Commentaires fermés sur Quelque chose sent mauvais à la Ligue 33
Avr152026
Soumission anonyme à MTL Contre-info
Nous avons été mis au courant récemment qu’une membre de Ligue 33 étale publiquement ses idées pro-nazies nauséabondes sur les réseaux sociaux. Et il ne s’agit pas que d’une simple participante perdue, mais plutôt d’une membre de leur Conseil d’Administration, à savoir Carolyne.
Sur Facebook, elle y allait récemment de ce genre de commentaires :
« Le national-socialisme est très défendable. »
« J’pense qu’il y a eu des progrès de masse au début de l’Allemagne nazie!!! Même pour les femmes!! Et les jeunes!! » (sic) Gros progrès effectivement les ratonnades, le racisme virulent et les jeunesses hitlériennes.
« Faudrait se pencher sur les fortunes juives aussi (avec un smiley face, génial) »
Et le plus décâlissant, c’est qu’elle interagie littéralement avec d’autres membres de Ligue 33 qui ne la reprennent pas plus que ça.
On a ben d’la misère à comprendre comment une organisation qui dit lutter pour « une meilleure qualité de vie et une meilleure démocratie » peut avoir dans son CA une telle personne. Et on ne vous a pas encore dit qu’elle suivait sur Facebook au moins deux pages qui publient du contenu négationniste et antisémite !
On sait que leurs camarades d’Alliance Ouvrière ont été plus ou moins rapides pour expulser une de leur membre qui faisait de l’affichage à la sauce suprémaciste blanc à l’automne passé. Dans le cas de la Ligue 33, nous les avons prévenu il y a un mois, et ils n’ont rien fait pour crisser dehors cette raclure raciste de leur organisation.
Aujourd’hui, nous rendons donc cette situation bien visible pour que le monde sache le genre d’individus tolérés par cette organisation.
Commentaires fermés sur Appel à résistance créative anti néo-nazis : La Saint-Con 2026
Mar282026
Soumission anonyme à MTL Contre-info
Camarades de Montréal, nous vous relayons cet appel depuis la Zone en France. La peste brune ne connaît pas de frontières, et les trolls néo-nazis qui nous harcèlent — nous pilonnant de textes ouvertement racistes ou transpirant le « dog whistle » pour diffuser leurs idéologies nauséabondes — utilisent les mêmes codes que l’extrême-droite nord-américaine. Cette résistance créative est un écho à vos propres luttes : l’underground est un archipel, et chaque île doit répondre.
Depuis 2001, laZone.org est un site de littérature underground avec une ligne éditoriale résolument antiraciste et antifasciste. On ne prétend pas être ou devenir une maison d’édition et d’ailleurs on ne vend absolument rien. Le site est gratuit et ne contient pas de publicité.
Chaque année, nous organisons la Saint-Con : un appel à textes dont le principe est simple : « Le 10 avril, pour la Saint-Con, je brûle un con ». Cette année, dans nos trailers, on a très clairement fait comprendre ce qu’étaient des cons pour nous alors on s’est pris un retour de flammes et des tas de trolls néo-nazis nous pilonnent de textes médiocres avec leurs idées nauséabondes exprimées soit frontalement soit de manière plus insidieuse. Mais nos admins veillent au grain.
Nous appelons toutes celles et ceux qui manient la plume comme un projectile à rejoindre cette offensive. Que vous choisissiez une approche frontale, sombre, absurde ou métaphorique, l’objectif est de répondre massivement par la qualité littéraire au harcèlement de l’extrême-droite.
Pourriez-vous aussi, s’il vous plait, sensibiliser les gens qui aiment écrire autour de vous, via vos réseaux et newsletter, à notre appel à textes afin qu’on ait des contributions sérieuses sur le sujet ?
RÈGLEMENT DE LA SAINT-CON 2026
Date limite : Les publications débutent le 10 avril 2026. L’appel reste ouvert tant qu’il y a des textes à publier. Vous pouvez donc continuer à nous arroser même durant le concours.
Format : Nouvelles, récits sombres, violents ou absurdes (1 000 à 20 000 mots). La poésie doit être exceptionnelle pour être retenue. Les contributions seront retenues pour l’événement ou non selon l’avis des administrateurs du site.
Pseudonymat : Fortement conseillé pour votre sécurité. Cependant tout participant peut, s’il le souhaite, mettre en avant des liens vers ses pages web et réseaux sociaux.
⚠ ET VOICI LES TRAILERS QUI ONT EXCITÉ LA FACHOSPHÈRE ⚠ (Cliquer sur l’image ou le lien pour voir/télécharger)
Bande-annonce officielleHymne « Autodafé Kawaii »« Show me how you burn, BIATCH ! »
Note : Les liens Disroot sont chiffrés. Patientez durant la barre de progression pour que votre navigateur déchiffre le média.
