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Rester libre, c’est se battre ! Solidarité avec Cedar

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Juil 112019
 

Soumission anonyme à North Shore Counter-Info

Discours prononcé à la Manif en solidarité avec Cedar et pour l’abandon de toutes les accusations contre les défenseur.ses de Pride, tenue à Montréal le 28 juin.

Bonsoir tout le monde,

Merci d’être venu.es! Il est un grand plaisir de vous voir en grand nombre pour prendre la rue ensemble. Pour démontrer notre solidarité avec les accusées de Fierté Hamilton et notre amie Cedar qui reste en prison.

On est ici aujourd’hui, sur la terre ancestrale des peuples autochtones Anishnabeg et Haudonousanee, plus précisement la terre qui n’a jamais été cédée de la nation Kanien’kehà:ka pour manifester notre rage queer et trans suite aux événements de la semaine passée. Le mécanisme colonial qui a volé cette terre pour construire le ‘Montreal’ a aussi ciblé le terrain culturel du genre et de sexualité pendant des centaines d’années. Même si toutes nos identités sont différentes, les notions ou concepts de queer ou gai ou trans que les personnes non autochtones utilisent sont construites en réaction aux et à partir des cultures blanches, chrétiennes, coloniales et capitalistes. Que le tissu et la fibre de ces mots, certes imparfaits, ne sont pas nouveaux, et ils rendent hommage aux personnes qui, grâce à leur existence naturelle, ont toujours mis en question le projet hetérocolonial. On reconnait que de nombreuses cultures autochtones respectaient plus que deux genres et sexualités, souvent célébrant leurs membres de communauté qui étaient de deux-esprits. Il y a 500 ans que le projet colonial de l’État continue d’attaquer ces personnes, de les éteindre ou de les assimiler. La souveraineté autochtone de la terre est inespérable de la souveraineté autochtone corporelle, sexuelle et de genre. Nous honorons les combattants qui se luttent pour le rétablissement de diversité sexuelle et la fluidité de genre dans leurs cultures et notre lutte queer est aussi une lutte anticoloniale.

Le 15 juin 2019, un festival de Fierté de la communauté queer et transgenre de Hamilton, “Ontario” a été attaqué par un groupe de homophobes de l’extrême droite, de fondamentalistes chrétiens et de néo-nazis. Comme ils ont fait en 2018, ils sont arrivés avec de grandes pancartes et des bannières homophobes, commençant immédiatement de lancer des insultes et des injures. Ils ont agressivement harcelé les individus au festival Fierté, faisant des blagues sur le viol et menaçant la violence physique. Afin de bloquer ces bigots et de protéger la communauté, une grande bannière noire a été érigée par quelques queers. Les homophobes n’ont pas aimé ça, et ils ont attaqué ces personnes. Ils ont commencé une bagarre, mais les personnes gaies, trans, et antifascistes qui ont refusé de permettre la présence de ces cons ont fièrement riposté. Certain.e.s ami.e.s ont été blessé.e.s et ont eu besoin des premiers soins. La police de Hamilton n’a rien fait pendant le conflit d’une heure et ils se sont présentés quand il n’y avait plus rien à faire. Les homophobes ont accueilli l’escorte policière pour quitter le parc. Malheureusement, ils ont harcelé et chassé d’autres queers dans le quartier plus tard dans la journée et la semaine après ils ont attaqué d’autres gens à Fierté Toronto.

Après ces événements, la police de Hamilton ont senti menacée – les communautés qui se sentent autonomisées et capables d’utiliser de la force pour se défendre affaiblit l’autorité de la police. Par conséquent, les policiers ont focalisé toute leur énergie sur la poursuite de certaines personnes queers, trans et anarchistes de la ville, les harcelant toute cette semaine comme punition. Samedi le 22 juin la police a mis en prison Cedar, un.e ami.e qui n’a pas été au festival, mais qui la police veut cibler parce que Cedar a publiquement critiqué leurs actions. Ille a été en grève de la faim pendant 5 jours afin de protester contre cette mesure vengeresse et ille reste présentement encore en prison. Il se peut qu’il aille prendre des semaines avant que Cedar puisse avoir une audience de libération conditionnelle. Plus tard dans la semaine deux autres ami.e.s ont été arrêté.e.s et accusé.e.s de bris de probation basé sur un soupçon d’avoir été au festival. Aucun de ces homophobes n’avait été initialement accusé par la police ou appréhendé à l’événement, malgré la circulation majeure de leurs visages, leurs noms et des vidéos de leurs actions violentes, jusqu’à hier quand la pression publique a obligé la police à charger Chistopher Vanderweide avec agression armée. Le maire de Hamilton a reçu une petite visite ce matin – vingt personnes ont visité sa maison à 7h le matin pour lui faire comprendre ce que c’est une visite de la police le matin et comment ça peut être dérangeant. Ils ont placé beaucoup de pancartes sur son gazon qui disaient : Le maire s’en fou des queers. La réaction du maire? Il a publiquement annoncé que ces manifestants ne sont pas des vraies queers et il a appelé pour une enquête. Conséquemment la police a arrêté DEUX AUTRES AMIS cette après-midi. Nous opposons au système carcéral et colonial de l’État, mais la répression unilatérale dirigée premièrement vers ceux et celles que la police soupçonne d’être les défendeurs de Fierté est révélateur une fois encore de leur position et leur objectif : protéger les personnes racistes, homophobes et misogynes.

