Commentaires fermés sur Il ne s’agit PAS de blocus forestiers
Août262025
Soumission anonyme à MTL Contre-info
Il ne s’agit pas de « blocus forestiers » — il s’agit d’une expression de nos droits ancestraux et coutumiers pour protéger ce qui reste de nos forêts.
Les Québécois·es sont appelé·es à reconnaître qu’ils et elles participent à un système colonial, extractiviste et génocidaire. Ce n’est pas aux Autochtones de demander la permission d’exister sur leurs territoires. C’est à l’État colonial et à ses complices de cesser leurs destructions.
Nous devons appuyer le vivant — pas l’extraction, le pillage et la colonisation.
Si les soi-disant Québécois·es étaient vraiment solidaires, ils fermeraient eux-mêmes leurs entreprises coloniales, ils exigeraient que le gouvernement mette fin à ces ravages, et ils refuseraient de soutenir la violence étatique contre nos peuples.
Pourtant, des individus comme Sandra Rossignol, Marianne Perron, Alexandre Tremblay, David Garneau et Mélyna Girard soutiennent activement la poursuite de ce pillage. Complices racistes et complaisants envers le colonialisme, ils demandent à Luc Provençal (ou « Legault », selon le contexte) d’imposer la violence policière contre nos communautés.
Ils savent très bien que les forces policières ont tué, opprimé et criminalisé des Autochtones depuis des décennies. Et pourtant, ils appellent à davantage de répression.
Il n’y a aucune « manifestation » ici — il y a une résistance légitime. Une présence pacifique sur nos territoires, en vertu de nos lois et de nos droits. Ce ne sont pas les Autochtones qui provoquent des débordements, mais bien le système colonial qui refuse de respecter nos existences.
Ces envahisseurs veulent conserver un contrôle commercial basé sur la coercition, la violence et l’exploitation. Et ils cherchent à faire porter le blâme aux victimes.
La Chambre de commerce et d’industrie du secteur de Normandin, tout comme certains élus de la MRC d’Autray, incarnent cette mentalité coloniale, même racisme. même complicité.
Assez. Nous ne céderons pas. Nos forêts, nos territoires, nos vies — tout cela vaut plus que leurs profits.
Soutenons le vivant. Défendons les droits autochtones. Mettons fin à la colonisation. Ne voyez-vous PAS que se sont vos descendants qu’y vont subir les conséquences de votre inaction.
Depuis 1947, le peuple palestinien lutte contre l’occupation et la colonisation de ses terres par l’entité sioniste (connue sous son nom colonial »Israël »). Alors que la création de cette entité sur des terres volées est facilitée par l’ONU, les Palestinien·nes, dépossédé·es et déplacé·es de force dans des territoires de plus en plus grugés par l’entité sioniste, ne se laissent pas faire et résistent à l’envahisseur. Alors que Gaza était assiégée depuis près de 20 ans, la résistance a culminé le 7 octobre 2023 dans un coup de force. Déterminé à ne tolérer le moindre écart de conduite, l’entité sioniste en a profité pour accélérer ses politiques et pratiques génocidaires contre le peuple palestinien avec la complicité de ses allié·es. Bombardé·es et affamé·es délibérément par l’entité sioniste depuis deux ans, les Palestinien·nes à Gaza luttent pour survivre et continuent de résister, tout comme les Palestinien·nes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est qui font face à une accélération des attaques des colons et du vol de leurs terres.
Pendant que les Palestinien·nes sonnent l’alarme et implorent le reste du monde à arrêter cette violente machine de guerre qui a déjà fait des dizaines de milliers de martyrs, les gouvernements, incluant le »Canada » et le »Québec » enchaînent des déclarations vides de sens sur le « respect du droit international » et la fausse « solution à deux États », tout en continuant à supporter l’entité sioniste financièrement, militairement et politiquement, et en refusant d’imposer quelconque sanction. L’entité sioniste, armée par ses complices occidentaux et impérialistes, est bien décidé à prendre le contrôle complet de la bande de Gaza et à anéantir le peuple palestinien. L’armée d’occupation commet des massacres jour après jour en direct dans l’indifférence. Lorsqu’ils en parlent, les médias invisibilisent la réalité sur le terrain : une occupation militaire et une colonisation brutale de par l’entité sioniste, et une lutte de libération historique d’un peuple contre des puissances coloniales qui assujettissent le monde entier.
