènements pour Constellation 2026.

Samedi 16 mai: Salon du livre Anarchiste

Le Salondu livre Anarchiste est de retour avec des tables à l’extérieur et l’intérieur du bâtiment. Vous y trouverez rassemblés : des livres, des zines, des pamphlets, de l’art et du contenu anarchiste sous toutes ses formes. Plusieurs salles du CÉDA et différents espaces du parc Vinet accueilleront des lancements de livres, des groupes de lectures, des projections de films et d’autres activités tout au long de la journée.

Dimanche 17 mai: Skill Faire Anarchiste

Dimanche, le CÉDA se transformera en Skill Faire chaotique et étalé — une sorte de foire des sciences version anarchiste, remplie de grandes affiches informatives ou le “TOUCHEZ SVP” est la norme. Des tables et des stations mettront de l’avant des connaissances pratiques en tout genre, invitant à essayer, à questionner et à repartir mieux outillé.es. Il y aura aussi des salles réservées pour des partages de skills approfondis nécessitant plus de temps, de concentration ou d’équipement spécialisé.

Espace des enfants

Un espace pour les enfants offrira à nouveau un service de garde et des activités pour enfants de façon à rendre le festival plus accessible aux parents, aidant.es et jeunes. Cette année, l’aide est plus que bienvenue afin d’organiser des ateliers et des partages de skills d’avantages orientés vers les participant.es plus jeunes, merci de nous contacter si cette idée vous inspire.

S’impliquer

Nous ouvrirons un portail en ligne pour les soumissions permettant de réserver une table et d’appliquer pour l’organisation d’ateliers. Consultez le site constellationmtl.net ou nos réseaux sociaux pour davantage d’informations à venir bientôt. Pour tout commentaire ou question, rejoignez-nous au info@constellationmtl.net ou sur Signal (@constellation.2026).

Perturbation d’un discours de l’ambassadeur américain au Club Saint-James

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Jan 142026
 

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À 11h30 aujourd’hui, des militants du groupe Alliance ouvrière, accompagnés d’alliés anti-impérialistes, ont perturbé le déroulement d’une allocution de l’ambassadeur des États-Unis au Canada, Pete Hoekstra, qui se tenait au Club Saint-James. Les manifestants ont bloqué l’entrée principale, ainsi que l’entrée du stationnement du Club, retardant le début de la conférence. Après une intervention de la police, les participants à la conférence ont pu se faufiler par une entrée réservée aux employés. L’ambassadeur n’a pu accéder au bâtiment que sous escorte policière à 11h45, 15 minutes plus tard que le début prévu de l’événement.

Des employés du club ont tenté de déloger les manifestants manu militari à trois reprises, mais n’ont pas réussi et ont dû attendre les interventions de la police qui a mobilisé 8 véhicules.

Non ne tolérerons pas que, tandis que les États-Unis commettent actuellement des violations du droit international et tiennent captif le président du Venezuela et sa femme, l’ambassadeur des États-Unis au Canada vienne tenir une conférence devant le gratin économique de Montréal pour nous affirmer que ce pays veut continuer de faire des échanges avec nous.

Souveraineté pour tous les peuples ! États-Unis hors de l’Amérique latine!

– Un regroupement de travailleurs contre l’agression états-unienne

Contre l’agression militaire des Yankees en territoire vénézuélien

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Jan 142026
 

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Au nom du Collectif Estamos Aquí, nous dénonçons fermement l’agression militaire perpétrée par le gouvernement des États-Unis contre la souveraineté et l’autodétermination du peuple vénézuélien.
Cette attaque n’est ni une « erreur », ni un « dérapage », ni un acte isolé : elle constitue une expression directe et assumée de l’impérialisme, du fascisme d’État et de la logique de guerre permanente par laquelle les puissances dominantes cherchent à soumettre les peuples qui refusent de se plier à leurs intérêts.

L’État yankee, aujourd’hui dirigé par Donald Trump, agit comme une véritable machine de mort, au service du pillage systématique et du contrôle économique, politique et territorial. Son objectif est limpide : dominer, dépouiller et exploiter, en ciblant particulierement les ressources naturelles — comme le pétrole — sans jamais tenir compte du coût humain, social et écologique. Il ne s’agit ni de défense, ni de liberté, ni de démocratie. Il s’agit de violence organisée, planifiée et légitimée par un discours hypocrite de sécurité et d’ordre international. Comme dans toutes les guerres menées par les États et les empires, ce sont les peuples qui paient le prix le plus lourd.

Les incursions militaires, les menaces armées, le blocus économique et les sanctions constituent des armes de guerre qui aggravent la misère, détruisent les conditions de vie, brisent des communautés entières et renforcent un ordre mondial fondé sur l’oppression, le racisme et le pillage. Cette agression contre le Venezuela s’inscrit dans une longue histoire d’interventions impérialistes en Amérique latine et dans l’hémisphère sud global, une histoire marquée par le sang, l’accaparement des terres et la négation des peuples. Aujourd’hui, le peuple palestinien subit cette même logique coloniale et génocidaire.

Nos peuples mayas, comme tant d’autres peuples autochtones, continuent eux aussi de vivre sous un régime de dépossession continue de militarisation et de spoliation de leurs territoires. Les frontières changent, les discours se renouvellent, mais la violence impériale demeure. Nous rejetons toute forme d’intervention militaire, politique ou économique, quel que soit le gouvernement qui la mène ou le drapeau qu’elle brandit. Nous ne croyons ni aux armées, ni aux frontières imposées, ni aux États qui se maintiennent par la mort, la peur et la domination des peuples. Nous affirmons notre solidarité totale avec le peuple vénézuélien et avec tous les peuples du monde qui résistent à l’impérialisme, au colonialisme et à toutes les formes de domination. Nous ne voulons ni de leur politique de guerre, ni de leur économie de mort.

