Soumettre des communiqués à MTL Contre-info de manière sécuritaire

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Mar 042020
 

Mis à jour mars 2020

Nous avons pensé qu’il serait utile de résumer une technique de base pour soumettre des communiqués de manière anonyme, en utilisant le système d’exploitation Tails.

Tails est un système d’exploitation pour ordinateur conçu avec un souci de sécurité et qui peut être démarrer à partir d’une clé USB ou d’un DVD sur n’importe quel ordinateur. Après avoir éteint Tails et éjecté la clé USB ou le DVD, l’ordinateur peut redémarrer normalement avec son système d’exploitation habituel. Tails est conçu pour ne laisser aucune trace sur l’ordinateur en n’interagissant aucunement avec le disque dur et en utilisant seulement la mémoire vive (qui est automatiquement effacée quand Tails est éteint). De plus, Tails oblige toutes les connexions internet à passer par le réseau Tor [1], ce qui est beaucoup plus sécuritaire que d’utiliser simplement le navigateur Tor sur votre système d’exploitation habituel.

Adresse IP et MAC :
Toute connexion internet a une adresse IP [2] spécifique qui peut être enregistrée par les sites internet qui sont visités et qui révèle la connexion qui a été utilisée. On peut d’ailleurs retracer le lien entre une adresse IP et un.e abonné.e internet, que ce soit un individu ou un commerce comme un café.

Tous les ordinateurs ont une adresse MAC [3] qui peut identifier l’ordinateur spécifique qui s’est connecté à un site internet via l’adresse IP.

Tails dissimule automatiquement l’adresse IP en utilisant le réseau TOR et donne automatiquement à chaque utilisateur une fausse adresse MAC dès le départ.

1.Télécharger et installer Tails
Tails peut être téléchargé sur https://tails.boum.org. Vous pouvez suivre le guide d’installation sur le site pour savoir comment télécharger et vérifier le fichier, l’installer sur une clé USB ou un DVD et le faire démarrer sur votre ordinateur.

2. Démarrer Tails
Dépendamment d’à quel point vos activités sont risquées, il pourrait être une bonne idée d’utiliser un ordinateur qui n’est pas connecté à votre identité d’aucune manière (au cas où Tails, pour une raison ou une autre, laissait une trace). Ce peut être un ordinateur public hors de la vue des caméras de surveillance, ou un ordinateur utilisé spécifiquement dans ce but.

Si vous démarrer l’ordinateur avec la clé USB branchée et que Tails ne démarre pas automatiquement, il se pourrait que vous ayez besoin d’accéder au « menu de démarrage » de votre ordinateur. Sur la plupart des ordinateurs, vous pouvez appuyer sur une touche du menu pour faire apparaître une liste des différents systèmes sur lesquels il est possible de démarrer (identifier les touches possibles du menu de démarrage pour votre ordinateur selon le manufacturier dans la liste ci-bas). Dans ce menu, choisissez votre clé USB. Pour la résolution de problème, référez-vous à « Démarrer Tails » sur tails.boum.org. Vous pourriez avoir besoin de modifier les paramètres du BIOS.

3. Se connecter à internet
Si vous utilisez un ordinateur portable, vous pouvez accéder à plusieurs réseaux wifi, dont vous connaissez les mots de passe, depuis l’extérieur du bâtiment, et ce même la nuit si le wifi est laissé ouvert. Si le wifi a un « portail captif » (comme dans la plupart des chaînes de cafés), vous devrez utiliser le Unsafe Browser pour accepter les « termes et conditions » du portail et vous connecter. Un wifi sans portail est préférable.

4. Soumettre un Communiqué
Ouvrez le navigateur TOR et vérifier que Tor est fonctionnel en visitant https://check.torproject.org. Allez sur https://mtlcontreinfo.org/publiez/ pour nous envoyer votre communiqué! Si vous souhaitez soumettre des images, vidéos, etc., éliminez les informations d’identification (métadonnées) à l’aide de Metadata Anonymization Toolkit (MAT) sur Tails.

