Incendie de 2 chars de luxe dans St-Henri

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Sep 082017
 


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Dans la nuit du 13 juillet, inspiré.es par les émeutes de Hambourg, nous avons brûlé 2 chars de luxe, juste à côté d’un condo de St-Henri. Dans un quartier où les gens doivent choisir entre acheter de la bouffe ou payer le loyer, ne soyez pas surpris qu’on mette le feu à vos démonstrations de privilège éhontées.

On a utilisé une méthode assez simple : des bâtonnets allume-feu demi-couvert d’une pâte allume-feu. Tout le matériel a pu être trouvé dans un magasin de camping. Nous avons enflammé l’extrémité du bâtonnet couvert de la pâte et ensuite nous l’avons placé dans le coin de la grille de la voiture, entre les deux lumières. Nous avons utilisé deux bâtonnets par véhicule. Le feu commence seulement à être visible quand le plastique ou l’huile à moteur commence à brûler, ce qui laisse assez de temps pour partir sans être remarqué. Il faut faire attention : le feu peut facilement s’étendre aux chars stationnées à côté de la cible.

La police, qui participe violemment au processus de gentrification, a tenu ces propos d’encouragement :
“[Montreal police Cmdr. Sylvain Parent] said police have increased their visibility in the neighbourhood in response to the attacks, but it’s hard to stop people who want to commit crimes. “If there’s someone who wants to do something and they see a police officer pass, they’ll wait until we pass by,” he said. “If they really want to do something, they’ll do it anyway.”

À la prochaine,
Black Masked Winners (BMW) / Anarchistes Uni.es Dans l’Insurrection (AUDI)

Comment fabriquer des cocktails molotovs

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Sep 072017
 

Soumission anonyme à MTL Counter-info
Avertissement : Ce vidéo a uniquement des visées informatives et n’encourage ni ne condamne de nulle façon toute activité illégale.
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Nous croyons qu’il est important que des connaissances liées à des tactiques de confrontation se diffusent largement pour les temps de révolte à venir.

Des tactiques confrontationnelles peuvent augmenter notre sécurité puisqu’elles permettent de faire peur à la police.

Nous devons demeurer prudent-es en jouant avec le feu, mais en étant prudent-es, les molotovs peuvent significativement augmenter notre pouvoir dans les rues.

Ingrédients:

– Bouteilles de bière vides de 500ml
– Gants
– Essence
– Huile à moteur
– Entonnoir
– Gaze ou lanières de t-shirt
– Duct-tape

Ne touchez jamais vos matériaux sans les gants pour éviter d’y laisser des empreintes.

Premièrement, remplissez à moitié les bouteilles de bière avec une mixture composée de 2/3 d’essence et de 1/3 d’huile à moteur. Ajouter de l’huile à moteur permet de nourrir un feu plus grand et qui dure plus longtemps. Laisser un espace vide dans la bouteille fait en sorte qu’elle se remplit de vapeurs d’essence, et ce qui rend les molotovs plus explosifs.

Pour la mèche (t-shirt ou gaze), faites un noeud qui pourra tenir à l’entrée de la bouteille, à 1 pouce du haut. La mèche devrait être assez longue pour toucher à l’essence. Si vous retournez la bouteille à l’envers, le noeud devrait tenir. Puisque l’essence s’évapore, utilisez du duck-tape pour rendre le goulot plus hermétique.

Pour faire des plus gros cocktails molotovs, vous pouvez utiliser une bouteille de vin avec un bouchon qui se visse, que vous n’aurez qu’à revisser. Les bouteilles de Perrier fonctionnent aussi.

Les molotovs faits avec des bouteilles de bière peuvent être transportés dans leur boîte. Scellez-les dans un sac poubelle afin de réduire l’odeur de gasolinne, et pour éviter d’y mettre des empreintes digitales.

Il est plus sécuritaire d’attendre un maximum de 30 secondes avant de lancer un molotov une fois qu’il est allumé.

Restez safe! Restez féroces!

