Montréal Contre-information
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Août 212013
 

Depuis leurs médias (via SabotageMedia) nous apprenons que, dans la nuit du 7 août dernier, la mascotte de Zone HoMa – un événement culturel yuppie qui s’inscrit dans la gentrification du quartier Hochelaga – a été vandalisée avec de la peinture rouge et “culture de bourge” y a aussi été inscrit.

Mai 212013
 

Pendant que la manifestation anticapitaliste annuelle battait son plein, mercredi soir, dans le Vieux-Montréal, des vandales s’en sont donné à coeur joie dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal.

Dans un premier temps, vers 18h30, des suspects ont tenté d’incendier le commerce de location d’autos et de camions Jean Légaré, situé au 3035, rue Hochelaga.

La police confirme qu’au moins un engin incendiaire a été projeté contre l’une des vitrines du bâtiment, qui ne s’est toutefois pas fracassée.

Aucun suspect n’a été arrêté en lien avec cet événement.

Quelques heures plus tard, en fin de soirée, des suspects ont vandalisé la façade de plusieurs condos et commerces de la place Valois avec de la peinture jaune.

Située à l’angle des rues Valois et Ontario, la place Valois a été inaugurée en 2007 et comprend des commerces au rez-de-chaussée, des habitations aux étages supérieurs et une vaste place publique.

Des commerçants du secteur sont d’avis que ces actes disgracieux sont directement liés à la manifestation anticapitaliste qui a eu lieu quelques heures plus tôt dans la métropole.

«On le sait, les immeubles à condos sont souvent ciblés et certains commerces de la place Valois offrent des produits un peu plus dispendieux, luxueux, a dit une commerçante. Il y en a qui voient l’endroit [la place Valois] comme un symbole capitaliste dans le secteur.»

Des témoins ont affirmé avoir vu trois suspects prendre la fuite en courant après avoir tapissé les murs de peinture.

Là encore, aucune arrestation n’a été effectuée par les policiers.

Leur presse – Journal de Montréal (Maxime Deland/Agence QMI), 02/05/2013 à 21h11

Avr 272013
 

depuis anarchistnews

Pendant la semaine passée, plusieurs d’entre nous ont décidé de s’organiser et de passer à l’attaque.

Parce que le capitalisme est totalitaire.

Parce que les institutions financières, les caisses Desjardins comprises, sont agents et protagonistes de cette domination. Parce qu’elles sont responsables des crises financières, mais en ressortent toujours gagnantes. Parce que la condition de leur existence, c’est la négation de la nôtre.

Parce que les politiciens et politiciennes, peu importe le parti, sont aussi agents de ce système, ils et elles acceptent les regles d’un jeu dont nous sommes les perdants. Parce qu’ils et elles embrassent aveuglément l’idéologie hégémonique du déficit zéro, de la réduction de la taille de l’État, de la croissance et du profit à tout prix.

Parce que les banques sont les piliers sur lesquels reposent cet édifice qui nous réifie, nous échange, nous marchandise.

Nous avons attaqué et vandalisé quatre succursales de diverses banques avec des pavés, de la peinture, des marteaux dans les quartiers Plateau-Mt-Royal et Hochelaga. Nous avons aussi vandalisé les guichets automatiques.

Nous savons que ce ne sont que les symboles de cette domination auxquels nous nous attaquons. Mais le conflit est quotidienne, quand il faut payer pour manger, pour s’instruire. Quand le proprio vient chercher le loyer, quand le huissier frappe à la porte.

Solidarité avec les résistants du Grand Jury du nord-ouest des USA qui, malgré les risques d’emprisonnement, refusent de se plier aux demandes de l’État et du Capital.

-des anarchistes

Avr 272013
 

Depuis SabotageMedia

Cette année dans le cadre du Jour de la Terre Inc, un appel à un contingent anticapitaliste pendant la marche du 21 avril est venu gâcher le rituel d’autoflagellation et de greenwash.