Pour approfondir :
• Autoprotection Digitale Contre la Surveillance: Astuces, Outils et Guides Pratiques pour des Communications En Ligne Plus Sécurisées
• Le Zine « Anonymity/Security »
• Le « Surveillance and Counter-surveillance Guide »


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1. TOR est un réseau de « proxies » géré par des bénévoles dans le but explicite d’assurer l’anonymat en ligne. Avec TOR, votre connexion passe à travers trois proxies. Vous vous connectez à TOR et chacun des trois proxies (« noeuds ») auxquels vous accédez encode vos données. Aucun de ces nœuds, pris individuellement, ne sait à la fois qui vous êtes et ce à quoi vous êtes connecté.es. Le troisième nœud décrypte les données et accède au site internet, renvoyant l’information encodée à travers les autres proxies.

2. Une adresse IP (Internet Protocal address) est une série de chiffres qui vous permet d’envoyer et de récupérer des données à travers une connexion internet (par exemple. 78.125.1.209). Ces chiffres servent à identifier la location physique, le fournisseur de service internet et les détails techniques de votre connexion. C’est comparable à l’adresse d’une maison. Une adresse IP non dissimulée mènera directement des enquêteurs/enquêteuses à votre connexion.

3. L’adresse MAC (Media Access Controller address) identifie spécifiquement votre ordinateur. Si vous vous connectez à internet, le routeur peut se connecter à votre adresse MAC et conserver ces données. Si des enquêteurs/enquêteuses s’attardaient à lire les connexion d’un routeur avec lequel vous avez accédé à internet (disons un wifi public depuis lequel un communiqué a été envoyé), puis comparaient cette adresse avec celle de la carte internet sans-fil de votre ordinateur (disons, confisquée durant une descente), vous seriez connectez aux activités que vous avez effectués en utilisant la connexion de ce routeur. Si l’adresse MAC n’est pas modifiée, il y a une possibilité que vos activités puissent être reliées à vous si les enquêteurs/enquêteuses sont déterminé.es ou suffisamment chanceux.ses.

Appel à rejoindre le Camp de la Rivière

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Juil 222018
 

Des Comités de défense et de décolonisation des territoires [page Facebook]

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L’été dernier, une barricade a mis un frein à l’extraction pétrolière de la compagnie Junex sur le site Galt près de Gaspé. Depuis, le Camp de la Rivière, établi non loin de ce blocage, persiste et veille sur les territoires. Nous appelons à le rejoindre et le faire vivre. La mainmise des pétrolières sur la région et le saccage qui s’ensuivra ne sont pas des fatalités. Seule une présence soutenue pourra arrêter la destruction des rivières, des forêts et de tout ce qui y vit. Il est possible de mettre en échec la dépossession des habitant.es et la spoliation du territoire Mi’kmaq non-cédé et invaincu.

Le Camp de la Rivière s’est maintenu pendant tout l’automne et l’hiver. En plus d’être un lieu de résistance, le campement est devenu un monde de rencontres, d’échanges et d’éducation populaire pour signaler la prédation des pétrolières sur le territoire Mi’kmaq du Gespegawagi.

Depuis la fin mai, le gouvernement du Québec fait savoir son intention d’expulser le camp installé sur des terres publiques. Cette menace ne nous fait pas peur, elle ne fait que mettre en lumière la volonté de Junex de reprendre ses forages. Toutes les personnes soucieuses de la protection des territoires et de la création de nouvelles solidarités entre allochtones et autochtones sont appelées à nous rejoindre pour continuer de bâtir la résistance contre les industries extractives.

La défense et la décolonisation des territoires nécessitent plus qu’une posture individuelle, morale ou théorique; elle implique la présence physique et la confrontation avec les forces destructrices du capital et de l’État. Toutes les critiques décoloniales ou écologistes qui animent nos mobilisations ne valent rien si elles ne peuvent se déployer dans des moments politiques significatifs. Ces moments sont l’occasion parfaite pour créer de nouvelles pratiques de lutte et inventer de nouveaux liens.

Devant l’imminence de la reprise du forage, la poursuite de notre solidarité avec les différents mondes et les courants qui les traversent pose la question de nos capacités à mener des luttes à la hauteur de la catastrophe en cours. Le fantasme des alliances entre tendances politiques, comme celles entre colons et autochtones, doit faire place à un engagement concret et continu sur le terrain. La machine coloniale ravageant les mondes se déploie comme économie extractive par un processus sans cesse renouvelé d’accumulation primitive. La lutte contre ce désastre, en solidarité avec les gardien.nes historique de l’eau et de la terre, permet de constituer une opposition significative à une dépossession qui dure depuis 500 ans. La mise en échec du projet moderne/colonial ne sera possible qu’au travers de gestes concrets menant à une transformation radicale de l’usage des territoires.