Recettes pour des actions directes nocturnes

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Mai 242017
 

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[Lire]
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« L’action directe, c’est tout simplement disposer du problème de l’intermédiaire : résoudre les problèmes soi-même plutôt que de faire des demandes aux autorités ou se reposer sur des institutions externes. Toute action qui contourne les régulations et la représentation pour accomplir directement ses objectifs est une action directe – ça inclut tout, du blocage des aéroports à l’aide apportée aux réfugié.es pour s’échapper et être en sécurité jusqu’à l’organisation de programmes pour libérer ta communauté de sa dépendance au capitalisme. »

A Step-by-Step Guide to Direct Action: What It Is, What It’s Good for, How It Works

Nous croyons que les plus grands obstacles sont sociaux lorsqu’il s’agit de la participation à des actions directes : trouver des camarades pour construire des groupes affinitaires requiert du temps, de la patience et de la confiance (voir How to Form an Affinity Group: The Essential Building Block of Anarchist Organization). La recette présentée ici assume que vous avez déjà des gens avec qui vous pouvez préparer des coups.

Avant d’avoir fait une action directe durant la nuit, on hésitait à commencer. Il n’y avait personne pour nous enseigner les éléments de base, et on avait peur de faire des erreurs stupides qui auraient pu être facilement évitées. Pour cette raison, nous désirons partager quelques trucs logistiques qui pourraient s’avérer utiles à la réalisation de ces actions.

Avis de non-responsabilité légale : Toute information contenue dans cette publication est pour fin éducationnelle seulement, et ne condamne ni n’encourage toute activité illégale.

1. Le secret, c’est commencer

D’abord, tu as besoin de choisir la cible de ton action directe et la tactique que tu utiliseras. Pour cette recette, même si les cibles varient beaucoup, nous allons utiliser un exemple classique : éclater les fenêtres d’un commerce gentrificateur dans un quartier urbain.

Pense à ce que l’action communiquera aux gens que tu n’as jamais rencontré – des complices potentiels au citoyen le plus passif. Quelles possibilités cette communication peut-elle ouvrir? Par exemple, dans la dernière année, les nombreuses attaques contre des commerces de luxe dans Hochelaga et St-Henri ont communiqué une résistance à la gentrification, ont diffusé des signaux de désordre (voir Signals of Disorder: Sowing Anarchy in the Metropolis) qui rendent visible la lutte des anarchistes contre le contrôle social, et dans certains cas, ont contribué à la fermeture de ces commerces.

Des introductions à la « culture de sécurité » sont disponibles ailleurs (voir What is Security Culture?), alors nous nous contenterons ici de rappeler de planifier tout le nécessaire en personne, avec des gens de confiance, à l’extérieur de maisons et sans la présence de téléphones (les deux étant vulnérables à la surveillance policière).

Lorsque nous avons commencé à faire des actions nocturnes, nous avons trouvé utile de commencer par des activités moins risquées comme le graffiti ou l’affichage, ce qui nous as tout de même permis de pratiquer le même type d’habitudes de communication que celles qui seraient plus tard appliquées lors des attaques. Ça nous a aidé à mieux connaître et à nous sentir plus confortables avec nos capacités à agir dans des conditions stressantes (rencontres avec la police, fuites, etc.) et dans les relations entre nous.

2. Repérage

Faites du repérage autour de la cible à l’avance. Trouvez les routes d’arrivée et de sortie les plus sûres, priorisez les chemins avec le moins de caméra possible (des ruelles, des boisés, des pistes cyclables, des coins résidentiels). Si vous coupez un trou dans une clôture avec des pinces monseigneur, est-ce que ça ouvrira des possibilités? À travers les différents objectifs de votre rébellion, amusez-vous à subvertir les plans d’aménagement urbain conçus pour le contrôle social.

Soyez discrets. Ne pointez pas du doigt les caméras que vous voulez détruire, ne faites pas des cercles en marchant autour de la cible. Choisissez l’emplacement de ceuzes qui feront le guet (si vous pensez en avoir besoin), par exemple quelqu’un qui fume une cigarette à un arrêt d’autobus et qui n’est pas sur caméra. Comment pourront-illes communiquer avec ceuzes qui font l’action : faire des signes avec les mains, crier des noms aléatoires et subtils pour indiquer différentes situations, utiliser des walkie-talkies, des lampes de poche, des téléphones burner (voir Burner Phone Best Practices)?

