Des amiEs de Sherbrooke ont produit et déployé hier matin une bannière sur le pont Terrill, à proximité du Cégep et du centre-ville de Sherbrooke, en solidarité avec le Camp de la rivière et contre le saccage pétrolier. Cette petite action de visibilité s’inscrivait dans le cadre de la semaine d’actions appelée par le Camp!
Camp de la rivière – un rappel quant à la sécurité de vos camarades, complices, et allié.es
De Camp de la rivière – Galt-Junex
Nous aimerions procéder à un rappel quant à la sécurité de vos camarades, complices, et allié.es. Après des manifestations, des actions ou toute forme d’activité pouvant entraîner la judiciarisation des participant.es, il est essentiel de ne pas publiciser des photos desdits événements. Si vous tenez absolument à publier des photos, brouiller les visages et les signes distinctifs qui pourraient servir à identifier des personnes présentes svp. Bien que les photos peuvent contribuer à diffuser une lutte ou servir dans le cas de procédures judiciaires contre la police, elles peuvent également être mobilisées par les forces de l’ordre afin de réprimer des actions que nous évaluons comme étant justes. Notons que même si elles ne sont pas rendues publiques, ces photos pourraient être saisies par la police dans le cadre d’un procès. Il faut également comprendre que certaines personnes, pour de multiples raisons, souhaitent éviter d’être photographiées. Il nous semble donc problématique, sur le strict plan éthique, de diffuser des photos impliquant des camarades, et ce sans leur consentement.
Bref, créer un milieu sécuritaire permettra d’établir un réseau de confiance au sein d’activités politiques publiques et d’ainsi se permettre d’être joyeusement et communément offensif.ves sous de multiples formes!
https://www.youtube.com/watch?v=ESVY7IOYqBw
Squatexit

Soumission anonyme à MTL Contre-info
Dans la nuit du 13 au 14 juillet 2017, les Forces Écosocialistes sont passées à l’action en incendiant les structures pétrolières de l’entreprise Squatex, située dans le Bas-St-Laurent. Un article décrivant le geste fut d’abord publié par Radio-Canada, ensuite repris par Mtlcounter-info et finalement par Earthfirst. Les événements étaient décrits comme « suspects », pour reprendre les mots exacts de la police et du journaliste.
Deux mois se sont donc écoulés depuis cette attaque contre l’entreprise pétrolière. Et c’est dans le contexte actuel d’une résistance accrue contre l’exploitation d’hydrocarbures en sol québécois que nous jugeons bon d’affirmer le caractère volontaire et réfléchis de l’action. Notre revendication survient donc après l’occupation du site Galt de l’entreprise Junex et les nombreux « drops » de bannières sur les campus universitaires. De louables individus s’élèvent pour affirmer leur volonté d’expulser ces ordures pétrolières du territoire et nous tenons à saluer leur courage et leur détermination. Nous désirons aussi insister sur un point : aux côtés de Junex s’activent d’autres entreprises tout aussi destructrices.
Le site d’exploitation de Squatex comportait quatre principales structures. Une seule fut épargnée des flammes, ne contenant seulement que certains appareils métalliques comme des tuyaux et autres objets ininflammables. Les autres structures étaient : un chariot-élévateur (un « lift »); le conteneur à forage; et une remorque liée à un réservoir d’eau. Elles furent toutes aspergées d’essence et allumées par le feu. Les photos disponibles sur l’article de Radio-Canada témoignent de la réussite de notre action. La structure épargnée nous a en outre permis d’inscrire à la peinture noire le nom de notre groupe : Forces Écosocialistes (élément gardé invisible dans l’article). Trois structures éloignées brûlant simultanément et un tag bien à la vue : c’est effectivement « suspect ».
N’est-il pas ironique de détruire l’entreprise pétrolière à même la matière qu’elle souhaite marchandiser? Disons au moins que si cette sale énergie n’était pas disponible, nous n’aurions pas eu à la détruire. Comme le capitalisme, elle oeuvre à créer les armes qui provoqueront son renversement.
