[Cliquez sur l’image pour télécharger l’affiche]
Bon matin les racistes !

Le 25 août dernier, le groupe raciste La Meute organisait dans tous ses clans une « action de visibilité ». Sans doute tanné de manifester enfermé dans des stationnements à étages, le Clan 02 a choisi cette fois de miser sur sa force : les autos, et d’organiser un défilé de chars allégoriques. De Chicoutimi à Saint-Félicien en passant par Jonquière, Saint-Bruno et Roberval, les louveteaux se sont déplacés en convoi dans le confort de leurs bolides peinturés à la canette et décorés avec du tape à peinture.

Elle et ils avaient pour plan de s’arrêter un peu moins d’une trentaine de minutes devant les bureaux des députés afin de scander « fuck Couillard » et distribuer quelques tracts réclamant au nouveau gouvernement d’avantage de mesures discriminatoires. Alex Maltais nous a même montré son petit côté artistique en nous offrant un petit graffiti de patte de loup sur le trottoir.

À Chicoutimi en matinée, ils et elles étaient 10. Il ne s’agit pas d’une mobilisation monstre, mais l’info ayant été coulé, un groupe de militantEs antiracistes étaient présentEs pour leur souhaiter un bon matin. Une action concertée d’un groupe raciste ne doit pas pouvoir se déployer dans nos rues sans une présence antiraciste. La présence affichée d’un groupe qui se rassemble autour de la haine et la peur de l’étranger comme le fait La Meute ne doit pas être toléré, aussi risible puisse être leur action. Que ce serait-il passé si, samedi matin, une personne appartenant aux communautés culturelles qu’ils haïssent avait dû passer par la rue Racine ?

Le groupe de militants antiracistes s’en ai donc donné à cœur joie à enlever plusieurs affiches et drapeaux que les racistes avaient savamment tapés sur leur char. Un militant s’est même risqué à attraper le drapeau installé sur la voiture de Marie-José Dufour (alias Marie Louve), chef du Clan 02, alors qu’elle était à l’intérieur, s’attirant ainsi ses foudres. Fachée, Dufour a contacté les forces de l’ordre afin de se plaindre officiellement de dommage matériel.

Il n’est rien resté du passage de La Meute à Chicoutimi et c’est tant mieux. Il n’y a pas de place pour le racisme dans nos quartiers. Poser des actions concrètes à chaque manifestation de groupes haineux et intolérants est la seule chose à faire.
Le groupe de militants sont revenus après que les louveteaux soient partis afin de nettoyer le logo que Alex Maltais avait laissé sur le trottoir. À leur grande surprise, le graffiti avait déjà disparu laissant derrière lui une flaque d’eau! Que s’est-il passé? Alex, sachant que les policiers arrivaient, a choisi d’effacer son œuvre ? Ou alors les policiers l’ont obligé à le faire? Peut-être qu’entre temps d’autres citoyens ont choisi d’effacer le logo du groupe raciste? Le mystère demeure entier.

La Meute a tenté d’attaquer un campement contre l’embourgeoisement à Chicoutimi… et ce fut un échec !