Cela fait deux ans que les peuples solidaires de la libération de la Palestine protestent partout dans le monde, en rupture avec leurs gouvernements complices. Les actions se multiplient : manifestations, campements, graffitis, occupations, actions de perturbation et de sabotage, flottilles, caravanes et marches mondiales pour briser le blocus. Continuons nos actions pour mettre fin au génocide en cours et soutenir le peuple palestinien dans sa lutte de libération, pour la justice et la dignité !
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Du 6 au 12 octobre 2025, D4P et la CLAC invitent tous·tes et chacun·e à s’organiser avec sa communauté en vue de provoquer, déranger et perturber pour visibiliser notre refus collectif à la complicité au génocide et rappeler la légitimité de la résistance, sous toutes ses formes, en Palestine et ici.
Alors que la violence et la déshumanisation des vies palestiniennes est devenue honteusement normalisée, la résistance en devient d’autant plus légitime et nécessaire ! Confrontons nos gouvernements à l’insignifiance de leurs actions et à leur complicité active ! Ciblons les profiteurs de guerre, où qu’ils soient dans la vaste toile de complicité : qu’ils produisent des armes, des outils d’intelligence artificielle, des fonds de pensions ou des services d’investissement ! En groupe d’affinités, en comités de quartier, avec nos associations étudiantes, dans nos lieux de travail, attaquons partout, par l’éducation populaire, les manifestations, l’action directe et notre mobilisation généralisée.
Pas de paix tant que Gaza saigne : notre devoir est la résistance, par tous les moyens!
* Cet appel à l’action fait écho à celui lancé le 20 juillet 2025 par six groupes politiques et organisations de résistance à Gaza qui nous demandent d’escalader nos actions pour accentuer la pression sur nos gouvernements complices.
Commentaires fermés sur Sabotage chez Enbridge : Interruption du service sur la ligne 9B
Août202025
Soumission anonyme à MTL Contre-info
La forêt boréale brûle, l’eau est empoisonnée, les arbres sont abattus jusqu’au dernier et les traités sont trahis. Le mirage que nous appelons « démocratie libérale » plie devant les lobbys du pétrole. On parle de nouveaux pipelines qui traverserons le pays comme autant de cicatrices, de nouveaux projets gaziers qui défigurerons le territoire.
De tout temps, notre histoire aura été celle d’une colonie d’extraction fondée sur le pillage et la dépossession. C’est à nous qu’il revient de mettre un terme au désastre.
Cette nuit, nous avons attaqué la ligne 9B. Ce tuyau de la mort serpente sur les terres volées aux peuples autochtones transportant le bitume le plus sale au monde au travers des cours d’eau, des villes et de nos vies. Nous avons frappé deux valves de contrôle, détruisant le matériel électronique avant de nous évanouir dans la nuit.
Ce sont désormais plus d’une dizaine de kilomètres qui échappent au contrôle d’Enbridge. Tant que les installations n’auront pas été réparées, y faire couler du pétrole est aussi dangereux qu’illégal.
Nous choisissons de désarmer Enbridge parce que le système actuel protège le profit et laisse mourir les écosystèmes. Nous agissons parce que chaque baril nous empoisonne, nous tue, coule à contre-sens de l’histoire. Nous sommes de celles et ceux qui regardent la vérité en face, qui prennent acte de l’urgence. Nous choisissons d’obéir à l’amour de la vie et de l’avenir.
La ligne 9B transporte la fin du monde baril après baril. Il est l’heure de s’en prendre directement aux infrastructures qui la provoquent.
Les installations concernées se trouvent à Saint-André d’Argenteuil (45°33’25.1″N 74°20’53.7″W) et Mirabel (45°36’42.3″N 74°04’46.6″W).
Commentaires fermés sur « Israël » terroriste, médias complices
Août192025
Soumission anonyme à MTL Contre-info
Tiohtià:ke/Montréal, le 18 août 2025 — C’est avec le coeur brisé et la rage au ventre que des militant⸱e⸱s autonomes ont ciblé les médias québécois cette nuit, dénonçant leur couverture biaisée du génocide du peuple palestinien, particulièrement le plus récent massacre de l’équipe d’Al Jazeera à Gaza par les forces d’occupation sionistes. Nous honorons cette nuit nos adelphes martyrisés Anas Al-Sharif, Mohammed Qreiqeh, Ibrahim Zaher, Mohamed Noufal et Moamen Aliwa d’Al Jazeera, le journaliste de Sahat media Mohammed Al-Khali, Saad Jundiya ainsi les 262 autres journalistes qui ont tous péris dans cet affront inhumain contre la liberté journalistique. C’est aussi toujours en réponse à l’appel de la résistance palestinienne publiée le 20 juillet 2025 aux militant⸱e⸱s internationaux de mettre en place une escalade des moyens de pression pour ouvrir les canaux d’aide humanitaire que les groupes autonomes ont redécoré les bureaux du Montréal Gazette (MG).