Le concept de “queer” peut comprendre notre sexualité ou notre genre, mais pour nous il veut dire beaucoup plus que ça. Il est un territoire de tension qu’il faut défendre. On est en solidarité avec Cedar et les personnes accusées en connexion avec cet événement, aussi bien que toute personne gaie ou trans qui est en prison pour une contre-attaque. On sait que les queers de hier se sont courageusement battues pour notre existence, contre les homophobes et les néonazis aussi bien que contre la police. On se souvient du 28 juin 1969, la Rébellion de Stonewall à New-York, à son 50e anniversaire aujourd’hui – comme étant une émeute de quatre jours contre la police mené en grande partie par des personnes trans de couleur. Elle a été une rébellion à la fois trans et queer parce que, dans les mots de Queen Allyson Ann Allante, une participante de 14 ans en 1969, « Il a été la première fois que les deux groupes se sont réunies pour lutter contre l’oppresseur et il a établi un bon précédent pour l’avenir. Il a été un événement marquant parce que les deux communautés étaient unies pour combattre l’oppresseur, qui était la police et la mafia, qui ont contrôlé les clubs gais. » Quand on se souvient des briques volantes et talons hauts dans l’air découlant de l’explosion de rage gaie et trans, il faut se souvenir que le militarisme gai qui a été inauguré ces jours là –  donnant naissance à la Fierté que nous connaissons aujourd’hui – a essayé de faire taire et isoler les personnes transsexuelles, transgenres de couleur afin de favoriser un discours plutôt blanc, gai et cisgenre. On voit encore cette tendance 50 ans plus tard et on sait que nos communautés ont beaucoup de travail à fare pour resister le misogyne trans et le racism. Il est primordial que nous luttions les unes pour les autres, contre nos oppresseurs commun, épaule à épaule. N’oublions pas que Montréal n’était pas épargnée des descentes policières ; notons celle du bar Truxx en 1977 durant laquelle 143 personnes ont été arrêtées et accusées ou encore celle de la soirée Sex Garage en 1990, le « Stonewall québécois », où plus de 400 personnes se feront violemment charger par le SPVM et ses matraques, commençant un conflit de 36 heures. On sait que les personnes gaies et trans qui sont sans abris ou travailleur/se de sexe font face à la répression policière de jour en jour. La seule raison que le village gai est ici – dans l’est du centre-ville est parce que, avant l’Exposition ’67  et les jeux olympiques de 1976 le SPVM a mené une campagne pour nettoyer la ville – attaquant et arrêtant les queers dans les bars. On sait aussi que dans le monde les personnes gaies et trans, surtout celles qui sont racialisées, sont attaquées, criminalisées, incarcérées et même assassinées de manière disproportionnelle. Les attaques de haine américaine transphobe ont triplé pendant les derniers 5 ans. Hier, une autre personne trans a été tuée – Brooklyn Lindsey –  le 11e femme trans noire tuée cette année aux États-Unies – a été trouvé à Kansas City. On se souvient de Sisi Thibert qui a été tué à Pointe St. Charles en 2017. Cette douleur et cette rage reste toujours avec nous. Notre autodéfense est nécessaire pour assurer notre existence. Les groupes marginalisés s’organisent activement et présentement et ils se défendent. Le groupe de l’extrême droite à Hamilton n’est pas si différent des groupes ici au Québec, qui se trouvent face à une résistance féroce. Les personnes queers, comme à Hamilton et maintes fois auparavant, se réunissent pour se soutenir, se nourrir, s’appuyer et se défendre. On veut mettre fin à la domination dans toutes ses formes entrelacée et on sait que Personne n’est libre avant que tout le monde soit libre. L’autodéfense et toujours légitime. Ce soir on va danser, prendre beaucoup d’espace, circuler le mot, être beau et belle et révoltante – pour exprimer notre amour et rage queer pour les attaques fucked-up à Hamilton et la répression policière. On sait que on est fort et forte ensemble, et on va le montrer. On est ici pour dire :

Liberté pour Cedar! Abandonnez toutes les charges retenues contre les défenseur.es de Fierté!

Une levée de fonds est nécessaire pour les frais juridiques. SVP, faites un don ici: the-tower.ca/donate ou thetower@riseup.net

Une guerre contre les queers

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Juil 022019
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Depuis quelques semaines, l’État renouvelle encore une fois sa guerre contre les queers. Quelques jours avant l’arrestation de Cedar par la police de Hamilton, la police de la ville de Québec s’est vantée en ligne d’avoir utilisé des flics en civil afin de piéger onze hommes queers qui draguaient de façon consensuelle. Ces attaques ciblées ne seront pas tolérées. Nique la police.

Solidarité avec Cedar et avec tou.te.s les queers faisant face à la répression.

Déclaration de solidarité avec Cedar Hopperton et la communauté queer et trans radicale de Hamilton

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Juil 012019
 

De Montréal-Antifasciste

Depuis maintenant deux semaines, la communauté LGBTQ2 de Hamilton, en Ontario, est la cible d’attaques sans précédent provenant d’une coalition d’individus issus de groupes chrétiens intégristes et de groupuscules d’extrême droite dans la veine des Wolves of Odin, des « Yellow Vests » et du Canadian Nationalist Party.

De plus, la relation tendue de la communauté queer et trans radicale d’Hamilton avec les services de police de cette collectivité a été exacerbée au cours de la dernière semaine par la complaisance manifeste de la police avec les trolls d’extrême droite, préférant réprimer les personnes queers et trans qui se défendent contre les agressions… que les agresseurs eux-mêmes!