Un chef narcissique qui réclame vengeance après s’être fait ridiculiser à répétition, un mouvement de radicalisation au sein d’un « clan » d’extrême-droite gêné par les échecs lamentables qui se cumulent, des membres de La Meute qui se sont rapproché-e-s de skinheads néonazis de la capitale et de la métropole, des « bonhommes » et des « bonnes femmes » bien gardé-e-s dans l’ignorance par la propagande de réseaux sociaux ouvertement racistes et islamophobes… Voilà brièvement pourquoi le 4 août, un campement militant organisé sur un terrain vague du centre-ville de Chicoutimi pour y réclamer l’aménagement d’un parc a été attaqué par une dizaine de personnes adhérant à l’extrême-droite. L’extrême-droite a historiquement été réactionnaire face aux mouvements populaires, cette attaque en bande organisée en est qu’une nouvelle illustration. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un nouvel échec risible de la part de nos fascistes locaux. Des « taupes » du Clan 02 (Saguenay-Lac-St-Jean), de plus en plus inquiètes d’une radicalisation du clan soutenue d’en haut par le chef de La Meute, Sylvain Brouillette, nous ont transmis un échange paru sur le groupe secret du Clan 02 dans lequel des membres préparent la tentative d’agression. Nous en faisons paraître plusieurs extraits, accompagnés de commentaires explicatifs.
Avant de décortiquer l’échange, voici les faits : le campement militant qui a été tenu à Chicoutimi dans la nuit du 4 août a eu lieu comme prévu et a duré toute une nuit, mais a subi de nombreuses bavures de la part d’extrémistes de droite. La veille, lors d’une séance d’affichage, des militants et militantes libertaires ont été pris à partie. Une militante témoigne : « Nous faisions de l’affichage autour du terrain vague pour l’occupation du lendemain quand nous avons d’abord remarqué que plusieurs de nos anciennes affiches antiracistes avaient été enlevées ou peinturées à la cannette. Nous avons ensuite aperçu deux individus louches se promenant sur le terrain avec une lampe de poche. N’en faisant pas un cas, nous avons continué notre travail. Quelques minutes plus tard, alors que nous constations que la peinture sur une de nos affiches était encore fraîche, nous avons vu les deux individus se rapprocher de nous. Ces derniers se sont ensuite masqués et, armés d’au moins une matraque télescopique, ont foncé vers nous. Heureusement, nous nous en sommes sorti-e-s indemnes ». De nouveaux gestes de provocation ont eu lieu à l’arrivée au campement le lendemain. Mais ce n’est que vers minuit trente que les fascistes ont tenté leur agression en bande. Des petits groupes de racistes, dont les deux personnages masqués de la veille, sont alors arrivés de différentes directions. Réagissant promptement à la tentative, les campeurs et campeuses, pour la plupart déjà assoupi-e-s, ont rapidement réussi à forcer le repli des petits groupes. Ceux-ci se sont alors regroupés et ont tenté de revenir sur le campement en grand groupe. Leur tentative a été vaine devant une autodéfense populaire bien organisée. Les petits loups ont crié un paquet d’âneries dont : « on va brûler votre Bar à Pitons ». Les réactionnaires se sont rapidement enfuis et les quelques moineaux qui ont souhaité continuer de provoquer ont fait pareillement au moindre mouvement. Humiliée, la bande d’agresseurs a tout de même eu l’audace de se plaindre à la police de Saguenay pour avoir été « intimidée » par les campeurs et les campeuses. Malgré les événements, le campement s’est maintenu jusqu’au matin.
L’échange issu du groupe secret du Clan 02 de La Meute est particulièrement riche en renseignements sur cette tentative d’agression en bande et permet d’identifier plusieurs de ses auteur-e-s. L’échange est initié par le chef national de l’organisation :
Les sourires et clins d’œil cyniques de Brouillette cachent bien mal un désir de vengeance contre un groupe qui a maintes fois dénoncé ses bassesses. Dernièrement encore, il pestait bêtement contre le Collectif Emma Goldman sur les pages de La Meute : « Le groupe Anarchiste Emma Goldman est comme une princesse qui rote et qui pète devant ses sujets, ils n’ont aucune classe ». Après avoir fait paraître plusieurs commentaires d’insultes sur la page du collectif, ce sombre idiot nommé chef affirmait y collecter des informations sur les participants et participantes du groupe anarchiste, tout en se gardant bien de détailler les intentions motivant une telle collecte…
Marie-Josée Dufour, alias Marie Louve, chef du Clan 02, prend part à la coordination de la tentative d’attaque en bande, dont bien sûr elle souhaite garder plus confidentielles certaines informations sensibles comme les points de ralliement. Sylvain Brouillette commente par des « smileys » de rire les commentaires de Marie Louve, d’Audrey Black et de Jacynthe Simard. Il se bidonne. Il se réjouit visiblement de la sordide provocation criminelle que ses pantins préparent. Jacynthe Simard est pour sa part désignée chef du secteur d’Alma et des environs pour le Clan 02. Elle affirmait participer à l’action « à moins d’un imprévu ».

« Audrey Black »
Audrey Black, membre de la section régionale de La Meute et dont l’adresse associée au compte Facebook indique le nom complet « Audrey Blackburn », se réjouit de la volonté de participer de « plein » de ses amis. En consultant sa page Facebook, nous pouvons constater qu’elle maintient des relations avec des militants très radicaux de la métropole, dont notamment le skinhead néonazi Philippe Gendron. Elle est mariée à un certain « Steeve Matys » (nom Facebook), qui sur sa page publie des symboles néonazis et des logos du groupe armé d’extrême-droite « 3% ». Pour répondre à la question d’Audrey, manifester est effectivement légal et c’est même un droit ; ce n’est certainement pas les provocations réactionnaires de ses « amis » nazis qui nous l’enlèvera!
En toute conscience des revendications populaires du campement militant, Brouillette invite ses membres à y aller… dans les intentions criminelles qu’il continue de cacher. Audrey s’emballe de ces desseins et se fait bavarde quant à ses participations dans l’affaire.
Une belle discussion pleine de « smileys » et de cynisme. On croirait presque à l’honnêteté du leader de ces imbéciles. Les enquêteurs de la police seront bernés.