Depuis 2 ans, les médias québecois couvrent le génocide à Gaza de manière biaisée, asymétrique et déshumanisante. Leur cadrage éditorial présentant une fausse symétrie de la violence efface le contexte colonial fondamental: l’entité sioniste, « Israël », est une puissance occupante expansionniste depuis 1948, la Palestine, elle, un territoire colonisé. Le rapport au vocabulaire choisi par les journalistes québécois a aussi largement été documenté comme étant biaisé en faveur « d’Israël » qui reçoit un traitement médiatique diamétralement plus empathique que celui concernant les victimes palestiniennes traitées avec distance et froideur. Enfin, face à l’interdiction imposée par « Israël » aux journalistes internationaux de se rendre à Gaza, les médias québécois ont obtempéré sans broncher et aucun d’entre eux n’a jugé nécessaire d’engager un.e correspondant.e palestinien.ne pour documenter les massacres quotidiens. Au contraire, c’est plutôt une tribune d’exception qui a été offerte par les médias aux autorité génocidaires sionistes, y compris des hauts gradées du Tsahal. Pourtant, aucun média québécois n’a invité de représentants de la résistance palestinienne.
Cette nuit, MG était particulièrement ciblée car elle incarne un des plus puissants outils propagandistes de la dangereuse et génocidaire idéologie sioniste. Tribune de choix du facho-sioniste en chef du municipal; Jeremy Levi, MG pullule de mauvais articles et de chroniques douteuses visant à nous gaver des distorsions cognitives les plus sadiques du 21e siècle. Le quotidien a par ailleurs été dénoncé par l’organisation Canadians for Justice and Peace in the Middle East à au moins deux reprises pour la mauvaise qualité de sa couverture des campements étudiants en solidarité avec la Palestine et, plus généralement, pour ses biais pro-sionistes dans la couverture du génocide à Gaza. De plus, MG fait parti de la grande famille Postmedia Network qui possède aussi le National Post, un rammassi de textes pseudo-journalistiques médiocres. Il n’est donc pas surprenant de voir chez MG une ligne éditoriale diamétralement favorable aux idéologies sionistes. En effet, le principal actionnaire de Postmedia Network est Chatham Asset Management, un fonds d’investissement spéculatif états-uniens réputé pour sa proximité avec le parti républicain, aussi connu pour être le power bottom de choix pour les ambitions tyranniques et génocidaires de Netanyahu. Non seulement devrions-nous considérer alors MG comme un média étranger, mais devons-nous nous surprendre que sa couverture fasse autant abstraction des principes journalistiques de base quand ses dirigeants fleurtent sans gêne avec le fascisme moderne?
Enfin, que va-t-il falloir pour que les médias écoutent la population et commencent à couvrir le génocide à Gaza à la hauteur des principes journalistiques auxquels ils prétendent adhérer? Cette semaine, des militant-es ont occupé les bureaux de La Presse ainsi que ceux de la maison de Radio-Canada sans qu’on leur offre une tribune adéquate ou qu’on prête attention aux critiques formulées à leur encontre. Seule exception, un énième éditorial frileux de François Cardinal qui se cache derrière une fausse neutralité pour camoufler son rôle dans la normalisation du génocide à Gaza. Il devient donc de plus en plus évident que si les médias québécois ne veulent rien entendre via les revendications et manifestations légitimes du peuple, c’est par la voie du dommage économique qu’ils comprendront qu’ils se situent du mauvais côté de l’Histoire.
Commentaires fermés sur PKP t’as du sang sur les mains!
