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Les lignes ferroviaires du CN bloquées sur la Rive Sud de «Montréal» – appel public aux renforcements!

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Fév 202020
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Une voie ferrée du CN traversant la ville de St-Lambert, connectant Montréal à l’Est du Canada et aux États-Unis, est présentement bloquée à l’intersection de la rue St-Georges. Nous agissons en solidarité avec les Wet’suwet’en qui luttent contre le projet de corridor énergétique de CGL et dont le territoire est envahi par la GRC.

Depuis le début de cette invasion, les blocages se sont multipliés à travers le pays. Nous sommes inspirés par les actes courageux de résistance autochtone dont nous avons été témoins, notamment les barrages ferroviaires en cours à Kahnawake et Tyendinaga. Nous avons installé ce nouveau campement bloquant les voies du CN, car nous pensons que ces défenseurs de l’eau et de la terre ne devraient pas avoir à se battre seuls.

Nous invitons tous ceux qui peuvent nous rejoindre sur le site de ce campement. Le blocage est érigé un bloc au sud de la rue Saint-Georges et de l’avenue St-Charles. Vous pouvez vous y rendre en prenant le bus 2 ou 54 sud du métro Longueuil (apportez de la monnaie pour un tarif supplémentaire). Nous encourageons tout le monde à apporter des vêtements très chauds, de l’eau, de la nourriture et tout équipement de camping d’hiver auquel vous avez accès.

Nous continuerons à bloquer la voie ferrée jusqu’à ce que la GRC se retire des territoires Wet’suwet’en. Nous encourageons les autres à prendre action afin de forcer le gouvernement à accepter les demandes des chefs héréditaires Wet’suwet’en.

Pour de plus amples informations, suivez le twitter @MTLanticolonial, qui fera un suivi en continu du blocage, ou écrivez à mtl-wetsuweten-solidarity@protonmail.com.

#ShutDownCanada #AllEyesOnWetsuweten #WetsuwetenStrong #Wetsuweten

Blocus a St-Pascal, Kamouraska

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Fév 172020
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Aujourd’hui le dimanche 16 Fevrier vers 11h une vingtaine de personnes se sont rassemblé.e.s à la gare de St-Pascal du Kamouraska. Nous avons marché dans la ville en support à la lutte des Wet’suwet’en pour la reconnaissance effective de leur gouvernance traditionnelle et la défense de leurs territoires ancestraux contre le saccage de ceux-ci, lié à la construction d’un nouveau corridor énergétique, en Colombie-Britanique.

Ensuite, un barrage a été érigé pour une durée indéterminée sur les voies du CN, bloquant ainsi tout le traffic ferroviaire vers les maritimes.

Les Wet’suwet’en exigent l’arrêt des travaux par TransCanada sur le gazoduc Coastal GasLink et le retrait de la police de la GRC de leur territoire.Le pays a été créé par le génocide et l’invasion des premières nations. Les événements des derniers jours démontrent que le Canada applique encore la loi du plus fort. Notre présence ici, aujourd’hui, s’inscrit dans une continuité d’action de solidarité et de blocages économiques qui visent à établir un rapport de force avec TransCanada et les gouvernements en place!

#SHUTDOWNCANADA

« D’un océan à l’autre » : Les blocages de trains, le colonialisme et l’histoire des chemins de fer canadiens

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Fév 162020
 

De Les temps fous

Le réseau ferroviaire du CN est paralysé depuis plus d’une semaine par des blocages en solidarité avec la communauté Wet’suwet’en, qui s’oppose à la construction du Coastal GasLink pipeline sur leur territoire non cédé. La communauté mohawk de Tyendinaga bloque la circulation des trains de passagers et de marchandises entre Toronto et Montréal depuis le 5 février et un blocage à New Hazelton des voies ferrées a forcé la fermeture du port de Prince Rupert en Colombie-Britannique. Les blocages en solidarité aux Wet’suwet’en se multiplient depuis à travers le « Canada » : des campements se sont installés sur les rails à Kahnawà:ke, Listuguj, Magnetawan, Diamond, entre autres.

Le CN annonçait jeudi la fermeture de la portion Est de son réseau et l’entièreté du réseau Via Rail, des millions de dollars auraient déjà été perdus par les entreprises qui dépendent de transport ferroviaire et on prévoit des pénuries et des pertes de marchandises dans plusieurs domaines. Alors que le président de la Chambre de commerce du Canada affirme qu’un blocage du réseau ferroviaire de cette ampleur représente une urgence pour l’économie canadienne, le premier ministre appelle les manifestants à « respecter les lois canadiennes » et les demandes et menaces d’injonction s’accumulent.

L’impact économique et politique de ces blocages met en lumière le rôle central de l’extractivisme et des infrastructures ferroviaires dans l’économie canadienne, mais ces blocages soulèvent également le rapport structurel entre le transport des marchandises et le colonialisme canadien. D’une actualité frappante, l’histoire du développement du réseau de chemins de fer permet d’illustrer la façon dont s’imbriquent l’industrialisation, l’unification de la nation canadienne, le droit canadien, le colonialisme et la violence d’État.

