Juil 152021
 

De Montréal Antifasciste

Depuis la fondation de Montréal Antifasciste, nous recevons toute sorte de messages provenant d’antifascistes qui souhaitent soutenir notre travail et/ou nous partager leurs questions, le fruit de leurs recherches ou leurs observations. Il est bien plus rare que des extrémistes de droite communiquent avec nous, si ce n’est pour nous lancer des insultes puériles.

Le 18 juin 2018, une personne nous écrivait un courriel sous le pseudonyme « Lola Parisi » à partir de l’adresse moosque1@hotmail.fr. Cette même personne nous contactait également à quelques reprises sur Messenger au mois de septembre 2018 sous le pseudonyme « Marie Dubois » :

Le message de prise de contact, intitulé « Atalante spotted » allait comme suit :

La personne derrière « Lola Parisi /Marie Dubois » s’est d’abord présenté comme étant référée par des « camarades de lutte », puis progressivement, nous avons compris que cette personne, qui se disait un ami de feu Clément Méric, était un homme, pas spécialement proche des idées progressistes et plutôt misogyne… Entre juin 2018 et juillet 2019, « Lola » nous a écrit pas moins de 45 courriels et plusieurs messages sur Messenger.

Le contenu de ces courriels, parfois très courts, parfois détaillés et accompagnés de photo,  peut se résumer ainsi : une petite partie d’informations inédites et véridiques, ne pouvant provenir que de quelqu’un ayant un accès privilégié au noyau dur d’Atalante, noyées dans un océan de désinformation. Décortiquions un peu ce contenu.

L’information :

  • Quelques renseignement, très précis et que nous avons pu vérifier, nous permettaient d’identifier des personnes à propos desquelles nous ne savions rien : Baptiste Gillistro, le français complice de Louis Fernandez lors de l’agression au LvlOp, et Giulio Zardo, un champion olympique déchu qui entraînerait la gang d’Atalante à Montréal dans son gym privé. Des courriels nous informaient également, en avance, sur des voyages prévus par des membres du groupe et sur la visite prochaine à Québec du band de black métal néonazi français (« Baise ma hache »), lequel a effectivement joué avec Légitime Violence dans un bar de Québec en juin 2019. « Lola » semblait donc au cœur du groupe, et ses explications comme quoi « elle » aurait infiltré un groupe de discussion privé d’Atalante ne nous semblaient pas très crédibles.
  • Une part importante des courriels reçus semblaient également nous inciter à identifier certaines femmes du groupe, avec une sorte de fixation malsaine sur Vivianne St-Amant, tout en insistant sur le fait que celles-ci n’étaient pas des militantes importantes, mais des fangirls, des suiveuses, les « blondes de » ou des filles faciles qui « servent à rien ». Une autre bonne raison de prendre les renseignements de « Lola » avec un sérieux grain de sel…

La désinformation :

  • Une grande part de ces courriels tentaient, à l’inverse, de nous induire en erreur sur la véritable identité de Lucie Mergnac : son vrai nom serait Chloé Fleuri ou Fleury; finalement son vrai nom serait Merignac et non pas Mergnac; celle-ci serait Belge et non pas Française; elle ne serait pas du tout impliquée dans Atalante…
  • Vers la fin de nos échanges, les demandes étaient de plus en plus insistantes pour que nous retirions le nom de Lucie de nos articles et publications.
  • L’immense majorité des messages semblait suivre la vie, les faits et les gestes de Quentin Pallavicini, en essayant d’abord de nous faire croire que Jean Brunaldo était son vrai nom, tout en décrivant la vie rêvée et mystérieuse de Quentin : ce jeune fasciste ultraviolent serait un bagarreur aguerri, proche de l’élite du fascisme européen et québécois, ayant fait fortune dans la cryptomonnaie, indépendant de fortune, propriétaire de magasins, maisons et voitures de luxe, vivant au gré des envies entre le Québec, la France et l’Italie, gagnant de nombreux procès pour agressions grâce à son avocat hot shot… toutes choses que nous savons fausses, hors de tout doute.

En effet, nous savons que Quentin n’est pas riche, qu’il loue un modeste appartement à Mirabel dans le secteur Saint-Canut (après avoir déménagé du logement qu’il occupait avec sa copine à Laval), qu’il occupe un emploi modeste et qu’il loue des voitures pour frimer. Nous savons également, par nos camarades antifascistes français et italiens, que Pallavicini n’est pas le « gros bonnet » qu’il prétend, même s’il a effectivement traîné dans l’entourage de Serge Ayoub et de Troisième Voie.

Une relecture attentive de nos échanges courriel nous a d’abord fait naître un doute. La présence de trop nombreuses incohérences, sa fixation sur le couple Quentin/Lucie, ses tentatives répétées de protéger Lucie, sa divulgation de quelques bons renseignements véridiques au milieu d’une soupe hagiographique mal écrite nous vantant la vie rêvée de Jean/Quentin, etc., nous permettent d’affirmer aujourd’hui que « Lola Parisi » était en fait nul autre que Quentin Pallavicini lui-même, membre actif d’Atalante Montréal (au moins jusqu’à l’automne 2019), et que celui-ci a trahi son organisation et vendu ses petits camarades (jusqu’à demander de l’argent en échange de ses renseignements!) aux antifascistes afin de protéger sa conjointe et lui-même. Et peut-être en même temps, pourquoi pas, faire mousser sa crédibilité douteuse auprès des boneheads d’Atalante…