Depuis le 22 juin, Cedar Hopperton, une militante trans anarchiste profondément engagée dans ses communautés, observe une grève de la faim en détention après avoir été arrêtée pour « bris de condition ». La police l’accuse d’avoir manqué à ses conditions de libération en participant à une « manifestation » (en réalité, un rassemblement dans le cadre des activités de la Fierté LGBTQ2 à Hamilton, le 15 juin dernier). En fait, Cedar n’était même pas présente à cet événement, et tout porte à croire que la police d’Hamilton s’acharne plutôt contre Cedar en raison de ses nombreuses déclarations publiques contre la police, et en particulier contre la présence de celle-ci dans les événements organisés par la communauté LGBTQ2.

Le 15 juin, en après-midi, des violences sont survenues lorsque les militants d’extrême droite mentionnés ci-dessus se sont regroupés en marge du défilé de la Fierté, dans Gage Park, pour intimider et harceler les participant-e-s et leurs allié-e-s en déclamant des passages de la bible et en scandant des slogans anti-LGBTQ2. La communauté queer et trans radicale avait prévu le coup (puisqu’un incident similaire s’était produit en 2018) en fabriquant une palissade en tissus de plusieurs mètres de haut pour isoler les intolérants de la parade. Or, certains individus, non contents de perturber ainsi les activités de la Fierté, ont cherché à contourner la barrière pour harceler les participant-e-s et éventuellement en venir aux coups. Il va sans dire que nos camarades ne se sont pas laissé-e-s faire sans se défendre, mais dans la mêlée, quelques un-e-s ont été sérieusement blessé-e-s sous les coups portés par deux individus en particulier parmi les trolls d’extrême droite, Chris Vanderweide et Ylli Radovicka, alias John Mark Moretti.

Or, dans les jours qui ont suivi, plutôt que de chercher à appréhender les auteurs de ces violences, lesquelles ont été amplement documentées, la police de Hamilton a choisi de persécuter les camarades qui se sont défendu-e-s! En plus de Cedar, quatre autres camarades ont été arrêté-e-s et relâché-e-s sous promesse de comparaître.

Fait à noter, puisque la police les a laissé courir en toute impunité, les mêmes ordures d’extrême droite se sont rendues à une activité de la Fierté à Toronto pendant le week-end du 22-23 juin pour recommencer exactement les mêmes agressions contre des membres de la communauté LGBTQ2 et leurs allié-e-s.

Ces événements s’insèrent dans un contexte où, depuis une manifestation militante qui a eu lieu le 3 mars 2018 dans cette localité, la communauté anarchiste de Hamilton est ciblée à répétition par la police et des groupes d’extrême droite du sud de l’Ontario. L’espace anarchiste The Tower a été vandalisé à plusieurs reprises, des perquisitions ont eu lieu, et des trolls d’extrême droite se vantent en ligne de divulguer à la police  des renseignements personnels sur des anarchistes.

Ces attaques de l’extrême droite sont bien sûr inacceptables, et il est tout à fait naturel que nos camarades se défendent contre ces affronts par tous les moyens à leur disposition. Que la police choisisse de réprimer les victimes de la violence qui ne font que se défendre, plutôt que les auteurs de cette violence, ne fait que prouver que la police n’a aucune solidarité réelle pour la communauté LGBTQ2, et que toute déclaration en ce sens relève des efforts de relations publiques d’une institution profondément hostile aux aspirations des minorités. Ça n’est qu’une preuve de plus que les mouvements sociaux ne peuvent pas, et ne devraient jamais, faire confiance aux services de police.

Montréal Antifasciste, ainsi que ses sympathisant-e-s et allié-e-s, tient à déclarer sa solidarité indéfectible avec la communauté LGBTQ2 et la communauté anarchiste de Hamilton, et demande la libération immédiate de Cedar Hopperton et que toutes les accusations contre des personnes qui se sont portées à la défense de la communauté LGBTQ2 le 15 juin soient abandonnées.

¡No pasarán!

— Montréal Antifasciste, le 28 juin 2019

Mise à jour: La police de Hamilton a procédé à l’arrestation de Chris Vanderweide le 26 juin et de deux autres camarades queers le 28 juin, portant à cinq le nombres de membres de la communquté queer radicale arrêtés pour s’être défendus contre les attaques de l’extrême droite…

« Vague bleue », baroud d’honneur pour les petits soldats de l’extrême droite québécoise

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Juil 012019
 

De Montréal-Antifasciste

Si la soi-disant Vague bleue entretenait à ses débuts l’idée d’un nouveau souffle pour le mouvement nationaliste à tendance identitaire, il semble que ses organisateurs n’aient pas appris des leçons des dernières années et soient en train de répéter les mêmes erreurs…

Suite à la première édition la Vague bleue (VB1) à Montréal, le 4 mai 2019, de nombreuses voix se sont fait entendre à l’extrême droite (dont Alexis Cossette-Trudel, de Citoyens au Pouvoir, et Donald Proulx, du Parti patriote) pour critiquer la présence de milices aux allures paramilitaires dans un rassemblement qui se voulait au départ familial et ouvert, et dont la seule présence a motivé les forces antifascistes de Montréal à se mobiliser en bloc contre l’événement. Ce désaccord en particulier a fait apparaître des fissures dans l’unité apparente du nouveau regroupement identitaire.

À un mois de la « Vague bleue (2e partie) » annoncée à Trois-Rivières le 27 juillet, et qui s’annonce encore plus boiteuse que la première édition, Montréal Antifasciste vous propose de mettre des noms sur les visages de ces différents groupes de « sécurité » (lesquels se trouvent pourtant encadrés par des centaines de policiers à chacun de leurs déplacements) et de « paramilitaires » qui s’imaginent en future armée du Québec, mais qui ont la discipline d’une portée de chatons et dont le matériel provient des sites de vente en ligne pour amateur de paintball.