Les chemins de fer au cœur de la constitution canadienne

Durant la seconde moitié du 19e siècle, les projets de chemin de fer reliant différents points des colonies nord-américaines se multiplient. Entrepreneurs et hommes d’affaires investissent des sommes colossales dans l’établissement de nouvelles lignes, appuyés par des subventions gouvernementales tout aussi importantes. Les villes connectées deviennent des artères économiques stratégiques, et les chemins de fer contribuent largement à leur industrialisation, en plus de créer des nouveaux besoins en bois, mazout, fer et acier. Les chemins de fer permettent d’atteindre des régions inaccessibles au réseau navigable et — assurant le transport de colons, de marchandises ou de forces armées — ils deviennent rapidement un dispositif majeur de la colonisation de l’arrière-pays.

Bien plus qu’un simple outil économique, le réseau ferroviaire est au cœur de la Confédération et joue un rôle clé pour le nationalisme canadien. La construction de l’Intercolonial Railway, reliant le Canada-Uni aux provinces maritimes, est posée comme condition à la signature de l’Acte constitutionnel de 1867. La Colombie-Britannique se joint ensuite à la confédération en 1871, suite à la promesse de John A. McDonald de construire le Canadian Pacifique Railway (CP) qui allait relier les provinces de l’Est aux provinces de l’Ouest. Le projet du Canadian Pacifique devient ainsi un acteur majeur de l’unification du Canada, autant symboliquement que matériellement. Le gouvernement opte pour un trajet qui évite de franchir la frontière américaine, traversant les territoires appartenant à la Hudson Bay Company, jusqu’alors peu colonisés et habités par de nombreuses Premières nations et communautés métisses. Largement subventionnée, la construction du CP est entachée par des scandales de corruption qui forceront le gouvernement de McDonald à démissionner en 1873.

En parallèle au CP, une multitude de chemins de fer aux tracés moins ambitieux voient le jour, encore une fois subventionnés par le gouvernement et ratissant les territoires des Premières nations. L’engouement spéculatif est tel que peu de projets sont réellement rentables et une grande partie se retrouve au bord de la faillite suite à la Première Guerre mondiale. Plusieurs lignes sont alors rachetées et nationalisées par le gouvernement qui les amalgamera pour créer le Canadian National Railway (CN).

L’Indian Act et la North-West-Mounted-Police

L’adoption du Indian Act en 1876 donne le cadre légal aux traités qui permettront au gouvernement canadien de privatiser et de s’approprier les terres autochtones traversées par les chemins de fer. Le système de Conseil de bandes et le système de réserves perscrits par l’Indian Act imposent une structure politique et un mode de propriété des terres en rupture avec les traditions et cultures des Premières nations, qui permettront au gouvernement de dicter les termes de la négociation de la cessation des terres, et ce en toute « légalité ».

En 1873, l’ancêtre de la Gendarmerie royale du Candada (GRC) — la North-West-Mounted-Police — est créée dans le but spécifique de contrôler les populations autochtones des Prairies. À partir de 1881, la Police montée est affectée à la protection de la construction du Canadian Pacifique et déménage sa base à Régina, nouvellement fondée en vue de la construction du chemin de fer. Le transport ferroviaire sera un atout de taille pour la Police montée, lui permettant de mobiliser rapidement des recrues pour faire face aux révoltes métisses et faire appliquer l’Indian Act.

Suivant l’extermination intentionnelle des troupeaux de bisons par les colons entre 1870 et 1880, la survie de plusieurs Premières nations des Prairies dépend des apports en nourriture fournis par la Police montée. La menace de la famine les oblige ainsi à signer des traités cédant leurs territoires à la Couronne et les assignant à des réserves au nord des lignes de chemin de fer. Entre 1871 et 1921, la Couronne canadienne signe 11 traités avec les Premières nations qui lui céderont à peu près l’entièreté des territoires allant de l’«Ontario» jusqu’aux Rocheuses.

Carte des traités signés avec les Premières nations

La poursuite du colonialisme canadien : des chemins de fer aux pipelines

Les similitudes entre l’histoire de la construction des chemins de fer et les différents projets de pipelines dépassent les simples coïncidences. Subventions gouvernementales, rachats des projets déficitaires, vols des terres des Premières Nations, actes de droit et intervention des forces armées : ce qui se dégage de l’histoire des chemins de fer durant la deuxième moitié du 19e siècle, c’est la persistance actuelle du colonialisme structurel sur lequel le Canada s’est construit. L’appropriation des terres des Premières nations est au cœur de la constitution et du Droit canadien. Au-delà des beaux discours de la réconciliation, le colonialisme se poursuit au même rythme et se maintient encore aujourd’hui à coup de législations et de matraques. Le Canada s’est construit sur l’exctractivisme et la circulation des marchandises. Les blocages de trains de la dernière semaine arrivent à mettre en évidence les fondements colonialistes du territoire canadien, mais aussi ces points faibles, sa dépendance envers ses infrastructures de transport et l’efficacité avec laquelle on peut arriver à le mettre en déroute.

SHUT DOWN CANADA

ALL EYES ON WET’SUWET’EN

Carte intéractive des blocages en soutien aux Wet’suwet’en

Neuvième jour du plus long blocage ferroviaire de l’histoire du Canada

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Fév 142020
 

De Real People’s Media

TERRITOIRE MOHAWK DE TYENDINAGA – La Gendarmerie royale du Canada a envahi le territoire des Wet’suwet’en en Colombie-Britannique le 5 février 2020 pour faire appliquer une injonction du tribunal visant à retirer les Wet’suwet’en du territoire qui leur appartient. L’injonction a été obtenue par la société Coastal GasLink (CGL) afin de forcer son projet de gazoduc de 670 kilomètres de long à traverser le territoire traditionnel non cédé des Wet’suwet’en. Ce développement pose des menaces profondes et importantes pour la vie humaine et non humaine dans une région importante sur le plan culturel et environnemental, et va à l’encontre du soi-disant processus de “paix et de réconciliation” du gouvernement canadien avec les peuples des Premières nations.