Luc-Olivier Bélair
L’« anti-antifa », ou tout simplement le fasciste, Luc-Olivier Bélair n’est peut-être pas le crayon le plus aiguisé de la boîte. C’est en tout cas ce que laisse présumer l’avertissement de la chef de clan Marie Louve. Il n’y aura pas eu de poivre de cayenne, mais il y aura eu une matraque télescopique. Pour leur information, le Règlement désignant des armes à feu, armes, éléments ou pièces d’armes, accessoires, chargeurs, munitions et projectiles comme étant prohibés, à autorisation restreinte ou sans restriction du Code criminel canadien décrit « l’instrument communément appelé ‘Kiyoga Baton’ ou ‘Steel Cobra’ et tout instrument semblable consistant en un fouet télescopique à ressorts déclenché manuellement et terminé en pointe de frappe de fort calibre » comme étant une arme prohibée (voir le règlement). Pour plus d’informations sur les différents usages du poivre de cayenne, le fier ceinture jaune de karaté a laissé sur son profil une annonce de vente de son condo où son numéro de téléphone est inscrit : 418-540-1266.
De vrais bouffons. Selon ces aveux, Luc-Olivier Bélair est apparemment armé et préparé pour en découdre avec des militants et militantes qui dénoncent l’embourgeoisement, les groupes racistes et d’extrême-droite dans la région. Quel humaniste!
Ce n’est pas bon de cultiver ainsi de la rengaine. La mémoire est sélective et il y a de la perte de contact avec la réalité dans votre délire sectaire. Espérons que vous vous en rendrez compte avant de tenter d’autres gestes de violence.
Hugues Bonneau, portier du Clan 02 et membre de la garde de La Meute, en veut au Collectif Emma Goldman. Au mois de juin dernier, le collectif avait révélé dans un texte sur son blogue que Bonneau était le président de l’Association conservatrice de Rivière du Nord, dans les Laurentides. Les médias avaient alors questionné le Parti Conservateur du Canada sur le rôle de cet individu, après quoi il a été immédiatement révoqué de ses fonctions – le PCC refusant clairement d’être associé à un membre de La Meute.
Malheureusement, le Belge « Katana », remplaçant du sordide « Tit-loup-fourre-tout », alias Éric Proulx, au Conseil de La Meute ne nous a pas fait cet honneur. Le cynisme sur les réseaux sociaux n’aide pas à la compréhension des consignes ; Pineault, conseiller municipal du district 1 à Saint-David-de Falardeau, ne comprend toujours pas ce qui se trame.
Les messages qui suivent sont publiés alors que le campement s’installe sur le terrain vague. Certains provocateurs, dont Audrey Black, sont présents sur les lieux et tentent bêtement d’identifier des manifestants et manifestantes.
Magali Ringuette, une adepte de théories conspirationnistes, est ici très rancunière envers une personne qu’elle n’a en fait jamais rencontrée et qu’au fond, elle ne connait pas du tout, si ce n’est que son opposition médiatisée à La Meute. Sur sa page Facebook, elle se déclare ouvertement islamophobe et porte des propos haineux absolument délirants.
Live update!
L’agression se prémédite, clin d’œil, clin d’œil. C’est un peu plus tard, vers minuit trente, que la tentative d’agression en bande a eu lieu… tentative qui sera un autre échec lamentable pour eux malgré leur matraque télescopique.
Les provocateurs ont ironiquement appelé la police en prétendant s’être sentis intimidés par la réaction prompte des occupants et occupantes, même s’il n’y a eu aucun coup de porté. Ils ont porté plainte contre les gens dormant dans des tentes qu’ils ont tenté d’attaquer. C’est une noble cause pour des fascistes !
À l’heure des bilans : se féliciter d’avoir tenté d’attaquer un campement assoupi à 10 personnes. Sur place, les provocateurs affirmaient ne pas être de La Meute – voilà ce qu’Audrey qualifie d’« en civil ». Félicitations à Sylvain Brouillette pour la minable bande de petits criminels qu’il commande. En dépit de ses bouffons, le campement militant pour la revendication du parc a atteint plusieurs de ses objectifs dans le cadre de la campagne du Collectif contre l’embourgeoisement du centre-ville.
En terminant, nous souhaitons réitérer l’un des principes à la base de nos événements « Marmite autogérée » : l’autodéfense populaire. L’incident du campement illustre bien la mise en application efficace de ce principe.
« Nombre d’organismes vivants, dont les roses et leurs épines, développent leur propre système d’autodéfense – non pas pour attaquer, mais pour défendre la vie. Comme nous visons un changement sociétal et la libération, nous nous opposons bien sûr radicalement aux institutions sur lesquelles reposent plus de 400 ans de domination colonialiste, capitaliste et patriarcale, ainsi qu’au crime organisé. Puisque la police se positionne très clairement du côté de nos exploiteurs et de nos oppresseurs, nous ne pouvons compter que sur nos propres moyens pour assurer notre sécurité. Nous ne resterons pas les bras croisés devant les agressions racistes, homophobes, sexistes et de toutes autres natures. Nous sommes prêts et prêtes à s’organiser! »
Bella Ciao – Épisode 1 (le podcast de Montréal Antifasciste)
Et c’est lancé! Voici le tout premier épisode de Bella Ciao – le podcast de Montréal Antifasciste.
Nous lançons ce podcast pour marquer le 1e anniversaire des événements à Charlottesville, et aussi le 10e anniversaire de l’assassinat de Fredy Villanueva par le SPVM. RIP Freddy, RIP Heather Heyer! /// ACAB ///
Vous pouvez écouter le podcast ici, et aussi vous abonner:
Et bientôt sur d’autres plateformes aussi. Bonne écoute!
Bella Ciao! Le nouveau podcast de Montréal Antifasciste