Le Camp de la Rivière en est un avant-goût.

L’appel est lancé ! Afin de persister et de construire une force réellement destituante dans la région, le Camp de la Rivière aura besoin d’énergies vives au cours des prochains mois. À celles et ceux qui voudraient y passer quelques jours ou y vivre pendant des mois, voire des années, la porte vous est ouverte. Toutes les contributions sont les bienvenues.

LE CAMP EST SITUÉ SUR LA ROUTE 198 À 20 KILOMÈTRES AU NORD DE GASPÉ ET 60 AU SUD DE MURDOCHVILLE

Apportez vos tentes, vos hamacs, vos ami.es et tout le nécessaire au maintien et à l’expansion du camp : nourriture, matériel et outils de construction ou de mobilisation ainsi que tout ce qui permet la reproduction quotidienne de votre forme-de-vie.

Pour nous joindre, vous pouvez nous écrire à l’adresse suivante: campdelariviere@gmail.com ou sur notre page Facebook (Camp de la Rivière)

Pour de l’aide pour former des comités de défense ou de décolonisation dans votre quartier, votre réserve, votre ville, ou votre région vous pouvez nous rejoindre à l’adresse suivante : CDDT@riseup.net ou sur notre page Facebook (Comités de défense et de décolonisation des territoires).

150 ans de colonialisme. Pas de quoi fêter !

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Juin 042017
 

Manifestation anticoloniale et anti-impérialiste à Montréal le 1er juillet

De CLAC

Lieu et heure à venir !
Marquez votre agenda !
Tract ici

Comme vous le savez, cette année c’est le 150e anniversaire du Canada. Le gouvernement prévoit dépenser 500 millions de dollars en 2017 pour organiser des cérémonies, des parades et des fêtes pour célébrer fièrement le colonialisme, l’impérialisme et le racisme qui marquent l’histoire de ce pays. Nous ne devons jamais oublier que le territoire que l’on appelle Canada a été volé par les colons européens aux autochtones qui vivaient ici depuis des millénaires, dans un désir avide de richesses naturelles pour enrichir les couronnes de France et d’Angleterre. Pourquoi devrions-nous fêter cela ?

Le colonialisme canadien n’est pas une chose du passé, l’oppression et le racisme envers les peuples autochtones existent toujours. Il suffit que l’on pense aux incarcérations massives, aux abus qu’ils et elles subissent de la part des policiers ou aux interventions militaires (Restigouche, 1981, Oka, 1990, Gustafsen Lake 1995, Elsipogtog 2013) pour les « discipliner » lorsqu’ils et elles revendiquent les droits que le Canada leur a garantis dans ses propres traités (qui ont été signés après l’invasion du territoire et la déstabilisation des écosystèmes desquels dépendaient leurs communautés). Encore une fois, comment pouvons-nous vouloir célébrer ?

Même si la grande majorité de la population canadienne est issue de l’immigration, avec la colonisation débutée au 16e siècle, notre gouvernement garde toujours une vision raciste face aux nouveaux et nouvelles immigrantEs. Les nouveaux et nouvelles arrivantEs sont marginaliséEs, privéEs des services essentiels de base pour vivre dans la dignité et trop souvent traitéEs comme des criminelLEs ou même des terroristes. Doit-on être fièrEs de l’accueil que nous réservons aux gens qui doivent immigrer ici parce que la vie dans leur pays est devenue insoutenable, souvent à cause des politiques impérialistes du Canada et des autres pays riches qui n’ont jamais assez de pouvoir et d’argent ?

C’est pourquoi nous dérangerons le plus possible la fête du Canada le 1er juillet, parce qu’il n’y a aucune fierté à habiter un pays construit sur des terres volées et qui accumule depuis tout ce temps des richesses grâce à l’exploitation sauvage des ressources d’ici et de partout dans le monde, ni d’un pays raciste qui marginalise les autochtones et les immigrantEs.