Plusieurs projets sont actuellement en cours dans le Bas-St-Laurent et la Gaspésie. Le plus populaire d’entre eux est sans doute celui de Junex près de Gaspé. Toutefois, d’autres projets plus méconnus existent et méritent une attention tout aussi particulière. Celui de Squatex — les structures n’ont pas encore été réparées, mais l’entreprise possède encore les permis — dans la MRC de la Mitis ou celui de Petrolympic qui convoite la ZEC BSL.
Des estimations transmises à Radio-Canada par Mario Lévesque, lobbyiste et porc en chef de Squatex, suggéraient qu’il existe potentiellement 52 millions de barils de pétrole enfouis dans le Bas-St-Laurent. Il y a de quoi faire saliver les capitalistes et de quoi préparer la résistance.
Certaines voix s’étaient élevées contre le projet de Petrolympic. D’abord, le CA de la ZEC s’était farouchement opposé à la présence de la pétrolière. Suivant cela, certains groupes autochtones ont aussi fait entendre leur mot. Les maires et mairesses des municipalités de la MRC se sont aussi positionné.e.s en défaveur du projet. Depuis, aucune nouvelle n’est disponible et les intentions de Petrolympic restent sous silence. Nous devons garder l’œil ouvert.
Nous, militantes et militants, croyons à la diversité des tactiques. De fait, nous accordons une valeur égale aux occupations, aux drop de bannières et à l’action directe comme celle que nous avons fièrement réalisée. Pour ce que cela vaudra, nous souhaitons insister sur notre appui inconditionnel au mouvement anti-pétrole et pro-environnement que nous contribuons toutes et tous à créer.
Alors Junexit et crions aussi Squatexit! À Petrolympic, crions décalisse. Les Forces Écosocialistes œuvreront à préserver l’environnement et persisteront à affirmer que le capitalisme vert, ou encore le développement durable axé sur la croissance économique, sont des oxymores et de surcroît irréalistes, un mensonge de la classe dirigeante. Un franc respect de la biodiversité, la protection du climat, des milieux naturels et la lutte contre les divers enjeux environnementaux ne pourra se réaliser qu’avec la sortie du capitalisme. Et contre le pétrole, nous devrons cibler tous nos ennemis.
FES
Occupation en cours des bureaux de Junex
« Cette occupation pacifique des bureaux de la compagnie Junex a lieu dans le cadre de la semaine d’actions contre le complexe pétrolier, contre l’extraction d’hydrocarbures en Gaspésie et en solidarité avec le Camp de la Rivière qui se maintient toujours.
Les phases d’exploration sont terminées au puits Galt 4, dont l’accès a été bloqué par des militantes et des militants autochtones et allochtones du 7 au 14 août. Junex a l’intention d’extraire du pétrole de schiste à 20 km de Gaspé, et ce, avec un mode d’extraction dangereux : la fracturation hydraulique. Cette méthode implique de très grands risques de contamination permanente de l’eau potable.
En Gaspésie comme ailleurs au Québec, l’eau potable, ainsi que le bien-être des écosystèmes, sont nécessaires à la vie humaine et animale, et aux activités dont les gens ont besoin pour vivre, comme la pêche, la chasse, l’agriculture et le tourisme. Nos paysages font notre fierté et notre bon vivre sur Terre, c’est ce que Junex menace ici.
En plus d’être dangereux pour l’environnement, ce projet représente à peine une poignée d’emplois qui ne dureront au plus que quelques années. C’est à l’avantage des compagnies que les ressources soient extraites le plus rapidement possible, même si l’extraction trop rapide augmente les risques de contamination : les compagnies arrivent, font ce qu’elles ont à faire et repartent après avoir tout sali. Les coûts reliés au projet seront assumés par la société, de même que le nettoyage quand il y aura eu contamination des sols, des nappes phréatiques, des cours d’eau. Socialiser les coûts, privatiser les profits.
N’oublions pas que nous avons financé ce projet à 100% avec nos taxes et nos impôts, alors que la compagnie n’a jamais eu l’approbation de la population pour aller de l’avant. Le président de Junex, Jean-Yves Lavoie, affirmait récemment, à la fin de la tentative de souillure de l’île d’Anticosti : « Les sommes qu’on a récoltées par l’entente sur Anticosti, on va les appliquer dans ce projet-là. ». Leurs intentions sont donc claires.