D’ordinaire, on brûle sérieusement de vrais cons de manière assez explicite parce qu’on n’en a rien à foutre et ce qu’on entend par sérieusement est de façon sombre et/ou violente et/ou absurde mais si vous voulez « brûler métaphoriquement un type spécifique de connerie », faites comme vous le voulez. L’objectif étant de répondre massivement à l’intérêt que, subitement, l’extrême-droite semble porter à la considération de notre existence, pourtant anecdotique, sans qu’on passe pour des neuneus, en proposant des textes qualitatifs (tout du moins pour certains d’entre eux).
⚠ Nos admins ont une liberté totale, suivant notre ligne éditoriale, de présenter les textes retenus comme ils les ressentent. ⚠
⚠ Les commentaires des textes sont exclusivement réservés aux auteurs de la Zone et ils sont francs et sans détour, sans la moindre complaisance, quelque soit l’auteur. ⚠ (qui peut défendre son bébé, s’il le souhaite, cela dit)
On ne modère que les propos racistes et fascistes et ceux des participants aux idées obsessionnelles et compulsives abjectes comme le masculinisme, antisémitisme, climatoscepticisme, obsession anti-woke, anti-humanisme, anti idées progressistes, anti-régulation, homophobie, transphobie, sécuritarisme, glorification des traditions, obsessions nationalistes, rejet du multiculturalisme et du métissage, théorie du Grand Remplacement, complotisme, haine de l’assistanat, anti-intellectualisme mais la liste n’est pas exhaustive et peut se résumer à « rejet total de l’altérité considérée comme un ennemi responsable de tous les maux de la Terre », et ce parce qu’on ne souhaite leur offrir aucune tribune et que débattre avec eux pour les faire revenir à la raison est épuisant et ne mène à rien.
Le 3 mars, The Tyee, un média indépendant basé en Colombie-Britannique, publiait un article de la journaliste Rachel Gilmore démontrant que les activistes du Frontenac Active Club (FAC) se sont régulièrement entraînés dans un gym de Saint-Léonard, Alpha Athletika, à l’invitation d’un ex-olympien, Giulio Zardo, qui y était employé comme coach.
Nous nous réjouissons de la parution de cet article et remercions Rachel pour son travail, en espérant que d’autres journalistes prennent enfin ces sujets au sérieux.
Les administrateurs du gym ont assuré Rachel Gilmore qu’ils n’étaient pas du tout au courant de cette situation, que les séances d’entraînement du FAC (documentés sur la chaîne Telegram du groupuscule) se sont déroulées en dehors des heures régulières d’ouverture, et qu’ils ont congédié Giulio Zardo sur-le-champ lorsqu’ils en ont été informés. Nous n’avons aucune raison de douter de leur bonne foi.
L’article démontre de manière convaincante que Zardo lui-même a participé à ces entraînements et posé pour les photos de propagande du groupe suprémaciste blanc. Nous avions déjà mentionné Giulio Zardo dans un article de 2021 sur les révélations que nous avait faites un sketchbag de l’entourage d’Atalante Québec, mais n’avions jamais trouvé de preuves concluantes de sa participation active au milieu néofasciste québécois. C’est maintenant chose faite.
Giulio Zardo s’entraîne au Alpha Athletika de Saint-Léonard, où il était embauché comme coach jusqu’au 3 mars 2026. Dans la photo de droite, on aperçoit Shawn Beauvais MacDonald, le leader de facto du Frontenac Active Club. Photo tirée de l’article du Tyee.Rachel Gilmore et Elizabeth Simons (Canadian Anti-Hate Network) ont identifié Giulio Zardo sur les photos de propagande publiées sur la chaîne Telegram du Frontenac Active Club. Photo tirée de l’article du Tyee.Giulio Zardo identifié sur les photos de propagande publiées sur la chaîne Telegram du Frontenac Active Club. Photo tirée de l’article du Tyee.
L’article du Tyee omet cependant un certain nombre d’éléments d’information que nous jugeons bon de mentionner.
D’abord, il faut relever qu’en plus de Shawn Beauvais MacDonald, qui remplit maintenant le rôle de leader du groupe, un autre membre du FAC s’est affiché à visage découvert au cours de la dernière année (aussi récemment qu’en décembre 2025), soit Raphaël Dinucci. On a pu croire qu’il s’était un peu retiré de ce petit milieu, puisque sa blonde attendait un bébé et a vraisemblablement accouché en décembre dernier, mais il semblerait qu’il a la tête vraiment dure et n’apprend pas sa leçon.
Photo de groupe du Frontenac Active Club avec des complices et sympathisants de l’extérieur, prise au gym Alpha Athletika de Saint-Léonard, et affichée sur la chaîne Telegram du groupuscule le 31 décembre 2025. À gauche, à visage découvert, Raphaël Dinucci, de Laval.Photo affichée sur la chaîne Telegram du Frontenac Active club le 22 août 2025. Raphaël Dinucci est debout à gauche, derrière, à visage découvert. Notez le salut nazi à droite.
Dans le même ordre d’idée, on a reconnu sur d’autres photos du groupe Martin Brouillette, que nous nommions déjà dans notre article d’août 2024 sur le FAC. Le jour même de la parution de cet article, Brouillette nous avait écrit pour nous demander d’en retirer son adresse civique « pour la sécurité de [ses] jeunes enfants », et « Que voudriez-vous pour? ».