Connaître les mouvements de trafic à l’heure de l’action peut aider. Y a-t-il beaucoup de piétons? Où est la station de police la plus proche, et quelles sont les rues où il y a le plus de patrouilles? Faire l’action à 3ham lors d’une nuit pluvieuse signifie qu’il y aura moins de témoins, mais aussi que moins de gens seront présents dans les rues pour vous dissimuler si la police décide de fouiller le secteur, alors parfois c’est plus intéressant d’agir vers minuit. Une fois que vous serez plus confiant.es avec les actions nocturnes, peut-être voudrez-vous expérimenter avec des actions en journée, qui sont plus visibles pour les passant.es et alors plus difficile pour les autorités à invisibiliser, comme l’auto-réduction dans un commerce à St-Henri en mai 2016. Assurez-vous de laisser passer une ou deux semaines entre le repérage de la cible et le moment de l’action puisque c’est la moyenne de temps avant que des données plus récentes n’écrasent les enregistrements des caméras de surveillance.

3. Choix fashion! (et autres préparatifs)

Portez deux couches de vêtements : une couche pour l’action incluant une capuche et un chapeau, et une différente couche en dessous pour ensuite éviter de correspondre à la description des suspects. Fondez-vous dans la faune locale : ça ne fait pas de sens d’être habillé en punk dans un quartier bourgeois, mais ça fait du sens d’être en vêtements de jogging fluo si vous êtes en train de courir sur une piste cyclable. Des vêtements amples aident à dissimuler vos caractéristiques corporelles. Un chapeau et une capuche vous gardent relativement anonymes lorsque vous approchez du point initial – la plupart des caméras point vers le bas, votre face sera donc obscurcie en majorité lorsque vous regardez vers le sol.

Vous pouvez porter un masque complet pour les quelques derniers blocs à parcourir et au cours de l’action elle-même (voir Quick Tip: How to Mask Up). Dépendamment du terrain et de l’emplacement des caméras, vous pourriez vous permettre d’attendre jusqu’à quelques instants avant l’action pour vous masquer pour éviter d’éveiller les soupçons trop tôt.

Assumez que vous serez vu.es sur caméra durant l’action. Ne soyez pas trop paranoïaques à propos des caméras aux alentours – une caméra standard de la ville a une piètre résolution dans l’obscurité, si la police va jusqu’à obtenir les vidéos avant que les enregistrements ne soit écrasés automatiquement par les données plus récentes. Chaque surface de tous les outils qui seront utilisés devrait être nettoyée soigneusement à l’avance avec de l’alcool à friction pour enlever les empreintes digitales, et des gants de coton devraient être utilisés lors de l’action (les gants de cuir et de nylon retiennent les empreintes digitales sur leurs parois intérieures). N’amenez pas votre cellulaire, ou si vous le devez, retirez la batterie puisqu’il continue à géolocaliser même lorsqu’il est éteint.

Établissez à l’avance un plan au cas où un citoyen interviendrait, ou vous suivrait dans le but d’appeler la police. Le poivre de Cayenne a fait des merveilles pour nous, mais si ça vous semble trop intense comme réponse immédiate, la plupart des gens peut être dissuadée en étant verbalement confronté par un groupe masqué.

4. L’heure des sorcières

Une fois que les guetteurs.euses sont en place et qu’illes se sont mis.es d’accord sur un signal de départ, regardez une dernière fois autour de vous, et allez-y! Pour briser les fenêtres d’un commerce gentrificateur, amenez assez de roches pour plusieurs fenêtres, visez les coins au bas des fenêtres, et assurez-vous d’avoir fini d’agir une trentaine de secondes après qu’ait éclaté le premier pan vitré. Si vous désirez aussi mettre de la colle dans les serrures, bombarder leur enseigne de peinture (voir Balles de peinture : des ampoules remplies de peinture), détruire les caméras (voir les conseils dans Camover Montreal), écrire un message en graffiti (en MAJUSCULES carrées pour cacher les particularités du style d’écriture), ou quoi que ce soit d’autre qui est relativement silencieux, faites-le avant de chahuter en brisant les fenêtres, ou planifiez qu’un.e ami.e de plus le fasse simultanément.