Appel à l’action :

Vous pouvez venir à notre manifestation et vous pouvez en plus faire d’autres actions. Partout autour de nous il y a des symboles du colonialisme canadien : les bâtiments de l’armée canadienne, les canons et autres symboles et des musées militaires, les bureaux du gouvernement, les magasins de la Compagnie de la Baie d’Hudson, les prisons, les tribunaux, les parlements, les hôtels de villes, les bureaux du SCRS et de la GRC, etc. Faisons preuve de créativité !

Activité amusante à faire avec vos amiEs pour le 1er juillet : arrachez tous les drapeaux du Canada et du Québec. Il y a plein de choses que vous pouvez faire avec après, comme un feu de camp. Défi supplémentaire : remplacez les drapeaux arrachés par des drapeaux noirs. Des heures de plaisir !

La CLAC – Convergence des luttes anticapitalistes
info@clac-montreal.net – clac-montreal.net

Aussi organisé dans le cadre de l’appel pour une journée nationale d’action le 1er juillet 2017 de IDLE NO MORE & DEFENDERS OF THE LAND.

L’anarchie : What The Fuck?

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Mai 222017
 

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Les anarchistes s’opposent à toute forme de pouvoir qui opprime. Nous aspirons à un monde basé sur l’auto-détermination et l’aide mutuelle. Alors que le monde tends vers la tyrannie, la sûreté de nos communautés sera assurée par les actions directes de ceuzes qui en font partie. Si tu êtes prêt.es à agir sans attendre des ordres, tu es l’un.e des nôtres.

Les anarchistes sont de ceuzes qui regardent la réalité en face et désirent la transformer complètement : éliminer l’exploitation et la domination. Les anarchistes sont parmi les seul.es à offrir une vision claire d’une autre manière de vivre. En nous organisant dans des réseaux et des espaces communautaires à travers le monde, nous arrivons à nous assister les un.es les autres en répondant à des besoins de base et en construisant une capacité collective à nous défendre nous-mêmes. Dans les quartiers, les lieux de travail et les écoles, les anarchistes luttent contre l’embourgeoisement, contre la violence de la police, et contre l’exploitation tout en créant des infrastructures inclusives, créatives et alternatives pour la survie. À travers les biorégions, nous nous organisons pour protéger notre eau potable et la terre dont toute la vie dépend.

Les anarchistes voient que l’imposition du racisme, de la société de classe, de la nationalité, du genre et du patriarcat participent tous à la création d’un monde où quelques-uns possèdent tout et où, pour survivre, le reste est forcé à travailler pour eux. Un monde maintenu en place aussi par les institutions de contrôle direct sous la forme de la police et des prisons.

Les anarchistes reconnaissent que l’État nous attaque doublement. D’un côté, sous la forme du marché capitaliste et de l’autre, avec le massacre des peuples et de la terre depuis des centaines d’années. Les anarchistes sont de ceuzes qui en ont assez de tout ça.

Naturellement, les policiers, les politiciens et les riches décrient les anarchistes comme dangereux, et ils ont raison parce que si les anarchistes le pouvaient, tous ces rôles n’existeraient plus. Nos corps et nos esprits deviennent las alors qu’on nous intime de grandir, de taire notre rage, d’aller voter, d’attendre une autre décennie pour que les choses changent. Nos rêves et nos désirs aspirent au débordement, à quelque chose de différent.

L’anarchisme signifie autant la destruction les forces qui veulent nous garder à genoux que de trouver des ami.es, des amoureux.ses, des familles et des communautés pour nous appuyer les un.es sur les autres, avec une rage et une joie déliées. Les rues inondées par des danses et des rires durant l’émeute, le potluck qui laisse tout le monde repus, le centre social rempli de livres et d’idées, les amitiés basées sur l’affinité et la solidarité inconditionnelle, la fenêtre éclatée pour laisser passer la lumière de l’extérieur.

Dans un monde rempli d’aliénation et d’apathie, les anarchistes veulent agir en accord avec leurs idées. Les anarchistes sont ceuzes qui mettraient le feu à un bulldozer ou à une nouvelle maison de luxe plutôt que de laisser une forêt se faire raser, ou qui aimeraient mieux entendre le bruit de la vitre qui éclate plutôt que le discours d’un politicien. Déserter et désobéir à toutes les règles écrites contre nous, en squattant et en volant pour survivre, en rejetant les rôles qui nous sont assignés, comme bonne travailleuse, bon étudiant, bonne citoyenne, bonne femme, bon homme. Réécrire les fins habituelles, en supportant les prisonnier.ères plutôt qu’en les laissant disparaître dans l’isolement, en tabassant les violeurs et les homophobes plutôt qu’en subissant leur violence, en créant des formes d’amour qui nous donnent de la force plutôt que de nous contenir et nous limiter. Prendre le contrôle de notre environnement en faisant des graffitis sur les murs ou en occupant l’espace et en plantant des jardins. En nous armant de la capacité à créer un nouveau monde et en détruisant celui qui nous a été imposé.