Août012025
Soumission anonyme à MTL Contre-info
La nuit dernière, plusieurs groupes autonomes ont répondu à l’appel de la résistance palestinienne demandant d’activer tous les leviers de pression et d’escalade en marche dans les sphères politiques, médiatiques et économiques internationales afin de garantir l’acheminement de l’aide humanitaire à Rafah. Ainsi, à Montréal/Tiohtiá:ke, alors que les foules ébahies applaudissaient la dernière édition des feux d’artifices de la saison, plusieurs groupes se sont appliqué à rappeler qu’à Gaza, ces bruits d’explosions sèment la mort et le nettoyage ethnique.
Depuis près de 22 mois l’entité sioniste bombarde, torture, agresse et affame les Palestinien-nes, le tout sous nos yeux, en toute complicité avec nos dirigeants. Alors que nos adelphes de Gaza vivent une famine orchestrée par les forces sionistes, il est de notre responsabilité de dénoncer les structures en place au sein de notre société qui ont facilité ce génocide en banalisant les atrocités de l’armée, en normalisant l’islamophobie ainsi que la haine envers les palestinien-nes, en profitant financièrement de la propagande sioniste et en favorisant la répression des militant-es pour la libération de la Palestine.
Qui réprésenterait mieux cette complicité que Pierre-Karl Péladeau ainsi que son empire Québecor? Avec une main mise dans toutes les sphères médiatiques et culturelles, Péladeau est à même de façonner l’opinion publique québécoise et ce, depuis des décennies. À travers une diversité de médias, de maisons d’éditions, d’offres publicitaires et de productions culturelles, Québecor recycle un crachat de haine infini envers toute communauté vulnérabilisée ou marginalisée. La communauté queer et trans, les usager-ère-s de drogues, les immigrant-e-s, les personnes en situation d’itinérance, pour n’en nommer que quelques exemples, subissent toustes une déshumanisation orchestrée par les sbires de PKP. On ne peut surtout ignorer le rôle systématique de l’empire Québecor dans la montée fulgurante de l’islamophobie dans les dernières années; un élément indissociable à l’insensibilité et la banalisation générale à l’égard du génocide palestinien dans le discours public. À travers une plateforme unilatéralement offerte aux sionistes comme le clown de service du CIJA Julien Corona, combiné à une explosion de propos haineux de ses démagogues en chef, Québécor cherche à rendre acceptable le colonialisme sanglant qu’opère l’entité sioniste depuis 77 ans en Palestine. Mais le peuple n’est pas dupe, ni insensible. Même en investissant massivement son argent sale dans des compagnies de sécurité privée comme SIRCO qui profile et brutalise les militant-es pour la libération de la Palestine, PKP ne réussira jamais à normaliser l’inacceptable.
Ce n’est pas parce que tu liches la raie des sionistes pour te magasiner plus de contrats avec Hollywood que tu vas nous faire taire Péladeau!
Commentaires fermés sur Retour sur l’action du 29 juin contre le BBQ annuel libéral pour la fête du Canada à Québec
Juil032025
Soumission anonyme à MTL Contre-info
Le dimanche, 29 juin 2025, à Québec, les ministres et députés fédéraux Jean-Yves Duclos et Joël Lightbound ont convié leurs partisan·es à un événement festif organisé à l’occasion de la fête du Canada. Ce rassemblement, sous forme de pique-nique public où hot-dogs et crudités étaient à l’honneur, s’inscrivait dans une mise en scène politique visant à projeter une image de normalité et d’unité nationale. L’événement, présenté comme le « BBQ annuel Fête du Canada – région de Québec » par le Parti libéral du Canada, figurait sur le site officiel du parti. La promotion de ce rassemblement affirmait qu’« on ne peut jamais tenir nos progrès pour acquis », notamment dans le contexte d’un gouvernement minoritaire, une rhétorique destinée à mobiliser la base libérale autour d’un exercice de visibilité publique.
Malgré le silence complice des grands médias et les tentatives des organisateurs de camoufler la présence des manifestant·es derrière des images soigneusement sélectionnées, l’action militante menée sur place a imposé un contre-récit clair et puissant.
Dans un contexte de génocide en cours à Gaza, alors que la famine forcée sévit, une vingtaine de citoyen·nes ont choisi de dénoncer pacifiquement l’hypocrisie de ce BBQ. Dès les premières minutes, des slogans et des prises de parole ont été lancés, tandis qu’une dizaine de militant·es s’infiltraient parmi les partisan·es libéraux pour mettre en scène une performance intitulée « À Gaza, on meurt pour un sac de farine ». Allongé·es au sol, couvert·es de faux sang et entouré·es de sacs de farine, les participant·es ont incarné la réalité des Palestinien·nes contraint·es de risquer leur vie pour se nourrir.