Premièrement, ses enfants n’ont rien à craindre, mais surtout, la sécurité de ses enfants ne lui tient visiblement pas assez à cœur pour qu’il rompe ses liens définitivement avec les néonazis, puisqu’il s’affiche ouvertement encore à ce jour comme sympathisant des Active Clubs sur sa page Facebook, et posait encore (à visage brouillé) sur les photos de propagande du FAC en octobre 2024 (deux mois après la publication de notre article).
À ce jour, l’illustration de couverture de la page Facebook de Martin Brouillette représente une mêlée, avec le nom Active Club.Photo de groupe du Frontenac Active Club prise au gym Alpha Athletika de Saint-Léonard et affichée sur la chaîne Telegram du groupuscule en octobre 2024. Martin Brouillette est encadré.Martin Brouillette se fait des moues dans la glace. Notez qu’il porte le même t-shirt que sur la photo précédente.Martin Brouillette, encadré, est reconnaissable à sa manche de tatouage charactéristique. Ici lors d’une séance d’entraînement avec les membres et complices du Frontenac Active Club (dont Alex Vriend, chauve) au gym Alpha Athletika de Saint-Léonard, probablement sous la supervision de Giulio Zardo (hors cadre).
Quant à Shawn Beauvais MacDonald, nous ne savons toujours pas si l’administration des gyms Nautilus Plus de LaSalle et du Plateau Mont-Royal ont finalement pris la décision de le bannir de leurs installations…
Le leader du Frontenac Active Club, Shawn Beauvais MacDonald se prend en photo au Nautilus Plus de LaSalle aroborant un t-shirt à l’effigie d’Adolf Hitler, à l’occasion de l’anniversaire de celui-ci,De nombreuses démarches ont été entreprises auprès de l’administraion des gyms Nautilus Plus pour l’alerter du fait qu’un néonazi notoire se sert de ses installations et ose même s’y afficher avec des symboles nazis.
Finalement, pour ceux qui douteraient encore du caractère néonazi de ce projet, nous reproduisons ci-dessous deux exemples de publications sur la chaîne Telegram du FAC, manifestement administrée par Beauvais MacDonald. Nous pourrions en montrer des douzaines du même genre, relayées de chaînes aux noms aussi explicites que « Waffen SS Québec »…
Publication affichée sur la chaîne Telegram du Frontenac Active Club en septembre 2025; il s’agit d’une photo et d’une citation de Joseph Goebbels, le ministre de la Propagande du parti nazi.
Publication de la chaîne Waffen SS Québec sur Telegram, relayée par le Frontenac Active Club.
Commentaires fermés sur Appel aux contributions colloque Penser en Rupture: Fascisme et antifascisme dans le monde capitaliste contemporain
Jan122026
Soumission anonyme à MTL Contre-info
« Celui qui ne veut pas parler du capitalisme doit aussi se taire à propos du fascisme » Max Horkheimer
Raidissement autoritaire des gouvernements et de la sphère idéologique aux quatre coins du monde, dégradation autoritaire des démocraties libérales, crispation réactionnaire sur les identités et symboliques nationalistes et ethniques : cela touche désormais au lieu commun de constater la trajectoire fascisante dans laquelle le monde actuel est de plus en plus fermement engagé. Si le fascisme n’est pas encore installé ouvertement en régime, malgré des cas dangereusement limites tels que l’Inde et la Hongrie, c’est sa possibilité bien réelle qui se laisse partout pressentir et qui amplifie l’ambiance de catastrophe d’un monde capitaliste tardif nourri de crises et de destruction.
Et pourtant! La critique se trouve trop souvent désarmée pour dévoiler les causes structurelles d’un tel phénomène et ouvrir des perspectives politiques capables de réellement mettre à mal les racines du spectre fasciste. L’incapacité est encore plus grande quant au dévoilement d’un autre horizon pour ce monde, celui de l’émancipation révolutionnaire. Personnifications excessives du phénomène dans des individualités envisagées comme causes plutôt que symptômes, parallèles historiques rapides, voire paresseux, replis sur une simple posture de défense de la démocratie libérale, autant d’insuffisances qui posent la construction d’une position antifasciste ouvertement associée à un horizon révolutionnaire comme une tâche des plus vitales.
Par ailleurs, si nous devons accueillir favorablement les prises de position publiques sur ces enjeux, force est de constater qu’elles émergent majoritairement de positions d’énonciation rattachées aux institutions, notamment universitaires et médiatiques, ce qui n’est pas sans poser problème dans l’hypothèse d’une accélération de l’autoritarisme. Il faut dès maintenant développer les pensées autonomes et les modes d’organisation qu’elles impliquent.
Pour penser avec profondeur l’enjeu contemporain du fascisme, Penser en Rupture lance un appel à des contributions pour son premier colloque qui aura lieu à Montréal en mai 2026 sur cette question.
Nous invitons des groupes ou individus souhaitant contribuer à cet évènement à nous soumettre des propositions d’interventions qui pourront être présentées lors du colloque.