Parlant de coûts, les pétrolières et les minières ont acheté à rabais (pour aussi peu que 10 sous l’hectare) au gouvernement 80% du territoire et du sous-sol de la Gaspésie. Junex « détient » 40% de ce territoire. De plus, l’exploitation que Junex veut réaliser se trouve en territoire Mi’kmak non cédé. Travailleurs et travailleuses de Junex, on ne vous blâme pas pour vos emplois. Nous savons que vous devez subvenir aux besoins de vos familles.
Cela dit, il nous semble pertinent de vous rappeler que l’immense majorité des profits générés par cette exploitation irresponsable du sous-sol de la Gaspésie tombera dans les poches des patrons de Junex et non pas dans les vôtres. L’extraction de ce pétrole va en plus souiller le territoire sur lequel vous vivez.
Voici nos demandes :
-Nous exigeons l’arrêt immédiat et permanent des travaux de forage, de fracturation hydraulique et d’exploitation pétrolière – pas pour les reprendre dans 4 mois quand Junex ignorera les demandes des Mi’kmaq et commencera à exploiter le reste du territoire volé.
-Et pas seulement pour Junex! Nous exigeons que Pétrolia, Gastem, et toute leur clique de requins voraces, se retirent de la Gaspésie.
-Nous exigeons aussi que Gastem retire sa poursuite contre Ristigouche, village de 167 habitants et habitantes qui a légitimement tenu à protéger ses sources d’eau potable. C’est vraiment cheap.
-Nous ordonnons le retrait des investissements du Québec et du Canada dans les énergies fossiles et le rejet par l’État d’une économie basée sur l’extraction sauvage des ressources naturelles.
-Nous demandons aussi aux gouvernements du Québec et du Canada d’écouter leurs municipalités et de rejeter les projets d’oléoducs et de forage en raison des risques extrêmement élevés associés à ces projets.
-Et surtout, nous exigeons que les compagnies et le gouvernement arrêtent de bafouer les droits ancestraux des communautés autochtones.
En contrepartie, nous proposons de sortir de cette économie capitaliste et extractiviste. Il est plus que temps d’en finir avec cette idéologie visant une croissance infinie dans un monde avec des ressources finies. Pour être obtenue, cette croissance illusoire nécessite le saccage de l’environnement et l’appauvrissement des populations. Cette économie de la mort ne profite pas à la population, mais bien à une poignée de riches.
Si les pétrolières et leurs ami.es du gouvernement continuent de refuser d’écouter les demandes légitimes que les habitants et habitantes du Québec leur formulent depuis des années, nous continuerons notre escalade des moyens de pression.
Cette occupation n’est que le début.
Nous ne les laisserons pas détruire notre monde et notre avenir. »
Déploiement de bannière : fuck les pétrolières
Dans le cadre de la semaine d’action en solidarité avec le Camp de la rivière, une bannière sur laquelle on peut lire «fuck les pétrolières, solidaires contre junex» a été accrochée sur la passerelle du Cégep de Saint-Laurent. Plusieurs étudiant-e-s ont distribué des tracts pour annoncé la tenue d’une manifestation en solidarité avec le Camp de la rivière. En raison des positions et mandats contre les hydrocarbures, l’AECSL (Association Étudiante du Cégep de Saint-Laurent) appuie toutes initiatives qui vise à lutter les pétrolières. Solidarité!
Drop de banniere au Ministere des ressources a Caplan!!!

Soumission anonyme à MTL Counter-info
Hier soir, apres une escalade en mode ninja (avec la vue sur la grandiose Baie-des chaleurs), nous sommes alles suspendre une banniere sur les bureaux du MERN (ministere de l’energie et ressources).
Fuck that Ressources Quebec qui investit plein de cash dans les petrolieres, pi fuck that Ressources Quebec, pi fuck that Quebec! Yooouhouuuu Junex, petrolia, C’est fini!
Déploiement de bannière : Junex Decâlisse
Déploiement de bannière : Junex Decâlisse
Déploiement de bannière et tractage à l’UQAM pour souligner la rentrée et commencer la semaine d’action ! On nous informe qu’un des militants y a fait connaissance avec une membre de la famille Lavoie, famille des président et vice-président de Junex. Nous sommes ravis de savoir que le message leur sera directement acheminé.