En réponse à cette agression coloniale contre les Wet’suwet’en, les Mohawks de Tyendinaga ont installé un campement le long de la voie ferrée du CN et ont formulé leur revendication : qu’aucun train ne passe sur la voie ferrée tant que la GRC n’aura pas quitté le territoire des Wet’suwet’en. En conséquence, tout le trafic ferroviaire le long du corridor Toronto-Montréal passant par le territoire des Mohawks de Tyendinaga a été arrêté, entraînant un fardeau économique croissant pour le Canada. Quelques jours après le début du blocage de la ligne de chemin de fer, CN Rail a réussi à obtenir une injonction du tribunal, et la police provinciale de l’Ontario a délivré l’injonction demandant aux défenseurs des terres de Tyendinaga de quitter le territoire et de permettre la reprise du trafic ferroviaire. La réponse des habitants de Tyendinaga a été inébranlable :

« En ce qui concerne l’injonction signifiée au peuple de Tyendinaga, nous, le peuple, refusons que les lois de l’État-nation canadien nous soient imposées. Nous avons, et avons toujours eu, nos propres lois et coutumes, avant, pendant et après les tentatives de génocide et d’assimilation du Canada. Un document nous ordonnant de quitter notre propre pays ou d’autoriser le passage de biens étrangers sur notre territoire n’a aucune signification. Nous resterons sur nos positions et, comme indiqué, nous ne partirons pas tant que la GRC ne se sera pas retirée des territoires traditionnels des Wet’suwet’en. »

La police provinciale de l’Ontario a envoyé un petit nombre de véhicules pour surveiller le blocus et a mandaté des “agents de liaison” pour aborder à différentes reprises les défenseurs des terres pour des “négociations”. Les officiers de liaison de la PPO ont continué à arriver armés à la fermeture du chemin de fer, bien qu’ils aient accepté de ne pas apporter d’armes chargées pour négocier. Ce faisant, l’OPP a violé l’esprit de paix et de réconciliation ainsi que les protocoles traditionnels pour une relation respectueuse de nation à nation.

Sous cette menace d’injonction, avec des agents de l’OPP lourdement armés à proximité, la possibilité d’un violent raid de police semble imminente. Cependant, il existe une voie claire vers une solution pacifique au blocage du chemin de fer. Il y a, comme l’a dit Kanenhariyo, un enseignement à donner aux agents de l’OPP sur les voies ferrées.

« Nous avons l’obligation, comme vous, d’être liés les uns aux autres dans une relation respectueuse, et vous avez la responsabilité, comme nous, d’être pacifiques, de vous asseoir et de polir notre chaîne. »

« Nous avons une relation avec votre souveraine », a expliqué Kanenhariyo, « une relation directe, et la dernière fois qu’elle est venue ici en 2010, elle a réaffirmé cette relation avec nous. Elle a apporté ces clochettes et y a inscrit la description de notre relation depuis 300 ans. » Il a poursuivi en disant que les deux maillons de la chaîne d’alliance en argent symbolisent les peuples britannique et mohawk, le maillon central représentant leur relation commune. Si jamais l’argent venait à être terni, chaque partie pourrait tirer sur la chaîne pour réunir les deux côtés afin de pouvoir ensemble polir la chaîne, ce qui permettrait de résoudre les problèmes ayant contribué à ternir la relation.

En attendant une solution pacifique, les défenseurs des terres de Tyendinaga sont déterminés à continuer à bloquer le chemin de fer. Ils sont rejoints en cela par les communautés autochtones, les jeunes et les colons alliés qui se livrent à des actes de perturbation économique d’un océan à l’autre. Loin de la caricature raciste qui décrit les défenseurs des terres autochtones comme des êtres irrationnels et déraisonnables, les Mohawks de Tyendinaga proposent une paix juste et cohérente avec l’histoire tant que le gouvernement du Canada et les forces de police le constituant cessent leur agression contre les nations autochtones et la terre, et reviennent à leurs responsabilités envers le wampum à deux voies et la chaîne d’alliance en argent.

Une manifestation en solidarité avec les Wet’suwet’en rend visite au quartier général québécois de la GRC

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Fév 142020
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Un peu plus d’une centaine de personnes ont manifesté au centre-ville de Montréal jeudi soir, pour démontrer leur soutien aux habitant.e.s du territoire Wet’suwet’en qui subissent actuellement le harcèlement et la violence de l’État colonial canadien et de son appareil policier, la Gendarmerie Royale du Canada. Les manifestant-es ont défilé dans les rues de Montréal jusqu’aux bureaux de la GRC derrière une bannière “RCMP OFF WET’SUWET’EN LAND”.

Les bureaux de la GRC ont été pris pour cible afin de dénoncer les abus contre les peuples autochtones et plus particulièrement les Wet’suwet’en. Des vitrines ont été brisées, des balles de peinture ont été lancées et des graffitis ont été effectués sur la façade de l’immeuble. La manifestation s’inscrit dans le contexte de la foulée d’actions qui neutralisent présentement le soi-disant Canada. Le message porté est clair: les violences commises à l’endroit des populations autochtones, des défenseurs-es de la terre et des protecteurs-trices de l’eau, sur le territoire Wet’suwet’en ou ailleurs, feront chaque fois l’objet d’une réponse. Cette réponse viendra de partout et sera toujours plus vive.