Un an presque jour-pour-jour après l’émeute sauvage du Salon du Plan Nord – pour plusieurs le moment décisif où la grève étudiante transcenda son identité réductrice et pris la forme d’un soulèvement contre l’autorité – c’était inspirant de revoir les drapeaux verts et noirs dans la rue, portés par une foule d’une centaine de personnes bruyantes et pleines d’énergie, contrastant intensément avec les milliers d’autres dans cette Marche pour la Terre Inc qui ressemblait plutôt à une procession funèbre de ceux déjà prêts à l’enterrer. Par ce même contraste c’était assez clair où dans toute cette foule reposait le vrai désir d’affronter l’immensité de la tâche de libérer cette planète de sa destruction.

La marche comme tel a duré une quarantaine de minutes. La foule du contingent anticapitaliste apportait une présence anticoloniale et anarchiste par ses slogans et ses bannières. En fait, le contingent semblait être le seul endroit dans la foule où on criait des slogans… en fin de compte, qui apportait une présence quelconque. C’était aussi le seul endroit qui fut flanqué par les flics.


« sables bitumineux, Anticosti, Plan Nord, loi Omnibus /
les vrais casseurs sont au gouvernement »
Lorsque la tête de la marche arriva à son point d’arrivée, la Place du KKKanada, une grande bannière de quatre mètres, verte et noire, où il était inscrit « L’économie VERTE est une ARNAQUE / TUONS le CAPITALISME avant qu’il nous tue » fut hissé entre deux arbres, en pleine face de l’événement de fin de marche où allait se donner des monologues vides de réformistes-collabos et capitalistes verts comme Steven Guilbault et Laure Waridel.

Au début, la marche entrait dans le parc, bien ordonné et puis arriva le contingent anticapitaliste qui s’est dirigé vers la grande bannière verte et noire en gueulant « le capital détruit la Terre, guerre au capital! » tout en continuant de bloquer le boulevard René-Lévesque. Quelques autos sont restées coincées et des flics en vélo sont venus s’interposer pour qu’on laisse passer les deux-trois autos. Ils se sont vite éloignés ensuite, la foule leur gueulant après, et sont restés tranquilles sur le trottoir à regarder, postés à quelques mètres de là.

Le fait que certain.e.s ont tenu la rue fit en sorte que peu-à-peu le reste de la foule se mit à déborder du périmètre tracé par le service d’ordre, les passant.e.s et participant.e.s de la marche se mirent à leur tour à occuper de facto la rue, y marchant librement pour se déplacer entre l’événement de monologues de réfos et la foule intrigante entourant la bannière verte et noire avec qui on venait jaser, étant donné aussi qu’il n’y avait pas là les hauts-parleurs crachant du reggeaton entre monologues vides.

« non à la C-45 / quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas »

Vers 16h il y avait déjà une grosse foule réunie dans la partie du parc derrière la bannière aux couleurs écoanarchiste. Des certain.e.s se sont dirigé.e.s vers la rue commerciale Ste-Catherine bloquant la circulation pendant un moment au coin Metcalfe, en plein centre-d’achat à ciel ouvert. La foule s’est mis à grossir et à marcher sur Ste-Catherine, scandant entre autres « le peuple Innu jamais ne sera vaincu! », s’arrêtant pour occuper les intersections pendant que d’autres continuait d’affluer. Des médias ont rapporté qu’une centaine d’anarchistes/anticapitalistes avaient bloqué la circulation, mais en réalité ce furent quelques centaines de personnes qui emboîtèrent le pas. Une manifestation spontanée, sans itinéraire, donc illégale, défiant ainsi avec succès le règlement P6 qui a été appliqué à la lettre ces derniers mois à Montréal.

photos de bannières par Média Recherche Action (voir aussi leur entrevue avec quelques participant.e.s du contingent)

Voici un tract qui fut distribué massivement pendant la journée :