Fait à noter, les pseudomilicien-ne-s de ces différents groupes, additionné-e-s, comptent pour près du quart des participant-e-s à la première Vague bleue…

Groupe Sécurité Patriote (GSP)

Initialement, GSP était le groupe de sécurité de la petite clique du Front patriotique du Québec, mais sous la gouverne de Robert Proulx, le groupe a peu à peu revendiqué son autonomie. Formé d’une quinzaine de personnes et de plusieurs sympathisant-e-s, le GSP s’est spécialisé dans la « sécurité » des manifestations et événements d’extrême droite, allant même jusqu’à s’associer avec les Soldiers of Odin, un groupe anti-immigrant comptant des membres néonazis. Suite à un différend avec le chapitre Canadien de la milice paramilitaire des III %, une partie du chapitre III % du Québec est venue grossir les rangs de GSP. De tous les groupes de ce genre mobilisés pour la VB1, celui-ci est le plus nombreux et le plus turbulent. Ses membres aiment particulièrement se prendre en photo, notamment avec un drapeau « Action antifasciste » que leur avait remis la police lors d’une manifestation à Ottawa en 2018!  Un des membres réguliers des services d’ordre du GSP, fidèle au poste à la VB1, est Stéphane Dufresne, le Rambo de Saint-Charles-Borromée qui proposait de mener un faux attentat terroriste « pour réveiller les crisse d’endormis ».

Son membership est stable, mais GSP est en conflit avec beaucoup d’autres groupes et individus. Suite à la chicane mentionnée précédemment au sujet des tenues paramilitaires dans la VB1, il est bien possible que GSP ne participe pas à le deuxième édition.

Si vous avez des renseignements à nous communiquer au sujet des membres de GSP, veuillez écrire à alerta-mtl @ riseup.net

Robert Proulx

Christian Quevillon

Bob Giroux

René Beaudreault

Sylvain Lacroix

Jo Michaud

Denis Fortin

Jean-Pierre Colerette

Vicky Graveline

Mario Dallaire

Robin Simon

Patrick Picard

Nom inconnu

Nom inconnu

Nom inconnu

Nom inconnu

Nom inconnu

GSP

 

Ragnarok Nordique Society (RNS)

RNS est un petit groupe plutôt curieux, formé d’une poignée de types louches issus de divers groupuscules, dont Martin Fontaine (alias Rednek Fontaine / Rednek Breault), ancien membre de l’éphémère « La Horde », une scission de La Meute n’ayant jamais vraiment pris son envol. Le projet initial de RNS était de fonder une communauté survivaliste (et blanche, forcément) dans les Laurentides. On a aperçu des membres de RNS à la VB1 en tenue paramilitaire complète, façon GI Joe de banlieue. Martin Fontaine était également présent au pique-nique de GSP le 8 juin dernier, reconnaissable à son gilet tactique subtilement décoré du surnom « Rednek ».

Dans leur cas, il semble qu’on soit plus proche du cosplay que d’une véritable implication politique, mais il va sans dire que nous restons prudent-e-s avec les survivalistes pseudomilitaires qui adhèrent ouvertement à des idées d’extrême droite…

Pour les raisons déjà évoquées, il est possible que RNS ne participe pas à le deuxième édition de la Vague bleue. Si vous avez des renseignements à nous communiquer au sujet des membres de Ragnarok Nordique Société, veuillez écrire à alerta-mtl @ riseup.net

Martin Fontaine

Éric Dionne

Keven Molloy Gohier

Ragnarok Nordique Society

 

Les Gardiens du Québec (LGDQ et son soi-disant Support organisationnel sur le terrain)

Ce petit groupe de militant-e-s islamophobes formé autour du noyau familial de Martine Tourigny et Stéfane Gauthier (de Bécancour), avec Guillaume Bélanger, Nathalie Vézina et d’autres, s’est avéré le principal groupe organisateur de la VB1, puisque l’initiateur du mouvement, Jonathan Héroux, alias John Hex (de Trois Rivières), est pratiquement le seul membre de son groupuscule, « Le Québec Libre en Action ». Ces soi-disant gardiens du Québec ont profité de la Vague bleue pour se mettre de l’avant et recruter des nouveaux membres, dont l’inénarrable Luc Desjardins, l’un des principaux vociférateurs complotistes du bizarroïde mouvement des « Gilets jaunes Québec », très proche du tristement célèbre islamophobe Pierre Dion et du « fier » suprémaciste blanc Michel Meunier… lequel s’est d’ailleurs lui aussi joint à LGDQ dans les derniers jours!

Si vous avez des renseignements à nous communiquer au sujet des membres de Les Gardiens du Québec, veuillez écrire à alerta-mtl @ riseup.net

Stéfane Gauthier

Guillaume Bélanger

Carl Dumont

Nathalie Vézina

Luc Desjardins

Jean-Marc Lacombe

Medrick Tourigny

Nom inconnu

Nom inconnu

Les Gardiens du Québec (rien de moins, toué chose…)

 

Défense Fortifiée Storm Alliance (DFSA)

Storm Alliance, dont John Hex est issu et est encore très proche, a fourni à la Vague bleue des organisateurs (dont Nadia Fradette, alias Nadia Dumont) et des gros bras (avec son service de sécurité DFSA), tout en restant un peu en retrait. On a pu remarquer que les membres de SA formaient une très grosse partie de la VB1. DFSA, dirigé par Steven Dumont, le numéro 2 de Storm Alliance, est un service de sécurité assez classique qui affiche publiquement la volonté d’en découdre avec ses opposants.