L’industrie pétrolière, l’État canadien et son corps policier cherchent à faire passer leur pipeline de force, nous pouvons à notre tour stopper la circulation de leur pétrole. Les cibles sont partout. C’est maintenant ou jamais.

Solidarité avec les Wet’suwet’en et tous-tes ceux et celles qui se mettent présentement en jeu devant l’État colonial canadien.

#shutdowncanada

Les chemins de fer sabotés à nouveau en Ontario

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Fév 132020
 

Soumissions anonymes à North Shore Counter-Info

10 février – Hamilton : Sabotage d’une ligne du CN

Pendant que les Wet’suwet’en, les Mohawks de Tyendinaga et les Salish du littoral ont tous brûlé les injonctions rendues par les tribunaux coloniaux aujourd’hui, nous avons pensé agir en solidarité avec eux.

Pendant la nuit, nous avons brûlé un petit boîtier de signalisation de passage à niveau sur la ligne du CN. Par défaut, les passages à niveau sont activés en cas de déclenchement, de sorte qu’aucune personne n’était en danger.

Nous avons choisi le rail parce qu’il a longuement contribué à la colonisation et de la confédération de l’île de la Tortue, ainsi qu’au déplacement et à la mort des populations indigènes, avec de graves conséquences économiques. Il est impossible de le défendre, même dans une ville très fréquentée – ce soir, nous en avons la preuve.

Fuck l’État. Fuck les tribunaux coloniaux. Il est temps de se lever et de fermer le Canada.

9 février – Guelph : Fermez le Canada ! Tous les yeux sur Wet’suwet’en ! Sabotage ferroviaire de solidarité à Guelph, Ontario

Ce soir, nous avons saboté les rails du CN à trois endroits différents à Guelph, en Ontario.

En tant qu’allochtones, nous avons pris cette mesure en solidarité avec les Wet’suwet’en qui font actuellement face à de violentes attaques de la GRC et qui tiennent la ligne de front pour protéger la santé de leur territoire. Le CN est coupable d’avoir soutenu ce projet colonial et destructeur en tant que partenaire dans le transport des infrastructures qui permettront de construire ce pipeline et des camps d’hommes qui créent une augmentation de la violence contre les femmes autochtones sur le territoire.

Nous avons été inspirés par les nombreuses actions différentes de #shutdowncanada qui ont ciblé les rails – et par cet appel à l’action qui s’attaque aux chemins de fer.

Comme le demandait l’appel, nous avons porté des gants et utilisé du vinaigre et de la laine d’acier pour préparer le rail avant le contact. Nous avons connecté le fil de cuivre à haut calibre au fil de circuit du rail d’un côté et à la voie de l’autre – déclenchant ainsi les capteurs du circuit. Le troisième point que nous avions repéré n’a pas fonctionné pour une raison quelconque, nous avons donc dû en repérer un autre dans l’instant – cela valait la peine de prendre le temps d’essayer à nouveau. Il était également utile que nos cibles soient proches des passages à niveau/signaux, de sorte que nous savions qu’elles étaient toutes efficaces. Nous avons eu l’impression d’être applaudis lorsque les cloches ont commencé à sonner et que la circulation s’est considérablement ralentie en quelques minutes.

Alors que la GRC poursuit son raid sur Wet’suwet’en et commence son raid sur Unist’ot’en, nous prenons des mesures pour rappeler à ceux et celles qui sont en première ligne qu’ils et elles ne sont pas seul.es et pour encourager les autres à prendre des mesures fortes en solidarité avec les défenseurs et défenseuses des terres de Wet’suwet’en.

En résumé : tous les yeux vers les lignes de front ! Agissez ! Prenez pour cible le gouvernement, les banques, les chemins de fer et la GRC – en tant que complices de CGL dans ce projet violent ! Solidarité avec Wet’suwet’en !

#eyesonthefrontlines #wetsuwetenstrong #nopiplines #respectwetsuwetenlaw

#ShutDownCanada : Une énorme vague de solidarité avec les Wet’suwet’en perturbe les infrastructures canadiennes

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Fév 122020
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Des centaines de manifestations, d’occupations, de blocages et de sabotages se déroulent partout à travers l’île de la Tortue, de Vancouver jusqu’à Halifax, en solidarité avec les Wet’suwet’en, dont le territoire est actuellement envahi par la GRC. Les Wet’suwet’en se battent depuis des années contre le projet de gazoduc de CGL. La GRC a commencé le 6 février un raid lourdement militarisé, faisant depuis plusieurs arrestations. Il y a deux jours, le 10 février, la police a procédé à l’arrestation de plusieurs femmes, dont la matriarche Freda Huson, alors qu’elles étaient en train de tenir une cérémonie en l’honneur des femmes autochtones disparues et assassinées, sur le pont menant au Unist’ot’en Healing Center.

Face à ces actes de violence coloniale, les Wet’suwet’en ont lancé des appels à la perturbation et au blocage des infrastructures canadiennes, auxquels les réponses se sont répandues comme une trainée de poudre à travers le pays. Le hashtag #shutdowncanada était en date d’hier le cinquième plus populaire sur twitter au soit-disant Canada. Les gens démontrent massivement leur solidarité en portant directement atteinte au bon fonctionnement du capitalisme et de l’état.