L’anarchisme à Montréal

Pour une introduction de base aux valeurs anarchistes, tu peux aller voir « Pour tout transformer, un appel anarchiste », de même que d’autres textes d’introduction sur Millefolium, un projet anarchiste local de distribution de zines.

Montreal Contre-information est un site web local qui publie des nouvelles et des analyses à propos de luttes anarchistes à Montréal. On y retrouve une archive de contre-information incluant des flyers, des posters, des publications, des bannières et des graffitis. Il y a aussi une page avec des événements à venir à Montréal, de même que des guides pratiques pour toute personne qui veut développer des capacités pour l’action directe.

La Déferle est un espace social anarchiste à Montréal dans le quartier d’Hochelaga. L’insoumise est une librairie anarchiste au centre-ville.

Si tu veux en savoir plus à propos de l’anarchie en Amérique du Nord, tu peux visiter ces sites webs (anglophones) :

crimethinc.com – analyses anarchistes et ressources introductives
itsgoingdown.com – couverture de l’activité anarchiste à travers l’amérique du nord
sub.media – couverture vidéo de l’anarchisme (parfois avec des sous-titres français)

Un défi : Propager la grève dans chaque centre de détention, centre jeunesse et prison au Canada!

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Août 212016
 

De La Solide, Adapté et traduit d’IGD

Ceci est un défi lancé à toute personne appuyant la grève des prisonniér.e.s du 9 septembre, mais qui n’est pas activement impliqué jusqu’à maintenant.

Pour que cette grève ne puisse pas être étouffée par des gardiens violents et par des censeurs qui veulent à tout prix faire passer cela sous silence, sa propagation se doit d’outrepasser leur contrôle. Puisque la communication entre personnes incarcérées est strictement interdite par les autorités carcérales, c’est notre responsabilité de rendre possible cette contagion depuis l’extérieur. Lancer l’appel à travers les prisons au Canada alimentera cette contagion et donnera la possibilité de créer et solidifier des liens dans la lutte contre les prisons et le monde qui en a besoin, au-delà des murs et à travers les frontières.

La première étape est clairement de transmettre cet appel dès maintenant. Pour permettre aux gens dans les prisons d’agir de façon significative, il faut qu’illes aient le temps d’en parler à leurs ami.es et de faire des plans. Pour cela, nous suggérons aux complices à l’extérieur d’imprimer l’appel à la grève (ci-dessous) pour l’envoyer massivement aux gens dans les prisons.

Envoyer à qui? À tout le monde! À ton ancien.ne ami.e du secondaire pris.e dans une cellule, à la sœur de ta ou de ton ami.e envoyée au centre jeunesse, à l’ami.e de ton voisin emprisonné.e dans un centre de détention de l’immigration ou à la personne dont on parle dans le journal pour s’être fait prendre après avoir braqué quatre banques l’an dernier.

Les personnes incarcérées ont besoin de savoir si ielles peuvent compter sur les gens à l’extérieur ou pas dans le futur. Soyez donc clairs quant à vos intentions concernant la poursuite ou non de soutien avec les gens avec qui nvous communiquez et laissez leur savoir si vous utilisez une fausse adresse de retour. Ainsi, si vous choisissez de maintenir le contact, soyez créatif.ve, subtile et sécuritaire dans la manière dont vous abordez des sujets délicats. Utilisez différentes adresses de retour pour confondre les screws ou exercez votre créativité pour trouver de nouvelles méthodes pour transmettre de l’information à l’intérieur sans que celle-ci soit reliée à votre nom légal. N’oubliez pas de diffuser les actions de résistance ayant lieu à l’intérieur des prisons, par exemple, si une grève débute et/ou si les prisons adoptent des tactiques répressives. Vous pouvez envoyer l’info à des sites web tel que itsgoingdown.org, lasolide.info ou supportprisonerresistance.noblogs.org pour permettre aux gens d’organiser des actions de solidarité ciblant des administrateurs des prisons.