L’objectif de ce colloque est d’arrimer une rigueur théorique avec une radicalité révolutionnaire sans concession pour permettre l’énonciation et le débat entre positions approfondies qui assument d’êtres dérangeantes par rapport au cadre idéologique libéral encore dominant dans bien des espaces universitaires. C’est dans cet esprit de combinaison de rigueur et de subversivité que nous invitons à vous saisir de cet appel et à proposer une intervention à ce colloque ! Les dates plus exactes du Colloque en mai ainsi que les autres informations essentielles seront diffusées prochainement.
Inspirée par ce qui se fait ailleurs dans le monde, Penser en Rupture est une initiative soutenue par des militant·e·s révolutionnaires à Montréal pour stimuler et organiser une pratique révolutionnaire et autonome de la théorie. Le colloque sera l’occasion de réfléchir à des perspectives pour construire la vie théorique dont notre pratique et nos luttes ont besoin. Hors de l’ordre dominant, rapprochons l’horizon de l’émancipation.
Directives pour les contributions
Les contributions peuvent porter sur divers aspects de l’enjeu du fascisme, dont celles-ci : Comment envisager le lien entre le phénomène du fascisme et l’état contemporain du capitalisme ? Quelles nouveautés, quelles ruptures des fascismes contemporains par rapport aux fascismes historiques ? Comment le fascisme interagit avec le colonialisme ou le patriarcat ? Quels constats tirer de l’histoire et de l’actualité de la lutte contre le fascisme à l’échelle internationale ? Comment articuler concrètement dans une politique une position antifasciste et une perspective révolutionnaire pour éviter de se réduire à une simple défense d’un statu quo « libéral » ?
Engagement avec une perspective révolutionnaire de dépassement du capitalisme et rigueur dans la recherche sont les deux seules contraintes essentielles pour toute contribution.
Il est possible de soumettre une proposition de communication individuelle, un panel, une séance de présentation d’un groupe ou d’une initiative de celui-ci. Les communications individuelles seront d’une durée de 20 à 30 minutes environ, suivies d’un temps d’échange. Les panels et les contributions des groupes pourront être présentés dans une période d’une heure.
Autant des groupes que des individus, indépendamment de tout rapport à l’institution universitaire — étudiant·e·s de tous les cycles et de toutes les disciplines, militant·e·s professionnel·le·s, chercheur·euse·s autonomes et autres drop out du cauchemar technocratique où se replie désormais la prétention au savoir, sont invité·e·s à proposer des contributions.
Prenez note que les actes du colloque seront publiés au courant de l’été 2026, afin de pérenniser les contributions théoriques.
Enfin, le colloque étant également une occasion de sociabilisation, nous invitons les organisations et les camarades qui souhaiteraient tenir une table de diffusion ou proposer une contribution culturelle à nous contacter également.
Soumission des contributions et informations supplémentaires
Nous recevons des contributions à partir du 15 janvier 2026.
La date limite pour la soumission des contributions est le 15 mars 2026. À partir de cette date nous engagerons avec les personnes ou groupes ayant contribué pour établir les derniers préparatifs pour le colloque.
Les contributions ainsi que toute autre question reliée à cet appel et au colloque peuvent êtres envoyées via l’adresse courriel suivante: penserenrupture@riseup.net
Un enseignant du cours Culture et citoyenneté québécoise (CCQ) qui multiplie les commentaires homophobes, antisémites et suprémaciste blancs sur les réseaux sociaux… sachant très bien qu’il est en présence de ses élèves? Vous ne rêvez pas : c’est une occupation quasiment à temps plein pour Billy Savoie, enseignant à l’école secondaire La Cité étudiante à Roberval.
Le 17 octobre dernier, il a même invité ses abonné·es sur TikTok et Instagram – dont plusieurs de ses élèves mineurs – à assister à un « débat » entre lui et un autre internaute qu’il croyait (à tort) être un néonazi, échange au cours duquel « Mr. Billy » a pris le temps de préciser qu’Adolf Hitler « avait raison sur bien des points »…
Billy Savoie, militant de gauche à droite…
Billy Savoie, originaire de La Tuque, vient étudier à l’UQAM aux alentours de 2015. Il s’engage très tôt dans le Mouvement étudiant révolutionnaire (MER), le front étudiant du Parti communiste révolutionnaire (PCR, l’organisation maoïste qui a existé de 2009 à 2022, à ne pas confondre avec l’actuel PCR, d’allégeance trotskiste). Il suit le PCR dans la scission qui déchire l’organisation en 2016, la section québécoise accusant notamment la section canadienne de dérives petites-bourgeoises et « postmodernes » (cet élément est important pour la suite). Le PCR connaît ensuite toute une série de purges, dont nous vous ménagerons les détails, puisque ce n’est pas le propos du présent article. Un élément nous semble toutefois pertinent à souligner : la scission de 2016 et les purges successives jusqu’en 2022 reposaient en grande partie sur l’hostilité à l’égard des « identity politics » et la tangente transphobe de plus en plus assumée qu’a prise la section québécoise de l’organisation. Durant ces années-là, Billy Savoie a suivi la direction locale du PCR jusqu’au bout, et nous pensons même qu’il l’a suivie lorsqu’elle a dissous l’organisation en refondant l’éphémère (et groupusculaire) « Avant-garde communiste du Canada », après avoir expulsé la vieille garde des fondateurs du PCR, lesquels étaient aussi les animateurs de la librairie du parti, la Maison Norman Béthune. De plus, fait intéressant, Savoie était secrétaire à la mobilisation de l’AFESH dans le cadre de la mobilisation pour la rémunération des stages en 2017.