Pendant plusieurs jours, des dizaines de personnes ont maintenu un blocage du port Delta, à Vancouver, l’un des plus grands du pays. À Victoria, de jeunes militant.es autochtones maintiennent une importante occupation devant le parlement de la Colombie-Britannique. De l’autre côté du continent, une manifestation a bloqué hier, pendant environ cinq heures, le port de Halifax. Des occupations de bureaux gouvernementaux et les blocages ou sabotages de voies ferrées se multiplient.

L’impact sur l’économie canadienne est indéniable. Le CN a hier annoncé qu’il serait forcé de fermer de façon imminente des tronçons significatifs de son réseau ferroviaire national, si les blocages à Tyendinaga, en Ontario, et à New Hazelton, en Colombie-Britannique, continuent, lesquels affectent, toujours selon le CN, la capacité de tous les Canadiens à déplacer des marchandises et à faire du commerce. Le CN déclare :

« Aux deux endroits, il n’y a présentement aucun mouvement de train, marchand ou passager. Des centaines de trains ont été annulés depuis le début des blocages, il y a cinq jours. L’impact se ressent également bien au-delà des frontières canadiennes et il endommage la réputation du pays en tant que partenaire stable et viable de chaîne logistique. »

Seulement cette semaine, plus d’une centaine d’actions de solidarité se sont tenues à travers le soit-disant Canada. Avec une telle ampleur, il serait très difficile d’en faire une couverture exhaustive. Ce bref article se veut un survol, d’abord des blocages en cours à travers le pays en date du 12 février, ensuite des actions ayant eu lieu au soit-disant Québec et Ontario. Dans un contexte de peu de couverture médiatique en français, il semblait important de contribuer à la circulation de l’information, avec l’intention de contribuer à l’importante mobilisation en cours.

BLOCAGES EN COURS, 12 février

TYENDINAGA, SOIT-DISANT ONTARIO
De plus en plus de gens rejoignent le blocage de voie ferrée en cours depuis jeudi le 6 février, au passage à niveau de Wyman Road, dans le territoire mohawk de Tyendinaga. Le 9 février, une injonction a été accordée au CN, mais les occupant.es l’ont brûlée devant la police et les agents du CN. Tous les trains VIA Rail entre Toronto et Montréal, ainsi qu’entre Ottawa et Toronto sont aujourd’hui annulés.

« En ce qui concerne “l’injonction” remise aux gens de Tyendinaga, Nous, le peuple, refusons que vos lois nous soient imposées. Nous avons, et avons toujours eu, nos propres lois et coutumes, avant, pendant et après vos tentatives de génocide et d’assimilation. Un document nous ordonnant de quitter notre terre, et/ou de permettre le passage de biens étrangers sur notre territoire n’a aucun sens. Nous tiendrons nos positions et, comme indiqué, nous ne partirons pas tant que la GRC ne se sera pas retirée des territoires traditionnels Wet’suwet’en. »

https://realpeoples.media/video-injunction-served-and-burnt-at-tyendinaga-rail-blockade-as-numbers-grow/

https://www.cp24.com/mobile/news/via-rail-continues-to-cancel-trains-along-montreal-toronto-corridor-due-to-blockade-1.4806628

KAHNAWAKE, SOIT-DISANT QUÉBEC
Un blocage de la voie ferrée du CP traversant Kahnawake est en cours depuis le 9 février, causant la fermeture de la ligne de trains de banlieue Exo Candiac et empêchant les trains de marchandises du CN de circuler entre Toronto et Montréal. Une montagne de neige a été amassée sur les rails, un drapeau de la confédération Haudenosaunee a été hissé et un feu sacré, allumé.

« Ce petit timbre poste appelé Kahnawake n’est pas notre maison. De la côte est à la côte ouest, du nord au sud, voilà qui est notre maison. Nous ne disséquons pas notre mère pour couper son petit doigt et déclarer qu’il appartient aux Mohawks de Kahnawake, nous considérons notre mère dans son entièreté. Nous aimons notre, dans son entièreté, et nous respectons notre mère, dans son entièreté. C’est le message que nous essayons de faire passer à tout le monde.» Tekarontake, résident de Kahnawake
https://montrealgazette.com/news/local-news/candiac-trains-remain-suspended-during-blockade-in-support-of-wetsuweten/

https://ca.news.yahoo.com/protest-solidarity-wetsuweten-nation-blocks-111248189.html

LISTUGUJ, SOIT-DISANT QUÉBEC
Des manifestant.es mi’gmaq bloquent une voie ferrée depuis le 10 février au matin, bloquant toute circulation des trains de marchandises.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1516500/micmacs-listuguj-manifestation-appui-wetsuweten

NEW HAZELTON – SOIT-DISANT COLOMBIE-BRITANNIQUE
Les chefs héréditaires de la nation Gitxsan, alliés de longue date des Wet’suwet’en, ont lancé le 8 février une occupation de la voie ferrée marchande et passagère près de New Hazelton. Le chef héréditaire Spoowk a déclaré :
« Ce blocage va continuer jusqu’à ce que la GRC soit retirée des terres Wet’suwet’en et jusqu’à ce que CGL quitte le territoire Wet’suwet’en. »
https://twitter.com/BourquinMichae1/status/1226940784139591681

ACTIONS DE SOLIDARITÉ AU SOIT-DISANT QUÉBEC ET EN SOIT-DISANT ONTARIO (LISTE NON-EXHAUSTIVE)

SOIT-DISANT QUÉBEC

QUÉBEC
10 FÉVRIER – Extinction Rébellion Québec occupe les bureaux de quatre ministres fédéraux.