« Aujourd’hui, personne ne devrait pouvoir aller dans une université, une pièce de théâtre ou une conférence scientifique sans que quelqu’un.e intervienne dans une pluie de pamphlets, posant les questions : ‘’Qu’arrive-t-il aux prisonniè.re.s en grève’’ et ‘’Quand est-ce que les autorités se plieront à leurs demandes?’’ Personne ne devrait pouvoir marcher dans la rue aux États-Unis sans voir des nouvelles des révoltes dans les prisons sur les murs. Et les chansons qui sont chantées en à leurs propos doivent être entendues par tou.te.s. »

Ceci est un moment historique, une rare opportunité que l’on ne doit pas manquer. On ne peut obtenir un monde libre en restant les bras croisés. Chacun.e a un rôle à jouer. Allons-y!

Tract, 8.5×11 (Texte à imprimer et à envoyer dans les prisons)

En voici le contenu:

Ça bouge dans les prisons!

La lettre qui suit a été rédigée par des détenu.e.s des prisons américaines au sein du IWOC (Incarcerated Workers Organising Commitee; comité d’organisation des travailleur.euse.s détenu.e.s). Elle vous est envoyée pour vous informer d’une lutte massive qui s’animera dans plusieurs prisons américaines le 9 septembre prochain. Il s’agit d’une grève carcéral coordonnée dans l’objectif de mettre fin à l’esclavage des prisonnier.e.s. Dans les faits, aux États-Unis, des tonnes d’entreprises privées font travailler les détenu.e.s des prisons fédérales et des prisons d’État, en échange de salaires dérisoires. L’utilisation de leur force de travail fait partie intégrante de l’économie du pays, et cela dans un contexte de racisme institutionnalisé où la majorité des détenu.e.s sont noir.e.s et latino.a.s et où l’esclavage n’a jamais pris fin.

Au Canada, l’enfermement n’est pas moins insoutenable : la société engendre elle-même les crimes de celles et ceux qu’elle emprisonne, notamment en les maintenant dans des conditions de vie précaires. D’ailleurs, la plupart des personnes qui se retrouvent en prison y sont pour des « crimes » causés par l’absence de possibilité offerte par cette société qui les marginalise. La violence coloniale et la suprématie blanche se perpétuent ici aussi : les autochtones et les personnes racisées, en particulier les femmes de ces communautés, sont massivement surreprésenté.e.s dans les prisons canadiennes . Bien que le fait de travailler aide à passer le temps et soit perçu comme un privilège, des entreprises, comme CORCAN, exploitent les prisonnier.e.s en échange de salaires ridicules. Ces entreprises profitent de la vulnérabilité des détenu.e.s qui restent considéré.e.s comme des sous-humains et exploitent leur main-d’œuvre et leur temps.

À titre d’information, diverses luttes prirent place durant les dernières années dans les prisons au Canada. En ce moment, une soixantaine de détenus sont en grève de la faim au centre de détentions de l’immigration de Lindsay, en Ontario, pour demander une limite maximale du temps de détention sans accusation pour les sans-papiers. Puis, en 2015 et 2016 il y eut deux grèves de la faim au centre correctionnel de sécurité maximale de Régina, en Saskatchewan pour exiger plus d’heures de promenade, et en 2013, il y eut une grève contre les coupures de salaires dans les prisons fédérales. S’organiser en prison n’est jamais simple, mais en voici des exemples concrets.

Nous souhaitons vous transmettre cet appel à la solidarité, d’abord pour vous tenir au courant. Nous sommes conscient.e.s de la difficulté de communiquer entre détenu.e.s dans les différents établissements. Si vous êtes intéressé.e.s à contribuer d’une quelconque manière que ce soit, si vous désirez écrire une lettre de solidarité aux prisonnier.e.s en grève, ou si vous désirez communiquer avec les gens qui vous ont écrit cette introduction, vous pouvez communiquer avec avec
lasolide@riseup.net

ou nous écrire à :