La scène politique contemporaine est caractérisée par une lourdeur accablante. Au niveau international, la situation est alarmante : on assiste quotidiennement, notamment au sud de la frontière, à une dérive autoritaire et fascisante.
Au Québec, cette anxiété se manifeste par une surenchère identitaire alimentée par des partis comme le PQ et la CAQ. Leur stratégie consiste à imputer tous les maux de la société – crise du logement, crise en éducation, crise en santé – à « l’autre », c’est-à-dire aux personnes immigrantes ou nouvelles arrivantes.
Cette tactique sert à masquer leur incompétence et les effets délétères de leurs propres politiques, qui consistent historiquement et actuellement à :
-Offrir des cadeaux aux grandes entreprises ;
-Couper les impôts des plus riches ;
-Affaiblir drastiquement les services publics, une tendance qui s’inscrit dans une continuité gouvernementale remontant bien au-delà de sept ans de Legault (Couillard, Charest, Landry, Bouchard, etc.).
Les fondements de la lutte antifasciste
Selon La Horde, « L’antifascisme est devenu une lutte à défendre » (p.8). Cette nécessité s’est accentuée lorsque le « clown orange », a décrété les antifascistes (antifas) comme organisation terroriste intérieure.
Malgré les allégations de l’extrême droite québécoise — dont une des figures influentes a prétendu à la radio de Québec que les antifas n’étaient qu’une invention stalinienne —, l’histoire dit le contraire. La Horde rappelle que l’antifascisme existait avant même la naissance du parti fasciste de Benito Mussolini . Avant de porter ce nom, des militants s’organisaient déjà contre l’extrême droite, alors connue sous le nom de « la réaction ».(p.9)
Les multiples dimensions du mouvement
L’antifascisme est un mouvement aux multiples facettes et ne peut être réduit à une seule catégorie. Il est simultanément :
-Un « mouvement d’autodéfense »
-Un « courant politique révolutionnaire »
-Une « contre-culture » (p.11)
Ses racines sont profondément ancrées dans l’histoire des organisations de gauche. Durant l’entre-deux-guerres, l’antifascisme s’est structuré et développé principalement « au sein des organisations politiques du mouvement ouvrier (communiste,socialiste et anarchiste)» (p.14). Il s’agit donc d’une tradition politique et sociale bien établie, née du combat contre l’autoritarisme.
Le racisme défensif
L’extrême droite moderne est bâtie sur cinq piliers idéologiques fondamentaux : le racisme, le sexisme (incluant l’homophobie et la transphobie), le nationalisme, le traditionalisme et l’autoritarisme.
Une mutation tactique majeure est observée: le passage d’un racisme offensif à un racisme défensif. Ce dernier vise à nier les fondements systémiques du racisme et à inverser la perception des rôles.
Ce racisme défensif s’articule autour de plusieurs mécanismes. Il s’exprime par l’injonction d’« en finir avec la repentance », un rejet de toute culpabilité historique, cherchant le déni du racisme structurel. Au Canada, cela est illustré par les propos de Maxime Bernier (chef du PPC), qui a qualifié la Journée nationale de la vérité et réconciliation de « canular » et dénoncé la « fausse culpabilité des Blancs et de l’arnaque basée sur elle ». À cela s’ajoute l’instrumentalisation active du sentiment anti-musulman (islamophobie) pour attiser la peur et les divisions. Enfin, le mouvement propage des théories fallacieuses, comme celle du « Grand Remplacement », qui prétend que les populations dites « historiques » sont victimes d’une menace démographique, transformant ainsi les minorités et les populations immigrantes en agresseuses présumés. Cette tactique vise clairement l’inversion des rapports de domination.
Le masque de la vacuité idéologique
L’extrême droite actuelle se distingue par son manque de programme abouti. La Horde souligne que ces mouvements « […] ne se rattachent à aucun courant précis » (p. 9). Pour masquer cette vacuité idéologique, ils recourent à un camouflage sémantique, dissimulant leurs objectifs derrière des étiquettes volontairement vagues et normalisantes telles qu’« identitaire », « conservateur » ou simplement de « droite ». Ceci leur permet d’attirer un public plus large tout en évitant de s’engager sur des positions politiques claires ou radicales.
Antifascisme : Réponse à la Violence
La question de la violence est centrale dans le débat sur l’antifascisme.
D’une part, Mathieu Bock-Côté critique les antifas comme une milice d’ultra-gauche violente qui instrumentalise l’étiquette pour disqualifier ses adversaires et justifier sa propre violence.
D’autre part, les organisations antifascistes comme le Horde argumentent que si la violence de l’antifascisme est souvent « pointée du doigt », c’est en oubliant qu’elle est « d’abord une réponse à la violence constitutive des mouvements d’extrême droite » (p. 14).