LISTUGUJ
9 FÉVRIER – Une manifestation distribue des tracts aux automobilistes.à l’entrée du pont J.C. Van Horne.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1513983/wetsuweten-camp-gazoduc-coastal-gaslink-arrestation-grc

RIMOUSKI
9 FÉVRIER – Une manifestation prend les rues de la ville pendant environ deux heures, après avoir affiché un avis d’éviction sur la porte du bureau de la GRC.

Geplaatst door Extinction Rebellion Rimouski op Maandag 10 februari 2020

 

KANEHSATÀ:KE
2 FÉVRIER – Des warriors de plusieurs communautés ont mené une opération escargot entre Kanehsatà:ke et Montréal. Pendant deux heures, un convoi de voitures arborant des drapeaux du Two Row Wampum, Warrior et Haudenosaunee a roulé à basse vitesse sur plusieurs voies de la 640 direction ouest puis de la 15 direction sud, pour finalement rejoindre un rassemblement de soutien devant les bureaux de la GRC dans le quartier Westmount.

https://contrepoints.media/posts/operation-escargot-a-kanehsata-ke-en-soutien-a-unistoten

MONTRÉAL
16 JANVIER – Durant l’heure de pointe matinale, une soixantaine de personnes ont bloqué l’entrée du port à l’intersection de Notre-Dame et Pie-IX, mettant le feu à des barricades temporaires.

30 JANVIER – Durant l’heure de pointe matinale, une cinquantaine de personnes ont bloqué une sortie de l’autoroute 720, mettant le feu à une barricade temporaire.

7 FÉVRIER – Une vigile organisée par Idle No More est tenue à la Place des Arts.

7 FÉVRIER – Dans la nuit, des personnes anonymes ont brisé les fenêtres du bureau du ministre fédéral de la justice, David Lametti, et ont aspergé l’intérieur de peinture à l’aide d’un extincteur.

SOIT-DISANT ONTARIO

TORONTO
11 FÉVRIER – Une manifestation paralyse le traffic à l’intersection de Yonge et Eglinton. Elle fait suite à une série de manifestations prenant les rues de la ville depuis quelques jours.

https://www.thepostmillennial.com/breaking-anti-pipeline-protestors-block-downtown-toronto-traffic-again/

11 FÉVRIER – Des jeunes de groupes de défense des droits autochtones et de Toronto Climate Justice occupent le bureau de la ministre des affaires autochtones.

8 FÉVRIER – Environ 200 personnes bloquent une voie ferrée pendant une bonne partie de la journée.

https://globalnews.ca/news/6525535/protesters-block-rail-lines-toronto/

OTTAWA
11 FÉVRIER – Une occupation du département de la justice se tient.

7 FÉVRIER – Une manifestation marche du Parlement jusqu’au centre-ville

SIX NATIONS OF THE GRAND RIVER
10 FÉVRIER – Entre 11h et midi, une ligne ferroviaire de transport de marchandises traversant Six Nations a été bloquée par une vingtaine de personnes, à la hauteur de Pauline Johnson Road. Un tipi avait été érigé sur la voie ferrée.

https://theturtleislandnews.com/index.php/2020/02/10/cn-freight-line-through-six-nations-shut-down-by-wetsuweten-supporters-today/

https://theturtleislandnews.com/index.php/2020/02/10/update-the-cn-rail-line-on-pauline-johnson-road-has-re-opened-as-of-noon-today/

CALEDONIA
10 FÉVRIER – Des défenseur.s de la terre de la confédération Haudenosaunee bloquent le bypass de Caledonia pendant trois heures, paralysant le trafic sur l’autoroute 6.

https://www.thespec.com/news-story/9849119-caledonia-bypass-closed-for-protest/

KINGSTON
9 FÉVRIER – Une manifestation bloque une voie ferrée et le boulevard John Counter, pendant une heure.

https://www.thewhig.com/news/local-news/anti-pipeline-demonstration-blocks-tracks-road-in-kingston

21 JANVIER – Une cinquantaine de personnes marche depuis l’hôtel de ville jusqu’à l’université Queen, où elles perturbent une conférence du vice-président des communications corporatives de TC Energy, actionnaire majeur de CGL.

https://north-shore.info/2020/01/21/kingston-hands-off-wetsuweten-demo-report/

17 JANVIER – Une quinzaine de personne effectue un blocage filtrant d’une grande artère et d’une voie ferrée, distribuant des tracts aux automobilistes passant.

https://north-shore.info/2020/01/21/slow-down-for-wetsuweten/

GUELPH
9 FÉVRIER – Des allochtones ont saboté les rails du CN à trois différents endroits.

https://north-shore.info/2020/02/10/solidarity-rail-sabotage-in-guelph/

24 JANVIER – Une banque RBC est occupée.

https://north-shore.info/2020/01/25/solidarity-with-wetsuweten-action-targeting-rbc-guelph/

HAMILTON
8 FÉVRIER – Une opération escargot menée par des femmes et des personnes Two-Spirits Haudenosaunee, Anishinaabe, and Métis bloque le traffic sur l’autoroute 403, pendant environ une heure, durant l’heure de pointe.

https://north-shore.info/2020/02/08/hamilton-native-women-block-the-highway-403/

2 FÉVRIER – Une marche festive a bloqué une route à fort achalandage de camions de marchandises ainsi qu’une voie ferrée, pendant une bonne partie de l’après-midi.