Débarrassez-vous de tout, incluant la couche supérieure de vêtements, le plus rapidement possible, à la première place appropriée sur votre voie de sortie – les flics ont des lumières qui révéleront les éclats de verre sur vos vêtements (ce qui est plus un problème si vous utilisez un marteau plutôt que des roches). Trouvez des cachettes créatives à l’avance pour cacher ce que vous ne voulez pas que la police trouve, mais tant qu’il n’y a pas d’empreintes digitales sur votre équipement et vos vêtements, ça ne devrait pas déranger. Les tactiques incendiaires sont l’exception à cela, puisqu’il y a plus de probabilités qu’ils fassent des analyses ADN. Dans ce cas, vous voulez ramener tout avec vous dans un sac à dos et vous assurer d’en disposer plus loin.[1. Notes sur les analyses ADN : un principe de base est de ne jamais toucher (ou contaminer autrement avec des cheveux, de la sueur, des cellules de peau, des pellicules, de la salive, etc.) toute chose qui sera laissée derrière, puisque contrairement au empreintes digitales, l’ADN ne peut être éliminé. Des gants chirurgicaux (vendus dans plusieurs pharmacies) utilisés avec des techniques stériles (apprises sur youtube) peuvent vous permettre de manipuler des matériaux sans les contaminer après qu’ils aient été sortis de leur emballage. Ceci devrait être accompagné du port d’un casque de bain ou d’un chapeau très serré pour les cheveux, d.un masque chirurgical pour prévenir les particules aériennes de salive, et d’un chandail à manches longues que vous n’avez jamais porté auparavant et dont les manches sont recouvertes aux extrémités par les gants (ou peut-être mieux encore, des combinaisons utilisées pour l’élimination des moisissures et de l’amiante). Travaillez sur une surface surélevée pour ne pas avoir à vous pencher sur les matériaux. Soyez accompagné d’une deuxième personne (qui prend les mêmes précautions) qui fera tomber les matériaux en dehors de leur emballage sur le « champ stérile » (vous pouvez utiliser un rideau de douche par exemple), afin qu’une fois stériles vous ne contaminiez pas les gants avec les emballages que vous auriez pu toucher. Pour transporter vos matériaux, scellez-les dans un sac de poubelles.]

Idéalement, même si vous êtes attrapé.es par la police alors que vous fuyez, vous n’aurez rien sur vous qu’ils pourraient utiliser pour vous lier au crime. Connaissez l’histoire qui vous amène dans le quartier, ou soyez certain.es de demeurer silencieux.ses, parce que s’ils trouvent des preuves pour contredire votre histoire, cela peut être utilisé contre vous en cours, alors que votre silence ne peut être retenu contre vous. Lorsque vous vous faites arrêter au Québec, vous n’avez à donner que trois informations à la police : votre nom, votre date de naissance, et votre adresse (ceci pourrait être différent dans d’autres endroits; il peut être utile de connaître les lois locales avant de réaliser toute action illégale).

Une fois arrêté.es, dire quoi que ce soit de plus fera plus de mal que de bien. Après avoir fourni les trois informations ci-dessus, vous pouvez répéter la phrase suivante : « Je n’ai rien de plus à dire. Je veux parler à un avocat. » (Si les choses se passent mal, allez voir How to Survive a Felony Trial: Keeping Your Head up through the Worst of It. À Montréal, contactez le collectif Outrage au Tribunal pour de l’aide avec la représentation juridique.)

Une réponse typique de la police (s’il y en a une – souvent les crimes liés au vandalisme ne sont découverts que le matin suivant) consistera tout d’abord à se rendre sur la scène du crime, peut-être à prendre le temps d’interroger des potentiels témoins pour savoir s’ils ont vu quoi que ce soit, et à ensuite conduire dans les rues autour à la recherche de potentiels suspects. Si vous sortez des environs immédiats aussi rapidement que possible, vous allez éviter tout cela. Se cacher peut être une option viable si quelque chose tourne mal et que quitter les environs comme prévu semble risqué – les cours arrière des maisons, les coins des allées de stationnement, les toits, les buissons, etc. peuvent tous être très utiles pour vous cacher en attendant de pouvoir partir.

5. Faites des beaux rêves!

Considérez utiliser un vélo pour sortir des environs rapidement – vous pouvez le barrer à une petite distance de jogging. Les vélos peuvent être déguisés en changeant de guidons et selles, en mettant du tape électrique noir sur le cadre, en retirant les caractéristiques qui permettraient de l’identifier ou en le peinturant entièrement en noir.

Il est préférable d’éviter l’utilisation de voitures si possible – une plaque d’immatriculation est beaucoup plus facile à identifier qu’un visage caché sous un capuchon sur un vélo. Mais si vous devez utiliser une voiture parce qu’il est trop difficile d’accéder au lieu autrement, soyez prudent.es. Vous pourriez vous stationner à une distance possible à faire en vélo, dans un coin qui n’est pas surveillé par caméras. Soyez habillé.es de manière totalement normale lorsque vous entrerez le véhicule. Prenez des chemins de campagne pour vous rendre et assurez-vous de bien connaître les routes. N’utilisez pas des voitures qui pourraient être déjà connues de la police, au cas où on leur aurait installé un dispositif de surveillance par GPS, et n’utilisez pas une voiture de location (c’est en partie pourquoi Roger Clement s’est fait attraper pour avoir incendié une filière de la RBC contre les Olympiques de Vancouver).