L’antifascisme est donc fondamentalement positionné comme une réaction à la violence inhérente et historique des mouvements qu’il combat.
En somme, l’urgence de l’antifascisme est plus pressante que jamais, alimentée par une convergence de menaces allant de la dérive autoritaire internationale à la surenchère identitaire québécoise. Face à l’instrumentalisation politique des crises internes et à l’usage d’un racisme défensif par la droite nationaliste et l’extrême droite, la nécessité d’agir est manifeste.
Être antifasciste, c’est avant tout être contre le racisme et l’autoritarisme. C’est une lutte politique et sociale essentielle pour défendre des principes d’égalité et d’émancipation face à toute tentative de division ou d’inversion des rapports de domination.
C’est une lutte qui rappelle la célèbre maxime latine de Térence, « Homo sum, humani nihil a me alienum puto » (Je suis homme, et rien de ce qui est humain ne m’est étranger.), laquelle a été modernisée pour devenir : « Aucun humain n’est étranger sur cette terre ». Cet idéal place l’émancipation de tous les êtres humains au cœur du combat antifasciste.
Commentaires fermés sur Action contre l’industrie de l’armement en solidatité avec la Palestine
Oct152025
Soumission anonyme à MTL Contre-info
Au petit matin, des militant·es autonomes solidaires de la lutte palestinienne ont récupéré une réplique grandeur nature d’une bombe MK-84 en papier mâché et lui ont mis feu aux abords du Port de Montréal, sur la rue Notre-Dame entre Dickson et Viau. L’intervention des services incendies et policiers a entravé la circulation routière.
La MK-84 est l’une des bombes qui fait le plus de ravages. L’engin de 3 mètres et pesant environ 2 tonnes est la bombe la plus meurtrière sur le marché, alors que son onde de frappe peut tuer jusqu’à 1km autour de son point d’impact. Pendant la première année du génocide seulement, « Israël » a largué plus de 14 000 bombes sur le peuple palestinien. Cette bombe de chez nous est honteusement fabriquée par General Dynamics, dont une filiale se trouve à Repentigny.
L’action fait écho aux plus récents bombardements de l’entité génocidaire « Israël » en violation du cessez-le-feu. Pas de paix tant que les forces sionistes occuperont Gaza!
Palestine libre, du fleuve à la mer!
Cette action symbolique s’inscrit dans la Semaine d’action en solidarité avec la résistance palestinienne.
L’entreprise d’isolement de Nouvelle Alliance menée par différentes composantes du mouvement antifasciste québécois a fini par porter ses fruits. D’abord avec les événements entourant leur rassemblement avorté du 19 mai, où l’organisation nationaliste identitaire a montré ses vraies couleurs en agressant physiquement des militant·es antifascistes, puis, plus récemment avec leur tentative d’organiser une large manifestation pour l’indépendance, à Québec le 20 septembre dernier. Cette initiative a attiré des centaines d’indépendantistes… qui se sont retourné·es contre les membres et sympathisant·es de Nouvelle Alliance, les ont isolé·es et empêché·es de marcher.
Ces évènements leur ont aliéné la plupart des forces indépendantistes qui comptent aujourd’hui, du Mouvement des étudiants et étudiantes indépendantistes (MEI) aux OUI-Québec, en passant par la très centriste et consensuelle Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Même la porte du Parti Québécois, longtemps restée entr’ouverte, est en train de se refermer sur leurs doigts. Plus l’organisation d’extrême droite se dévoile (ou est dévoilée) et plus le cordon sanitaire autour d’elle se solidifie. Nous considérons qu’il s’agit d’une excellente nouvelle.
Cela étant dit, cette fermeture sur leur champ gauche amène la jeune organisation à aller chercher de l’écho sur son champ droit. Nous considérons que Nouvelle Alliance vient de franchir à cet égard une autre frontière symbolique. Une frontière sombre, bien sombre.
En organisant ses « Perspectives nationalistes » le 4 octobre prochain à Trois-Rivières, avec comme invité d’honneur François Dumas du Cercle Jeune Nation, Nouvelle Alliance ouvre littéralement la porte au fascisme. Ne vous y trompez pas, il ne s’agit pas d’une simple conférence, mais bien d’une formation politique quasi obligatoire pour les membres de Nouvelle Alliance.
Le Cercle Jeune Nation (CJN), c’est quoi?
Jeune Nation, qui deviendra plus tard le Cercle Jeune Nation, est fondée au milieu des années 1980 par deux étudiants de l’Université de Montréal : François Dumas et Rock Tousignant. Jeune Nation s’inspirait en fait de deux organisations françaises, elles-mêmes liées par leur histoire et leur filiation avec le nazisme et le fascisme : Jeune Nation, active dans les années 1940 et 1950; et Ordre Nouveau, qui rassembla en son sein plusieurs chapelles de l’extrême droite radicale à la fin des années 1960 et donnera naissance au tristement célèbre Front national. Jeune Nation — la version québécoise — s’inspire ainsi du mouvement néofasciste français dit « nationaliste révolutionnaire » et en particulier de son maître à penser, François Duprat.