Nous avons désormais un podcast! Bella Ciao est le nouveau podcast de Montréal Antifasciste. Le premier épisode sortira ce vendredi pour marquer le 1er anniversaire des événements à Charlottesville. Mais en attendant, voici un aperçu!
Dans le premier épisode de Bella Ciao, nous vous proposons des chroniques sur Charlottesville, les différences entre le populisme et le fascisme, et un texte traduit en français de l’historien Mark Bray.
Le podcast sera disponible sur le siteweb de MAF, ainsi que sur Soundcloud:
https://soundcloud.com/podcastbellaciao
Vous pouvez déjà vous abonner au podcast sur Stitcher, et bientôt sur des autres plateformes comme Apple Podcasts et Google Play.
Restez à l’écoute!
1 juillet : une victoire antifasciste

Le 1er juillet, La Meute, Storm Alliance et un nouveau groupe nommé « Independence Day » s’étaient donné pour but de converger au centre-ville de Montréal afin de marcher contre l’immigration « illégale ». La Meute promettait pour l’occasion une manifestation d’une importance historique, autant numériquement que symboliquement. Grâce à une réponse coordonnée d’antifascistes, d’antiracistes, de militante-e-s anarchistes et communistes, d’activistes autochtones et anticoloniales-aux, de groupes pour la justice migratoire et de résident-e-s de Montréal, ce fut plutôt un échec historique. C’était la première tentative de La Meute de manifester à Montréal depuis le 4 mars 2017, et cette fois-ci, ils n’ont pas été en mesure de prendre la rue et d’exprimer leur rhétorique haineuse.
Les antifascistes ont fait face à un certain nombre de défis logistiques. Les racistes avaient déclaré sur les réseaux sociaux qu’ils se réuniraient dans « l’est de Montréal » et marcheraient à partir de là, mais n’annonceraient les détails précis que le matin même de la marche. La manifestation antiraciste a été convoquée à la Place Simon Valois, non loin du métro Joliette, une zone considérée comme un « pilier de la gauche radicale » et dont on espérait qu’elle servirait de zone de rassemblement pour aller plus à l’est si nécessaire (on supposait alors que l’extrême droite se réunirait au métro Radisson). Il semblerait que les renseignements relatifs à « l’est de Montréal » n’aient en fait été qu’une désinformation de leur part, puisqu’ils se sont finalement donné rendez-vous au métro Bonaventure, à l’ouest du centre-ville. En très peu de temps, les forces antiracistes se sont arrangées pour avoir des tickets de métro, et après un rassemblement à la Place Valois avec des discours du Montreal Wolf Pack (une patrouille de rue autochtone) et des organisatrices antifascistes locales, elles se sont dirigées vers la station Joliette pour prendre le métro vers l’ouest.
Entre 200 et 300 personnes se sont rendues à la place Simon Valois, et environ 200 se sont dirigées vers l’endroit où les manifestant-e-s d’extrême droite se réunissaient. Il y a eu une certaine confusion (dont la faute incombe aux organisateurs-trices) sur la nature du rassemblement antiraciste. Sur les médias sociaux, il avait été annoncé que cela ne serait pas une contre-manifestation, mais celleux qui ont participé à l’organisation de l’événement et la plupart des personnes qui étaient présent-e-s au rassemblement voulaient confronter l’extrême droite. C’est pourquoi les gens ont choisi de se déplacer à Bonaventure. À tout-e-s celleux qui se sont présenté-e-s en espérant une manifestation distincte contre le racisme, et qui ont été déçu-e-s quand c’est devenu une contre-manifestation au centre-ville, nous offrons nos excuses. Nous tenterons de communiquer de manière plus cohérente et précise à l’avenir.
Il est également important de noter que, pour différentes raisons, nous étions très peu de personnes pour organiser et mobiliser en vue de cette manifestation. Le 1er juillet est une journée particulièrement difficile pour organiser une manifestation à Montréal, car beaucoup de gens déménagent ce jour-là. La gauche compte aussi beaucoup sur les forces étudiantes et leurs réseaux, lesquels sont absents durant l’été. Et enfin, les antiracistes se mobilisaient déjà cette semaine (et ce jour-là) pour visiter les communautés habitant près de la frontière dans une «Caravane de bienvenue aux réfugié-e-s à la frontière». Bien que nous ayons fait de notre mieux, considérant le très petit nombre d’organisateurs-trices, certaines tâches ont malheureusement été négligées. Une conséquence de ceci est que malgré notre victoire dans la rue, nous avons été incapables d’imposer ou même de mettre de l’avant nos propres idées dans les médias les jours qui ont suivi. La prochaine fois nous devons faire mieux.
Malgré ces défis, le jour même, une fois arrivé-e-s au centre-ville, il est devenu clair que nous étions nettement plus nombreux-ses que nos adversaires. Un peu spontanément, nos forces se sont séparées en deux, enfermant les racistes derrière les lignes de police qui les protégeaient. S’en est suivi plusieurs heures de siège sous une chaleur étouffante (le 1er juillet le plus chaud jamais enregistré à Montréal) alors que nous maintenions les manifestant-e-s d’extrême-droite immobiles. Un grand bravo à celleux qui sont resté-e-s sur place sous le soleil brûlant, à celleux qui ont pris l’initiative d’aller chercher de l’eau pour leurs camarades, une fois que l’eau apportée par les organisatrice-teurs a été épuisée, et à celleux qui ont pris la tête en criant des slogans antiracistes, antifascistes et anticolonialistes pour maintenir l’énergie de la manifestation malgré la chaleur.
Les dirigeants de La Meute a plus tard affirmé que leur marche a été un succès, malgré le fait qu’à peine une centaine de personnes s’y soient pointées, venues de partout au Québec, parce qu’elles ont réussi à marcher quelques mètres jusqu’à leur première cible (les bureaux d’Immigration Canada, qui étaient de toutes manières fermés ce jour-là!) avant que nous venions les bloquer. Un simple coup d’œil aux commentaires publiés dans leurs groupes privés, cependant, montre clairement ce qu’il en est de l’affaire, soit qu’ils avaient l’intention de marcher et ont été bloqués par nos forces, car ils avaient compté sur la police pour retenir ou attaquer les antifascistes (comme celle-ci l’avait fait en avril 2017 à Montréal et en novembre de la même année à Québec). Quand cela ne s’est pas produit, ils n’avaient aucun plan B, et dans ce qui est en train de devenir une tradition de La Meute, ils ont passé la plus grande partie de l’après-midi à échapper à la chaleur dans un parking de garage.


