La Fronde No.2
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Le territoire (lequel, du soi-disant «Canada») a connu divers actes d’insoumission face à la domination de l’État et du Capital dans les dernières années. Notamment, on a qu’à penser aux sabotages de projets pétroliers un peu partout, tels qu’à l’île d’Anticosti et les sabotages de nouvelles lignes de haute-tension. En passant aussi par les différentes résistances des Mi’kmaq contre la fracturation hydraulique ou de plusieurs nations autochtones contre les traités modernes destinés à compléter l’assimilation et le projet de génocide culturel. Et à la grève étudiante de 2015, les nombreuses attaques contre la gentrification dans les quartiers populaires ou les révoltes ayant éclaté suite à la mort de Bony Jean-Pierre dans Montréal-Nord. Considérant le contexte dans lequel on vit, c’est-à-dire la réalité montréalaise ainsi que les quelques projets de vie collective émergeant à la campagne, de la Gaspésie à Lanaudière, nous avons pour objectif de détruire l’État et la domination sous toutes ses formes. Nous avons l’intention de nous attaquer aux fondements idéologiques et culturels qui sont à la base de la reproduction du monde autoritaire, afin que celui que nous souhaitons construire prenne racine ici et maintenant. Néanmoins, une perspective multidimensionnelle à moyen-long terme a le potentiel de créer le contexte d’une lutte pouvant matérialiser ces idéaux. C’est là où nous nous trouvons. Nous voyons les limites que contiennent autant les actions sporadiques que des manifestations rituelles telles le 15 mars ou le premier mai. Seront donc exposées ici certaines réflexions dans une perspective de contribution à la guerre sociale en cours. Plusieurs actes de rupture ont lieu face à l’ordre que tente d’imposer l’État et ces chiens de garde en uniforme. La rage contre ce monde n’est pas seulement portée par les anarchistes et nous avons l’intention de tisser des relations de solidarité, de réciprocité et d’amitié avec quiconque a un cœur insoumis, peu importe sa réalité, sa couleur, son quartier ou son milieu. ...
Comme la plupart de gens, la politique canadienne ne m’intéresse pas vraiment. Ceci est vrai même pour celleux d’entre nous qui habitent le territoire contrôlé par l’Etat canadien. Surtout de ces jours, avec un clown maléfique à la tête du gouvernement américain, les yeux des gens au Canada sont plus ou moins rivés sur l’autre côté de la frontière. Aux rares moments où on pense un peu au Canada, c’est souvent juste pour faire les louanges d’un icône politique qui suscite la jalousie des progressistes du monde entier – Justin Trudeau. ...
Aujourd’hui, les Francofolies mettent de l’avant des concerts de groupes, comme IAM et Tiken Jah Fakoly, dont les origines, les textes et les prises de position mettent l’accent sur des thématiques antiracistes et pro-immigration. Nous tenons à souligner l’importance de ces thématiques et encourageons les personnes présentes aux Francofolies aujourd’hui à exprimer leur solidarité avec les luttes contre le racisme et le fascisme partout dans le monde ainsi que chez nous, au Québec. ...
Comme vous le savez, cette année c’est le 150e anniversaire du Canada. Le gouvernement prévoit dépenser 500 millions de dollars en 2017 pour organiser des cérémonies, des parades et des fêtes pour célébrer fièrement le colonialisme, l’impérialisme et le racisme qui marquent l’histoire de ce pays. Nous ne devons jamais oublier que le territoire que l’on appelle Canada a été volé par les colons européens aux autochtones qui vivaient ici depuis des millénaires, dans un désir avide de richesses naturelles pour enrichir les couronnes de France et d’Angleterre. Pourquoi devrions-nous fêter cela ? ...
Cet hiver, j’ai visité la ville de New York, où j’ai participé à une manifestation vraiment inspirante de Black Lives Matter appelée la People’s Monday March. Illes utilisaient une tactique que j’appellerai l’Invasion de Commerces, qui permet à un petit groupe de gens de faire entendre un message politique de manière à ce qu’il ne puisse être ignoré. La première moitié de l’article qui suit est tiré d’un compte-rendu que j’ai écris le jour après l’action. La seconde moitié est constituée de réflexions sur la manière dont cette tactique pourrait s’appliquer à Montréal par des anarchistes pour lutter contre la gentrification. ...