Parce que la paix sociale tue 200 espèces par jour

Nous sommes en 2013. 97 % des forêts ont été coupées; 98 % des prairies naturelles ont été labourées ou asphaltées; 90 % des grands poissons sont disparus à jamais. Nous, les habitants des pays « développés » consommons en permanence plus de 10 000 watts d’énergie, soit autant qu’une baleine bleue, 30 fois plus qu’un agriculteur de subsistance et 40 fois plus qu’un chasseur-cueilleur. Nous allons allègrement vers un réchauffement de 2 à 5oC avant la fin du siècle et on nous demande de continuer comme si de rien n’était. On nous berce d’illusions avec de belles paroles sur les « énergies propres », l’« économie verte » et le « développement durable ». Faute de mieux, on rêve à des technologies chimériques et à toute sorte de délires citoyennistes.

Nous ne marchons pas pour demander d’être consultés sur une multitude de projets détestables. Nous marchons plutôt pour nous opposer à ces projets et à ceux qui en profitent. Nous marchons aussi pour trouver des alliés sincères dans leur volonté de défendre le vivant. Nous marchons aujourd’hui même si nous avons honte des discours creux et horreur de la récupération de cette journée par des entreprises avec des tendances pour l’écoblanchiment. Nous marchons à vos côtés parce que nous croyons que vous en avez aussi marre des parades, de faire semblant.

Nous ne sommes pas ici pour réclamer une « juste part » de l’exploitation des « ressources naturelles ». Nous n’avons rien à faire d’un « bien commun » qui monnaye sa complicité dans l’écocide en cours. Nous savons, comme vous, que ce qui est aujourd’hui qualifié de « ressource » est depuis toujours l’habitat de quelqu’un-e, d’animaux et d’une multitude d’autres êtres vivants. Nous savons aussi que ce qu’on nomme « développement » n’est qu’une pulsion pathologique. Nous savons qu’il faut rompre avec une telle logique parce qu’elle est suicidaire. La Terre ne nous appartient pas.

L’écocide est en cours. Il y a cet horrible Plan Nord rebaptisé « Nord pour tous » avec ses allures de « bar open », ces projets de barrages petits et grands (ex. La Romaine, Val-Jalbert), ces forages, ces coupes à blanc, ces ponts, ces routes et ces oléoducs qu’il faut arrêter. On parle de faire passer un pipeline de 850 000 barils/jour de pétrole brut synthétique le long de la vallée du Saint-Laurent. Il n’est pas question, ici, de demander d’être consulté, compensé ou de recevoir quelques garanties. Il est nécessaire de tout mettre en œuvre pour arrêter ce monstre! La question n’est pas de savoir si un désastre risque d’arriver chez nous: cet oléoduc est l’une des artères qui permettront d’alimenter le cœur du désastre que constituent les sables bitumineux. Cette destruction d’habitat sans précédent, cette pollution de l’eau, de l’air et des sols, et ces émissions de CO2 nous ordonnent d’agir si nous ne voulons pas en être les complices. Le moindre mal n’est pas une option.

Contrairement aux discours officiels, nous n’avons aucune solution toute faite à vous proposer. Nous nous contentons de vous inviter à élaborer vos propres plans en vous assurant que d’autres ailleurs s’affairent déjà à la tâche de construire une culture de résistance et de transgression. Fini les compromis! Arrêtez de chercher l’opinion publique et faites ce que vous avez réellement envie de faire pour défendre le vivant,

Tuons le capitalisme avant qu’il nous tue!

Avr 102013
 

Depuis Anarchistnews

Durant le mois de mars, une affiche a été posée sur la route 167 au début de la phase A du projet de développement qui conduira au Projet Renard et à la mine de diamant de Stornoway. L’affiche indiquait «Attention, mine anti-personnelle sur les prochains 10 km».

Dans la même nuit, le bureau de SOQUEM à Chibougamau à été vandalisé. La façade avant du building à été complétement recouverte de peinture (à l’aide d’un extincteur), incluant les caméras. Une vitrine a été fracassé à l’aide d’un marteau et un graffiti disant «Fuck le Plan Nord» a été ecrit.