PRS c/o CKUT,
3647 rue University, Montréal, Québec, H3A 2B3

…jusqu’à ce que nous soyons tous.tes libres
La Solide

Appel à l’arrêt du travail des prisonnier.e.s aux USA

Pour rester plus en sécurité

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Avr 082016
 

Pour la prochaine fois… Pour rester plus en sécurité

Pourquoi porter un masque? Ça nous permet d’agir sans être immédiatement reconnu-es. Ce n’est pas suffisant de couvrir la moitié de notre visage. Même si nous réussissons à nous enfuir de la police, elle pourrait utiliser des photos ou des vidéos de nous plus tard pour nous incriminer. Il vaut mieux couvrir nos cheveux, notre visage, nos bras, nos tattoos et nos mains. Les meilleurs gants sont ceux en coton puisqu’ils ne transmettent pas les empreintes digitales contrairement aux gants en plastique ou avec du ‘grip’. Assurons-nous qu’il n’y ait pas de marque qui permette d’identifier nos vêtements, nos souliers ou nos sacs-à-dos; et c’est nice d’avoir des vêtements pour se changer après s’être démasqué-es. Si on amène des outils avec nous dans la manif, on doit les frotter avec de l’alcool pour effacer les empreintes digitales. C’est normal de se vanter et de raconter nos histoires, mais elles sont faciles à utiliser contre nous. On ne devrait pas poster sur Facebook quoi que ce soit qu’on ne montrerait pas à un flic. C’est la même chose pour Twitter, Instagram, Tumblr. Rappelons-nous que la police va lire nos textos et la liste des dernières personnes que nous avons appelées lorsqu’ils vont nous arrêter. Si on est arrêté-es, on peut invoquer notre droit de rester absolument silencieux-se; la seule chose qu’on doit dire c’est notre nom, notre adresse, notre date de naissance, rien de plus.

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Solidarité avec la lutte à l’île Lelu

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Nov 162015
 

Depuis la fin d’août 2015, Sm’yooget Yahaan (le chef héréditaire Gitwilgyoots de Lax U’u’la et des eaux avoisinantes) et ses supportaires ont mis en place un camp d’occupation sur ses terres traditionnelles de chasse et de pêche sur Lax U’u’la (île Lelu). Ce camp a été établi pour affirmer son titre sur le territoire traditionnel, pendant que Petronas et Pacific Northwest LNG planifient de bâtir une usine de gaz naturel liquéfié (GNL, en anglais LNG) de 11 billions de dollards sur le territoire des Gitwilgyoots, à l’embouchure de la rivière Skeena près de Prince Rupert, en «Colombie-Britannique». Cette usine sera alimentée par 3 pipelines de GNL, incluant le PRGT récemment approuvé par le gouvernement provincial, qui traverse le territoire Gitxsan, projet qui fait présentement face à la résistance des personnes Gitxsan grâce à leur campement Madii Lii.

Qui est impliqué?

Le consortium Petronas/Pacific Nortwest LNG qui a proposé l’usine de transformation de GNL à l’île Lelu ont confié leurs évaluations environnementales et d’ingénierie à Stantec, Inc.

Ressources naturelles Canada a récemment statué que les évaluations environnementales performées par Stantec sur l’île ont “probablement sous-estimé” l’impact environnemental que l’usine de GNL aurait sur la flore des rives. Stantec essaie présentement de continuer les différentes évaluations, malgré une claire opposition de la part du chef héréditaire Gitwilgyoots et du village des Lax Kw’alaams.

Stantec est aussi impliqué dans plusieurs projets d’extraction des ressources ciblés par Le Nord Pour Tous/Plan Nord. Ceux-ci incluent l’installation portuaire de la baie de Deception qui sert la mine Raglan de Xstrata et aussi les développements ferroviaires pour la mine de fer Kamistiatusset.

Fuck ’em

Bureaux à Montréal:

300-1080 Beaver Hall Hill
Montreal, Quebec H2Z 1S8
isabelle.jodoin@stantec.com
T: (514) 281-1010

600-1060 Robert-Bourassa Boulevard
Montreal, Quebec H3B 4V3

300-1200 Saint-Martin Boulevard West
Laval, Quebec H7S 2E4
martin.thibault@stantec.com
T: (514) 281-1010

Pour plus d’informations et pour vous mettre à jour:

www.laxuula.com

https://www.facebook.com/Stop-Pacific-NorthWest-LNGPetronas-on-Lelu-Island-949045868451061/

www.flora-lelu.tumblr.com

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