BURLINGTON
22 JANVIER – Le feu est mis à une station de signalisation d’une intersection très achalandée de voies ferrées.

https://north-shore.info/2020/01/23/keep-your-fire-bright-railway-sabotage-in-burlington/

AKWESASNE
7 FÉVRIER – Un groupe de personnes en provenance d’Akwesasne bloque la frontière entre le Canada et les États-Unis pendant environ une heure.

#ShutDownCanada : Carte interactive des blocages ferroviaires

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Fév 102020
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Voir en plein écran

Une carte interactive montrant les différents blocages ferroviaires qui sont en cours à travers le soi-disant Canada et les lignes de chemin de fer touchées. Il y a cinq blocages répertoriés… jusqu’à présent.

Liens utiles :

Un appel à perturber les voies ferrées en solidarité avec les Wet’suwet’en (incluant un guide pratique)

Points faibles de l’économie extractiviste au Canada (en anglais)

Goulots d’étranglement dans l’infrastructure de transport au Canada (en anglais)

#SHUTDOWNCANADA

Une injonction remise, puis brûlée, au blocage ferroviaire de Tyendinaga, alors que de plus en plus de gens s’y joignent

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Fév 102020
 

*Appel aux dons – fonds de défense légale*

De Real People’s Media

Une injonction obtenue par le CN est retournée à la terre, alors que de plus en plus de gens se rassemblent au passage à niveau de Wyman Road.

TYENDINAGA MOHAWK TERRITORY – Le blocage ferroviaire au passage à niveau de Wyman Road, dans le territoire mohawk de Tyendinaga, a pris de l’ampleur depuis qu’il a commencé jeudi après-midi. Une caravane, un toilette portable et une tente sont arrivés sur place. Et le nombre de personnes présentes est en augmentation.

La raison du blocage est simple, selon Dalton McKay.  « Je suis ici pour en soutien et en solidarité avec les Wet’suwet’en pour les aider à lutter contre la destruction de leur vie et de leurs maisons pour un pipeline » a-t-il déclaré à Real People’s Media.

Plus de 50 Mohawks et sympathisant.es étaient rassemblé.es aujourd’hui à l’endroit où la ligne ferroviaire du CN traverse la Wyman Roas, juste au nord du territoire Mohawk de Tyendinaga. Le drapeau des Mohawk Warriors flottait tout en haut du poteau signalant le passage à niveau, et un grand camion charrue était stationné juste au sud de la voie ferrée.

La présence médiatique et policière sur les voies ferrées était beaucoup plus importante que les jours précédents. Une injonction a été émise hier contre  « John Doe, Jane Doe et personnes inconnues » .

Un important contingent d’agents du OPP (Ontario Provincial Police) et du CN est arrivé avec l’intention de remettre davantage de documents, mais l’injonction a été brûlée sur les voies ferrées, sous les yeux des médias et de la police. Après que l’injonction ait été brûlée devant eux, l’OPP et le CN sont remontés dans leurs véhicules et sont partis rapidement sans remettre plus de documents.

Une déclaration a été diffusée sur les médias sociaux en réponse :

     « En ce qui concerne “l’injonction” remise aux gens de Tyendinaga, Nous, le peuple, refusons que vos lois nous soient imposées. Nous avons, et avons toujours eu, nos propres lois et coutumes, avant, pendant et après vos tentatives de génocide et d’assimilation. Un document nous ordonnant de quitter notre terre, et/ou de permettre le passage de biens étrangers sur notre territoire n’a aucun sens. Nous tiendrons nos positions et, comme indiqué, nous ne partirons pas tant que la GRC ne se sera pas retirée des territoires traditionnels Wet’suwet’en. »

L’ambiance sur le site était bonne toute la journée, des gens venant continuellement apporter leur support, arrivant avec de la nourriture, du bois et d’autres nécessités. McKay a déclaré :  « Le soutien de la communauté a été d’une grande aide, chaque jour nous recevons de la nourriture, de l’eau, des couvertures… ce dont nous avons encore le plus besoin en ce moment, ce sont des prières, du soutien et du bois de chauffage.»  Interrogé sur le moral des troupes au blocage, quelqu’un a pointé vers les coyotes qui avaient commencé à hurler au loin.

Les jeunes reconnaissent l’importance de cette action. Comme l’a expliqué un jeune Mohawk :  « C’est notre terre, c’est notre eau, nous sommes ici à nous battre pour récupérer ce qui nous appartient et ce dont nous avons besoin pour que les sept générations puissent encore se battre et avoir un territoire.»

Appuyez les chefs héréditaires Wet’suwet’en

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Fév 072020
 

Des Chefs héréditaires Wet’suwet’en

LES DÉFENSEUR.ES DE LA TERRE ONT BESOIN DE VOTRE AIDE

À ce moment même une bataille épique est en cours, et sa conclusion déterminera le destin de la côte du nord-ouest. Les implications de ce conflit se feront sentir partout autour de la planète pour des générations à venir.