SOQUEM est l’un des plus actif partenaire du Projet Renard. SOQUEM et ses partenaires consacrent actuellement plus de 10 M$ en travaux d’exploration au Québec.

Fuck le Plan Nord et toutes les compagnies minières!

Continuons les attaques!

– des anarchistes

Mar 212013
 

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Par ces lignes, nous désirons ouvrir des voies de communication et une perspective critique sur les pratiques des anarchistes dans les rues de Montréal, au niveau tactique. Nous voyons continuellement les mêmes erreurs commises dans les manifs et nous pensons qu’elles sont imputables au fait que la réflexion sur ces sujets dépasse rarement les limites des groupes affinitaires. Nous pensons que la quantité limitée d’information nouvelle que la police pourrait apprendre de ces réflexions générales est largement dépassée par les possibilités qui s’offriront à nous dès que nous serons plus aptes à agir en tant que force collective dans la rue. Nous espérons que d’autres se sentiront interpellés par ces réflexions et participeront à les approfondir à l’intérieur de nos réseaux, que ce soit sous la forme de textes anonymes ou dans leurs discussions avec leurs camarades. Voici donc quelques réflexions qui proviennent de trois groupes affininitaires. Leur valeur ne se révèlera qu’à travers la discussion critique et l’application pratique.

La lutte dans les rues de Montréal semble à un point tournant. Durant la dernière année, plusieurs personnes ont appris à contrôler leur peur de la police, et ceci se traduit par une plus grande combativité dans les manifs. D’un autre côté, notre capacité à confronter les forces de l’ordre a progressé moins rapidement, de telle sorte que notre enthousiasme dépasse souvent nos capacités matérielles. Avec une meilleure organisation, les camarades qui partagent des affinités seraient mieux en mesure de clarifier leurs intentions et leurs buts, de fomenter des plans, de partager des connaissances et des outils nécessaires à la confrontation. La police réfléchit continuellement aux techniques de contrôle de foule et s’adapte aux conjonctures changeantes, et nous nous devons de leur répondre avec des développements tactiques de notre crû.

Dans une manif «typique» à Montréal, nous retrouvons des gens masqués éparpillés dans la foule – parfois en groupes, parfois seuls, parfois simplement marchant avec des ami.e.s qui ne sont pas masqué.e.s – qui ne tentent que rarement de communiquer entre eux ou de se tenir proche d’autres groupes. Ceux vêtus de noir sont peut-être désignés comme le «black bloc», mais ce n’est pas un bloc. Un bloc s’efforce consciemment de rester groupé et dense afin de se couvrir les uns les autres et travailler collectivement dans l’anonymat pour réaliser des buts communs.

Nous attribuons l’attitude de se masquer sans intention précise à une fétichisation de la tactique du black bloc, dont l’esthétique est célébré par et pour elle-même. La paranoïa ou le malaise social peuvent également être des barrières à la communication avec des camarades inconnu.e.s avec pour conséquence que les gens ou les petits groupes restent isolés. Nous devons briser ces barrières de communication si nous voulons aiguiser nos tactiques, pour profiter rapidement des opportunités qui s’offrent à nous et réagir avec force. Trop souvent, quelques roches sont lancées dans un geste symbolique avant une dispersion que la foule n’est pas préparée à repousser.

L’objectif poursuivi dans la confrontation avec les flics doit être réfléchie continuellement et est sujet à débat; pour nous, il s’agit de libérer l’espace du contrôle policier, ce que nous voyons comme une prémisse pour que quoi que ce soit d’intéressant puisse se produire par la suite. Fracasser une vitrine de banque rituellement et sans se doter de la capacité de repousser la police va souvent, et de façon prévisible, mener la manif à être attaquée puis dispersée. Une telle attaque isolée contribue peu à construire notre rapport de force dans la rue et notre capacité à soutenir la lutte, à prendre et à défendre l’espace. Nos attaques devraient être menées d’une façon qui collabore avec la manifestation plutôt que d’utiliser celle-ci comme couverture sans égards – ou sans possibilité de répondre – aux conséquences. Nous devons plutôt concentrer nos forces sur la police, cherchant à les faire fuir et à briser leur contrôle sur la foule. Une fois cet objectif atteint, nous pourrons détruire toute la propriété capitaliste que nous voulons et ce sans laisser le reste de la manif subir la répression policière amenée par nos trop brèves actions.