Si vous avez des renseignements à nous communiquer au sujet des membres de Storm Alliance et ses goons, veuillez écrire à alerta-mtl @ riseup.net

Steven Dumont

Éric Trudel, No1 de Storm Alliance

Dave Tregget, fondateur et ancien No1 de Storm Alliance

Mario Roy

William “Dou”

Nancy Sirois

Stéphane Laflamme

Michel Meunier

Gérald Bédard

Patrick Bilodeau

Alex Maltais

Mikky Poitras

Yannick Veilleux

André Lavigueur

Vincent Hamel

Natacha Pelchat

Bruno Lemay

Nom inconnu

Nom inconnu

Nom inconnu

Nom inconnu

Nom inconnu

Nom inconnu

Nom inconnu

Nom inconnu

Nom inconnu

Nom inconnu

Nom inconnu

 

La Meute

Même si La Meute s’est faite plutôt discrète dans la VB1, nous avons facilement pu y reconnaître de nombreux visages dans un service d’ordre « fantôme » (sans les couleurs, tous et toutes en linge de mononcle) autour de Stéphane Roch, l’un des principaux dirigeants jusqu’à la toute récente implosion. François Cousineau, le chef du Clan 06 (Montréal), y était aussi. On reconnaît bien ici la stratégie de La Meute, toujours très jalouse de son image : une présence de quelques membres pour dire « qu’ils étaient là dès le début » au cas où la Vague bleue fonctionne, mais sans porter leurs couleurs, au cas où elle échoue lamentablement. Une stratégie qui n’empêche pas le groupe de s’entre-déchirer depuis plusieurs semaines, pour notre plus grand plaisir. 

Si vous avez des renseignements à nous communiquer au sujet des membres de La Meute, veuillez écrire à alerta-mtl @ riseup.net

Stéphane Roch, membre de “la Garde”

François Cousineau, “Gardien” du Clan 06, Montréal

Mario Millaire

Tonio Sergerie

William Johnson

Rhoda Bourque

Bertrand Jocelin

Alain Giroux

Nom inconnu

Alias June Leloup

Nom inconnu

Nom inconnu

Nom inconnu

Nom inconnu

Nom inconnu

Nom inconnu

Service d’ordre de La Meute à la Vague Bleue.

 

Personnages divers…

Jonathan Héroux, alias John Hex, le principal organisateur de la Vague bleue.

Stéphane Gagné, alias le General Lee de la Mauricie, un énèrgumène islamophobe ouvertement raciste et sexiste.

Guy et Denis Boulanger, du Front patriotique du Québec.

Donald Proulx, du Parti patriote.

Maxime Morin et Guillaume Beauchamp, le duo de vidéastes d’extrême droite DMS.

Un motté random portant un t-shirt du groupe néofasciste Atalante.

David Leblanc, un suprémactiste blanc, membre des Soldiers of Odin Québec, portant un chandail “The North Race”.

 

La Vague bleue, une vaine tentative de recomposition de l’extrême droite islamophobe

Il y a un an de cela, nous aurions pu nous inquiéter de l’émergence d’un phénomène comme la Vague bleue, mais celle-ci semble aujourd’hui se briser d’elle-même. Après avoir été férocement reçue à Montréal, privée de camion de son et confinée dans un espace exigu (une stratégie qui semble payante pour les forces antifascistes!) ses organisateurs ont dû repousser la date de la Vague Bleue 2 à Trois-Rivières suite à la pression populaire.

Même si la Vague bleue arrive peut-être un peu tard, force est de constater que les idées des groupes national-populistes qu’elle représente se sont insinuées jusqu’au cœur du pouvoir avec l’élection de la CAQ et l’introduction de mesures législatives anti-immigration et clairement islamophobes. À ce titre, il est intéressant de remarquer qu’au moment même où le projet de loi 21 sur le port de signes religieux est adopté à l’Assemblée nationale, les organisations d’extrême droite les plus visibles qui portent la vision alambiquée de la laïcité qui sous-tend cette loi (La Meute, Storm Alliance, etc.) sont en déroute ou en déclin, et que d’autres ont carrément disparu de la carte dans les derniers temps.

S’il est permis de se réjouir de cette débandade, il est à craindre que ces groupes national-populistes se recomposent sous d’autres formes pour demander toujours plus de mesures discriminatoires à l’encontre des minorités religieuses et des immigrant-e-s. D’autant plus qu’ils trouvent au gouvernement une oreille attentive, sinon carrément sympathique. C’est pourquoi les luttes antiracistes et antifascistes sont plus nécessaires que jamais.

Le travail ne fait que commencer. Rejoignez la lutte!

Après Amherst, au tour de Macdonald! La statue de Macdonald est à nouveau vandalisée

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Juin 282019
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Pour la huitième fois au moins, et ce, en moins de deux ans, le monument à connotation raciste et colonial de John A. Macdonald à Montréal (1895) a été vandalisé par des artistes anticoloniaux.

C’est entre les deux fêtes nationalistes au Québec, soit la Saint-Jean-Baptiste le 24 juin et la fête du Canada le 1er juillet, que le groupe #MacdonaldMustFall de Montréal a de nouveau ciblé la statue controversée, cette fois-ci peinturée en bleu, dans le but de laisser un message anticolonial clair.

Depuis la dernière cible du monument Macdonald en mai 2019, la rue Amherst à Montréal a été officiellement renommée la rue Atateken. Atateken signifie « frères et sœurs » et l’égalité entre les peuples en Kanien‘kehá:ka (Mohawk).

James Amherst, un général britannique, a fait la promotion et a été actif dans le contexte du génocide des peuples autochtones. Si son nom de rue peut être remplacé, le monument John A. Macdonald peut également être retiré de l’espace public et être placé dans des archives ou des musées. L’espace public devrait plutôt célébrer les luttes collectives pour la justice et la libération et non pas la suprématie blanche et le génocide.