Cela dit, la réaction des forces policières a été révélatrice. Plusieurs manifestant·es ont été poussé·es, piétiné·es, voire agressé·es physiquement, notamment par des coups de botte assénés à des personnes allongées au sol. Les policiers ont également tenu des propos moqueurs, protégeant les dignitaires pendant qu’ils festoyaient sans être inquiétés. Certains ont refusé de s’identifier, dissimulé leurs matricules sous des dossards ou agi sans uniforme officiel. Des propos méprisants, tels que « vous ne changerez rien » ou « vous allez vous fatiguer avec ça », ont été rapportés.
Il est important de rappeler que l’événement était officiellement ouvert à toutes et à tous. Aucune inscription préalable n’était requise, si ce n’est une simple adresse courriel permettant de figurer sur la liste de diffusion du Parti libéral. Il n’était pas nécessaire d’avoir un billet ni de fournir son nom ou d’autres informations avant de s’y présenter. Pourtant, une fois sur place, une table a été installée pour distribuer des bracelets rouges, accompagnés de plusieurs feuilles incitant les participant·es à fournir leurs renseignements personnels afin de « s’inscrire » sur place. Cette mise en scène administrative évoquait, pour plusieurs, les dispositifs de filtrage social mis en place durant la pandémie de COVID-19. Dans les faits, des personnes qui ne correspondaient pas au moule attendu de la partisanerie libérale, ayant des piercings, des cheveux courts et colorés, se sont vu restreindre l’accès à la nourriture en l’absence de bracelet, ont été épiées de près, et parfois même empêchées de s’inscrire. Derrière les apparences d’un événement inclusif se dessinait ainsi un mécanisme de tri politique, où la dissidence se voyait rapidement marginalisée.
Pendant ce temps, à Gaza, l’accès à la nourriture constitue un enjeu de survie. Selon le journal Haaretz, des soldats israéliens ont reçu l’ordre explicite de tirer sur des foules civiles en attente de distributions alimentaires. Les convois d’aide humanitaire sont régulièrement ciblés par des bombardements, et les points de distribution sont systématiquement pris pour cibles. Plus récemment, des professionnel·les de la santé sur le terrain ont révélé la contamination de sacs de farine par des opioïdes comme l’oxycodone, un narcotique hautement addictif. Des comprimés écrasés ont été retrouvés directement mélangés à la nourriture, soulevant de sérieuses inquiétudes quant à l’utilisation d’armes chimiques à visée destructrice et coloniale.
Ce qui se déroule à Gaza pourrait même dépasser le cadre d’une famine : il s’agit d’une guerre chimique, d’un processus de destruction lente ciblant les populations civiles par la privation, l’empoisonnement et la dépendance. Dans ce contexte, l’attitude du gouvernement canadien, qui refuse d’imposer des sanctions, maintient ses exportations d’armes et approfondit ses relations diplomatiques avec Israël, s’apparente à une complicité active.
La participation publique des ministres et députés Duclos et Lightbound à un événement festif en pleine tragédie humanitaire constitue une démonstration flagrante de cynisme politique. Tous deux sont directement impliqués dans les politiques d’approvisionnement militaire, ayant dirigé ou supervisé Services publics et Approvisionnement Canada. Par ailleurs, leur parti se rend complice de la normalisation des relations avec Israël, du conditionnement de l’aide humanitaire et de la criminalisation des mouvements de solidarité avec la Palestine.
Le gouvernement fédéral a récemment annoncé une hausse significative de ses dépenses militaires, visant 2 % du PIB, tout en réduisant les budgets consacrés aux services publics. Sur les campus et dans les rues, il multiplie les mesures de censure et de répression à l’encontre des voix dissidentes, tout en favorisant les intérêts de groupes de pression comme le CIJA (Centre Israélien-Juif pour les Affaires publiques).
L’action du 29 juin visait à briser cette indifférence institutionnalisée, à affirmer que toutes les vies ne sont pas traitées de manière égale par l’État canadien, et à réitérer une solidarité ferme envers le peuple palestinien. Par cette action sobre mais percutante, les manifestant·es ont confronté l’image rassurante des élites canadiennes avec la réalité brutale d’un peuple affamé et bombardé.