En ce qui concerne Storm Alliance, si peu de leurs membres se sont présentés que le « chef » Éric Trudel a fini par réprimander son propre groupe dans une vidéo post-manif sur Facebook en traitant ses membres de « jaseux » sans action. Nous ignorons ce que Trudel avait pris (notez le reniflement constant pendant la vidéo…), mais cette attaque décousue contre son propre groupe le fait ressembler de plus en plus, lui et son groupe, à une bande de clowns. Le groupe n’est certainement pas retombé sur ses pieds depuis que son fondateur Dave Tregget a quitté l’hiver dernier.
De nombreux facteurs ont contribué à notre succès à bloquer cette tentative de marche raciste. D’abord et avant tout, le succès n’était pas strictement le nôtre, mais était en fait le succès de la gauche radicale montréalaise, laquelle contient de nombreuses tendances divergentes et comporte de sérieux différends idéologiques, mais qui s’est néanmoins regroupée pour coopérer de manière exemplaire. Les antifascistes font partie d’un mouvement plus large avec une histoire profonde et riche dans cette ville; nous ne pouvons gagner que lorsque nous nous souvenons de ce fait et puisons dans ces forces. Deuxièmement, notre mouvement antifasciste lui-même a eu plus d’un an, depuis la première sortie publique de La Meute à Montréal, pour apprendre de ses erreurs. Alors que notre mouvement était il n’y a pas si longtemps un réseau nébuleux et désorganisé de groupes ayant peu ou pas de communication les uns avec les autres, nous sommes maintenant beaucoup plus efficaces dans notre capacité à coordonner les actions. Troisièmement, il faut mentionner que les forces de La Meute étaient incroyablement mal organisées ce jour-là, même sans tenir compte de la chaleur intense. Les meutards ont apparemment oublié leur eau et leurs pancartes dans les voitures, semblaient compter sur la police pour diriger leur manifestation à leur place, et un membre a même perdu une liste de tous les participant-e-s de leur Clan, puis n’a même pas averti leurs membres de cette bourde avant que les antifascistes aient trouvé ces documents et les aient publiés de sorte que tout le monde puisse les voir.