Tel que mentioné dans les communiqués précédents, le groupe #MacdonaldMustFall à Montréal rappelle aux médias et au public que John A. Macdonald était un suprémaciste blanc. Il a directement contribué au génocide des peuples autochtones avec la création du système brutal des pensionnats ainsi que d’autres mesures destinées à détruire les cultures et les traditions autochtones. Il était raciste et hostile envers les groupes minoritaires non blancs au Canada, promouvant ouvertement la préservation d’un Canada dit «aryen». Il a adopté des lois pour exclure les personnes d’origine chinoise et il a également été responsable de la pendaison du martyr Métis Louis Riel.

Contact: MacdonaldMustFallMontreal@protonmail.com

Solidarité avec les défenseur.es de fiérté, liberté pour Cedar!

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Juin 272019
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Le 15 juin 2019, un festival de Fierté de la communauté queer et transgenre de Hamilton, “Ontario” a été attaqué par un groupe de homophobes de l’extrême droite, de fondamentalistes chrétiens et de néo-nazis. Comme ils ont fait en 2018, ils sont arrivés avec de grandes pancartes et des bannières homophobes, commençant immédiatement de lancer des insults et des injures. Ils ont agressivement harcelé les individus au festival Fierté, faisant des blagues sur le viol et menançant la violence physique. Afin de bloquer ces bigots et de protéger la communauté, une grande bannière noire a été érigiée par quelques queers. Les homophobes n’ont pas aimé ça, et ils ont attaqué ces personnes. Ils ont commencé une bagarre, mais les personnes gaies, trans, et antifascistes qui ont refusé de permettre la présence de ces cons ont fièrement riposté. Certain.e.s ami.e.s ont été blessé.e.s et ont eu besoin des premiers soins. La police de Hamilton n’a rien fait pendant le conflit d’une heure et ils se sont presentés quand il n’y avait plus rien à faire. Les homophobes ont accueilli l’escort policière pour quitter le parc. Malheureusement, ils ont harcelé et chassé d’autres queers dans le quartier plus tard dans la journée et la semaine après ils ont attaqué d’autres gens à Fierté Toronto.

Après ces événements, la police de Hamilton ont senti menacée – les communautés qui se sentent autonomisées et capables d’utiliser de la force pour se défendre affaiblit l’autorité de la police. Par conséquent, les policiers ont focalisé toute leur énergie sur la poursuite de certaines personnes queers, trans et anarchistes de la ville, les harcelant toute cette semaine comme punition. Samedi le 22 juin la police a mis en prison Cedar, un.e ami.e qui n’a pas été au festival, mais qui la police veut cibler parce que Cedar a publiquement critiqué leurs actions. Ille a été en grève de la faim pendant 5 jours afin de protester contre cette mesure vengeresse et ille reste présentement encore en prison. Il se peut qu’il aille prendre des semaines avant que Cedar puisse avoir une audience de libération conditionnelle. Plus tard dans la semaine deux autres ami.e.s ont été arrêté.e.s et accusé.e.s de bris de probation basé sur un soupçon d’avoir été au festival. Aucun de ces homophobes n’avait été initialement accusé par la police ou appréhendé à l’événement, malgré la circulation majeure de leurs visages, leurs noms et des vidéos de leurs actions violentes, jusqu’à hier quand la pression publique a obligé la police à charger Chistopher Vanderweide avec aggression armée. Nous opposons au système carcérel et colonial de l’État, mais la repression unilatérale dirigée premièrement vers ceux et celles que la police soupçonnent d’être les défendeurs de Fierté est revelateur une fois encore de leur position et leur objectif : proteger les personnes racistes, homophobes et misogynes.

Le concept de “queer” peut comprendre notre sexualité ou notre genre, mais pour nous il veut dire beaucoup plus que ça. Il est une territoire de tension qu’il faut défendre. On est en solidarité avec Cedar et les personnes accussées en connection avec cet événement, aussi bien que toute personne gaie ou trans qui est en prison pour une contre-attaque. On sait que les queers de hier se sont courageusement battues pour notre existence, contre les homophobes et les néonazis aussi bien que contre la police. On se souvient de la Rebellion de Stonewall comme étant une émeute de quatre jours contre la police et l’explosion de la rage gaie et trans qui a donné naissance aux mouvements de liberation à venir. On sait que les personnes gaies et trans qui sont sans abris ou travailleur/se de sexe font face à la repression policière de jour en jour aussi bien que les personnes gaies et trans, surtout celles qui sont racialisées, sont attaquées, criminalisées, incarcérées et même assassinées de manière disproportionnelle. Notre défense est nécessaire pour assurer notre existence. Personne n’est libre avant que tout le monde soit libre.

Liberté pour Cedar! Abandonnez toutes les charges retenues contre les défenseur.es de Fierté!
Le contexte en anglais:
https://north-shore.info/2019/06/19/hamilton-pride-2019-reportback/
https://north-shore.info/2019/06/22/this-is-why-you-werent-invited-hamilton-police-target-queers-fighting-back/
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N’appelle pas les flics!

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Juin 222019
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Tôt le matin du lundi 10 juin, la police de Montréal a tiré sur un homme. Un voisin avait une crise. Plutôt que de faire quelque chose d’utile, les flics l’ont harcelé pendant des heures. Leurs armes étaient pointés vers sa tête. Ils lui ont finalement tiré dans la jambe à travers la porte de son propre appartement tôt lundi matin. Dimanche le 17 juin, des anarchistes du quartier St-Henri à Montréal ont collé des affiches rappelant au quartier d’y penser à deux fois avant d’appeler la police.