Reposez-vous bien en sachant que vous avez détruit une petite part de ce monde fucked up!

Allez voir Comment soumettre un communiqué de manière sécuritaire si vous voulez revendiquer votre action! Aussi, allez faire un tour sur la page de guides pratiques pour plus de guides sur les actions directes : le blocage de trains, la fermeture d’oléoducs, les manifs, les émeutes, et plus encore!

Solidarité avec #NODAPL : comment bloquer des chemins de fer

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Déc 232016
 

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Les trains sont l’un des principaux moyens de transport du pétrole sur l’Île Tortue. Des chemins de fer ont été bloqués physiquement de nombreuses fois pour freiner les projets d’« extraction de ressources » écocidaires.

Nous pouvons aussi bloquer les rails subtilement : il s’agit de duper le système de signalement des trains, pour lui laisser croire qu’il y a un train sur les rails. Ce truc force le trafic ferroviaire à arrêter jusqu’ à ce que le signal qui indique le passage du train soit retiré et que le blocage soit réglé. L’opération peut être effectuée en moins d’une minute et être répétée à de nombreuses reprises pour affecter la circulation de trains de manière significative. Trouver la source du blocage et régler la situation peut prendre des heures. Pendant ce temps, la circulation de trains est arrêtée.

Voici comment fonctionne le système :
Chaque rail est parcouru d’un courant de faible vélocité. Aux points de jonction d’un rail individuel, l’électricité passe grâce à des connexions créées par des fils de cuivre. Lorsqu’un train passe, une connexion électrique est formée entre les rails, ce qui signale sa présence.

Voici comment nous pouvons bloquer le signal :
La première étape est de te procurer des câbles à booster (de calibre 6 ou “6-gauge”). Pour les rendre plus difficile à trouver, tu peux les peindre en noir. La rouille sur les rails peut empêcher l’efficacité de la connexion, alors connecter directement les câbles sur les rails pourrait ne pas fonctionner. Pour éviter ce problème, tu peux trouver une section des rails où il y a deux jonctions face à face, et connecter les câbles de cuivre avec les câbles à booster. Tu peux cacher le fil avec de la neige ou des roches. La connexion va faire en sorte que les barrières des intersections entre les chemins de fer et les routes les plus proches s’abaissent.

CAMOVER MONTRÉAL

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Mai 282016
 

camfeaturedSoumission anonyme à MTL Counter-info

Dans CamOver, vous jouez un groupe d’humains confronté à une invasion de caméras dans un quartier en pleine gentrification. La lutte contre les caméras est importante, mais votre propre survie est primordiale! Pour gagner vous allez devoir nouer des alliances avec vos ami.es dans vos quartiers et détruire le plus de caméras possible. La partie se déroule tout au long de l’été. À la fin, le quartier qui totalise le plus de points remporte la partie.

Que le vandalisme commence! Rendons nos nuits d’été magiques et excitantes!

Déroulement

1. Préparation
Parlez à vos ami.es et rassemblez un petit groupe de confiance. Promenez-vous dans le quartier et repérez les cibles potentielles. Durant le repérage, prenez soin de notez, pour chaque cible, les endroits suivants : où se masquer sans être vu.es ; où se positionnent les personnes chargées de surveiller les alentours ; quelle sera la voie de sortie.

Rassemblez les items suivants :
masque, gants & vêtements non-identifiables
extincteur / marteau / corde / peinture / roches

2. Sabotage
Le soir venu, sélectionnez l’outil adéquat puis mettez-vous en route. Positionnez les guetteurs, masquez-vous à l’endroit préalablement choisi et vérifiez que personne ne vous observe. Exécutez l’acte de sabotage puis empruntez la voie de sortie le plus rapidement possible.

3. Laissez les gens savoir
Comptabilisez vos points : un point par caméra. Écrivez un court texte relatant les événements puis envoyez-le à mtlcounter-info.org. Il est possible de joindre au texte une image ou un vidéo. Si vous avez été en mesure de repartir avec une ou plusieurs caméras détruites, soyez créatif.ves : posez avec elles, dansez avec elles, faites-en des marionnettes ou une installation artistique.