Un autre facteur important en notre faveur : les récentes interventions par des militant-e-s montréalais-e-s ont attiré l’attention médiatique sur le fait que la police a ouvertement pris le parti de l’extrême droite lors de nombreuses manifestations au cours de la dernière année; ceci a créé une situation où la police était sous pression de ne pas trop embarrasser leurs patrons en se rangeant trop ouvertement du côté de La Meute cette fois-ci.
Enfin, il faut aussi noter que les forces d’extrême droite étaient divisées le 1er juillet. Alors que Storm Alliance et Independence Day rejoignaient la marche de La Meute, une autre petite manifestation d’extrême droite se frayait un chemin à travers les rues de Montréal. Le Front patriotique du Québec – une petite étoile dans une plus grande constellation de forces racistes, et pour qui l’indépendance du Québec est primordiale – organise un « rassemblement pour une République du Québec » tous les 1er juillet depuis plusieurs années maintenant. Le FPQ n’a pas fait preuve de gentillesse envers La Meute, qui a choisi de convoquer un rassemblement anti-immigration en même temps que leur marche annuelle. Bien qu’il y ait eu des appels à « l’unité » dans la droite, les militant-e-s du FPQ ont ouvertement attaqué La Meute en dénonçant le caractère « fédéraliste » de ce groupe. Bref, de nombreux nationalistes, y compris des racistes et des extrémistes de droite dans le camp nationaliste, voient de plus en plus dans La Meute un groupe peu fiable et arrogant qui profite de l’attention des médias mais qui est incapable de mobiliser sur le terrain.


Parce qu’il faut donner crédit à qui de droit, l’image de « La Merde » que les antiracistes ont utilisé sur les médias sociaux et les posters pour le 1er juillet est en fait empruntée à Sylvain Lacroix, ancien membre du FPQ, proche du groupe 3 %, qui tente lui-même maintenant de créer une milice d’extrême droite au Québec. Celleux qui se sont plaint en ligne que cette image était « anti-Québec » devraient se regarder dans le miroir : l’image est venue de vos propres rangs, et de la section nationaliste de vos rangs, qui plus est! La haine de La Meute peut être assez intense dans d’autres groupes d’extrême droite, avec même parfois des menaces de violence (dont nous ne pouvons pas montrer les captures d’écran pour des raisons que les gens devraient pouvoir deviner).

Plus marginalement, les membres de la scène Alt-Right de Montréal (qui contient de nombreux néonazis) considèrent également La Meute comme un groupe de losers.

Nous avons peut-être gagné cette bataille, mais la guerre contre la montée de l’extrême droite, ici et ailleurs, continue. Ne nous méprenons pas : leur mouvement ne cesse de croître, leurs idées anti-immigrant-e-s, racistes, islamophobes et misogynes sont encore prises au sérieux, et leur rhétorique est toujours véhiculée par les partis politiques dominants, dont la CAQ, qui a de très bonnes chances de gagner les prochaines élections provinciales du Québec en octobre.
Il est important de célébrer nos succès, mais il est encore plus important, maintenant plus que jamais, que ces petites victoires nous motivent pour le long combat à venir!
On leur avait promis l’enfer, ils ont gouté à l’enfer : Rapport d’action

Soumission anonyme à MTL Contre-info
Avant la fin de semaine d’action
La fin de semaine d’action en images
[Best_Wordpress_Gallery id= »57″ gal_title= »Bienvenue à lenfer »]
Une belle victoire, on leur avait promis l’enfer, ils ont gouté à l’enfer.
Continuons le combat, le fascisme ne passera pas! Un autre appel à l’action sera publié plus tard dans l’été, restez à l’affut !
Un troll d’extrême droite diffuse une fausse nouvelle au sujet d’une agression antifasciste (qui n’a jamais eu lieu)
À la suite des deux manifestations d’extrême droite qui ont eu lieu le 1er juillet dernier à Montréal, une « fausse nouvelle » particulièrement troublante a commencé à circuler sur les médias sociaux. Tandis que La Meute et Storm Alliance étaient coincées par les antifascistes, une plus petite manifestation convoquée par le Front patriotique du Québec (FPQ) est allée du Carré St-Louis au Pont Jacques Cartier. Dans l’heure qui a suivi la fin de cette manifestation, une histoire commença à circuler dans les réseaux du FPQ et dans ceux de groupes comme La Meute et Storm Alliance. Selon cette histoire, il y aurait eu une attaque brutale contre trois autochtones qui voulaient rejoindre la manifestation du FPQ. Des antifascistes auraient repéré ces « patriotes » à une station de métro non-identifiée et les auraient battus si durement que les trois personnes auraient eu besoin d’être hospitalisées.

Dans une autre publication Facebook, cette même « Calinda Nath Grondin Cado » prétendit que c’était le militant Jaggi Singh qui avait mené cette agression violente :

Alors que l’histoire était diffusée sur Twitter par le membre de La Meute Sébastien Chabot (alias World Truth), le scénario changea quelque peu et c’était désormais « les troupes d’Ève Torres » qui avaient envoyé les trois autochtones à l’hôpital :

La façon dont les gens présentaient cette histoire sur les médias sociaux impliquait que des « antifas » aient attaqué des autochtones qui désiraient participer à la manifestation du FPQ. Cette version s’inscrit dans un récit de plus en plus répandu dans les milieux de la droite national-populiste voulant que les Québécois n’aient pas été des colonisateurs mais plutôt des alliés historiques des peuples autochtones qui sont maintenant appelés à appuyer le Québec dans son combat contre « l’invasion » de l’immigration « illégale » et contre un gouvernement fédéral canadien (anglais) corrompu.
Le principal problème de cette histoire est, bien entendu, qu’elle est totalement fausse. Entièrement fausse ! Comme cela a été d’ailleurs rapidement démontré.
Grâce au travail de camarades du compte Twitter @LeTroupeauQC, il devint rapidement clair que les personnes battues sur les photos étaient certes des victimes d’agressions violentes, mais pas à Montréal, pas en 2018, et pas par des antifascistes !
Mathieu Grégoire a été la victime d’une agression homophobe à Beauce en 2016:

Stephanie Littlewood a été victime d’une agression brutale par son ex-conjoint à Leeds, en Angleterre, en 2016 :

Nagieb Khaja est un journaliste qui a été battu par des gardes-frontière à la frontière de la Turquie et de la Syrie en 2015 :

Une nouvelle fois, l’extrême droite se fait prendre à colporter des « fausses nouvelles » ! Ce qui est frappant dans ce cas-ci, c’est non seulement à quel point le mensonge était éhonté mais aussi à quel point il a été révélé rapidement par notre camp. En effet, en l’espace de 24h, des membres de La Meute étaient avertis de ne pas partager l’histoire pour éviter de discréditer leur camp :


Bien qu’il soit positif de voir que même nos opposants reconnaissent maintenant que cette histoire est fausse, ce serait une erreur de notre part de simplement passer à autre chose sans souligner certains aspects de cette dynamique.
Tout d’abord, quelques mots sur les deux personnes accusées publiquement sur les médias sociaux d’être responsables de l’agression. Ève Torres est candidate pour Québec Solidaire dans la circonscription d’Outremont-Mont-Royal et a eu une importante couverture médiatique en partie parce qu’elle porte le hidjab. Jaggi Singh est militant anarchiste et antifasciste de Montréal qu’autant l’extrême droite que les médias de masse présentent régulièrement comme le « chef des antifas » (sic !). Torres comme Singh ont passé tout l’après-midi à la manifestation contre La Meute et n’auraient donc pas pu participer à une agression ailleurs en ville, si celle-ci avait vraiment eu lieu. Mais l’extrême droite n’en est pas à un détail près.
Il s’agit d’un cas de calomnie et d’incitation à la violence. D’ailleurs, plusieurs personnes ont commenté sur les médias sociaux qu’il y aurait des représailles pour cette (non)agression. Ce n’est également pas un hasard que les deux personnes visées par la propagande de l’extrême droite soient celles-ci. Les femmes portant le hidjab et les personnes racisées, et d’autant plus si elles sont militantes, sont les principales cibles de l’extrême droite et finissent toujours au sommet de leur liste « d’ennemis ». Une situation que les médias de masse et la classe politique contribuent à créer et à cultiver par un discours raciste, sexiste et islamophobe.




Ensuite, ce cas vient nous rappeler que l’extrême droite s’appuie sur des mensonges et des idées fausses. Rien de nouveau, direz-vous, on le savait déjà. Néanmoins, nous assumons que la plupart de nos opposants sont au moins sincères—à savoir qu’ils croient aux mensonges qu’ils colportent. Or, il est important de garder à l’esprit qu’il existe des acteurs influents qui agissent en connaisse de cause, qui savent que leurs co-légionnaires sont crédules et qui en profitent consciemment en fabriquant des mensonges pour faire avancer leurs revendications et leur agenda (on l’a bien vu en décembre 2017, lorsque de « fausses nouvelles » ont visé des mosquées à Côte-des-neiges, et plus récemment, lorsqu’un troll d’extrême droite a fabriqué de fausses « preuves » d’agression sexuelle par un médic aux mobilisations contre le G7 à Québec). Que ces individus soient des agents de la police cherchant à manipuler la situation, des personnes ayant un besoin pathologique d’attention, ou des acteurs politiques sans scrupule n’hésitant pas à mentir à leur propre camp, est souvent difficile à dire.
Ce genre de méthodes politiques est appelé « opérations psychologiques » par la police et l’armée. Les mouvements progressistes doivent comprendre que nous sommes actuellement dans un contexte où les opérations psychologiques sont de plus en plus courantes et qu’il est nécessaire de prendre des précautions pour limiter leur impact. Ce problème ne va pas disparaitre et il serait erroné et naïf de notre part de croire qu’il s’agit là de cas isolés et que tous les cas seront faciles à repérer. La vigilance s’impose.
Les antifascistes bloquent La Meute
De subMedia
Le 1er juillet, le groupe d’extrême droite La Meute avait prévu de tenir sa « plus grande et meilleure manif » à Montréal. Des antifascistes les ont encerclés et empêchés de marcher en les gardant coincés entre deux coins de rue.
Échec historique pour La Meute

De Xavier Camus
Le chef de La Meute – Sylvain « Maikan » Brouillette – avait prévu « la meilleure manif de son histoire ». Ce fut un fiasco monumental :
(1) Alors que La Meute prétend souvent avoir 60 000 membres, le chiffre exact, dans le monde réel, ressemble davantage à 150 membres… Des autobus provenaient d’aussi loin que le Saguenay. En additionnant tous leurs plus fidèles partisans, La Meute fut incapable de rassembler plus de 200 personnes, en incluant leurs alliés.es de Storm Alliance et Independance Day. Quelle honte pour M. Brouillette!