Enfin, il est impossible de dénoncer les politiques génocidaires à l’œuvre en Palestine sans reconnaître les fondements coloniaux du Canada lui-même. Ce même 1er juillet, que l’État présente comme une fête nationale, représente pour de nombreux peuples autochtones une journée de deuil. Elle rappelle un passé et un présent marqués par le vol des terres, les pensionnats, les stérilisations forcées, les disparitions, la négation culturelle et la pauvreté systémique. Tandis que le gouvernement se livre à des célébrations festives sous des drapeaux tricolores, il continue de refuser de reconnaître les droits territoriaux des Premières Nations, d’appliquer pleinement la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, et d’adopter des lois controversées comme le projet de loi C-5, critiqué pour faciliter l’appropriation de terres non cédées au bénéfice d’intérêts privés.
La solidarité avec la Palestine est indissociable de celle envers les peuples autochtones d’ici. Les logiques coloniales, racistes et extractivistes qui alimentent l’oppression au Moyen-Orient résonnent dans les structures de pouvoir canadiennes. C’est dans cette continuité des luttes, locales et transnationales, contre les formes contemporaines de colonialisme et de génocide que s’inscrit notre action.
Commentaires fermés sur Ne serait-ce qu’évoquer que quelques-unes des violences contemporaines contre les autochtones
Juin262025
Soumission anonyme à MTL Contre-info
Ne serait-ce qu’évoquer que quelques-unes des violences contemporaines contre les autochtones (exploitations minières illégales, criminalisation des défenseurs de l’environnement, destruction d’écosystèmes) relèvent davantage de systèmes oppressifs structurels (racisme institutionnel, extractivisme)… Les colonisations ont laissé des héritages de violence, d’expropriation et de marginalisation qui perdurent aujourd’hui sous diverses formes (spoliation des terres, inégalités socio-économiques, déni des droits culturels, etc.).
Les entités coloniales n’ont aucune intention de réconciliation, c’est un fake show pour faire continuer à dormir, les somnanbules. Ils ont besoin qu’ils continuent à dormir pour faire la deuxieme phase du génocide. Pendant que les somnanbules fêtent et dansent, ils passent des lois pour les évincers de leurs territoires. Ils ont besoin que vous continuez à dormir pour faire la deuxieme phase du génocide contre tous les autochtones du Turtle Island.
Il est temps de briser le silence.
Les violences contre les peuples autochtones ne sont pas des accidents, mais le fruit d’un système colonial génocidaire vivant, inscrit dans les lois, les économies extractivistes et les mentalités. Exploitations minières illégales, criminalisation des gardiens de la Terre, destruction des forêts et des rivières sacrées, spoliation des territoires : chaque jour, ces actes perpétuent un génocide structurel, une guerre silencieuse mais bien réelle.
La réconciliation ? Un manteau vert jeté sur la pourriture. Derrière les discours officiels et les cérémonies vides, les États et les multinationales continuent de piller, de diviser, d’effacer. Leur objectif est clair : vous endormir, vous faire croire que la justice viendra par des signatures sur du papier, pendant qu’ils passent des lois pour expulser les communautés, écraser les résistances et détruire ce qui reste de la vie ancestrale.
Vous pensez être spectateur·trice ? Non. Tant que vous laissez le monde dormir, vous faites partie du mécanisme. Chaque dollar investi dans l’extractivisme, chaque vote pour des gouvernements complices, chaque indifférence face aux prisons remplies de défenseurs autochtones nourrit cette machine à détruire.
Le réveil commence par l’action.
Soutenez les luttes concrètes : Bloquer les projets miniers, exiger la restitution des terres. Cessez de cautionner les fables étatiques : Exigez des comptes, dénoncez les lois d’occupation, boycottez les entreprises complices? Devenez un·e allié·e : Apprenez, écoutez, amplifiez les voix autochtones. La survie de leurs cultures est notre survie à tous. Le génocide ne se déroule pas en secret. Il se déroule sous nos yeux. Refuser de voir, c’est choisir de participer. Le réveil est une responsabilité, pas une option.
Commentaires fermés sur Les luttes des peuples autochtones ne sont pas seulement des luttes pour la justice sociale
Juin212025
Soumission anonyme à MTL Contre-info
Berthierville, le 17 juin 2025 — Aujourd’hui, il est plus que jamais nécessaire de dénoncer l’ensemble des politiques mises en œuvre par l’État québécois, qui s’inscrivent dans la continuité d’un projet colonial visant à éliminer toute autonomie politique, culturelle, spirituelle et territoriale des peuples autochtones du soi-disant Québec. Une logique coloniale toujours active.