Sommaire: La police protège les fascistes Aux premières lignes de la bataille contre l’islamophobie Le 15 mars à Montréal : c’est pas la neige qui va nous empêcher, d’attaquer les policiers Vandalisme contre la gentrification à St-Henri Mutinerie au centre jeunesse de Val-Du-Lac La plus faible des têtes de l’Hydre : Enbridge, Ligne 3 L’antifascisme l’emporte à Montréal : manger une volée avec votre Joyeux Festin? 4:20 – Autant contre la légalisation que la criminalisation Une manifestation d’extrême-droite protégée par la police contre les antifascistes L’invasion de commerces : une tactique pour combattre la gentrification? 1 er Mai à Montréal : quelques réflexions critiques Coucou les bobos Toi aussi tu restes à “Montréal” cet été? Recettes pour des actions directes nocturnes Conseils pour les manifestations 11 juin : La communication est une arme Comment soumettre des communiqués de manière sécuritaire ...
De nos jours, parler de l’isolation et du silence que les prisons aspirent à imposer est une platitude. Chaque semaine, un.e de nos ami.es emprisonné.e nous dit que leur courrier est perturbé, que les téléphones dans leur unité sont « brisés », ou que nos publications sont rejetées sans possible recours. ...
11 x 17″ | PDF Partout où il n’y a pas de flic – et ils ne peuvent pas être partout en même temps – il y a des banques, des condos gentrificateurs, des bureaux gouvernementaux, des caméras de surveillance, des murs blancs, et l’infrastructure du capitalisme (les chemins de fer, les autoroutes, les oléoducs, les projets de construction, etc.). Ceuzes qui attaquent ne croient pas que l’histoire ait un seul chemin, celui écrit par les autorités, celui vers une société de plus en plus contrôlée et morte. Autour de nous, la surveillance généralisée nous montre que les autorités ont peur du potentiel de nos actions pour vivre librement. En choisissant de nous révolter contre chaque chose qui nous empêche de vivre véritablement, nous pouvons contribuer à détruire ce monde imposé tout en en créant un autre. ...
Mais où est-ce qu’on va quand on reste en ville? Dans les parcs? Sur les balcons des ami-es? Qu’est-ce qu’on fait quand on ne veut pas se résigner au métro-boulot-dodo ou au loisir des festivals de la ville ou au 375e anniversaire de la colonisation de l’île? À l’été qui passe mollement au fil des bières dans les parcs? Qu’est-ce qu’on fait du potentiel de l’été et des espaces soudainement ouverts sous le soleil et les nuits chaudes? Fini l’hivernation. J’ai envie que la vie soit un voyage même si je reste ici. J’ai envie que le camping sauvage, ça soit pas juste dans le bois ou sur la route vers la Gaspésie. Je veux d’une présence qui se creuse une place en divers lieux pour nourrir les amitiés, la créativité des relations d’entraide et nos rébellions. Être ensemble avec la ville comme terrain à occuper (tout en s’activant pour que la ville ne fête pas trop son occupation coloniale), perturber les limites imposées par les clôtures, les interdictions de flâner et les gazons bien taillés. Ne pas demander la permission et (s’)occuper des bâtisses, des ruelles, des terrains en friche. ...
Le 25 mars 2017, près de 200 personnes ont répondu à l’appel d’aller confronter des groupes d’extrême-droite qui planifiaient perturber une journée d’ateliers anti-racistes/anti-fascistes à Montréal. L’appel a été lancé après qu’un événement Facebook ait fait surface, appelant à empêcher les « ateliers terroristes ». Cet événement a été créé par la Coalition Canadienne des Citoyens Concernés (CCCC), le même groupe qui avait appelé les rallies du 4 mars dernier qui ont eu lieu à travers le Canada contre les immigrant.es. Ce jour-là, pour la première fois, le groupe fasciste La Meute a été capable de prendre les rues de Montréal. ...
Les anarchistes s’opposent à toute forme de pouvoir qui opprime. Nous aspirons à un monde basé sur l’auto-détermination et l’aide mutuelle. Alors que le monde tends vers la tyrannie, la sûreté de nos communautés sera assurée par les actions directes de ceuzes qui en font partie. Si tu êtes prêt.es à agir sans attendre des ordres, tu es l’un.e des nôtres. Les anarchistes sont de ceuzes qui regardent la réalité en face et désirent la transformer complètement : éliminer l’exploitation et la domination. Les anarchistes sont parmi les seul.es à offrir une vision claire d’une autre manière de vivre. En nous organisant dans des réseaux et des espaces communautaires à travers le monde, nous arrivons à nous assister les un.es les autres en répondant à des besoins de base et en construisant une capacité collective à nous défendre nous-mêmes. Dans les quartiers, les lieux de travail et les écoles, les anarchistes luttent contre l’embourgeoisement, contre la violence de la police, et contre l’exploitation tout en créant des infrastructures inclusives, créatives et alternatives pour la survie. À travers les biorégions, nous nous organisons pour protéger notre eau potable et la terre dont toute la vie dépend. ...