« Nous sommes le peuple », « Nous sommes la force du nombre »… 150 personnes sur 8,2 millions de Québécois.es, come on…
(2) Non seulement ça n’a pas été la plus grande marche de l’histoire de La Meute, mais ils n’ont même pas marché un seul coin de rue!
Leurs leaders annonçaient pourtant: « Le Québec prend d’assaut Montréal » et « Nous marcherons la tête haute ». À la vérité, la plupart du temps, ils sont restés assis dans l’entrée d’un parking durant près de 4 heures, pour finalement rebrousser chemin et repartir dans leurs autobus scolaires…

Que s’est-il passé? Des contre-manifestants.es se sont postés des deux côtés de la rue Saint-Antoine, de sorte que les Meutons, en nombre inférieur, n’ont jamais eu le courage de prendre la rue pour faire entendre leur voix (c’est-à-dire leur haine des immigrants.es et des musulmans.es).
Le moment le plus glorieux de Sylvain « Maikan » Brouillette fut lorsqu’il se traîna jusqu’au mur devant lui, pour frotter le bout de son drapeau contre une pancarte d’Immigration Canada. Même son propre camp n’a jamais compris ce qu’il essayait de faire :

Chose certaine, les dirigeants du groupe haineux ont reculé devant les contre-manifestants.es. Leur cellule de sécurité se cachait derrière les cordons anti-émeute, pendant que la majorité de leurs militants.es restait assis en suffoquant dans l’entrée du stationnement, à l’ombre, et réclamait de l’eau.


Les appuis de La Meute
La Storm Alliance, groupe anti-immigration, est elle aussi en déclin, n’ayant pu attrouper plus de 20 personnes. À peine trois drapeaux de la S.A. ont pu se faire voir, mais il y avait au moins leur fidèle M. Dionne, lui qui arborait une sorte de drapeau nazi à la manif de l’année dernière, à Québec :

Quant à Independance Day, on pouvait à peine en discerner une dizaine de membres, arborant leur hallucinant drapeau aux couleurs du Québec, du Canada, de la statue de la Liberté des États-Unis (?), tout en ajoutant une faute d’orthographe dans le mot anglais qui s’écrit normalement « Independence »…

Ce groupe est reconnu pour compter un ex-grand dragon du Ku Klux Klan québécois parmi ses dirigeants, soit Michel Larocque. Le réseau CTV a embarrassé le #2 de La Meute en le questionnant à cet égard :
« Roch adamantly denies that Larocque is a member of their movement.
« [He] is not a member of La Meute. La Meute is one entity, » Roch explained. « We accept groups that are not right-wing. That’s why we accept the Storm Alliance and Independence Day. »
L’excuse de Stéphane Roch est donc un peu facile, plaidant que Larocque n’est pas directement membre de son groupe. Car il omet de dire qu’il en a déjà fait partie, ayant même un tatou de La Meute sur sa main gauche :

La couverture des médias
En général, les médias ont davantage donné la parole aux porte-paroles de l’extrême-droite qu’aux antiracistes, qui étaient pourtant beaucoup plus nombreux.ses. Ces médias, tels TVA Nouvelles, ont donc eu la fâcheuse manie de rapporter leurs propos sans regard critique, allant même jusqu’à consacrer l’expression « immigration illégale » dans leurs reportages :

Les médias devraient veiller à ne pas relayer aussi aveuglément l’idéologie xénophobe. Comme l’a bien rappelé le compte-rendu de La Presse :
« La Meute et Storm Alliance dénoncent l’arrivée d’immigrants irréguliers qu’ils qualifient d’« illégaux ». Or, ce statut n’existe pas en vertu de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés. Toute personne a le droit de traverser la frontière du Canada de façon irrégulière pour demander l’asile. »
Conclusion
La Meute se retrouve à la croisée des chemins, faisant face à ses propres mensonges, ne sachant même plus pourquoi elle manifeste. Où se trouve leur soi-disant combat contre l’islam radical, alors que le mot « islam » n’a pas été prononcé une seule fois hier? (et c’est tant mieux)
Si les chefs plaident que leur marche allait faire entendre la « voix du peuple », ils refusent en fait que les membres apportent leurs propres pancartes et scandent leurs propres slogans (ça pourrait sonner trop raciste)… Brouillette appelle d’ailleurs cela des « marches silencieuses ».
La Meute ne représente pas le peuple. Elle ne représente qu’un gourou, qui ment comme il respire, du nom de Sylvain Brouillette. 60 000 membres? Plutôt environ 150…






