St-Henri est actuellement dans un processus d’embourgeoisement rapide et brutal. L’embourgeoisement va de paire avec le nettoyage sociale. Cela signifie les arrestations et les relocalisations de personnes ayant des troubles de santé mentale, de pauvres, d’utilisateur.trice.s de drogue, de travailleur.euse.s du sexe et de tous.tes celleux d’entre-nous qui essaient de s’en sortir dans un monde cruel. Un façon de résister au poliçage et à l’embourgeoisement de notre quartier est d’arrêter d’appeler les osti de flics. On a fait des affiches qui nomment toutes les personnes non-armées ayant été tuées par le SPVM depuis les dernières années, parce que c’est sérieux. Les flics escaladeront toujours la situation. Nous ne pouvons pas leur faire confiance. Bâtissons plutôt des relations de confiance entre voisins : rendons la police inutile! SVP téléchargez et partager ces affiches — faites savoir à vos voisins que LES FLICS TUENT et partagez des alternatives à appeler la police pour que plus personne n’ait le sang de leur voisin sur les mains.

À imprimer (11 x 17″)

Douze alternatives (en anglais)

Lutte pour la préservation de la vie : Cette victoire se fera en osant

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Juin 202019
 

Du Collectif Emma Goldman

Depuis plusieurs années, nous entendons parler de projets industriels qui sont prévus au Saguenay-Lac-St-Jean sur le Nitassinan : Arianne Phosphate, Métaux BlackRock et GNL Québec. Mais voilà que depuis quelques temps, tous ces projets avancent à vitesse grand V, dû moins, c’est ce que l’industrie veut laisser croire. Entre la difficulté de boucler leur financement malgré l’aide-sociale apportée par le gouvernement (les multinationales sont les véritables assistées sociaux, financées à coups de millions par les fonds publics, donc nos poches), le manque d’investisseurs ou encore les prix du marché qui ne favorisent pas l’industrie, tous ces projets sont loin d’être aboutis. Et bien sûr, il faut ajouter à tout cela la résistance de groupes diverses qui luttent pour préserver la vie et empêcher la destruction des territoires. Cette résistance amène bien évidemment de nombreux débats et une bonne partie de la population à son « opinion » sur la venue des projets industriels dans la région.

Dans cette guerre des mots et des idées (et des insultes pour plusieurs), il y a un danger : la recherche du consensus. Il faut accepter cette fracture que créée ce débat et tôt ou tard, il va falloir choisir et mettre nos corps en jeu ou se résigner. Il y a aussi de fortes chances que des liens se créent ou se brisent dans notre entourage. Que des rapprochements ou un éloignement se produisent entre des individus. Il s’agit d’un moment crucial pour l’avenir de nos territoires et nos communautés. Tout ça laisse des marques. Il faut combattre pour nos idées et le monde que nous voulons voir naître. Le statu quo c’est l’implantation de ces projets sur les territoires et la recherche d’un consensus nous amène à continuer dans le même cercle vicieux de destruction capitaliste. « Mettre de l’eau dans notre vin », c’est-à-dire continuer à exploiter les ressources naturelles à l’infinie, mais en créant des « emplois verts » avec des champs d’éoliennes, des panneaux solaires et autres trucs du genre. Verdir les emplois, mais rarement se demander si il ne serait pas plus bénéfique de diminuer la consommation et la production et de créer une rupture dans le système capitaliste. Les emplois verts de masse seront encore gérés par des multinationales et autres riches propriétaires qui viendront diversifier leur industrie avec le secteur des énergies « vertes » [1]. Nous pourrons aussi compter sur Hydro-Québec pour venir mettre son grain de sel avec des projets « verts » hyper-destructeurs pour ensuite nous siphonner avec leurs tarifs qui ne cessent d’augmenter année après année. Tout cela sur des territoires autochtones jamais cédés.

À ceux et celles qui nous critiquent de n’avoir rien à proposer, malheureusement, la mise en place d’une société nouvelle ne se fait pas comme une recette de tarte. Nous ne connaissons pas les millilitres nécessaires et le bon nombre de cuillères à thé. Il n’y a pas de plan définitif, mais une remise en question constante de nos manières de faire, de s’organiser et de vivre. Le seul moyen de s’en sortir réside dans l’auto-organisation et l’autonomie des communautés. C’est ce que nous sommes en train de faire, du mieux que nous pouvons. Créer des réseaux, des espaces libérés, des milieux alternatifs et relier tous ces archipels en lutte pour construire notre monde sur les ruines de celui des capitalistes [2].

Pour finir, les gens qui s’opposent aux projets industriels ne sont pas des « écologistes » emmerdeurs producteurs de nuages, comme-ci ces personnes étaient en dehors de la société. Il s’agit de travailleurs-travailleuses ou encore d’étudiants et d’étudiantes. Il est même possible que vous croisiez un de ces « enverdeurs » lors d’une marche dans le centre-ville de Chicoutimi. Restez sur vos gardes!

R

[1] Pour plus d’information, faire des recherches sur la lutte contre l’implantation d’éoliennes sur des terres agricoles à Sainte-Sophie-d’Halifax au Centre-du-Québec ou sur les combats menés en Grèce et en France contre de méga-projets éoliens.

[2] Un texte à paraître va traiter de l’expérience de l’usine autogérée Vio.Me. en Grèce. Il s’agit d’une belle alternative aux usines de production capitalistes.