Pourquoi jouer ?
• Développer des habiletés utiles dans de multiples contextes : manipuler certains outils, déterminer des trajets d’action, devenir non-identifiable, s’enfuir de la police, communiquer dans ce genre moment.
• Nourrir des complicités d’action avec des ami.es
• Transformer notre rapport à notre quartier : connaître les rues, les bâtiments, les passages, etc.
• Rendre le quartier plus sécuritaire : pour les personnes dont les activités quotidiennes sont criminalisées (vendeur.ses de drogue, travailleur.ses du sexe, etc.), pour les personnes qui pratiquent le street art, pour ceux et celles qui désirent lutter contre les systèmes de domination.

Pour la carte géographique des caméras de Montréal :
montreal.sous-surveillance.net
Pour publier les communiqués de vos actions:
mtlcounter-info.org

Idée pour l’utilisation d’une corde
• Attachez un petit objet, comme un morceau de bois, à une corde.
• Lancez la corde par-dessus le bras de la caméra.
• Saissez les deux extrémités de la corde puis tirez!

Comment remplir de peinture un extincteur ?
• Les extincteurs adéquats sont de couleur grise et ont un boulon et une valve. Ils peuvent être volés dans les blocs appartement et les restaurants.
• Vider l’extincteur en appuyant sur la gachette, puis retirer la partie supérieure en dévissant le boulon. Verser un mix de peinture de latex et d’eau, à un ratio de 1:1.
• Replacez la partie supérieure et pressurisez l’extincteur avec une pompe à velo ou un pressuriseur jusqu’à 100 PSI.
• Utiliser des gants pour manipuler l’extincteur pour éviter d’y laisser des empreintes digitales.
• Il est suggéré de porter un imperméable à jeter pour éviter les éclaboussures sur les vêtements.

camovermtlfr
11 x 17″ | PDF

36″ de largeur pour un imprimante d’architecture | PDF

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Pour rester plus en sécurité

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Avr 082016
 

Pour la prochaine fois… Pour rester plus en sécurité

Pourquoi porter un masque? Ça nous permet d’agir sans être immédiatement reconnu-es. Ce n’est pas suffisant de couvrir la moitié de notre visage. Même si nous réussissons à nous enfuir de la police, elle pourrait utiliser des photos ou des vidéos de nous plus tard pour nous incriminer. Il vaut mieux couvrir nos cheveux, notre visage, nos bras, nos tattoos et nos mains. Les meilleurs gants sont ceux en coton puisqu’ils ne transmettent pas les empreintes digitales contrairement aux gants en plastique ou avec du ‘grip’. Assurons-nous qu’il n’y ait pas de marque qui permette d’identifier nos vêtements, nos souliers ou nos sacs-à-dos; et c’est nice d’avoir des vêtements pour se changer après s’être démasqué-es. Si on amène des outils avec nous dans la manif, on doit les frotter avec de l’alcool pour effacer les empreintes digitales. C’est normal de se vanter et de raconter nos histoires, mais elles sont faciles à utiliser contre nous. On ne devrait pas poster sur Facebook quoi que ce soit qu’on ne montrerait pas à un flic. C’est la même chose pour Twitter, Instagram, Tumblr. Rappelons-nous que la police va lire nos textos et la liste des dernières personnes que nous avons appelées lorsqu’ils vont nous arrêter. Si on est arrêté-es, on peut invoquer notre droit de rester absolument silencieux-se; la seule chose qu’on doit dire c’est notre nom, notre adresse, notre date de naissance, rien de plus.

securite8.5 x 11″ | PDF

Juil 012012
 

Le pdf page par page

Sommaire:

  • La formation de bandes : Une tactique dans le but d’accroître nos forces et notre autonomie
  • Occupation: un guide Do-It-Yourself
  • Les universités comme espaces de subversion
  • Culture de la sécurité
  • Conseils pour les manifestations
  • Pourquoi porter un masque?
  • Les bombes de peinture
  • Lectures supplémentaires

Si vous désirez des copies papier :

  • L’Insoumise, 2033 St-Laurent
  • La Belle Epoque, 1984 rue Wellington
  • QPIRG Concordia, 1500 de Maisonneuve O., suite 204
  • QPIRG McGill, 3647 University

Les bombes de peinture : des ampoules remplies de peinture

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Mai 242012
 

De Blocage, Occupation, Grève sauvage

D’abord, enfilez vos gants en tissus. Cela permet de ne pas laisser d’empreintes sur les bombes de peinture. Vous devriez travailler sur une surface molle (comme par exemple une serviette pliée) pour protéger votre ampoule.