Conseils anonymes et spontané.
Reflexions sur la communication informelle en manif.

Des voies de communication devraient être ouvertes à l’intérieur de la section de la manif qui se veut confrontationnelle. Une forme que cela peut revêtre est une «consultation» informelle et spontanée. Une personne de chaque groupe pourrait se réunir pour parler de stratégies générales et de plans dont ils ressentent la nécessité de partager. Ces discussions pourraient reprendre à n’importe quel moment crucial durant la manif pour prendre plus de décisions collectives, influençant le comportement de tous ceux qui veulent se battre.

Un exemple de cette tactique réalisée avec beaucoup de succès s’est produit pendant le G20 à Toronto. Le bloc – qui fonctionnait comme un bloc bien organisé – a tenu ce genre de meeting à un moment crucial après avoir essayé de se diriger vers le sud, en direction du périmètre sécurisé du G20 et s’être fait repousser à coup de matraques. Les discussions ont contribué à ce que le bloc sprint vers l’est, s’éloignant du périmètre et vers le centre-ville, déjouant ainsi la police et menant à une heure d’émeute, de destruction de propriété et deux voitures de police brûlées.

Ceci n’est qu’un exemple de comment faire pour améliorer nos communications dans un bloc bien organisé. Ce n’est pas une panacée, car difficile à mettre en œuvre. Souvent, encourager les camarades en criant des slogans («vers le centre-ville!», «on reste groupé!», etc.) servira très bien. Mais si nous désirons mieux nous coordonner, il nous faudra réfléchir sur des moyens de communication plus efficaces.

Faire face à la Brigade Urbaine

Une des adaptations les plus notoires dans la stratégie de contrôle de foule du SPVM durant la dernière année est le positionnement de policiers sur le flanc de la portion de la foule qu’ils jugent la plus encline à «causer des troubles». Au moins seize policiers sans bouclier marchent sur les trottoirs avec au moins un «tireur» équipé d’un fusil à balle de caoutchouc, généralement au milieu de la ligne. Durant la manif du 1er Mai 2012, alors qu’ils ne bordaient que le flanc droit de la manif, nous avons vu le bloc ne pas avoir assez de confiance et d’organisation pour les attaquer. Le résultat a été qu’au moment de leur choix, les policiers ont coupé dans la manif et ont pu faire des arrestations avant de battre en retraite sur Ste-Catherine. La Brigade Urbaine va toujours agir à une intersection de telle façon qu’ils pourront se retirer dans une rue qui n’est pas occupée par la manifestation. Ils vont ensuite garder la foule à distance avec des balles de caoutchouc le temps qu’ils complètent leur arrestations. Un nouvel ajout à ce dispositif sont les chevaux, trois accompagnant chacune des deux brigades, qui jouent un double rôle: créer un climat de peur et être en hauteur pour identifier des cibles pour des arrestations éventuelles.

Durant la première manif contre le Sommet de l’éducation supérieure, le 25 février 2013, après des mois où la tactique de la Brigade Urbaine réussissait à contrôler les manifestants, la foule a eu l’intelligence collective de prendre les trottoirs derrière l’unité de la Brigade à gauche de la foule, essayant de la faire sortir de la manif. Si nous réussissons à occuper le trottoir derrière la Brigade Urbaine, cette tactique, qui a connu énormément de succès à nous contrôler, sera grandement compromise. Ceux qui, à cette occasion, ont pris le trottoir n’étaient pas équipés pour le combat rapproché qui suit cette prise de l’espace (mis à part quelques ampoules de peintures), et donc la police a pu résister à notre tentative de les faire fuire. Il leur aura quand même fallu faire appel à la brigade qui était de l’autre côté de la rue pour briser cet encerclement. Un coin de rue plus loin le Groupe d’Intervention (GI) avec bouclier attendaient la foule et ont balancé au moins deux bombes assourdissantes.