11 juin : La voiture du vice-président de Lemay brûlée

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Juin 182019
 

 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Sur la journée de solidarité avec les prisonnier-e-s anarchistes de longues peines, le BMW appartenant à André Cardinal, stationné devant chez lui à NDG, a été mis en feu. André Cardinal est vice-président de Lemay, la compagnie d’architecture responsable du design de la prison pour migrant-e-s à Laval.

Que le feu brille en hommage à tout ce que le monde de prisons et de frontières nous a volé.

De semences contre la nouvelle prison migrante de Laval

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Juin 122019
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Ce n’est plus un secret pour personne : l’État canadien a décidé d’investir plus de 56 M$ de dollars pour enfermer des centaines de personnes dans sa toute nouvelle prison migrante en cours de construction à Laval. Le 7 juin dernier nous avons décidé de nous réapproprié ce lieu de souffrance et de deuil afin d’en faire une terre d’espoir et de vie.

Grâce à un don de semences biologiques d’une coopérative agricole québécoise, nous avons semé 490 kg de l’avoine, des pois et des fèves sur les 23 700 mètres carrés du site de construction. Nous espérons ainsi poursuivre les efforts qui sont actuellement déployés par d’autres membres de la communauté. Nous désirons également inspirer d’autres actions visant à bloquer la construction de cet édifice et encourager à la réappropriation collective de ce lieu pour les fins communautaires. Ni prisons, ni frontières !

Rappelons quelques éléments :

En 2017, le Canada détenait près de six milles personnes migrantes, dont 162 mineur·e·s, dans différents types d’institutions carcérales.

La construction de la nouvelle prison à Laval fait parti d’un investissement de 138 M$ de dollars annoncé en 2016 par le gouvernement fédéral dans le cadre du nouveau Cadre national de détention liée à l’immigration (CNDLI). De ce montant, 122 M$ serviront à la construction de prisons pour migrant·e·s. À l’heure actuelle, les firmes québécoises Lemay et Groupe A ont signés des contrats d’une valeur de 5 M$ pour construire la prison de Laval. Le nom de l’entrepreneur général sera annoncé prochainement.

Véritable coup de marketing social, le CNDLI a été élaboré afin de déplacer la discussion sur la légitimité même de la détention de personnes migrantes vers les conditions de détention. Ainsi, le gouvernement fédéral se targue de construire une prison qui n’a pas l’air d’une prison.

Les personnes détenues vivent généralement plusieurs violences physiques et psychologiques aux mains des agent·e·s de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC). Depuis 2000, au moins seize personnes sont mortes alors qu’elles étaient détenues par l’ASFC.

Pourquoi nous nous opposons cette prison ?

La machinerie étatique canadienne est depuis longtemps au service d’élites économiques dont le seul objectif est, avec la complicité des gouvernements, d’exploiter les ressources des peuples autochtones d’ici et des pays du Sud jusqu’à l’épuisement de toute forme de vie et de richesse. Nul n’est sans savoir aujourd’hui les violences (meurtres, viols collectifs, évictions forcées, etc) et les ingérences politiques dont sont accusées les compagnies canadiennes (Barrick Gold, Goldcorp, Pacific Rim, SNC Lavalin, etc.) en Afrique, au Moyen-Orient, et en Amérique du Sud. Le colonialisme d’hier a fait place à une nouvelle forme de contrôle des corps et des richesses des pays du Sud, celle d’un capitalisme et d’un néolibéralisme débridés qui nous conduit tout droit vers un cataclysme humain et écologique.

Parallèlement, au Nord, les gouvernements favorisent une vision de l’immigration utilitariste où les immigrant·e·s sont uniquement de la main-d’oeuvre bon marché, remplaçable et temporaire. Or, cette main-d’oeuvre immigrante est constituée, rappelons-le, en raison de désastres écologiques (désertification, déforestation, contamination des eaux et de l’air par des polluants, inondations de terre, etc.), de crises économiques et politiques, de famines, de guerres, bref du dérèglement complet de la planète – résultat, disons-le franchement, de la rapacité d’un groupuscule de compagnies et de leurs dirigeant·e·s qui « structurent » l’ordre mondial.

Dans ce contexte, la prison, avec tout ce qu’elle porte en elle de déshumanisant et de mortifère, apparaît comme une stratégie mondiale des pays occidentaux. Leur objectif est double : d’abord, poursuivre un programme économique caractérisé par la spoliation et la capitalisation à outrance par le secteur privé de ressources là où il en reste; ensuite, l’établissement de zones extrajudiciaires dans lesquelles confinées des individus jugés « jetables » ou trop encombrants.

L’investissement de millions de dollars dans la construction de prisons pour migrant·e·s n’est donc pas fortuite, mais répond à des exigences strictement économiques. Il est aussi l’héritage de plusieurs décennies de politiques racistes, xénophobes et coloniales.

En somme, notre opposition à la détention des personnes migrantes s’inscrit donc dans les luttes contre l’impérialisme et le colonialisme.

— Le Collectif Lève-toi contre les prisons et les frontières

Plus d’information :
www.stopponslaprison.org
www.solidarityacrossborders.org/fr/background-immigration-detention-in-canada-and-the-new-refugee-prison-in-laval
https://mtlcounterinfo.org/info-on-the-laval-immigration-detention-centre/
www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/503523/un-nouveau-centre-construit-a-laval-pour-maintenir-la-detention-des-immigrants
https://ici.radio-canada.ca/amp/1176138/centre-surveillance-immigration-englobe-opposants-vandalisme-vehicule

Déclaration à signer contre la nouvelle prison :
http://www.solidarityacrossborders.org/fr/no-to-a-new-prison-for-refugees-and-migrants-in-laval

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