Dehors l’impérialisme du Venezuela et de tous nos territoires. Ni État ni empire : Nos peuples sont en résistance, organisés et solidaires.

Fuera Yankees de nuestra Abya Yala

Colectivo Estamos Aquí

Des psychiatres patrouillent

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Jan 122026
 

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Les liens entre la psychiatrie et la police ne datent pas d’hier. Que des étudiant.es en psychiatrie embarquent avec des patrouilles du SPVM fait sens puisque la prison, les universités et les hôpitaux sont réfléchis de la même façon et servent les mêmes objectifs – de contenir la marginalité et de contrôler celleux qui n’entrent pas dans les codes de conduite imposés et produits par ces mêmes institutions (Surveiller et punir, Foucault 1975).

Nous accompagnons des personnes marginalisées au quotidien. Nous écoutons leurs vécus et leurs expériences. Nous savons que pour les personnes marginalisées, la police n’est pas un synonyme de protection. Elle incarne le contrôle, l’intimidation et la violence. Des images, comme celle qu’on a vue circuler le 8 janvier dernier, à Berri-UQAM, ne sont pas ce qu’on devrait qualifier de « dérapage » ou « d’exception ». Ce n’est pas non plus une question de « quelques pommes pourries » ou de « patrouilleurs qui manquent de formation ». Ces événements relèvent d’un problème beaucoup plus profond : un système qui existe pour opprimer.

Ces « agents de la paix » arrivent la plupart du temps déjà convaincus de leur supériorité morale et puis traitent ces personnes comme une nuisance à la loi et l’ordre. Mais comment peut-on adhérer à la loi et l’ordre alors qu’on vit dehors et qu’il n’y a pas d’issue à notre situation? La rue devient donc la seule option pour continuer d’exister et exister dans l’espace public c’est être dans un état de surveillance constante qui mène à être systématiquement chassé.

On parle ici de personnes pauvres, itinérantes, racisées, en détresse psychologique, 2SLGBTQIA+, en crise, vieilles, jeunes, diplômées ou pas. Des personnes qui devraient être soutenues, accompagnées et protégées. Leur existence est perçue comme étant un problème à gérer plutôt qu’une réalité à comprendre.

Et maintenant, on voudrait nous faire croire que d’envoyer de futurs psychiatres patrouiller dans les rues avec la police est une bonne idée.

Selon l’article de La Presse de Katia Gagnon, on décrit une autre tentative d’équipes mixtes du SPVM, c’est à dire qu’une profession en relation d’aide s’ajoute à une équipe de patrouille du corps policier afin d’accroître leur compréhension de la détresse des gens en grande précarité.

Les personnes en situation d’itinérance ne sont pas des terrains de stage. Elles ne sont pas là pour « susciter des vocations », pour former la relève médicale ou pour servir de laboratoire humain à des initiatives mal pensées. Y aura-t-il un espace dans les universités, dans le corps policier pour agir sur ces liens de causalité entre la criminalisation et la pauvreté? Que se passe-t-il après les observations? Des remises en question sur nos pratiques et sur nos services? Bien sûr que non.

Ce genre de projet renforce une idée dangereuse : que la police doit rester au centre des crises humaines et qu’elle a un rôle à jouer dans la résolution de celles-ci. Qu’on doit continuer d’appeler des gens armés pour répondre à la détresse et à la pauvreté alors que tout ce qu’on sait et qui est répété par les personnes premières concernées depuis toujours c’est que la police traumatise et aggrave leur situation.

Qu’est-ce que des psychiatres peuvent offrir dans des situations où l’État, en toute impunité, crée des scènes de violence et n’arrive pas à désamorcer une situation de détresse ? Vers qui ira notre solidarité lorsque les rapports académiques nous diront encore à quel point le travail policier est difficile et que les pauvres sont fous et font peur ? C’est ce discours qui doit changer et ce ne sont pas les universités ou la police qui produiront l’alternative.

Soyons clairs : on ne soigne pas la détresse sous escorte policière. On ne crée pas de lien de confiance quand la première chose que les gens voient est un uniforme, une arme et une autorité qui les a déjà traumatisés.

Quand appeler le 911, aller à l’urgence ou au CLSC devient un risque de se faire tabasser, insulter, traumatiser ou institutionnaliser, ce n’est pas un échec individuel, c’est un échec collectif. Quand quelqu’un préfère endurer une crise, une agression ou une urgence médicale plutôt que de croiser la police, c’est que les services d’urgence ont cessé d’être des services. Ils sont devenus des armes de répression contre les plus vulnérables.

Ce système ne dysfonctionne pas : il fonctionne exactement comme prévu. Il protège l’ordre, pas les personnes. Il défend la propriété, pas la dignité humaine. Il criminalise la pauvreté, la détresse et la survie.

Envoyer des psychiatres dans la rue avec des policiers ne fait pas partie de la solution. C’est une façon de se donner bonne conscience sans remettre en question la violence institutionnelle, le sous-financement chronique du communautaire, l’absence de logements sociaux et abordables et le choix politique clair de gérer la misère par la coercition.

Assez du silence. Assez de la complaisance, des enquêtes corrompues, des excuses vides et des réformes sans changements réels. Tant que la violence policière sera tolérée, minimisée ou justifiée, les services d’urgence continueront d’être une source de traumatismes qui ne fait qu’empirer la situation de plusieurs et d’accroître la précarité. Les équipes mixtes n’ont rien de révolutionnaire et n’ont rien à offrir quant aux réels besoins des personnes en détresse.