1. Premièrement, utilisez des pinces coupantes pour couper la base métallique de l’ampoule. Vous pouvez soit couper deux fentes verticales dans cette base et l’enlever ensuite, ou simplement découper autour de la base.

2. Ensuite, retirez le tube de verre et le filament qui se trouvent à l’intérieur de l’ampoule. S’ils ne sont pas déjà détachés dans le processus du découpage de la base, tentez de les faire sortir délicatement avec un tournevis.

3. Remplissez l’ampoule avec de la peinture (utilisez un entonnoir ou une bouteille de savon à vaisselle et ajoutez un peu d’eau si la peinture est trop épaisse), bouchez le trou avec du papier, de l’argile ou autre et scellez le tout avec du ruban électrique ou de la cire fondue. Un mélange de peinture intérieure et de peinture extérieure est beaucoup plus difficile à enlever.

4. Essuyez l’ampoule avec de l’alcool à friction pour enlever les empreintes.

Conseils pour les manifestations

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Mai 242012
 

De Blocage, Occupation, Grève sauvage

Lorsque les gens participent aux manifs avec leur bandes, il peut s’avérer parfois logique qu’elle agissent ensemble en formant un contingent ou un bloc. La forme choisie devant s’adapter au contexte. Voici un recueil de conseils qui pourraient vous êtres utiles pour agir dans les manifestations – certains sont applicables en général et d’autres sont plus spécifiques à la tactique du bloc.

La façon dont se déplace une manifestation peut en déterminer le résultat. Bien qu’il existe des situations dans lesquelles se déplacer rapidement puisse être stratégique, partir à la course en panique est la pire des choses à faire. La police tente souvent de disperser les manifestations qui brassent. Cela dit, il est crucial d’être apte à défendre notre position, à ne pas céder à la panique et à riposter aux attaques des flics.

Les manifs qui se déplacent en zigzag – de bas en haut le long de différentes rues en changeant souvent de direction de manière imprévisible (mais stratégique) – permettent plus facilement d’échapper à la police lors des manifestations spontanées. La police a aussi plus de difficulté à contrôler une manifestation lorsqu’elle marche à contre-sens du trafic dans des rues à sens unique.

Il est important de porter attention à ce qui ce passe autour de vous. Restez conscient.es de votre environnement. Remarquez le positionnement des cordons policiers et la manière dont ils agissent. L’encerclement est une autre tactique utilisée par les flics pour faire des arrestations de masse en contenant une manifestation de tous les côtés, ou bien dans une rue entre les intersections, ou à une intersection. C’est pourquoi, si une manifestation est assez grosse, il est toujours important de tenter qu’elle tienne deux intersections à la fois pour garder ouverte une route alternative.

On a besoin de développer des structures pour communiquer rapidement entre nous. Des messages et des plans peuvent être diffusés rapidement si on les fait circuler à travers les différentes bandes présentes.

Ne prenez jamais de photos de quoi que ce soit pouvant être incriminant. Si vous mettez des photos sur internet, brouillez les visages – la police utilise couramment les images en ligne comme preuve. Les pancartes, les bannières et la peinture en aérosol peuvent être utilisée pour bloquer les caméras hostiles.

Ne venez pas dans une manif en tant qu’observateur.trice passif.ve, en espérant que les autres auront un plan. Soyez prêt.e à participer activement et ayez vos propres objectifs et plans.

La tactique du bloc a pour but d’empêcher l’identification d’un individu au sein d’une masse anonyme, en essayant que tous.tes soient aussi semblables les un.es aux autres que possible. Pour agir dans la rue, il n’est pas nécessaire de se constituer en bloc – les gens peuvent aussi s’organiser en contingents ou agir individuellement – mais ils peuvent contribuer à la sécurité de chacun. Si seulement certaines personnes dans un bloc prennent ces précautions, les flics peuvent plus facilement cibler les personnes et les groupes ; ce qui est dangereux à la fois pour ceux et celles qui agissent au sein du bloc et pour ceux et celles qui n’agissent pas. Ceux et celles qui font l’effort de rester anonyme peuvent attirer plus l’attention de la police ; ceux et celles qui ne le font pas peuvent être plus facilement identifié.es, ce qui fait d’eux et elles des cibles faciles. Aucune de ces situations n’est désirable.