S’ajoute aux préoccupations centrales du CJN une vénération pour l’Abbé Lionel Groulx ainsi qu’une farouche opposition à l’immigration (non blanche), qui diluerait à la fois la « race » canadienne-française et le « fait français » au Québec.
Un extrait du texte « Quelques jalons pour l’histoire d’une organisation nationaliste de droite au Québec », par François Dumas, dans le no. 2 des Cahiers de Jeunes Nation (juillet 1992). Dumas dévoile ici sa stratégie de ne pas se dire explicitement d’extrême droite publiquement, tout en assumant l’être en privé. Une stratégie reprise en tout point par Nouvelle Alliance.
Le Cercle Jeune Nation préconisait une philosophie « pas d’ennemis à droite », ce qui les amenait à accepter tous les nationalistes de droite et d’extrême droite sous leur chapiteau. C’est une approche qui a également caractérisé la Fédération des Québécois de souche (FQS, fondée par des néonazis, faut-il le rappeler) et son journal, Le Harfang, auquel collabore d’ailleurs encore aujourd’hui Roch Tousignant, cofondateur du CJN. Cette collaboration se reflète à ce jour dans le canal Telegram du Harfang, où le contenu du blogue CJN est systématiquement reproduit…
Nous savons que plusieurs membres de Nouvelle Alliance de la première heure ont quitté le bateau dans les derniers mois en raison de l’extrême-droitisation de son leadership. Aux membres encore présents : il devient de moins en moins possible de dire que vous ne saviez pas…
///
Serait-ce le même François Dumas, outremontais, qui faisait l’objet en 1972 de cette brève dans le bulletin Serviam du Parti de l’unité nationale du Canada (PUNC), la formation héritère du « nazi canadien » Adrien Arcand?
Depuis 1947, le peuple palestinien lutte contre l’occupation et la colonisation de ses terres par l’entité sioniste (connue sous son nom colonial »Israël »). Alors que la création de cette entité sur des terres volées est facilitée par l’ONU, les Palestinien·nes, dépossédé·es et déplacé·es de force dans des territoires de plus en plus grugés par l’entité sioniste, ne se laissent pas faire et résistent à l’envahisseur. Alors que Gaza était assiégée depuis près de 20 ans, la résistance a culminé le 7 octobre 2023 dans un coup de force. Déterminé à ne tolérer le moindre écart de conduite, l’entité sioniste en a profité pour accélérer ses politiques et pratiques génocidaires contre le peuple palestinien avec la complicité de ses allié·es. Bombardé·es et affamé·es délibérément par l’entité sioniste depuis deux ans, les Palestinien·nes à Gaza luttent pour survivre et continuent de résister, tout comme les Palestinien·nes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est qui font face à une accélération des attaques des colons et du vol de leurs terres.
Pendant que les Palestinien·nes sonnent l’alarme et implorent le reste du monde à arrêter cette violente machine de guerre qui a déjà fait des dizaines de milliers de martyrs, les gouvernements, incluant le »Canada » et le »Québec » enchaînent des déclarations vides de sens sur le « respect du droit international » et la fausse « solution à deux États », tout en continuant à supporter l’entité sioniste financièrement, militairement et politiquement, et en refusant d’imposer quelconque sanction. L’entité sioniste, armée par ses complices occidentaux et impérialistes, est bien décidé à prendre le contrôle complet de la bande de Gaza et à anéantir le peuple palestinien. L’armée d’occupation commet des massacres jour après jour en direct dans l’indifférence. Lorsqu’ils en parlent, les médias invisibilisent la réalité sur le terrain : une occupation militaire et une colonisation brutale de par l’entité sioniste, et une lutte de libération historique d’un peuple contre des puissances coloniales qui assujettissent le monde entier.
Cela fait deux ans que les peuples solidaires de la libération de la Palestine protestent partout dans le monde, en rupture avec leurs gouvernements complices. Les actions se multiplient : manifestations, campements, graffitis, occupations, actions de perturbation et de sabotage, flottilles, caravanes et marches mondiales pour briser le blocus. Continuons nos actions pour mettre fin au génocide en cours et soutenir le peuple palestinien dans sa lutte de libération, pour la justice et la dignité !
=======
Du 6 au 12 octobre 2025, D4P et la CLAC invitent tous·tes et chacun·e à s’organiser avec sa communauté en vue de provoquer, déranger et perturber pour visibiliser notre refus collectif à la complicité au génocide et rappeler la légitimité de la résistance, sous toutes ses formes, en Palestine et ici.
Alors que la violence et la déshumanisation des vies palestiniennes est devenue honteusement normalisée, la résistance en devient d’autant plus légitime et nécessaire ! Confrontons nos gouvernements à l’insignifiance de leurs actions et à leur complicité active ! Ciblons les profiteurs de guerre, où qu’ils soient dans la vaste toile de complicité : qu’ils produisent des armes, des outils d’intelligence artificielle, des fonds de pensions ou des services d’investissement ! En groupe d’affinités, en comités de quartier, avec nos associations étudiantes, dans nos lieux de travail, attaquons partout, par l’éducation populaire, les manifestations, l’action directe et notre mobilisation généralisée.