S’il y avait eu un bloc dense avec différents groupes en communications entre eux, protégé par des bannières renforcées à l’avant et sur les côtés et défendu par des longs pôles de drapeaux, cette confrontation aurait pu se terminer autrement. Bien sûr, dès que nous aurons libérer nos flancs, les GI avec bouclier vont entrer en action, mais nous nous serons fait moins vulnérables et plus en mesure de confronter les autres forces de police (incluant les undercovers). Cela dit, dès que l’émeute est en cours et que la police tente de nous disperser, il fait beaucoup de sens pour des groupes de 10-20 personnes à l’intérieur de portions de la manif de continuer à foutre le bordel, rendant la situation encore plus incontrôlable pour les flics.

Ceci nous ramène à la question du matériel amené et utilisé pendant les manifs. Nous avons vu dernièrement des camarades s’organiser et amener des bannières de côtés qui nuisent grandement à la capacité de la Brigade Urbaine à agir. Cette pratique devrait devenir systématique. La réponse des flics fût de mettre la cavalerie sur le trottoir. Nous devons réfléchir à des moyens de nous en débarrasser. Le mieux nous seront équipés pour faire face à la Brigade Urbaine, le moins de danger elle représentera. Un groupe de 10 personnes avec des drapeaux appuyé par des jets de pavés serait suffisant pour faire reculer la Brigade Urbaine, mais pas le Groupe d’Intervention avec les boucliers.

Derrière les barricades

La construction de barricades et la défense de lieux occupés comme des squares, des parcs, ou de larges intersections n’a presque jamais été tenté durant la dernière année, malgré toutes les opportunités que nous avons eu. Nous devrions expérimenter l’occupation de l’espace de d’autres façon que la longue procession des manifs traditionnelles, qui peut être relativement facile à couper par la police (couper la manif en deux est même la première étape du processus de dispersion opéré par le SPVM). Par exemple, si un square est rempli de manifestants qui ne sont pas prêt.e.s à abandonner leurs camarades et que les points d’entrée principaux sont barricadés, les flics peuvent être repoussés pendant des heures. Derrière les barricades se trouve la possibilité de renoncer à la fragilité et l’aspect «hit-and-run» usuels de nos attaques et nous ouvre le temps et l’espace pour la rébellion, que nous élaborerons avec joie. Nous pouvons constater que ces leçons ont été apprises et sont appliquées dans les émeutes à Athènes, Barcelone, etc.

Par barricades, nous entendons tout objets qui peuvent substantiellement nuirent aux mouvements de la police, comme des dumpsters renversés ou des voitures que nous pouvons pivoter en soulevant le derrière (qui est plus léger que l’avant). Les panneaux de signalisation et les cônes oranges qui sont fréquemment renversés nous nuisent plus qu’ils ne gênent les mouvements des flics. Ils peuvent même se révéler dangereux pour un camarade inattentif.

Si des barricades peuvent être faites rapidement quand le moment se présente et que nous occupons un espace opportun (par exemple, un lieu sans trop de points d’entrée, avec des sites de construction à proximité qui peuvent être pillés, avec un nombre important de roches ou de pavés que nous pouvons accumuler, un parking qui nous offre une bonne couverture comme au Plan Nord le 20 avril 2012), nous pouvons les tenir et nous battre de derrière elles, repoussant les charges qui ont ultimement dispersé toutes les manifs jusqu’à présent.

Retournons à l’exemple du 1er Mai dernier, au coin de University et Ste-Catherine après que la Brigade Urbaine eut été repoussée avec des projectiles, nous savions tous que le GI avec bouclier allait rappliquer d’une minute à l’autre en quantité trop importante pour être repoussé avec seulement des pavés. Plusieurs personnes ont à ce moment commencé à ramasser des roches pendant ces précieuses minutes, mais aucune barricade n’a été construite. Quand le GI a chargé de par le sud, la manif a été chassée et poursuivie au nord de Sherbrooke et forcée de se disperser.