Si vous comptez porter un masque, portez-le à tous les moments appropriés. Si une caméra ou un témoin vous voient sans masque, vous pouvez être facilement identifié par la suite même avec votre masque. Ne vous contentez pas seulement de couvrir votre visage. Les bandanas sont populaires et pratiques, mais ne cachent pas assez. Couvrez votre tête complètement pour éviter que vos cheveux soient visibles – surtout s’ils sont distinctifs. Dans un bloc, vous pouvez vous couvrir en portant un masque de ski ou bien faire un masque à partir d’un t-shirt – étirez le trou du cou autour de vos yeux et attachez les manches derrière votre tête, le reste du t-shirt couvre votre tête et vos épaules.

Soyez extrêmement vigilant.e à savoir où et quand vous mettez ou enlevez votre masque et changez de vêtements; il ne devrait pas y avoir de caméras ni de témoins hostiles. Si possible, explorez les lieux à l’avance pour trouver des espaces appropriés pour vous changer. Rappelez-vous que la police est particulièrement susceptible de cibler les individus masqués qui ne sont pas dans une foule de gens habillés de façon similaire.

Portez différentes tenues, en couches l’une sous l’autre. Idéalement, vous devriez avoir une tenue pour vous rendre sur les lieux de l’action sans attirer l’attention, une tenue anonyme pour l’action elle-même, puis une autre tenue en dessous afin d’avoir l’air d’un.e bon.ne citoyen.ne lorsque vous quittez la zone.

Ne marchez pas avec un bloc en portant vos vêtements de tous les jours, surtout ils vous distinguent. Les flics sont peut-être stupides, mais ils et elles sont probablement capables de trouver des correspondances entre la photo de la personne masquée avec un pantalon violet à pois et la photo de cette même personne dans la même tenue, avec le masque en moins, même si les photos n’ont pas été prises le même jour.

Les sacs à dos et les souliers sont aussi utilisés pour identifier les personnes dans les manifestations. Plutôt que d’utiliser les mêmes que ceux que vous portez au quotidien, utilisez-en d’autres. Envisagez de couvrir vos chaussures avec de grands bas si cela est approprié.

Dissimulez ou enlevez quoi que ce soit pouvant vous identifier : patch, perçage, tattoo.

Si c’est possible, couvrez-vous les yeux avec des lunettes pour vous protéger du gaz poivré ou du gaz lacrymogène. Si vous portez des lunettes, portez-en qui ne vous distinguent pas trop. Les verres de contact ne sont pas recommandés dans les situations où vous pourriez être en contact avec des armes chimiques. Si en hiver, vos lunettes s’embuent quand vous portez un masque, vous pouvez porter des verres de contact, mais garder vos lunettes à portée de main.

Attention à ne pas laisser d’empreintes digitales. Portez des gants en tissu – le cuir et le latex peuvent retenir les empreintes digitales et peuvent même les transmettre sur les objets que vous touchez. Nettoyez vos outils et autres objets avec de l’alcool à friction à l’avance, afin d’éliminer les empreintes. On ne sait jamais ce qui pourrait se perdre dans le chaos.

Les bannières sur les côtés et à l’avant d’un bloc peuvent servir à entraver la surveillance et peuvent aussi aider à empêcher la police de nous capturer.

Les pancartes et les drapeaux en bois lourd peuvent être utilisés pour l’auto-défense dans les moments critiques (ces bâtons sont plus longs que les matraques!). Les barricades, les feux d’artifice, les bombes de peinture, les extincteurs, les roches et d’autres moyens créatifs peuvent garder les ennemis à distance.

Connaître le terrain peut être très important.

• Où sont les matériaux pour barricader, les cibles pour des actions et les cachettes où vous pourriez ranger des outils à récupérer lors de la manifestation?

• Où se trouvent les ruelles, les cours arrières, les cachettes, les zones où il y a beaucoup de gens, les caméras et les transports en commun pour la dispersion?

Méfiez-vous, tout ceci ne devrait pas vous donner un faux sentiment de sécurité. Soyez prudent. Évaluez honnêtement votre relation au risque. Assurez vous de connaître les gens avec qui vous vous organisez et que vous leur faites confiance, surtout s’il s’agit d’activités à haut risque. Pratiquez la culture de la sécurité en tout temps. Connaissez vos droits et faites les valoir quand vous interagissez avec la police. Cela n’améliorera pas nécessairement la situation, mais ne pas le faire ne peut que l’empirer.