Pas de paix tant que Gaza saigne : notre devoir est la résistance, par tous les moyens!
* Cet appel à l’action fait écho à celui lancé le 20 juillet 2025 par six groupes politiques et organisations de résistance à Gaza qui nous demandent d’escalader nos actions pour accentuer la pression sur nos gouvernements complices.
Commentaires fermés sur « Israël » terroriste, médias complices
Août192025
Soumission anonyme à MTL Contre-info
Tiohtià:ke/Montréal, le 18 août 2025 — C’est avec le coeur brisé et la rage au ventre que des militant⸱e⸱s autonomes ont ciblé les médias québécois cette nuit, dénonçant leur couverture biaisée du génocide du peuple palestinien, particulièrement le plus récent massacre de l’équipe d’Al Jazeera à Gaza par les forces d’occupation sionistes. Nous honorons cette nuit nos adelphes martyrisés Anas Al-Sharif, Mohammed Qreiqeh, Ibrahim Zaher, Mohamed Noufal et Moamen Aliwa d’Al Jazeera, le journaliste de Sahat media Mohammed Al-Khali, Saad Jundiya ainsi les 262 autres journalistes qui ont tous péris dans cet affront inhumain contre la liberté journalistique. C’est aussi toujours en réponse à l’appel de la résistance palestinienne publiée le 20 juillet 2025 aux militant⸱e⸱s internationaux de mettre en place une escalade des moyens de pression pour ouvrir les canaux d’aide humanitaire que les groupes autonomes ont redécoré les bureaux du Montréal Gazette (MG).
Depuis 2 ans, les médias québecois couvrent le génocide à Gaza de manière biaisée, asymétrique et déshumanisante. Leur cadrage éditorial présentant une fausse symétrie de la violence efface le contexte colonial fondamental: l’entité sioniste, « Israël », est une puissance occupante expansionniste depuis 1948, la Palestine, elle, un territoire colonisé. Le rapport au vocabulaire choisi par les journalistes québécois a aussi largement été documenté comme étant biaisé en faveur « d’Israël » qui reçoit un traitement médiatique diamétralement plus empathique que celui concernant les victimes palestiniennes traitées avec distance et froideur. Enfin, face à l’interdiction imposée par « Israël » aux journalistes internationaux de se rendre à Gaza, les médias québécois ont obtempéré sans broncher et aucun d’entre eux n’a jugé nécessaire d’engager un.e correspondant.e palestinien.ne pour documenter les massacres quotidiens. Au contraire, c’est plutôt une tribune d’exception qui a été offerte par les médias aux autorité génocidaires sionistes, y compris des hauts gradées du Tsahal. Pourtant, aucun média québécois n’a invité de représentants de la résistance palestinienne.
Cette nuit, MG était particulièrement ciblée car elle incarne un des plus puissants outils propagandistes de la dangereuse et génocidaire idéologie sioniste. Tribune de choix du facho-sioniste en chef du municipal; Jeremy Levi, MG pullule de mauvais articles et de chroniques douteuses visant à nous gaver des distorsions cognitives les plus sadiques du 21e siècle. Le quotidien a par ailleurs été dénoncé par l’organisation Canadians for Justice and Peace in the Middle East à au moins deux reprises pour la mauvaise qualité de sa couverture des campements étudiants en solidarité avec la Palestine et, plus généralement, pour ses biais pro-sionistes dans la couverture du génocide à Gaza. De plus, MG fait parti de la grande famille Postmedia Network qui possède aussi le National Post, un rammassi de textes pseudo-journalistiques médiocres. Il n’est donc pas surprenant de voir chez MG une ligne éditoriale diamétralement favorable aux idéologies sionistes. En effet, le principal actionnaire de Postmedia Network est Chatham Asset Management, un fonds d’investissement spéculatif états-uniens réputé pour sa proximité avec le parti républicain, aussi connu pour être le power bottom de choix pour les ambitions tyranniques et génocidaires de Netanyahu. Non seulement devrions-nous considérer alors MG comme un média étranger, mais devons-nous nous surprendre que sa couverture fasse autant abstraction des principes journalistiques de base quand ses dirigeants fleurtent sans gêne avec le fascisme moderne?
Enfin, que va-t-il falloir pour que les médias écoutent la population et commencent à couvrir le génocide à Gaza à la hauteur des principes journalistiques auxquels ils prétendent adhérer? Cette semaine, des militant-es ont occupé les bureaux de La Presse ainsi que ceux de la maison de Radio-Canada sans qu’on leur offre une tribune adéquate ou qu’on prête attention aux critiques formulées à leur encontre. Seule exception, un énième éditorial frileux de François Cardinal qui se cache derrière une fausse neutralité pour camoufler son rôle dans la normalisation du génocide à Gaza. Il devient donc de plus en plus évident que si les médias québécois ne veulent rien entendre via les revendications et manifestations légitimes du peuple, c’est par la voie du dommage économique qu’ils comprendront qu’ils se situent du mauvais côté de l’Histoire.