Pas de Frontières : Personne N’est Illégal
Soumission anonyme à MTL Contre-info
Le week-end dernier, un groupe d’organisateurs-trices anti-racistes ont collaboré avec des artistes graffeurs pour s’efforcer de rappeler aux gens de Montréal et à travers le Québec que personne n’est illégal, qu’il n’y a pas d’immigration illégale.. L’oeuvre a été réalisée sous le viaduc Sherbrooke entre le Stade Olympique et le Parc Maisonneuve.
Montréal se situe sur Kanien’kehà:ka, territoire non-cédé ayant longtemps servi de lieu de rassemblement pour plusieurs Premières Nations. L’État canadien a été fondé sur la dépossession et le déplacement des peuples autochtones hors de leur territoires, cultures et langues, et c’est sur cela qu’il continue de s’appuyer pour exister. Les frontières sont des dispositifs illégitimes imposés par l’État pour diviser et déplacer les gens et les communautés et pour donner une apparence naturelle à ces divisions.
Le frontières font la promotion du nationalisme colonial, renforcent le pouvoir et le contrôle étatique et protègent les intérêts politiques et économiques de l’élite capitaliste. Il ne peut y avoir de canadiens légitimes entre des frontières qui ont été établies grâce au vol et au génocide.
Nulle. Justice. N’est. Possible. Sur. Des. Terres. Volées.
Le camp de la rivière est là pour rester
L’orage torrentiel d’hier soir nous amené à passer une soirée calme, à la lueur des chandelles, bercée par le crépitement des gouttes de pluie sur les toiles : certain.es jouaient au scrabble, d’autre se faisaient la lecture à voix haute. Aujourd’hui, malgré la grisaille qui ne démord pas, l’ambiance est énergique au Camp de la Rivière. Nous avons appris que Junex suspend ses travaux pour quatre mois, le temps que MMS ainsi que les conseils de bande de Gespeg, de Gesgapegiag et de Listuguj mènent des consultations publiques auprès des habitant.es des trois réserves, à propos du développement des hydrocarbures sur le territoire Mi’gmak non-cédé.
Il y a trois semaines, le blocage anonyme de la route d’accès aux sites Galt a considérablement déstabilisé la compagnie pétrolière, qui jusque là menait ses projets d’exploration en se faisant le moins possible remarquer, sans qu’il n’y ait eu de consultation publique préalable. Nous voulons souligner que cette nouvelle étape, annoncée aujourd’hui par les conseils de bande, n’aurait très probablement pas eut lieu sans les énormes efforts d’une multitude de personnes luttant sur le terrain : ceux et celles qui se sont mis en jeu lors du blocage, les autochtones et allochtones qui collaborent autour du camp de la rivière ainsi que les groupes écologistes qui luttent depuis des années en Gaspésie.
Le Camp de la Rivière est effervescent et installé pour rester. La suspension des travaux de Junex n’offre aucune garantie de l’arrêt définitif de ceux-ci, ni de la fin des projets d’exploitation d’hydrocarbures sur le territoire. Nous sommes donc déterminé.es à poursuivre la lutte. Le Camp de la Rivière est un lieu d’organisation, de partage d’informations et d’échange d’idées. La nécessité de ce genre d’espace, qui inspire et fait des vagues bien au-delà du campement en tant que tel, demeure cruciale. Nous désirons un débat public actif, se déroulant de façon horizontale, et c’est ce que nous continuerons à nourrir. La force des relations créées ou maintenues par la vie du campement est significative.
C’est dans cette perspective que nous réitérons l’appel à la semaine d’actions, qui sera lancée par la manifestation à Gaspé lundi le 4 septembre prochain. Venez marcher avec nous à 14h, après s’être régalé.es lors de l’épluchette de maïs ! Rejoignez-nous en tout temps au camp de la rivière, que ce soit pour un bref passage, le temps de discuter autour du feu ou pour un séjour prolongé. Nous vous invitons d’ailleurs à une journée d’ateliers de bannières et de cirque ainsi qu’à une soirée slam, demain, samedi le 2 septembre. Le soleil de fin d’été laisse place aux premières fraîcheurs automnales et nous sommes toujours là, enthousiastes et déterminé.es.