Derrière les discours officiels sur la « coexistence » ou la « reconnaissance », ce sont bien des actions concrètes qui traduisent une volonté constante de contrôle, d’assimilation et d’extraction : La Loi 96 (Charte de la langue française) impose une vision étatique du français tout en ignorant les langues autochtones, leurs droits à la transmission, et leur statut légitime sur leur propre territoire.
Le projet de loi 97, récemment présenté, menace encore davantage l’autonomie des communautés autochtones en cherchant à encadrer ou limiter leur capacité à exercer leur souveraineté locale, notamment en matière d’éducation, de gestion des terres et de gouvernance interne.
La répression abusive contre la culture autochtone se manifeste notamment par l’interdiction ou l’empêchement d’accéder à des sites sacrés, la stigmatisation des cérémonies spirituelles, ou encore l’obstruction des pratiques traditionnelles comme les chants, danses, rituels ou rassemblements communautaires liés à la terre.
Les projets extractivistes tels que GNL Québec, les projets miniers en Eeyou Istchee et ailleurs, se font sans respect du principe du consentement libre, préalable et informé (CLPI), reconnu par la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
La criminalisation des résistances pacifiques, comme lors du démantèlement des barricades à Maniwaki ou ailleurs, montre clairement que l’État québécois ne reconnaît pas la souveraineté des communautésalgonquines, innues, atikamekw, inuk-mikmaw, cris, inuites… Une nécessité décoloniale.
Nous affirmons ici que les peuples autochtones ont le droit inaliénable de s’identifier eux-mêmes, d’administrer leurs terres, de parler leurs langues, de pratiquer leurs cultures, de transmettre leurs savoirs, et de vivre selon leurs systèmes juridiques, spirituels et sociaux propres. Ce droit à l’autodétermination n’est pas négociable. Il est fondamental.
Appel à la solidarité. À l’heure où le Québec tente de se poser comme un État progressiste, c’est précisément ce masque qu’il faut briser. Les luttes des peuples autochtones ne sont pas seulement des luttes pour la justice sociale : elles sont aussi des luttes anticapitalistes, anticoloniales, écologiques et féministes. Nous appelons toutes les personnes alliées, organisations, groupes militants, syndicats et collectifs à amplifier ces voix, à soutenir les résistances, et à refuser la normalisation de cette violence coloniale.
Nous ne sommes PAS l’Association des gardiens du territoire Nehirowisiw Aski, notre position est différente : « On n’appelle PAS la police, dans cette situation ». Le supposé système de justice coloniale est l’un des éléments centraux du racisme systémique commis contre tous les autochtones de l’ile de la tortue. Nous sommes des autochtones qui résistent au génocide en cours.
Commentaires fermés sur Pouvoir oublier : ce qu’un film sur la grève de 72 peut dire aux anarchistes
Juin062025
Soumission anonyme à MTL Contre-info
Je suis allé voir le docu Pouvoir oublier au cinéma en me méfiant un peu. Les documentaires sur le syndicalisme, la lutte ouvrière et sur le travail en général ont ce défaut d’être trop propagandistes, sans discernement, et sans évidemment aucune analyse des limites du syndicalisme comme forme de contestation. Je suis unE militantE assez usé par le temps pour avoir entendu tous les vieux mythes ouvriéristes et nationalistes répétés comme des mythes qu’on ne peut critiquer…La grève générale de 1972, les grands moments du « mouvement ouvrier », tout ça, j’en ai souvent vu les récits tournés en monuments, polis, illustrés, vidés de leurs contradictions. Mais ce film-là ne fait pas ça. Ce film m’a désarmé. Il n’avait rien d’un hommage tranquille ni d’une célébration. Il faisait autre chose : il creusait. Il doutait. Il écoutait.