Nous savons qu’il est difficile de se défaire de la crainte de la répression, que plusieurs d’entres nous hésitent encore à balancer le premier pavé, c’est pourquoi il nous faut collectivement dans nos groupes affinitaires expliciter ce que chaque personne est à l’aise de faire. Certaines personnes préfèreront ramasser des pavés et les distribuer à d’autres qui sont plus à l’aise à attaquer les flics. Certains seront prêts et prêtes à tenir les bannières de côtés, conscients et conscientes qu’ils et elles seront peut-être les premiers à subir le choc de la charge de la Brigade. D’autres encore voudront observer les agissements des flics et les analyser dans le but d’éviter un encerclement.

Il nous faut avoir une perspective critique à propos de nos tactiques de rue et les formes de notre organisation. Ce texte rassemble des réflexions de quelques uns d’entre nous qui en aucun cas ne se considèrent comme experts. Nous attendons d’autres contributions afin de mieux nous organiser dans la rue, autant par ceux qui préfèrent communiquer sous la forme de textes autant que par ceux qui partageront leurs réflexions à travers leurs actions dans la rue.

Mar 212013
 

depuis anarchistnews
traduit de l’anglais par sabotagemedia

Dans l’esprit du 15 mars et son passé, une voiture de police a été incendiée au poste de police 33 à Parc-Ex, Montréal, la soirée du 15 mars. Cette action a été prise afin de complémenter la 17e manifestation annuelle contre la police (et leur brutalité) qui a eu lieu plus tôt ce jour-là.

Nous envoyons aussi un message de soutien à Marco Camenisch dans ses luttes depuis l’intérieur de la prison en Suisse.

Mar 082013
 

depuis SabotageMedia

Dans la nuit du 26 fevrier, inspiré par les attaques contre la police et la volonté des manifestant-es de ne pas vouloir être dispersé durant la manifestation cet après midi, un extincteur rempli de peinture a été utilisé afin projeter de la peinture sur une caméra de sécurité et pour faire un énorme (A) sur le mur du Cégep du Vieux Montréal. Dans la nuit du 3 mars, nous avons brisé une caméra de sécurité du Cégep Maisonneuve en lançant un bloc de béton du toît sur celle-ci. Les portes de l’entrée principale ont étées brisés à coup de marteau.

Parce que nous en avons plein le cul de la démocratie étudiante. Parce que le « 50% + 1 » est un frein à la révolte et créer l’isolement des idées et des individus. Et surtout, parce que la majorité est la plus part du temps de l’autre coté des barricades ou simplement assit devant leurs télévisons. Parce que y’en a marre de ces systèmes de contrôle social, des caméras qui nous scrutent où que nous soyons, des gardes de sécurité qui sont dans chaques couloirs, des flics dans les rues, des délateurs qui nous trahissent, et nous allons agir contre toutes ces formes de domination peu importe le résultat d’un vote en assemblée générale.

Que la rage vive dans la rue et pas seulement dans des assemblés! Que toutes caméras sur nos chemins soient détruites! Que vive la révolte.