Au moment où vous lisez ces lignes, la GRC mène une opération immense afin d’extraire des personnes autochtones et leurs allié.es de territoires Wet’suwet’en non-cédés afin que des riches compagnies pétrolières puissent bâtir un corridor énergétique au coût de plusieurs milliards de dollars pour amener du gaz de schiste sur les marchés mondiaux.

Le peuple Wet’suwet’en et leurs allié.es sont toujours déterminés à faire en sorte que cela ne se produise jamais.

D’un côté, les forces de certains des plus grands pollueurs du monde, le gouvernement et la GRC qui agissent en fonction de leurs intérêts, avec des milliards et des milliards derrière la création d’un corridor énergétique d’envergure pour amener le gas de schiste à Kitimat pour l’exportation.

De l’autre, des peuples autochtones qui affirment leur droit de protéger leur territoire ancestral en créant un centre de guérison dédié à traiter les traumatismes intergénérationnels qui résultent de la colonisation.

Les choses bougent rapidement en ce moment, et il est à nouveau temps de défendre la terre.

Au travers de ces événements, plusieurs personnes ont mis leurs corps dans le chemin des pétrolières. Le peuple Wet’suwet’en a montré à la planète entière à quoi ressemble la vraie détermination, en défiant sans arrêt et sans compromis certaines des plus grandes entreprises pétrolières du monde. Par ailleurs, des gens de partout sur l’Ïle de la Tortue et la planète ont voyagé de grandes distances pour démontrer leur solidarité avec la lutte de la nation Wet’suwet’en, et ont également mis leurs corps dans le chemin des pétrolières.

Des documents légaux prouvent que la GRC était prête à utiliser une force létale contre les défenseur.es de la terre lorsqu’elle a attaqué le point d’accès Gidimt’en, le 7 janvier 2019. Il n’est pas exagéré d’affirmer que les défenseur.es du territoire risquent leur vie pour défendre la terre et l’eau, au bénéfice des générations futures.

Les circonstances de vie de beaucoup de gens font qu’il ne fait pas de sens pour eux et elles de voyager jusqu’à la ligne de front. Nous savons que plusieurs sont profondément préoccupé.es par cette cause, et espèrent ardemment contribuer au mouvement. En vérité, le mouvement dépend aussi de la contribution de différentes personnes utilisant différents moyens pour amener de l’énergie au camp. Une manière significative d’aider est par les dons.

Nous demandons votre aide afin de créer un fonds spécifiquement pour supporter les gens qui font face à des accusations criminelles suite à des actions directes menées en lien avec la défense du territoire Wet’suwet’en contre l’industrie et la GRC.

Qui recevrait ce soutien?

Ce soutien irait à des défenseur.es Wet’suwet’en de la base qui travaillent sous le leadership de leurs chefs héréditaires. Spécifiquement, il serait reçu par des membres du clan Likhts’amisyu, et administré par eux et elles pour tous et toutes les arrêté.es accusé.es au criminel.

Pour plus d’information sur le clan Likhts’amisyu, veuillez visiter leur site web, www.likhtsamisyu.com.

Les fonds seront déposés dans un compte conjoint qui sera administré par des membres du clan Likhts’amisyu, incluant le chef de la Maison du Soleil Smogelgem et les chefs alliés Dtsa’Hayl et Kloumkun. La trésorière est Angie Gagnon, la fille du chef Dtsa’Hayl.

Les fonds seraient utilisés comment?

Pour supporter les gens qui font face à des accusations criminelles et des gens qui pourraient être trouvés coupables et subir des conséquences telles que l’incarcération, l’arrestation à domicile, des conditions de probation restrictives, du service communautaire mandaté par la cour, etc. Les fonds seraient utilisés pour des choses comme :

-Frais d’avocat

-Transport de et vers la cour

-Coûts de recherche (e.g. demandes en vertu de la Loi d’accès à l’information, analyse légale, etc.)

-Coûts reliés à l’incarcération (téléphone, magasin, loyer, casier, etc.)

-Coûts reliés à l’obtention d’un loyer à la sortie de prison

-Coûts reliés à la thérapie pour des gens qui subiraient des séquelles psychologiques de leur arrestation ou de leur expérience au sein du système de justice.

Les fonds seront déposés dans un compte qui sera administré par trois chefs héréditaires Wet’suwet’en et une trésorière. Les décisions au sujet de l’allocation des fonds seront prises par consensus en accord avec la loi Wet’suwet’en. Afin d’assurer la transparence, les transfères de fonds nécessiteront deux signataires et les documents financiers seront rendus disponibles aux autres chefs sur demande.

Comment donner :

Par transfert électronique à likhtsamisyu@gmail.com. Veuillez vous assurer que la réponse à la question de sécurité est SaYikh2020 .

Il est aussi possible de donner sur la page Gofundme du clan Likhts’amisyu : https://www.gofundme.com/f/support-the-wet039suwet039en-hereditary-chiefs

*** Veuillez noter que puisque les Conditions d’utilisation de Gofundme interdisent de lever des fonds pour les personnes accusées d’un crime, nous ne sommes pas en mesure d’utiliser Gofundme spécifiquement pour un fonds légal.***

Un chèque peut aussi être fait au nom de « Likhts’amisyu » et envoyé aux chefs. Veuillez écrire à likhtsamisyu@gmail.com pour une adresse postale.

Merci d’avance pour votre généreux appui!