Dans Pouvoir oublier, on ne nous vomit pas la même leçon d’histoire entendue mille fois : la mort du méchant Duplessis, la gentille Révolution tranquille qui met le Québec sur la map du Progrès, l’indépendance ratée comme une erreur historique…tout ce discours nationaleux qui vieillit mal. Enfin oui, le film en parle, mais il en parle autrement, pour une fois. On entre dans les plis d’un moment politique trouble qui devrait nécessairement intéresser les anarchistes du soit-disant Québec. Le Front commun de 1972 et surtout l’occupation de la ville de Sept-Îles posent des questions centrales pour quiconque s’est un jour identifié comme révolutionnaire. On tire quelque chose d’inconfortable mais vital à la suite de ce visionnement : une critique en acte, lucide, amère parfois, mais pas cynique pour autant (malgré les appréhensions). Ce que j’ai vu, c’est un film qui ose poser des questions que les institutions syndicales évacuent de manière complaisante : jusqu’où peut-on lutter quand on reste enfermé dans les revendications salariales ? Qu’est-ce que signifie vraiment le »pouvoir ouvrier » sinon le pouvoir syndical ? Et que reste-t-il quand ce pouvoir est devenu mémoire, ou pire, folklore ? Alors que la lutte des classes semble reprendre du poil de la bête, il serait idiot de répéter les mêmes erreurs qu’autrefois. Le film pose des questions fort pertinentes avec en toile de fond les possibilités d’auto-organisation, d’autonomie des travailleurs et travailleuses, sans éclipser la nature aliénante de l’exploitation capitaliste, tant dans le salariat que dans la colonisation du territoire.
Le titre m’a trotté dans la tête. Le pouvoir d’« oublier » ce qu’il faut pour survivre, pour continuer, mais aussi le « pouvoir ouvrier » qu’on a laissé se dissoudre dans les couloirs des négociations. Et puis le rappel : qu’il y a des choses qu’on ne pourra ni oublier, ni réparer. Comme la violence d’avoir été trahi par ses propres structures, par la grande industrie, par l’État. Comme le fait de lutter sur des territoires volés, dont on n’a jamais remis en question l’occupation. Et aussi le traumatisme présent dans nos luttes, qu’on cherche à éviter, la question du deuil qui est centrale aux mouvements de contestation. Parce que dans cette histoire portée à l’écran, il y a un attentat, un mort et beaucoup de blessés. CertainEs dans leurs corps, d’autres dans leurs esprits. Je trouve que les réflexions sur le care nous amènent à voir cette époque et ces événements d’une manière nouvelle pour mieux renforcer nos luttes, sans qu’elles tombent dans une auto-représentation folklorique. Il faut adresser les véritables enjeux, même ceux qui nous immobilisent pour un temps, et c’est ce que le film fait je trouve. Ce film est intéressant dans une perspective anti-autoritaire pas parce qu’il chante l’utopie (il ne le fait jamais) mais parce qu’il nomme ce que les syndicalistes n’ont pas su dépasser en raison de leur nature, de leur fonction: la médiation permanente, les rôles assignés, les luttes intégrées au système qu’elles prétendent contester. Et parce que le film donne la parole autrement. Pas de voix off paternaliste (enfin!), pas de récit figé. Quand les vieux chefs syndicaux parlent, c’est pour mieux déconstruire leur discours ou à tout le moins pas pour en glorifier les paroles mais toujours dans une tension critique bien rare dans ce type de film. On sent que la forme a été pensée comme une manière de refuser l’autorité du récit, même si ça peut être amélioré. Et ça, pour moi, c’est quelque chose de radical, parce que ça provoque la critique, la discussion, sur des bases non campées, non partisanes. On est loin de la docilité habituelle du film-propagande qui, à la longue, finit par lasser à force de se faire dire quoi penser.
Il y a dans ce film une force fragile, une attention au soin, à ce que les militant·e·s d’hier ont porté, perdu, transmis sans toujours le vouloir. Et il y a ce regard dur mais tendre sur une histoire de luttes qu’on ne veut pas idolâtrer, mais qu’on ne veut pas non plus jeter à la poubelle. C’est dommage que ça parle d’un événement qu’il y a eu lieu si longtemps car bien d’autres luttes récentes pourraient être concernées par cette approche sans compromis. Moi, en tout cas, ça m’a inspiré dans la manière de représenter nos récits au-delà de leur forme traditionnelle.
Ce film ne se revendique pas anarchiste. Mais who cares ? Il donne envie de reparler stratégie, mémoire, défaite. De sortir des cadres. D’imaginer autre chose. Et pour ça, il mérite d’être vu, discuté, transmis. Pour réactiver la parole critique, la discussion, l’affrontement.