-des anarchistes

Pour remplie un extincteur de peinture:
-Seulement certains types d’extincteurs peuvent être remplies; ils sont habituellement de couleur argent, le modèle le plus petit se met bien dans un sac à dos alors que l’autre modèle est trop grand pour le sac à dos. Les deux grandeures ont un embout sur le dessus qui s’enlève, et doivent avoir un embout pour une pompe à vélo (pour les représsuriser).
-Videz l’extincteur de son contenu et enlevez le dessus (la gachette et le tuyau). Pour le plus grand format, videz un galon de peinture latex dans l’extincteur. Remplissez ensuite ce même galon de peinture à la moitié avec de l’eau et ajouter l’eau à la peinture déjà mise dans l’extincteur. Il est supposé avoir assez d’espace pour l’air.
-Remettre le dessus de l’extincteur et brasser le contenu pendant quelques minutes pour bien mélanger.
-Mettez de l’air dans l’extincteur, vous pouvez utiliser une pompe à vélo manuelle, pomper jusqu’à ce que l’éguille soit dans la zone verte.
-Nettoyez bien l’extincteur afin de ne laisser aucune empreinte, utiliser de l’alcool à friction.
-Utile pour les caméras hors d’atteinte, pour faire des énormes graffitis, pour projeter sur les visières de l’anti-émeute, pour rajouter de la couleur aux voitures de police afin de bloquer leur vision durant les manifestations – les possibilités sont infinies!

La publication de ce communiqué à été fait d’une façon sécuritaire en utilisant Tails sur un ordinateur anonyme (lié à aucune personne et l’adresse Media Access Control à été changé) et en utilisant un réseau sans fil non-sécurisé trouvé sur la rue et caché de la vue de toute caméras.

Fév 242013
 

Anti-dev, Selon les médias réacs…

Athènes – 17 février 2013

Des insurgé-e-s encagoulé-e-s ont attaqué dans la nuit de samedi à dimanche des installations dans le nord de la Grèce du groupe minier canadien Eldorado Gold qui souhaite y exploiter de l’or, mais dont la présence est « controversée », ont déclaré les paramilitaires néo-nazis à l’AFP.

Un groupe de 40 à 50 insurgés a jeté des cocktails Molotov et mis le feu à des équipements d’Hellenic Gold, filiale grecque d’Eldorado Gold*, dans la région d’Halkidiki dimanche vers 01H00 (23H00 GMT samedi), endommageant notamment des conteneurs et des camions, a précisé la police.

Un des vigiles du site a été transféré à l’hôpital pour des problèmes respiratoires et des blessures légères et 27 personnes ont été retenues avant d’être relâchées.

La police a ensuite arrêté quatre autres personnes, selon des informations de presse, tandis que, d’après la chaîne de télévision publique grecque Net, quatre autres sont recherchées.

Dans un communiqué, Hellenic Gold a appelé les autorités à défendre la légalité et à protéger les investisseurs étrangers.

Toutes les activités de la compagnie dans la région se déroulent dans le respect des procédures légales, a-t-elle assuré.

La présence du groupe canadien suscite l’opposition de nombre d’habitants de cette région touristique qui craignent que celui-ci ne cause des dégâts irréparables à l’environnement.

Le gouvernement grec a autorisé en 2011 la filiale grecque d’Eldorado Gold à creuser.

Le projet est soutenu par le maire de Saloniki et les autorités locales, qui misent sur la création de plusieurs centaines d’esclaves salariés dans un pays frappé par la récession et où le taux de chômage dépasse les 26%.

Mais les résistants, qui se battent contre le projet depuis son autorisation, estiment qu’il va contaminer et assécher les réserves hydrauliques locales et conduire au rejet dans l’air de substances dangereuses telles que du plomb, du cadmium, de l’arsenic et du mercure.

Ils sont « soutenus » dans leur combat par Syriza, le parti de la gauche radicale et principal parti d’opposition grec.

En janvier, des centaines de personnes ont manifesté à Athènes contre Eldorado Gold, emmenées par des jeunes transportant des troncs de chênes et de hêtres ou engoncés dans des vêtements de décontamination.

Située dans le nord-est de la Grèce, la péninsule boisée et pittoresque d’Halkidiki est une destination prisée des touristes, en particulier de ceux des Balkans et de la Russie proches.

Un autre groupe minier canadien, TVX, s’y était déjà implanté il y a une vingtaine d’années, mais en avait été chassé en 2003.

Trouvé sur Jura Libertaire

*Quartiers généraux de Eldorado Gold:

1188 – 550 Burrard Street
Bentall 5
Vancouver, BC
Canada V6C 2B5

http://www.eldoradogold.com/